Charles #Aznavour: « En haut de l’#Afrique »…

Charles aznavour en haut de l'affiche Comme ils disent

Charles Aznavour?  Un nom et un visage bien en place dans les archives de mon enfance au Congo. Dans la grande pièce du salon près de la Radio de mon père trônait un tourne disque, et une exposition d’album de musique, une sacrée collection de pochettes Old School. Dans l’éclectique discothèque de mon père, les « Musiques du monde » – comme ils disent – se côtoyaient, des 33 tours de toutes les couleurs s’étalaient. Et dans ce lot, Georges Moustaki (il avait sa préférence le Métèque), Charles Aznavour était tout aussi en haut de l’Afrique l’affiche à côté de l’indétrônable Mama Myriam Makeba. Et beaucoup bien d’autres encore. Tenez, George Brassens Trenet par là lui aussi, pas loin, planqué derrière Manu Dibango le gardien du temple, certainement pour sa mauvaise réputation (et ça je l’ai compris beaucoup plus tard). Oui l’enfance, c’est le   pays des merveilles, et pour beaucoup d’entre nous, Charles Aznavour était présent, ici ou ailleurs

Et nous voici au bout de la terre. Salut l’artiste …

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Public Enemy : Du miroir de la violence …

Prolégomènes: « Les personnages & les situations de ce récit ne sont pas forcement imaginaires. Toute ressemblance avec une fiction récente ou situation historique ayant existé est purement fortuite (ou pas) ». Attention, les images ci-dessous basées sur des faits historiques et bien réels sont d’une violence inouïe ...

“Honky Talk Rules” by Chuck D, Lead vocal de Public Enemy, sample évident de “Honky Tonk Woman” des Stones [oui]. Extrait: « i let the entire world hear and know of your problem, but let everybody also know of your crimes, but you don’t want to ever fix this world by solving rather have the whole earth singing to your lies… » A traduire (déjà ici).

L’« effet miroir», une violence inacceptable … ./…      

Le « lobby noir » …

Lobby noir

Dans cette période faste où l’on parle de « lobby  » à hue et à dia, une question me taraude..

« Lobby noir, ça existe ?

En voilà une question qu’elle est bonne! | PS: le 1er qui me dira « communautarisme » je le démonte…

Vous avez 4 heures.

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Femme noire, la cible: Du #racisme Made in France et du « silence des bons »…

Des femmes, des prénoms : Christiane (Taubira), Danielle (Obono), Rokhaya (Diallo), Ramatoulaye (Yade), Hapsatou (Sy). Des femmes, noires, une identité, un trait commun, et une même appartenance à la République. Des femmes qui cristallisent et bien malgré elles, une nouvelle-ancienne phobie, une récurrence qui toujours s’installe lorsqu’elles deviennent enfin visibles.

Oui, la femme noire, enfant de la stigmatisée « femme africaine » est devenue la cible privilégiée des racistes de France et Navarre. Et comme le faisait remarquer Christiane Taubira en son temps (c’était hier), les « hautes et belles voix de la République » sont aux abonnées absents. Encore et toujours, silence de cathédrale sur une cabale avérée..

Le « silence des bons » blesse beaucoup plus que la haine raciste.

Les « bons »? C’est un euphémisme. Entendre par là, ceux de vos ami.e.s qui le sont pendant les campagnes électorales (ou juste avant). Et une fois le bulletin dans l’urne, ils vous font « faux bon » en rase campagne, voire pavoisent avec les « assassins d’aube ». Oui j’ai les noms, des « vrais bons », ils sont de moins en moins nombreux (tant mieux!), ça fera moins de gens à remercier au bistrot, à la Libération. Pour les autres, du goudron et des plumes et « Salut les racistes! »

Femmes noires, la cible, elles s’expriment

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#ArethaFranklin, Emotional grace …

Du mouvement des droits civiques (aux côtés de Martin Luther King, de Rosa Parks, etc) jusqu’à Barack Obama, un lien, un nom et une voix, celle de la Queen Of Soul Aretha Franklin. Toute une vie de Roots

God bless Aretha Franklin, Amazing grace ..

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« Marseillaise » pour les «Enfants de #Banlieue» en finale de la Coupe du Monde… #FRACRO

[Prenez la Marseillaise dans son intégralité, coupez-collez – dans le désordre – avec deux trois points d’interrogations et quelques ajustements et ça vous donne un billet « Rendre à César ce qui est à … ].

