Christiane Taubira répond à la virilité intimidante de Manuel Valls…

Capture d’écran 2013-08-23 à 00.22.09Invitée surprise de l’université d’été des Verts, Christiane Taubira a répondu aux attaques contre son projet de reforme pénale.

A Marseille, après une charge sur les errances de la droite-sarkozy (inaction ou action frénétique, endoctrinement et instrumentalisation des victimes) «En un an nous avons fait davantage pour les victimes que l’ancien gouvernement en cinq ans», la Garde des Sceaux, non sans malice, a fustigié Manuel Valls sans jamais le nommer, en réponse au tacle-Valls contre sa reforme pénale.

Devant une assistance bienveillante, C. Taubira a fait le lien entre «Justice» et «Sécurité»: « la justice est un ministère de la sécurité (…) », rappelant au passage ses prérogatives sur «la sécurité» chère à Manuel Valls: «.(..) nous avons le souci de la sécurité durable et réelle des Français. Ce souci nous le traduisons par ce courage politique pour une réforme qui va faire en sorte que celui qui est entré dans un parcours de délinquance en sorte ». Courage politique et sécurité, tout un programme… Et, comme un clap de fin…

« Nous n’allons pas céder face aux discours aux airs martiaux, aux grandes menaces, et à la virilité intimidante« .

A Marseille, la Garde des Sceaux n’a rien cédé, elle a trouvé les mots justes et surtout des alliés politiques (Duflot-Joly-LesVerts) dans le bras de fer qui l’oppose à Manuel Valls. « Même pas peur », elle marque un point, voire deux car Philippe Martin, le Ministre de l’écologie a aussi fait le déplacement de Marseille avec dans son maroquin, la création d’une « contribution climat énergie » (« taxe carbone« ) et une augmentation du budget de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), réclamée avec force par les Verts. En clair, François Hollande et JM Ayrault ont décidé de chouchouter les Écologistes. Pour Manuel Valls les choses semblent donc se compliquer. Attendu de pied ferme par l’aile gauche du PS qui désapprouve sa politique droitière, ses 5% de la Primaire socialiste risque de fondre en l’absence de nouveaux partenaires politiques.

A la Rochelle, il faut espérer que le «bleu océan atlantique» agisse comme un stimulant politique pour Manuel Valls, sinon, sa « virilité intimidante » risque de prendre un gros coup.

A suivre…

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