« Dans le village Gaulois, le coq a chanté et le thermomètre a brulé » | Récit (politique)…

Coq Gaulois Zemmour FN Convention des DroitesSamedi dernier le coq du village Gaulois avait chanté le réveil. C’était le grand Jour, la table était dressée et les convives se faisaient une joie de se retrouver pour des agapes très Maurasienes en souvenir de cette maison des années 30. Dans le village, ça piaffait d’impatience, les saillies et flèches sur l’infante de Suède, cette odieuse Jeanne d’Arc du climat n’avaient pas calmé les ardeurs des franchouillards, ils en voulaient plus, beaucoup plus, quelque chose de gargantuesque! Oui, s’attabler avec des «produits locaux», s’empiffrer d’absinthe pour sa succulence aphrodisiaque et sa stimulation à la hargne.

La veille, des batteries d’allégresse teintées de « Ohé-ohé-ohé » se faisaient entendre jusqu’à dans l’arrière-pays.  Tout était prêt pour la Grande Gauloiserie, mais la nuit fût longue, très longue, trop longue, interminable, une nuit de la même durée que la veille mais relativement longue tant l’instant était attendu. Il fallait que le jour se lève, que la blanche lumière remplace cette odieuse couche noire qui enveloppait le beau village endormi. Puis, « le soleil » fit son apparition…

Zemmour, incitation à la Guerre Civile

Une chant strident, une « incitation à la guerre des nerfs et au mal de crane », et il a fait chaud. Le coq -poussé par les impatients du Grand réveil – avait chanté tellement fort qu’une chaleur – et odeur- insupportable a enveloppé tout le village. L’air était devenu irrespirable, le fermier se désolidarisa du coq et de tout le poulailler -ci dessous-, les poussins désertèrent la bassecour. Sauve-Qui-Peut! Et depuis c’est la canicule,  aussi terrible que celle des heures les plus sombres de l’Histoire du village.

Convention Droite Extrême FachoLond

Que faire face à ce choc en retour? Des voix commencèrent à s’élever: « Ah mais c’est qu’il chante faux cet oiseau de malheur! » – « De mauvaise augure vous voulez dire, très cher » – » Ne devrait-il pas être des vôtres pour vos Noces de Cheval? » – « Plait-il? Merci de ne point m’offenser avec ce gallinacé voulez-vous Cousin Louis« .  Puis, ils décidèrent –enfin – de se taper ce coq de malheur qui avait cassé ce thermomètre qui régulait le métabolisme du pays. Indigeste à l’ouïe et au goûter, des voix proposèrent de le déplumer une bonne fois pour toute, d’autres le croyant encore utile tempéraient la vindicte populaire. Aussi, son ami Scapin, dans une énième fourberie -Vous l’avez?- proposa de l’exclure du village pour un exil dans les Pyrénées en espérant que le Loup n’en fasse pas son 4 heures. Une simple déchéance de matinalité, il avait cessé de sonner les matines. Et l’absinthe non plus n’avait plus droit de cité. Ils décidèrent d’opter pour la bière, une beuverie amère en mémoire d’un chef Gaulois depuis peu à l’Orient éternel.

Allaient-ils pouvoir enfin s’en passer définitivement? Le cadran solaire accroché au fronton de l’Église du village attendait son heure et jubilait déjà à l’idée de se refaire une beauté. Ce n’était pas gagné d’avance, le KoKoriKlan n’avait pas dit son dernier mot, et l’infante de Montretout, scotchée à sa longue vue les observait de loin, à l’affût.

A suivre (ou pas).

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