Crash d’avion cargo à Pointe-Noire: billet d’un retour au pays natal…

Ponton-Sur-Mer

La terre a tremblé, la mer en furie est sortie de son lit puis, le ciel nous est tombé sur la tête. C’est le résumé de l’actualité de ces derniers jours.

Tremblement de terre et tsunami au Japon, Guerre aérienne en Libye et, un fait divers aéronautique : Un avion cargo s’est écrasé sur la ville de Pointe-Noire, en Afrique Centrale, le long de la côte Atlantique. Bilan, près d’une vingtaine de morts, de nombreux blessés….

Voila mon fait divers, pour ainsi le dire. Ce fait a une grande portée pour moi. Exit pour un temps les cantonales, les querelles sur les conseils de vote au deuxième tour, les élections présidentielles en Haïti, la guerre civile  en côte-d’ivoire etc.… C’est fou comme l’actualité vous oblige à des échelles de valeurs malgré vous. Racines

Ponton-la-belle est en deuil. Les nouvelles de la famille vous rassurent, les infos sur le Net vous inquiètent. En parler ? Oui, mais pas pour de la compassion, non merci. Alors, on prend le parti du retour imaginaire vers cette terre qui vous a vu naître.

On l’imagine voluptueuse dans sa robe bleue atlantique. On se souvient de sa générosité dans sa faune et sa flore. Ville d’une activité portuaire intense, porte d’entrée du monde vers les terres profondes d’Afrique, Pointe-Noire est un havre de paix dans  un écrin de couleurs, en bord de mer. La côte sauvage, les places des marchés animés, les weekends chez CérémonialDancing Bar, ces grandes artères qui partent du Marché Central, porte d’entrée de la cité administrative (la ville) vers les différents arrondissements, etc. Ponton-Sur-Mer.

Bord de mer…

Sur les blogs, on lit avec envie les weekends des amis dans leur patelin du fond de la France profonde. On s’attarde sur leurs retrouvailles à travers les images des copains d’avant. On voyage dans leurs souvenirs, dans nos lointains souvenirs. Ainsi passe des fois le jour et l’ennui. Nostalgie, distance coupable…

Petit, j’ai rêvé de prendre l’avion. Je rêvais de monter dans un Antonov. Dans le Congo de mon enfance, l’essentiel de la flotte aéronautique était soviétique. C’est cet appareil qui s’est écrasé sur les quartiers Roy et Kitoko-Daniel de l’arrondissement de Mvoumvou. Habitus, désarroi collectif devant les rébus du coucou

Point d’impact

J’imagine cette journée. Pointe Noire s’habille de branches de palmiers, les rues de maisons endeuillées devenues piétonnes. Les cris de détresse se mêlant aux chants traditionnels et religieux de circonstance. Les nuits de veillés dans les artères éclairés pour l’occasion, une illumination funeste.

Au loin, le souffle doux de l’océan atlantique apaise la ville. Au petit matin, bravant les gorges de Diosso-les-bains, le soleil apportera le sourire sur les mines endeuillées des ponténégrins. Des questions sur cet accident se posent. L’heure est à l’épreuve.

Au coeur de la ville…

Éprouvons.

Quelques heures après le crash...

[Détails et illustration]

 

 

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7 réflexions au sujet de « Crash d’avion cargo à Pointe-Noire: billet d’un retour au pays natal… »

  1. Heureusement que papa Roland n’était pas là-bas, et la famille non plus… Et aussi heureusement qu’on est pas allé au Congo à cette période. J’éspère que la vie là-bas va continuer comme avant.

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    1. C’est des choses qui arrivent. La vie reprendra comme avant, voir mieux qu’avant.
      Il faut tiré des conséquences de ce drame et améliorer les conditions de transport aérien.
      Donc, les améliorations sont à venir. Et Pointe-Noire restera « Ponton-le-belle »…
      D’ailleurs, tu le témoigneras très vite….
      Papa.

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  2. Nous pouvons avoir une pensée pour toutes les personnes qui souffrent d’avoir perdu un être cher. L’humanité souffre des accidents, des catastrophes, et de la furie des éléments qui se déchainent pour nous rappeler que nous sommes fragiles et que nous devons nous épauler pour endurer les vicissitudes de la vie.

    Avec toutes mes pensées sincères pour toutes les personnes disparues de part le monde, au japon, en Libye, au Yémen, en Côte d’ivoire, en Tunisie, et chez toi au Congo.

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    1. La période est assez particulière c’est vrai. Du Japon en Haïti en passant par le Libye et tous le monde arabe, les catastrophes naturelles et humaines s’enchaînent….
      J’ai une pensée toute particulièrement pour les ivoiriens qui vivent une situation des plus dramatiques…
      Merci pour le témoignage.

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