Twitter #Fail: Francois Bayrou…

Il est bien le nouveau Twitter! Dans la rubrique  »découvrir », Twitter annonce la mort de la chanteuse américaine Etta James avec en illustration la photo de François Bayrou. Bon…


Qui souhaite la mort de François Bayrou? De très mauvais goût. Enfin, je le Post avant l’autre.

Oups, je me suis trompé de blog! C’est ballot.

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Afghanistan: Encore une erreur stratégique …

La France est en deuil. Quatre de nos soldats ont payé de leur vie le renforcement de notre engagement militaire en Afghanistan et, notre retour dans le commandement de  l’OTAN.

Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu’un retour anticipé de nos soldats était envisageable. De son côté, François Hollande annonce le retour en France des troupes Françaises d’ici fin 2012 s’il est élu Président.

Petit retour sur cet engagement militaire de Sarkozy en Afghanistan et, dans le commandement de l’OTAN.

En 1966, par une simple lettre, le Général de Gaulle avait quitté l’OAN. Il refusait que la dissuasion nucléaire française puisse être placée sous le contrôle des Américains, maîtres incontestés de l’Alliance.

Tous les présidents de la Ve République avaient, depuis, suivi cette ligne gaullienne sauf… Nicolas Sarkozy. Le 3 avril 2009, ce retour était officialisé en grande pompe en présence de Barack Obama, au sommet de Strasbourg et Kehl (Allemagne) pour le 60e anniversaire de l’Otan.

Lorsque Sarkozy arrive au pouvoir, la France disposait de 1000 soldats en Afghanistan. Une sorte de minimum syndical voulu par Jacques Chirac. En 2008, pour marquer le retour de la France dans l’Otan, Sarkozy porte le contingent à 3000 hommes. Ils seront 4000 fin 2009. En juin 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, Paris annonce un retrait progressif des troupes françaises. Un premier départ de 400 soldats a eu lieu fin 2011, 600 autres devraient partir courant 2012, pour réduire les effectifs déployés à 3 000 dans un an. Et pour un retrait définitif en 2014.(lepoint.fr).

Lors d’une visite surprise à Tora en Afganistan, le 12 juillet dernier, Nicolas Sarkozy  déclarait:  »Nous ne partirons (d’Afghanistan) qu’une fois la mission accomplie ». L’annonce d’aujourd’hui d’un retrait sous le coup de l’émotion pose la question de la cette logique interventionniste de Sarkozy. La mission est-elle accomplie? Au fait, Quelle mission?

Aussi pénible soit-elle, une seule conclusion s’impose. Le retour de la France dans l’OTAN et le renforcement de notre présence en Afghanistan sont à mettre dans le bilan comptable des erreurs stratégiques de Nicolas Sarkozy.

Lejaby: Et Sarkozy déshabille les usines françaises…

Lejaby? Une marque de lingerie bien de chez nous qui va perdre la moitié de ses salariés. « L’industrie Label-France, tu l’aimes ou tu la déshabilles »! C’est, osons le dire, la marque de fabrique de la politique industrielle depuis 5 ans . Gandrange, Florange, SeaFrance, etc…

Lejaby? Je connais. J’ai postulé pour un poste au début des années 2000. Ma candidature n’a pas fait le poids face à celle d’Arnaud, un brillant copain. Sans regrets car j’ai trouvé dans une autre branche et aujourd’hui, je suis inquiet pour lui.

Le Résident de l’Élysée, de passage dans la Capitale des Gaules (Lyon)  a encore vanté à hue et à dia ses « nouvelles anciennes » solutions pour « sauver l’industrie française ». Xavier Bertrand, l’horloge parlante chargé de l’emploi a annoncé que 98% de leur rémunération serait maintenue pendant un an. Ce n’est pas un coup de pouce, c’est du bluff médiatique comme le rappel un délégué syndical: « On savait depuis longtemps qu’on y avait droit!’’.

En effet, ce dispositif est prévu par la loi pour le versement de 98% du salaire net, soit 80% du salaire brut. En clair, aucune mesure exceptionnelle d’accompagnement n’a été proposé par le Gouvernement.

Le drame humain de LeJaby n’est pas sans rappeler d’autres faits de désindustrialisation de la France. Nous sommes tous ou serons tous un jour des Lejaby! écrivait Slovar dans un billet du 13 janvier dernier. Sur  La question de l’industrialisation de la France, il nous rappelle que la part de l’industrie dans le PIB français est passée de 24 à 14%.

La nouvelle politique industrielle de Sarkozy est fondée sur l’idée selon laquelle on pouvait bâtir une économie sans usines, en se tournant vers les seuls services. Or il apparaît aujourd’hui que ‘’lorsque les usines partent, les services finissent par suivre le mouvement’’ comme le constate Patrick Artus et Marie-Paule Virard dans La France sans ses usines . Accablant.

Il est bon de rappeler que seule l’industrie est industrialisante. Les bassins d’emploi se forment autour de certaines industries-clés,  vecteurs de croissance avec effets induits sur le développement des services. Ces entreprises satellites  tirent leur compétitivité dans les synergies ainsi crées. Logique économique simple ancrée sur la production industrielle.

Les investissements dites de structure sont du domaine des pouvoirs publics. État, Départements et Régions. En Rhône Alpes, le désengagement de l’Etat est manifeste comme d’autres régions de France avec le transfert des compétences aux collectivités locales sans transfert de financement. En dépit de cela et, contrairement à la France, la Région Rhône Alpes géré par la Gauche (PS) a conservé son TripleA. L’agence de notation Fitch a confirmé le 06 décembre 2011,  le triple A à long terme de la région Rhône-Alpes, en raison de ses bonnes performances budgétaires et d’un autofinancement élevé de ses investissements.

« Nicolas Sarkozy néglige les PME » déclarait Jean Jacques Queyranne, Président de la 1ère  Région de France Rhône Alpes. Il s’inquiète, dans un entretien dans 20Minutes du cas de PhotoWatt (énergie solaires), de Veninov (industries manufacturières) victimes elles aussi du désintérêt de l’Élysée pour le tissu industriel local. La crise a bon dos.

Les turpitudes de Sarkozy pèsent sur la gestion des collectivités locales. La perte du triple A aura des incidences locales sur le financement des plans d’aides aux entreprises. Rhône-Alpes a anticipé cette perte du AAA en empruntant sur le marché obligataire 120 Millions à 4% de taux d’intérêt. Elle attend toujours la part de l’État dans les investissement de structure.

Aussi, rendre compétitif le tissu industriel local et  »fabriquer français » exige des compétences et du savoir-faire. « L’éducation n’est donc pas une dépense mais un investissement«  comme l’a souligné Vincent Peillon. C’est une des propositions de François Hollande et de  Standard & Poor’s qui justifiait le retrait du A de Sarkozy par l’absence de réelle politique dans la formation-acquisition des compétences nécessaires au maintien de la compétitivité de la France.

En résumé: Les difficultés de LeJaby est symptomatique de la logique de « déshabillage du tissu économique français » par Nicolas Sarkozy. Il n’a pas eu un seul mot pour les ouvriers de LeJaby. Une explication à ce désintérêt?

C’est peut-être parce que à Neuilly, il n’y a pas de réelle production industrielle, contrairement à la Corrèze …

Des solutions d’aides aux entreprises locales existent. On pourrait commencer par alléger leurs dépenses de fonctionnement en baissant les taxes. Réduire la part de l’État dans le prix du Gasoil et autres carburants en activant le gel de la TIPP flottante serait de bonne augure comme l’a justement proposé François Hollande.

Après les domestiquesle détroussage des usines continue