François Hollande et l’effet 75% > Un vrai coup de fusil…

Oui 75%. Un sondage? Non, mieux: un vrai coup de fusil réalisé par François Hollande dans cette présidentielle 2012. Oh la vache! ça va faire mal, très mal…

C’est comme une partition à deux temps à étudier dans les écoles de stratégie politique.

1. D’abord, le ‘’j’accuse’’ de Najat Valaud-Belkacem qui, dans une tirade désormais célèbre  a percé les premières fortifications de l’adversaire.

Riposte désordonnée des partisans de Saint-Nicolas empêtré dans sa longue croisade sur l’oubli. Critiques et diversions médiatiques de l’UMP. Leurre et diversion

2. Puis, le coup de fusil. Avec calme et conviction, François Hollande a surpris (même dans son camp) en annonçant que le taux d’imposition pour les salaires au-delà d’un million d’euros par an devrait être de 75%. Un coup parfait. Et, ils sont tombés dans le panneau. Petite analyse de  stratégique politique

  • Cette proposition a le mérite de pousser Nicolas Sarkozy à sortir du bois et à porter au secours de ses amis de toujours: Les très grands, ceux qui ont bénéficié de ses largesses fiscales de ces 5 dernières années. Le naturel revient au galop et, bas les masques
  • Fin du poker-menteur, nouvelle distribution des cartes. Les conséquences sont nombreuses.
  • La stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy ‘’chaque jour, une proposition’’ ne tient plus. La force de proposition a changé de camp.
  • Le repositionnement de Sarkozy sur cette tranche d’électeurs ouvre une grande brèche sur sa droite: Oui, les électeurs frontistes du ‘’peuple’’ auront du mal à se reconnaître dans un candidat qui vole au secours des hauts revenus. Le grand écart sera difficile à réaliser dans ces conditions. Attention à Marine même si elle a du mal à faire campagne faute d’argent
  • Pour François Hollande, cette proposition le réconcilie avec la gauche de la gauche. Les électeurs tentés par Mélenchon, Arthaud ou Poutou peuvent s’y retrouver. Redistribution des cartes à gauche….
  • Sur le fond de la proposition, François Hollande s’affirme comme le candidat des classes moyennes et surtout réconcilie la Nation avec  sa vocation première: Le Patriotisme par temps de crise…
  • A l’international, cette proposition instaure déjà dans l’Union Européenne, les bases d’une fiscalité commune sur les hauts-revenus

« Le programme de Hollande est plus proche du nôtre que de celui des sociaux-démocrates« , a déclaré Klaus (chef de Die Linke) dans le quotidien berlinois Der Tagesspiegel à paraître mercredi, réagissant à la proposition fiscale choc de F. Hollande de taxer à hauteur de 75% certains revenus des contribuables les plus riches en France (AFP).

« J’espère que Hollande est sérieux. Il enclenche un changement en Europe. Nous devons aussi en Allemagne former une alliance pour relever le taux d’imposition maximum à au moins 53% comme du temps (du chancelier) Helmut Kohl« , a-t-il ajouté.

La France redevient le  »modele » à suivre.

En conclusion…

‘ Derrière tout capitaine-de-pédalo se cache un vrai commandement de bord, un fin stratège aux commandes du bateau France, pour le sortir des vagues tumultueuses de la crise économique ».

Précis.

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Sort d’Edith Bouvier> le  »couac » de Sarkozy…

Un couac de taille. Le sort d’Edith Bouvier, la journaliste blessée à Homs (Syrie) fait l’objet d’affirmations contradictoires. Exfiltrée ? Toujours en Syrie ? Certains se sont pourtant précipités pour annoncer la bonne nouvelle que nous attendons tous.

Après avoir affirmé qu’elle était saine et sauve au Liban, Nicolas Sarkozy est revenu sur cette déclaration…

J’ai été imprécis tout à l’heure, je m’en excuse auprès de vous (…) Je ne voudrais pas vous dire des choses inexactes. Nous travaillons sur l’exfiltration d’Edith Bouvier de Homs. Mais pour l’instant, c’est imprécis.

Edith Bouvier et Paul Conroy avaient été blessés lors du bombardement qui a coûté la vie à la journaliste du Sunday Times Marie Colvin et au photographe français Rémi Ochlik le 22 février. Deux autres journalistes, le Français William Daniel et l’Espagnol Javier Espinosa, se trouvaient également à Homs.

Homs, baptisée «capitale de la révolution» par les militants, est pilonnée par l’armée pour le 25ème jour consécutif, pour y réprimer la contestation hostile au régime du président Bachar al-Assad entamée il y a près d’un an. La répression de la révolte populaire a fait plus de 7 600 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).