J’aime ma rue, elle est … sans issue. Perchée sur les hauteurs de Lyon en direction des Monts d’Or, mon cadre de vie est agréable. Quelques résidences dans un parc arboré, paisible, calme. Du feuillage des arbustes, les chants d’oiseaux égaient les journées dans ma rue. La circulation est absente, enfin presque. Les trottoirs font le bonheur des enfants en rollers et des quelques ainés trainant leur caddies pour quelques emplettes.
Au loin, le bruit de la ville, des trains de marchandises de la gare de Vaise. Nuisances sonores allant contre le repos paisible des écureuils sur les branches du platane à l’entrée de la résidence.
Dans ma résidence, l’amitié est … sans issue. Habitus, silence dans le hall d’entrée. On se croise le matin sur le parking avant une rude journée de labeur et, les retours se font en ordre dispersé. C’est pas la soupe à la grimace non plus, car nous l’organisons chaque printemps dans la partie commune. Agapes de voisinage pour une amitié éphémère avec la voisine. Sans issue.
De l’intérieur, paisible vie familiale, apéro de fin de journée, évasion sur le blog. Écriture, correction, publication et service après-blog. Lecture des billets amis, commentaires, échanges: blog-addict. Nuits courtes, longues journées pour les engagements souscrits. Plus ça marche, plus on s’enferme dans son désir de plaire, de paraître. Sans issue.
A la télé, l’info en boucle. New-York, Hôtel de luxe, sécurité de la copropriété, ibracelet etc… Morale politique, expertise psychiatrique, supputations sur l’addict, machisme sans bornes, féminisme exacerbé, accusé, liberté surveillée et , Faites rentrer l’abusée. Télé-réalité d’une vie sans issue.
Zap. Voyages au cœur des chaines inexplorées de la télé. Révision de l’Histoire, découverte des fonds marins de la méditerranée, immersion totale dans les souks de Marrakech, nostalgie des années disco, arrêts sur image. De visu.
Et, j’aime les voies sans issue.
Dans ma rue, l’info bonne humeur est tweeté par les oiseaux. D’arbre en arbre, de résidence en résidence leurs gazouillis véhiculent le plaisir calme d’une vie sans entraves. Le merle-moqueur est le bienvenue dans la verdure ombragée de la petite forêt du fond de ma rue. Les nids d’oiseaux attestent de la présence de ses occupants dans la nature de ma vue. Voyage imaginaire dans la cité de la quiétude. Sous les arbres, les rayons de soleil à travers le feuillage projettent des ombres, des scènes de vie, des personnages fantasques, des symboles imagés. Vitraux naturels dans l’édifice urbain, expression artistique éphémère. Ombres, lumières, liberté sans caution.
Viens chez moi et dans ma rue, nous partagerons le bruit du silence...
___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___ ___
[ illustration ] Ma voie sans issue, imaginez là…

trop bien,j’aimerai bien y habité dans ta rue sans issue
Tiens, une voisine de ma voie sans issue…
tu vas rire : moi aussi ! Mais ma voix, elle, heureusement ne l’est pas… sans issue. Il en fut une pour que le commun ds mortels puisse en trouver une sans se laisser manipuler par… l’oligarchie.
Et, faut casser la voix pour se faire entendre dans ce monde sans…
Par pur tropisme, j’aime la voie militante. ;+)
Tropisme? Voie sociale sans issue… RDV Place de la Liberté.
Trop fort l’invite masquée, avec Ju, Ménilmuche, Jegoun, Vallenain, les Romains, etc…
C’est quand ?
Tiens, le bizut du #kdb
Besoin d’un serveur @alterOueb, DM sur Twitter
Merci.
C’est vrai que c’est calme les Monts d’Or. Puis tant qu’on y tweete…
Vrai
Alors tweetons!
Ping: Bloguer ou ne pas bloguer » Renée renaît et Renai, Reine est