F. Hollande – M. Valls: Le «crachat» de gauche et la haine des électeurs…

hollande-sarkozy-vallsLe titre est acerbe, les mots sont durs, simple reflet de la déception des électeurs de FH2012. Avec des gants pour certains, sans retenu pour d’autres, les langues se délient et l’expression de la «colère des cocus» circule sur toutes les colonnes de gauche.

Des députés aux électeurs en passant par les activistes du premier jour, on décortique le fait politique et on s’interroge sur la nouvelle «scénette politique» de l’actuel exécutif, on s’étrangle en silence face à cette  «trahison  social-démocrate» du couple Hollande-Valls. Eric Fassin sociologue et professeur de sciences politiques corrige cette affirmation « social-démocrate » et dresse le portrait du vrai F. Hollande: « il « assume », dit-on, d’être social-démocrate. Mais le pacte de responsabilité n’a rien à voir avec la social-démocratie: au lieu d’arbitrer entre capital et travail, le président négocie avec le patronat en oubliant les syndicats! Serait-il social-libéral? En réalité, il n’est ni social ni libéral: il met l’État au service des banques et des marchés. Il (F. Hollande) est donc néolibéral« .

Dans un papier à paraître ce 10 juillet, Laurent Binet, auteur de « Rien ne se passe comme prévu » (Grasset), exprime lui aussi sa déception dans un «coup de gueule» intitulé « Plaisir de trahir, joie de décevoir« .  Extraits.

Valls Hollande Plaisir de trahir joie de décevoir

« Finalement, il y aura quand même eu un changement sous le quinquennat de François Hollande. Il ne s’agit pas, naturellement, du tournant social-démocrate imaginaire que seules l’inculture historique, la complaisance proverbiale et la dépolitisation fondamentale de certains journalistes ont pu accréditer un instant ». Oui, le changement a eu lieu avec l’arrivée de ManuelValls à Matignon et son détricotage du socle moral de la Gauche. En effet, violer toute une espérance (« le changement, c’est Maintenant ») avec des expérimentations hasardeuses et une politique remake 2007-2012, sans résultats au final, c’est non seulement haïr son électorat, c’est surtout lui pisser dessus avec délectation, une «haine»…

Dans son «coup de haine» (suivez mon regard) Laurent Binet revient sur ce cynisme goguenard de Valls et de Pépère: « « La gauche peut mourir« , dit l’assassin (il cite M. Valls). Mais non, la gauche ne mourra pas. C’est elle ou vous, et ce sera vous, parce que les idées de justice sociale auxquelles vous avez tourné le dos sont éternelles, tandis que vous êtes déjà oubliés. […] ». Après tout, il y a une forme de panache dans ce crachat à la gueule des électeurs.  […] Mais c’est, d’une certaine manière, une déclaration de guerre ». Pas mieux.

Pour finir, il est aisé d’admettre que Laurent Binet est loin d’être le seul à penser que « L’Histoire se souviendra de ces hommes (Valls et F. Hollande) comme de la cinquième colonne du Medef, je crois que la cause est entendue. […] Plaisir de trahir, joie de décevoir». Pas mieux. Oui, je partage son avis et j’ajoute: l’actuelle ligne «vallscinée» ne tient plus face à une droite en décomposition, plus besoin. Pour Eric Chassin (cité plus haut), « Hollande et Valls parient sur l’idée que le peuple serait de droite. Il faut inverser la logique: revendiquer une idéologie de gauche. C’est ainsi qu’on pourra enfin espérer rencontrer un électorat de gauche« . En effet, l’électeur d’aujourd’hui, aidé par la mémoire numérique des réseaux sociaux pardonne assez facilement les échecs liés à des convictions souscrites et respectées, mais pas la trahison. Les échantillons « élections municipales » et « européenne» n’étaient que de simples aperçus, la Grande fragrance arrive…

Non Messieurs, rien ne se passera comme vous le pensez, même si « on a peine à haïr ce qu’on a bien aimé » écrivait Corneille.

Carpe diem.

(A lire, jeudi 10 juillet dans le NouvelObs)

Nadia Copé, l’assistée parlementaire de Jean-François…

Après l’épisode « Billets d’avions » aux frais de l’UMP, Médiapart révèle autre chose sur le statut très particulier de Nadia Copé, Ex-Première dame de l’UMP, épouse de Jean-François.  Depuis six ans et en toute discrétion, Nadia Copé est salariée à l’Assemblée nationale comme assistante parlementaire du député et maire de Meaux son mari Jean François Copé.

Nadia Copé

Rappel, les fonds de l’Assemblée nationale, c’est de l’argent public. Donc, la femme de JF Copé est une assistée (parlementaire)….

(Médiapart)

Brésil-Allemagne? le résumé du match… #BREALL

7 secondes pour 1 résumé de la demi finale Brésil Allemagne. (Pour le son, on survole l’image Vine, et on clic sur le truc qui s’affiche, c’est mieux…)

Ce qui est con, c’est le fait que l’UMP, avec ses propres déficits ne peut pas se foutre de la gueule des brésiliens et jouir du modèle allemand, c’est bête hein?

(…)