Que veut cette horde de banlieusards? Français? Comme nous, ah quel outrage! Quoi? Des cohortes d’enfants de la banlieue feraient la joie dans nos foyers? Des phalanges de «Grands costauds & puissants », des caïds de banlieue terrasseraient nos fiers adversaires du jour? Mon Dieu! De vils gamins issue de l’immigration deviendraient les maîtres de nos destinées ? [Disent-ils]

Allons enfants des banlieues de France & d’Navarre, le jour de gloire est arrivé!
Contre nous de la tyrannie, l‘étendard de la banlieue est levé !
L’étendard d’la banlieue est levé! (Bis)
Entendez-vous dans les Cités, mugir de féroces Banlieusards!
Ils viennent jusque dans nos écrans plats, faire plaisir à nos fils & compagnes…

Refrain

Aux armes, Citoyens!
Formez vos bataillons!
Marchons, marchons !
Qu’un sang #MadeinBanlieue…
Abreuve nos sillons!

Tremblez, tyrans et perfides, Tremblez opprobres de la Patrie! Tremblez! Vos projets rassis vont enfin recevoir « leur prix ». Tout est soldat de banlieue pour l’honneur des trois – euh … quatre– couleurs!

Français de Banlieue, guerriers magnanimes, ne retenez votre élan! Épargnez vos tristes victimes du jour qui à regret bataillent contre vous! Mais pas leurs complices de Bouilléces tigres sans vergogne qui déchirent le sein de la Douce France.

Liberté ! Égalité! MBappé!

Enfant sacré de banlieue, combats avec tes frères de sang … #bleu, pour que sous le drapeau tricolore la victoire accoure à tes mâles accents d’origine

Et vous entrerez dans la lumière « des Champs (Élysées) » comme jadis vos ancêtres tirailleurs. Et vous trouverez dans la poussière la trace de leurs vertus ignorées. Bien heureux de leur rendre honneur et de partager leur courage, vous aurez le sublime orgueil de suivre leurs pas.

  • Paroles de la Marseillaise toute Puissante (nous rendons grâce à la République)
  • Vive la France & Gloire à la Banlieue! (Et demain tout ira mal). Dans l’attente…

À la Bien Cousin, Carpe diem.

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« On vous connait! ». Oui vous, mais puisqu’on vous le dit! Avec une grande « Patience », là …

C’est la Sista Patience (Dabany) qui vous le dit, bien l’écouter …

Ceux qui veulent « manger piment dans la bouche des autres », mais si, on-vous-connait!

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«The Black & White & Brown Faces of Les Bleus», in The #NewYorker. De l’apport «d’origine»…

Papier «sujet tabou» quand tout-va-bien, en France, pas chez le Newyorker qui décortique « la France qui gagne », celle de Varane (Martinique), de Umtiti (Cameroun), de Pogba (Guinée). Oui la France de Tolisso (Togo),  de N’Golo Kanté (Mali), de Dembélé (Mali, Sénégal et Mauritanie), de Matuidi (Angola, RDCongo), de Fekir (Algérie), de Nzonzi (Congo), de Mbappé (Cameroun & Algérie), etc…

World Cup 2018: The Black and White and Brown Faces of Les Bleus

Un papier sur «l’équipe de France de trop de joueurs d’origine étrangère» selon les fachos de France et de Navarre, la France des quotas sur les joueurs noirs et arabes dans ses programmes de formation des jeunes sous Laurent Blanc. Ce papier est un portrait feedback sur cette équipe de France détestée par les Finkielkraut & Zemmour. Oui, ce papier parle de la France lumineuse de nos gosses « quand ils gagnent tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » et quand ils « dérouillent » c’est toujours à cause de leur « origine ». Oui notre douce France qui peut-être gagnera cette Coupe du Monde (on l’espère) grâce – ou avec- cette diversité qu’elle aime tant stigmatiser au quotidien. Il est aussi question de cette France curieusement silencieuse qui hier encore nous pompait l’air avec le récurrent: «Ah oui mais Olivier Giroud lui au moins il marque des buts!». [A ce propos, le prochain qui me sort à nouveau cet argu-à-la-con je le démonte!]. On attend toujours qu’il rembourse son voyage, déjà 4 matchs et toujours fanny. L’excellent Pavard a marqué, lui (et il n’est pas avant-centre).

Pavard marque et c'est beau

Oui le Newyorker parle de la France qui gagne, celle de Mbappé, fils de la Banlieue, mi-Noir (Père, Cameroun), mi-Arabe (Mère, Algérie) et beaucoup Francais, c’était il y a une semaine déjà, c’est bien n’est-ce pas ?

« Lorsque les fils de la #banlieue gagnent, le cercle de famille applaudit à grands cris #OnAGagné! Quand l’enfant #Mbappé vient, la joie arrive et nous éclaire. Et les plus tristes fronts, les plus souillés par le FN, se dérident soudain à voir l’enfant de Bondy paraître, innocent et joyeux. Et s’éveille soudain une fanfare de cloches et d’oiseaux. #NousSommesJoie! On rit, on se recrie, adieu haine et Patrie! Et leur grave causerie s’arrête, soudain. »

Billet « apport d’origine », fait. On ne le dit jamais assez, sauf chez les ricains….

