Philo-politique: Prendre son temps, Est ce perdre son temps?…

Time is money…

Le temps est une donnée immatérielle qui régit la vie. Prendre son temps, est ce perdre son temps? C’est la question posée à Martine Aubry pour la sortir de sa réserve, pour qu’elle annonce ou pas sa candidature aux échéances électorales à venir. Ce n’est pas la question philo du bac de cette année et par solidarité avec les jeunes futurs bacheliers, je propose qu’on y réfléchisse un peu. Juste un tout p’tit peu.

Le temps, la quantité temps varie selon les émotions et situations dans lesquelles on se trouve. Le temps est par exemple court dans le bonheur et très long dans le malheur. On dit communément: Les bonnes choses ne durent pas longtemps, la souffrance par exemple, c’est une éternité même quandles faits ne durent qu’un court instant, l’espace temps.

Le temps, l’horloge, les aiguilles, la trotteuse, l’angoisse. Les secondes s’égrainent inéluctablement, on avance sans retour possible. En politique, il est commun de prendre son temps. Temps de la réflexion, temps de l’écoute ou de la construction d’un projet de société. Et, le temps de l’action. Denrée rare…

Ces derniers temps, le locataire de l’Élysée prend le sien. On gère les affaires dites courantes, on se projette en 2012, et les grands chantiers entre autres projets au service des français sont en stand by. Il ne dicte plus les grandes lignes de l’actualité. Il observe le silence. Dans certains cas, prendre son temps c’est déguiser sa propre paresse. Le temps, c’est du vol.

Prendre son temps. C’est aussi un privilège. A moins d’être oisif, avoir du temps dans nos sociétés est devenu un luxe. On court d’une activité à l’autre, on travaille pour avoir du temps, temps de repos hebdomadaire, temps de vacances et de loisirs. Ce temps gagné a une valeur de jouissance plus élevée que le temps de l’oisiveté. Sa saveur est toute particulière, on l’a gagné ce temps, c’est devenu un bien social qu’on apprécie. Nous aimons les vacances où l’on a le temps. On passe du bon temps. Le temps, c’est la liberté.

Pour l’inactif, le même volume temps est une souffrance, un poids. Le temps passe, il pèse. On s’occupe, on se prend la tête. On fait moultes démarches, on s’impatiente. Les réponses mettent du temps à venir, on a du temps mais on s’ennuie. On tue le temps, et le temps tue.

Aucune situation n’est éternelle, même pas le bon vieux temps. Un question: Est ce le temps qui passe ou c’est nous qui passons? Le temps, c’est juste une part de nous – et qui nous depasse -, se compose d’intervalles-temps, figés, statiques et/ou dynamiques, une donné. Nos sensations et mutations biologiques caractérisent ce mouvement.m, on nait, on grandit et l’on vieillit dans l’espace temps.

Peut-on alors prendre son temps? Comment prendre ce qui est déjà en nous? Et si prendre son temps c’était juste vivre autrement? C’est-à-dire prendre le temps de lire le monde qui nous entoure. Ce serait, se poser, réfléchir à soi, écouter le son de la trotteuse sociale, et aussi, se prendre la tête comme je viens de le faire.

Alors, prenez le temps de commenter  ce billet, enfin, si vous en avez … Merci.

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