Le LSD, remède contre l’alcoolisme?…

J’ai hésité entre ce titre et celui-ci: « Alcooliques anonymes, droguez-vous!« . Non, ce n’est pas une incitation à la consommation de produits illicites, mais une sérieuse recommandation de santé publique d’un scientifique norvégien qui pense que le LSD  est une solution, un traitement possible contre l’alcoolisme

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Pour Paal-Oerjan Johansen, notre scientifique, « Les drogues hallucinogènes ne sont pas toxiques ni addictives, Pour tout traitement, il y a une évaluation des risques qui tient compte des avantages et des inconvénients. L’alcoolisme est une des causes de mortalité les plus répandues dans le monde occidental alors que personne n’est jamais mort d’un traitement au LSD« . Celui-ci peut toutefois provoquer angoisse et confusion chez le patient pendant le traitement, a-t-il dit. 

Donc, une simple dose de LSD (Diéthylamide de l’acide lysergique, un psychotrope hallucinogène) et hop! Plus de bistro! ça s’arrose! S’il dit vrai, il faudrait penser à l’installation des salles de shoot-LSD pour alcooliques en France. On commencera par Paris, Bordeaux et la Bourgogne avant d’étendre le dispositif dans toute la France. Si ça se trouve, l’inverse est peut être vrai: Saouler les drogués pour les guérir! La France compte suffisamment de bistro pour les addicts au LSD, il faut juste organiser les séances-bistro, pour de réelles économies dans le budget du ministère de la santé et combler enfin! le fameux trou de la sécu. Et s’ils deviennent alcoolo-dépendants, pas d’inquiétude, une petite dose de LSD, et hop!

J’hallucine…

__________________

Conseil (important): Ne pas tenter l’expérience chez vous! le LSD est une drogue qui peut avoir des effets irréversibles sur votre système nerveux, attendre les résultats de l’expérience norvégienne avant de se porter volontaire…
.

14 réflexions au sujet de « Le LSD, remède contre l’alcoolisme?… »

  1. OK ! Le LSD je connais c’est un ancien ami à moi …. On s’aimait bien ….. J’ai des bons souvenirs de lui …… Ma vraie copine c’était la fée Mescaline …. J’ai trop adoré cette meuf !!! Sinon le LSD ça ne se shoot pas ……
    L’alcool j’ai arretté cette drogue immonde ….. J’ai arrétté ça s’écrit comment ? ce verbe là « arretter » …. J’ai décroché ! oui ça marche ! pas de faute ce coup là ! ….
    Bon , si tu croises le LSD , tu le salues bien de ma part , mais fais gaffe quand même ……. Il a son caractére . Des jours avec et des jours sang …….

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  2. Moi aussi j’hallucine !
    J’estime qu’il est plus facile de supporter et traiter un malade alcoolique qu’un schizophrène très dégradé … définitivement abêti par cette drogue et le syndrôme extrapyramidal causé par les antidélirants … Le LSD, ça donne ça, comme résultat !

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  3. l’idée de traiter l’alcoolisme avec de l’Acide Diéthylamide lisergique (Lisergic Diéthylamide Saüre = LSD) date des années 60.
    Il est parfaitement exact que la toxicité du LSD est nulle. Il n’est pas conseillé d’en donner à de personnes fragiles, non accompagnées, non prévenues des pseudo-hallucinations.
    Il y a eu des accidents présentés comme des suicides en passant par la fenêtre.

    En 1968, sous « trip », j’étais perdu dans mes pensées et regardais les gens en bas, de ma fenêtre du 6ème. Sous LSD, je finissais par oublier que j’étais au 6ème étage, je me croyais en bas.
    J’ai eu envie de rejoindre quelqu’un et j’ai failli enjamber la fenêtre !
    C’est ça les effets du LSD : de véritables haluccinations, mais en étant conscient que c’est à cause du LSD.
    Mais la moindre distraction !

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  4. J’ai dû en prendre 50 fois dans ma période hippie (1968-1973). C’était très mode. Cela agît au bout d’une heure (c’est « la montée »), dure 12 heures, donc 50 fois = 50 week-ends consacrés !
    La « descente » est très progressivement lente, on relançait pour un petit moment les effets en fumant des joints d’herbe.
    La descente est souvent souhaitée, parce que ce n’est pas toujours une partie de plaisir d’avoir les perceptions auditives, visuelles, émotionnelles, perturbées en permanence aussi longtemps.

    Il n’y a effectivement aucune dépendance, toxicité nulle parce la dose est infime
    (250 millionièmes de gramme 250microgrammes), plus de la moitié est détruite dans l’estomac, puis la barrière intestinale.
    Le peu de microgrammes qui parviennent au cerveau provoquent pourtant des perturbations des perceptions littéralement « hallucinantes ».