Bleus Banlieue Coupe du Monde NewYork Times Bondy

Voilà.

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#Tuto: Comment bien capter le réseau #Wifi ou la 4G en ville …

Cet après-midi à #Lyon #Guillotiere …

Je suppose que c’est pour bien capter le #Wifi, peut-être bien la 4G. Pour anticiper l’arrivée de la 5G? Qui sait, avec la circulation dans les villes de nos jours, sans oublier les antennes relais pas toujours là quand on veut se connecter, c’est possible. Enfin, je suppose, sauf si vous avez une autre explication…

Billet « Faut qu’on m’explique », fait.

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[#Césaire] « Cahier d’un retour au pays natal », le « Martial » récital du #Panthéon, extrait …

Aimé Césaire cahier d'un retour au Pays natal Jacques-Martial_Panthéon 27 avril 2017

Lors de la cérémonie du 170ᵉ anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, le 27 avril dernier, au Panthéon (Paris), j’ai retenu un moment, une séquence émotion, le vibrant récital (de Jacques Martial) de l’œuvre poétique d’Aimé Césaire (publiée en 1939 et rééditée en 1947 ), « Cahier d’un retour au pays natal ». Extrait …

 

Non …

Nous n’avons jamais été amazones du roi du Dahomey, ni princes de Ghana, ni docteurs à Tombouctou, ni architectes de Djenné, ni Mahdis, ni guerriers. Nous ne sentons pas la démangeaison de ceux qui tinrent jadis la lance.

Et, puisque j’ai juré de ne rien celer de notre histoire (moi qui n’admire rien tant que le mouton broutant son ombre d’après-midi), je veux avouer que nous fûmes de tout temps d’assez piètres laveurs de vaisselle? des cireurs de chaussures sans envergure? Mettons les choses au mieux.. d’assez consciencieux sorciers et le seul indiscutable record que nous ayons battu est celui d’endurance à la chicotte...

Et ce pays, cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ; que les pulsations de l’humanité s’arrêtent aux portes de la nègrerie; que nous sommes un fumier ambulant hideusement prometteur de cannes tendres et de coton soyeux et l’on nous marquait au fer rouge et nous dormions dans nos excréments et l’on nous vendait sur les places et l’aune de drap anglais et la viande salée d’Irlande coûtaient moins cher que nous. Et ce pays était calme, tranquille, disant que l’esprit de Dieu était dans ses actes.

Nous, vomissure de négrier…

Nous, vénerie des Calebars …

J’entends, de la cale, monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit d’un qu’on jette à la mer… les abois d’une femme en gésine, des raclements d’ongles cherchant des gorges, des ricanements de fouet, des farfouillis de vermine parmi des lassitudes. Ainsi soit-il! Ainsi soit-il! C’était écrit dans la forme de leur bassin!

Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole, ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité, ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel, mais ceux… sans qui la terre ne serait pas la terre! Gibbosité d’autant plus bienfaisante que la terre déserte davantage la terre!

Ma négritude n’est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour! Ma négritude n’est pas une taie d’eau morte sur l’œil mort de la terre! Ma négritude n’est ni une tour ni un cathédrale! Elle plonge dans la chair rouge du sol! Elle plonge dans la chair ardente du ciel, elle troue l’accablement opaque de sa droite patience! Eia! pour le Kaïlcédrat royal ! Tiède petit matin de vertus ancestrales. Eia! pour la joie! Eia! pour l’amour! Eia! pour la douleur aux pis de larmes réincarnées! Et voici, au bout de ce petit matin ma prière virile, que je n’entende ni les rires ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle

Donnez-moi la foi sauvage du sorcier, donnez à mes mains puissance de modeler, donnez à mon âme la trempe de l’épée, je ne me dérobe point.

Faites de ma tête une tête de proue, et de moi-même mon cœur ne faites ni un père, ni un frère, ni un fils, mais… le père, mais le frère, mais le fils. Ni un mari, mais l’amant de cet unique peuple.

Faites-moi rebelle à toute vanité mais docile à son génie comme le poing à l’allongée du bras! Faites-moi commissaire de son ressentiment, faites-moi dépositaire de son sang, faites de moi un homme de terminaison, faites de moi un homme d’initiation, faites de moi un homme de recueillement mais faites aussi de moi un homme d’ensemencement. Faites de moi l’exécuteur de ces œuvres hautes, voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme..

Mais les faisant, mon cœur, préservez-moi de toute haine, ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine car, pour me cantonner en cette unique race, vous savez pourtant mon amour tyrannique, vous savez que ce n’est point par haine des autres races que je m’exige bêcheur de cette unique race

Que ce que je veux, c’est pour la faim universelle, pour la soif universelle, la sommer libre enfin de produire de son intimité close …

(…) la succulence des fruits.

Aimé Césaire

[…]

 

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