(Je suis) Né Quelque Part…

On est « tous nés quelque part« , chantait Maxime Le Forestier, certains plus que d’autres. On ne choisit pas ses parents, ni sa famille, c’est ainsi, être né quelque part. Un film va retenir votre attention dans les jours à venir,« Né Quelque Part« . La bande annonce m’incite à l’inscrire au programme des films à voir absolument (Vous aussi). Jamel Debbouze, le icicien* est de retour dans une comédie dramatique tournée là-bas, dans un pays riche qui n’a pas d’argent. Synopsis…

« Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France ».  Magnéto…

Date de sortie: 19 juin 2013 (1h 27min), Réalisé par Mohamed Hamidi. Avec Jamel Debbouze, Tewfik Jallab, Malik Bentalha, Comédie dramatique

Question: Est-ce que les gens naissent libres et égaux en droit à l’endroit où ils naissent? Répondre au plus tard l’appel du 18 juin. Le 19, la réponse sera sur Grand Écran. Ok?  ( De rien)…

 *icicien , Né ici, expression de Jamel Debbouze.

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Dany Boon va t-il s’exiler en Russie?

Tableau d’honneur des acteurs français (et ex) les mieux payés en 2012.

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Si le number two pense qu’il est trop taxé, alors, on peut penser que le ch’tis number one va se tirer aussi.

Sauf si…

EDIT: Médiapart nous apprend que L’animateur Arthur se délocalise au Luxembourg

«Django unchained» de Tarantino: Partageons l’avis d’un noir…

DjangoNoir, «Négro», ce mot a été cité je ne sais combien de fois dans le dernier «Django Unchained» de Quentin Tarantino, d’où son insertion volontaire dans le titre de ce billet-édito. Expression péjorative par essencetitre de noblesse ou adjectif mélioratif, si l’on se réfère aux écrits de Aimé Césaire. Oui, Miserere Nobis. C’est donc sous le prisme de cette identité que je vous livre mon avis sur «Django». Essayons de faire critique-cinéma, sans complainte.

Dimanche, en famille, on a attendu la séance de 16h45 pour voir ce péplum noir qui a fait couler tant d’encre aux États-Unis: Film raciste, utilisation abusive du mot «négro», falsification de l’histoire etc. Pour Spike Lee, ce film est «irrespectueux» envers ses ancêtres affirmant que l’esclavage ne se réduisait pas à un western spaghetti. « It Was A Holocaust. My Ancestors Are Slaves. Stolen From Africa. I Will Honor Them”. Bande annonce…

La brutalité de la première scène est à l’image du film. Ces « hommes noirs », enchainés les uns aux autres, les regards vides, les tibias endoloris, accompagnés par ces négriers, un choc. Une immersion totale dans l’univers de l’esclavage. Les lectures d’antan prennent vie en 16/9, les cris d’une douleur enfouie résonnent à nouveau en Dolby Surround. Natif de la côte africaine, j’ai beaucoup chance, je suis né au 20ème siècle…

Pendant les 2heures44 du film, j’avais beau me dire: «ce n’est qu’un film, c’est juste une fiction», je ne pouvais pas, ne pas faire ce «voyage intérieur» vers cette sombre période de l’existence noire. Ce Tarantino a rouvert cette blessure morale qui, inconsciemment, fonde mon identité de «noir». Vivre avec la peur des rechutes d’arrogance des autres, au quotidien…

Ok, ce n’est qu’un film. N’empêche. Être vendu, chosifié et à la merci du 1er con (la caricature du blanc-con par Tarantino est exagérée) n’est pas une sinécure. Ressentir chaque coup de fouet comme porté sur sa propre chair, se mordre la langue pour ne pas crier sa douleur face à certaines scènes (ce noir, fugitif livré aux chiens jusqu’à ce que mort s’en suive, ce combat de coqs entre deux noirs, bêtes de foire dans ce salon feutré, la mise à l’isolement des esclaves, sous le soleil, sans eau, ces soubrettes, ces gens-de-maison etc.) etc. Il fallait tenir malgré l’envie de quitter la salle, attendre The End comme une libération, pour ne plus être prisonnier de ce voyage. Mémoire Unchained...

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Difficile de dire si j’ai aimé (ou pas) ce Tarantino. Difficile d’aimer un film qui vous renvoie une identité souillée toutes les minutes, Difficile d’aimer cette souffrance qui vous marque malgré vous. Difficile d’accepter que l’injustice devienne l’excuse de la violence. On peut cependant aimer, de voir la salle s’indigner de cette bestialité ou, éprouver un malin plaisir de voir les autres «souffrir» de l’image de leurs semblables. Plaisir macabre de les imaginer se dire «Oh Mon Dieu C’était aussi horrible que ça? En plus, on l’a fait au nom de Dieu!» Etc. Le malaise était palpable dans la salle obscure du Pathé-Vaise, sombres sentiments et réflexions face à l’atrocité de l’homme sur l’homme.

J’ai demandé l’avis de mes enfants. Mon fils : ‘’J’ai aimé ce film car il m’a beaucoup appris sur les relations «Noirs et blanc». J’ai aussi aimé le fait qu’un homme noir monte à cheval (ce qui était interdit à l’époque) et collabore avec un homme blanc, à égalité ». Pour ma fille : « Film intéressant qui retrace l’histoire de la traite des noirs à travers Django. J’ai aimé le fait qu’il soit libre et son combat pour retrouver sa femme, mais surtout, le fait de faire payer aux autres les souffrances qu’ils ont cruellement vécues». Prévoir un débriefing dans la semaine.

