Noir, donc antisémite ?…

Hier, à l’angle d’une rue de ma belle cité lyonnaise, une interjection à mon égard: «Tiens! un cousin de Dieudonné, un antisémite…». Un raccourci facile, un glissement prévisible qui découle de l’actualité. Constat d’état: «Antisémite involontaire», mieux, un «antisémitisme par omission», nouvelle étiquette.  Ma mélanine est supposée être caution solidaire des dérives des mes semblables, ok. Comment vous dire les choses sans que…, Comment émettre un autre son de cloche sans devenir la victime expiatoire d’une société qui délègue sans vergogne ses propres traumatismes?

Dans  «Discours sur le colonialisme», pamphlet d’Aimé Césaire édité en 1950, une grille de lecture, des éléments de langage, peut être des réponses, pour comprendre l’ethnographie de l’occident face à ses impedimenta.

Aimé Césaire: Discours sur le colonialismeAimé Césaire (source, pdf)

Et j’ajoute: « La mémoire n’est pas un comprimé sécable qui ne soulage qu’une partie de notre conscience ».

Bon dimanche.

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