    Mais aucune atteinte cognitive, donc on parle de « pseudo-hallucinations », puisque que les visages déformés, le plancher qui semble se gondoler, les lumières transformées en feux d’artifices, etc., tout cela on le voit, mais on sait que c’est dû au LSD.

    Un véritable crime est de faire absorber cette drogue à l’insu de la victime. Lorsque les effets se produisent, la personne ne peut pas comprendre, panique, ne peut réagir avec sens. Cela a été utilisé chez des militaires cobayes, non informés. Ils étaient prêts à se tirer les uns sur les autres.

    Le plus important que j’ai retiré de ces expériences de jeunesse, c’est que cela m’a permis de « vivre » le fait que le cerveau interprète les perceptions à travers les émotions, c’est après avoir ressenti le degré émotionnel que le cerveau déclenche la réaction appropriée.

    Je m’explique.
    En écoutant une musique « planante », qui m’enchantait, la joie m’inondait, les lumières tamisées irradiaient à partir de la chaîne hi-fi.
    Autre essai d’explication :
    une personne que je n’aime pas trop passe dans mon champ de vision et se retrouve avec un visage de fauve. Réellement, une tête de chacal ou pas du tout sympa. Au contraire, une personne qui m’inspirait de la sympathie était « réellement » auréolée de lumière, ou son visage magnifié.

    Donc, nos yeux ne sont pas des caméras objectives, nos oreilles des écouteurs. Tout semble filtré avec une étiquette « bon » ou « pas bon » ! Peut-être une analyse du cerveau reptilien : danger, pas danger, répulsion, fuite, attirance, beauté.

    Tout le monde sait qu’une odeur pestilentielle signale quelque chose à éviter, à ne pas consommer. Qu’un fruit paraît beau, parce que comestible.
    Le LSD amplifie tout ça.

    Pour les sens du goût, du toucher, je ne me souviens pas d’anomalies, plutôt un désintérêt de la nourriture. Pareil, les aliments que vous n’aimez pas d’habitude vous paraitrons repoussants, les autres d’aspect normal.

    Désolé, je n’ai jamais fait l’amour sous LSD, ceux qui l’ont fait parlaient d’expérience inoubliable, d’autres ont parlé d’échec. Il y a fort à parier, compte tenu de ma remarque sur le filtrage émotionnel, que les véritables amoureux ont dû prendre leur pied. Les autres, on dû perdre leur temps…

    J’ai conduit sous LSD, tout se passe par automatisme. Mais imaginez-moi en train d’approcher de ma Dauphine, qui diminue de taille au fur et à mesure que je m’en approche, que j’ouvre la porte et me retrouve dans une Dauphine aussi grande qu’un hangar.
    Que le volant me paraisse à l’autre bout du hangar, mais je le touche…
    Les feux tricolores sont éblouissants, les distances sont toutes faussées mais les réflexes fonctionnent.
    C’est un idiot qui m’avait demandé d’aller chercher sa copine pour rejoindre la fête. Je lui avais dit que je venais juste d’avaler le trip, mais il a insisté en m’expliquant que je resterai tout à fait normal pendant 2 heures, le temps d’être de retour : raté !

    Prendre le métro ? Le quai en face bouge, se rapproche, on a l’impression que l’on pourrait enjamber le tout, mais on sait que c’est un effet trompeur du trip.
    Le temps est complètement faussé, l’attente du métro est interminable, mais on se demande à l’arrivée comment on a pu arriver aussi vite.

    Voilà. J’étais candidat à la présidentielle en 2012, le serai en 2017, ceux qui n’aiment pas mon programme n’ont qu’à recopier ceci et le resservir en 2017.

    Je suis pour l’éradication de l’alcool et tabac (sans interdiction totale, qui est impossible), pour la légalisation du cannabis (pas du haschich, de « l’herbe »), les pires des drogues, avec l’alcool, ce sont les opiacés (héroïne, morphine) et les antidépresseurs, anxiolytiques et amphétamines.

    Pourquoi foutre la paix aux fumeurs de cannabis ? Pour des raisons de ressources fiscales ! Et surtout parce que je sais que l’homme est le seul animal qui sait qu’il devra mourir un jour.
    Il a donc droit à se détendre le cerveau un peu, parfois. Pas tous les jours.
    Patrice Hénin

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  5. pour en revenir au sujet, l’idée de soigner l’alcoolisme par LSD repose sur un subterfuge, en faisant connaître à l’avance au patient des hallucinations proches du delirium tremens, en les reliant à l’alcool, pour lui faire prendre conscience avant qu’il touche réellement le fond.