D’une façon générale, Tarantino met en évidence l’humain face à ses limites, revisite nos valeurs et mesure le chemin parcouru. J’ajoute, le contexte social définit notre humanité et ces faits ne sont pas le propre de l’Amérique, la fleur de Lys des rois de France peut se lire sur la joue balafrée des esclaves. Django n’est pas un héros, mais un chanceux lancé dans une quête personnelle. L’humanité dans ce film est à mettre au crédit de l’opportuniste chasseur de prime allemand, qui s’est découvert des vertus de « sauveur d’esclaves », au péril de sa vie. Il avait lu Alexandre Dumas. Ce « Django unchained » reste un film, ne pas en faire une pièce à conviction pour une quelconque accusation, le vivre comme un témoignage d’un passé douloureux qui peut ramener à la surface, chez certains, d’amers sentiments.

A voir, pour réduire la géographie de l’ignorance. Le générique de fin, c’est une réflexion avec soi. Je le reverrai volontiers en DVD Blu-Ray, chez moi, avec un p’tit verre… de blanc.

Billet-édito publié sur MédiaVoxLOGO-MEDIAVOX-BETA

THE END.

A suivre: Lincoln de Steven Spielberg

Touche pas à ma kippa…

Après le prétexte de la  »liberté d’expression » par Charlie Hebdo (C’est mon avis), l’intolérante Marine nous livre l‘excuse de la laïcité pour une offensive médiatique. Non…

Extrait du film  »Coco » avec Gad ElMaleh et le brillant  Ary Abittan. Aussi, ma pensée en moins de 140 caractères…

L’excuse de la laïcité ne peut être prétexte à l’irrespect…

Faut pas exagérer …

De Funès en 3 points: Premièrement…

La Zizanie, 1978. Louis de Funès et  Annie Girardot, réalisation de Claude Zidi. Deux candidats, Mr et Mme Daubray-Lacaze s’affrontent pour l’élection municipale, le Débat… Énorme moment…

Question Defunèsque:  Alors, c’est quoi votre programme de vacances en 3 points? > PS: Le plein-repos est hors concours…

Le feriez-vous avec un arabe? avec un juif?

Une question intéressante de Yolande Zauberman, documentaliste. Elle nous propose un voyage dans la nuit de Tel Aviv, nous embarque dans les dédales  de Jérusalem, dans les bars, à la rencontre des Juifs, des Arabes israéliens. Aucun mur ne les sépare. Et pourtant…

Une simple question vient prendre tout le monde par surprise: Voudriez-vous coucher avec un arabe? pour les uns et, Voudriez-vous coucher avec un juif? pour les autres. Voici le trailer,

Sortie prévue le 12 septembre 2012. Ce Docu fera du bruit. Qu’en pensezvous?

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Tapis rouge> Cinéma politique et Politique du cinéma…

Il est partout, brille et fait briller tant les politiques que les artistes. Lui? C’est le tapis rouge, star de la semaine. longtemps réservé aux divinités, il est devenu républicain, glamour, moderne…

Il a accueilli le nouveau Président de la République  au Palais de  l’Élysée. On le déroule sur la longueur pour être foulé des pieds par les « Zinfluents » des temps modernes. À Paris dans les ministères, les déchus s’en vont, tristes avec cette trainée de larmes que notre tapis rouge absorbera. Les entrants, nouveaux promus à la célébrité politique, verront leur ego valorisé par le reflet du tapis rouge.

Cinéma politique…

On se croise, comme sur la croisette…

À cannes, un autre Palais, celui du Festival. Les dieux du Grand écran s’affairent. Endimanchés, drapés de leurs plus beaux apparats, ils fouleront l’objet glamour indispensable, le tapis rouge. Monter les marches du Palais du Festival, prendre de la hauteur comme sur un tapis volant. Majesté, les ornements ne sont plus accrochés aux murs, mais portés par les nouvelles divinités

Politique du cinéma

Le tapis rouge est un objet physique qui des fois se dématérialise: On déroule le tapis rouge. Expression d’allégeance à d’autres privilégiés qu’on fayote, qu’on remercie. Révérence, rougir…

Le tapis rouge a joué plusieurs rôles au fil du temps et des événements. Il a été un important élément du décor de la Grèce antique, seuls les dieux méritaient un tel honneur. Récemment, avec l’avènement des chemins de fer, le tapis rouge a été déroulé par des conducteurs de train pour indiquer le bon chemin au passagers à l’intérieur des wagons. Aujourd’hui, on s’en sert pour souligner l’arrivée de différents chefs d’État de passage sur une terre étrangère autant que pour des lancements de film et des premières de spectacles. Même en Espagne

Moralité

Au Grand Casino de la divinité moderne, les destins ne se jouent plus sur un tapis vert, mais sur le Rouge…

Tant pis!

The Artist > DuJardin aux 5 Oscars…

 Le film français The Artist est entré dans la légende des Oscars, dimanche soir à Hollywood, en remportant cinq statuettes, dont celle de meilleur film, historique, et celle de meilleur acteur pour Jean Dujardin, 1er Français récompensé dans cette catégorie. Jamais un film français n’avait récolté autant de trophées aux Oscars.

Comme quoi, pour plaire aux américains, il faut ne rien dire! Jeannot a un côté « Chirac » sur cette photo, non? Allez, on voit venir de loin une  »grosse » invitation à L’Elysée pour … 😉