    Cela n’a jamais marché, parce que justement cela repose sur un mensonge, un montage.
    Personne ne peut tromper un alcoolique qui veut boire.
    Il lui faut toucher le fond, 3 semaines de sevrage, ce sont les deux conditions nécessaires. Créer des pseudo-delirium tremens ne vaut pas le réel : toucher le fond.
    Une seule condition ne suffit pas. tant que l’alcoolique n’a pas touché le fond, pas de motivation profonde. 3 semaines à boire beaucoup d’eau, enfermé dans un hôpital, cela suffit;
    Une rechute ? On recommence.
    Chaque rechute renforce la dureté du « fond », donc augmente les chances de succès !

    Toucher le fond, c’est, par exemple, perdre son boulot, sa femme… Se retrouver avec des jambes qui tressautent, ne plus contrôler le pipi, le caca, ne plus pouvoir manger, marcher…

    C’est horrible l’alcoolisme.

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    1. C’est hooorrible l’alcooolisme ….. OK ! …..
      Bon , personnellement j’ai arrété l’alcool parce que c’est une drogue stupide qui rend stupide et c’est pour cela que c’est la drogue la plus répendue et autorisée et presque obligatoire : parce que le pouvoir a besoin de main d’œuvre stupide et bien soumise …….. Le reste pour faire peur , ça ne sert à rien non plus parce que au fond du fond l’alcool est un instrument de suicide …… Ayant compris cela sans avoir touchée le fond du pipi-kaka , j’ai arrétée et puis voila , sans hôpital sans médecin sans drogue de substitution sans institution sans psykanalise ….. Quand aux autres drogues commerciales qui transitent par les dealers , très peu pour moi ……
      Alors je me suis tricoté un tapis volant et voila !

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      1. Oui , bon , je me répond ceci : En fait j’ai arrétée les drogues diverses et avariées sans personne pour m’aider et sans produits médi-cament-teux ……
        Alors comment ? : Ma métode personnelle : Le probléme lorsqu’on veut arréter les drogues c’est LE MANQUE ! ça fait peur le manque , alors on veut combler le manque , échapper au manque , éviter le manque , fuir le manque …..
        Erreur ! grosse erreur ! …… Moi je me suis au contraire nourrie du manque . J’ai puisé dans le manque une force pour arréter les drogues ….. Parce que c’est quoi le manque ? C’est de l’éspace , du vide , de l’ouverture …… Et l’éspace c’est très nourrissant et c’est agréable cette sentation d’éspace …. Beaucoup plus agréable que les drogues ……. Et voila comment j’ai réussie à arréter : En me gavant de manque , en me remplissant d’éspace ……

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        1. Très puissante cette intervention de Stéphanie, qui a l’air de savoir de quoi elle parle.
          En utilisant un produit pour arrêter de fumer du tabac « Cigarrest », aux Etats-Unis, qui comprenait une molécule similaire à celle de la nicotine, la notice expliquait qu’il fallait interpréter le manque comme un signe de guérison.

          On peut donc « utiliser » le manque comme allié.
          Bravo Stéphanie.

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  6. @ patrice henin : Merci de vos paroles …. Bon , la nicotine et ses dérivés sont de très puissants poisons qui servent déjà depuis longtemps d’insecticides en agriculture ….. Ces poisons penettrent aussi à travers la peau , . Je n’ai aucune confiance en ces substituts ……..
    Je crois en la force du manque qui n’est pas toxique même s’il peut être douloureux ….
    Je ne veux pas rentrer dans un débat dont je n’ai pas les moyens sur des histoires de sevrage ….. NON ! c’est le manque en tant que tel qui m’interesse car ce vide du manque ouvre un éspace interieur qui permet le voyage , voyage (comme trip?) plus puissant que n’importe quel hallucinogène …… Le manque creuse tout d’abord comme une blessure , puis ouvre un éspace interieur très puissant qui peut vaincre toutes les drogues (à mon avis et selon mon experience personnelle évidement) .

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  7. à Stéphanie :
    attention quand même à ne pas verser dans le masochisme !
    Pour moi, le manque est une épreuve que l’on peut utiliser en la retournant, mais n’est pas un but en soi ni un plaisir.

    Ce qui me fait penser à une 3ème condition (d’abord toucher le fond durement, puis sevrage) que j’ai oublié pour une désintoxication réussie et valable pour toutes les drogues : remplacer l’usage d’une drogue par une activité qui vous passionne, à découvrir pour chacun.

    Les mains qui ne tiennent plus la cigarette, le cerveau redevenu opérationnel, il faut occuper tout ces organes, vers le plaisir d’une activité manuelle ou intellectuelle.

    Sinon, l’oisiveté étant la mère de tous les vices…

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