Une dégradation purement «idéologique» de la France pour P. Krugman…

Paul KrugmanLe prix Nobel d’économie Paul Krugman vole au secours de la France dans une tribune libre dans le NYTimes.

L’économiste américain pense que la «dégradation de la France» par Standars&Poors est une «dégradation purement idéologique» fondée sur rien. Il parle de volonté de «tuer l’État providence». Les mots sont forts. Quelques extraits….

«Donc, S & P a abaissé la France. Qu’est-ce que cela nous apprend?» écrit Paul Krugman, sa réponse est: pas grand chose de la France. Il pense qu’il ne faut pas insister sur cet avis car les agences de notation n’ont aucune information particulière sur la solvabilité nationale — surtout pour de grands pays comme la France.

«Est-ce que S & P a connaissance de l’état réel des finances françaises?» Non dit-il,  S&P a t-il un meilleur modèle macroéconomique? Pour lui, il est utile de comparer les projections du FMI pour la France avec ceux d’un autre pays bien côté par Standard & Poors, il prend l’exemple du Royaume-Uni pour un comparatif basé sur les projections du FMI jusqu’en 2018 .

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 1. Ainsi, la France fait mieux que le Royaume-Uni sur le PIB à ce jour, et le FMI s’attend à ce que cet avantage persiste. 2. La France est légèrement moins endettée, et le FMI s’attend à ce que cette différence s’élargisse un peu.

«Alors pourquoi la France est-elle déclassée?» (So why is France getting downgraded?)  s’interroge Paul Krugman. Parce que pour S&Poor la France n’a pas réalisé les réformes qui permettront d’améliorer ses perspectives de croissance à moyen terme.

«Comment savoir quelles sont les réformes économiques qui vont générer la croissance? (…) Les discours de la Commission européenne sur les réformes structurelles et ses bienfaits ne s’appuient sur rien». Personne ne sait avec certitude quel sera le taux de croissance à terme de la politique menée par François Hollande: «Does anyone really know that Hollande’s policies will mean growth that is x.x percent — or more likely, 0.x percent — slower than it would be if Olli Rehn were put in control? No.»

So, again, where is this coming from? Et de poursuivre (je résume): «Je suis désolé, mais je pense que quand S & P se plaint de l’absence de réforme, il s’agit principalement de démanteler l’État-providence (…) il se plaint en fait de ce que Hollande augmente, plutôt que baisse, les impôts sur les plus hauts revenus, et qu’il n’est pas assez favorable, de façon générale, au libre-marché pour satisfaire les principes de Davos..(…) Mais ne prenez pas cette décote comme une démonstration que quelque chose est vraiment pourri dans le royaume de France. ».

Conclusion de Paul Krugman: «Cela tient davantage de l’idéologie que d’une analyse économique défendable» (It’s much more about ideology than about defensible economic analysis). Pas mieux. Lire en anglais  sur le NYTimes :

PAul Krugman NYTimes

Ideological Ratings (Paul Krugman, Économiste de Gouvernement, n’en déplaise à MarcVasseur)

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PayLib: le PayPal MadeinFrance arrive… #PayLib

Décidément, les français veulent en finir avec le Made-in-Ailleurs. Trois banques françaises (BNP Paribas, la Société générale et La Banque postale) ont décidé de s’attaquer au monopole du géant américain « Paypal » avec une nouvelle solution de paiement en ligne via smartphone ou tablette, PayLib…

Question pour Melclalex: PayLib, ça marche aussi pour les Vélib?. Sinon, J’ai, j’avais un compte Paypal que j’ai désactivé. J’ai remarqué que pour les achats en ligne, on peut payer sans compte Paypal, directement avec sa carte bancaire même lorsque Paiement Paypal est notifié comme seul moyen de paiement. Cette nouvelle e-solution PayLib devrait donc me convenir, enfin, je crois. En cas de soucis, je pourrais toujours passer un savon à ma banque le samedi matin…

PayLib Paypal(clic pour agrandir)

Important: Le paiement en ligne vous expose à pas mal de choses, prudence!

En savoir plus:PayLib.fr

L’année fiscale de François Hollande…

sisypheFrançois Hollande va s’exprimer ce soir face à la presse. Exercice difficile au lendemain de l’entrée en « récession » de la France. Ce billet rédigé le 05 Mai dernier est un extrait du bilan sans concession de la France par la commission européenne « Les tendances de la fiscalité dans l’Union Européenne« . Un billet pour vous permettre de jauger la conférence de presse et (surtout) l’avis des experts ès commentaires politiques.

F. Hollande: le bilan fiscal de la première année… Principales caractéristiques du système fiscal.

1. Les niches fiscales de SarkozyLe montant global des avantages fiscaux (niches fiscales) qu’un contribuable pouvait obtenir sous Sarkozy au cours d’un exercice, été plus plafonné au niveau du ménage (foyer fiscal) à 10 000 €, contre 18 000 euros en 2011, soit plus 4% du revenu net imposable. De nombreux crédits d’impôt ont été abolis ou réduits par le gouvernement dans le souci de réduire le déficit budgétaire. C’est le cas des exonérations des heures. C’est bien.

2. Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploiLa principale initiative en matière de fiscalité des entreprises, c’est l’introduction d’un crédit d’impôt (Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi). Il sera égal à 6% de la masse salariale pour les employés avec des salaires inférieurs à 2,5 fois le salaire mensuel minimum, puis passera à 4% (en 2014.

Le financement de cette mesure se fait via: 1. la réduction des dépenses budgétaires de l’État, 2. l’augmentation des taux de TVA [19,6% et de 7% à 20% et 10% en janvier 2014] et, 3.  L’augmentation des taxes environnementales pour plus d’écologie.

3. Les intérêts d’emprunt et taxe sur les transactions financièresLa déduction des intérêts d’emprunt des entreprises (au-dessus de 3 000 000€) a été limitée à 85% des charges d’intérêts nettes pour 2012 et 2013. A partir de 2014, cette déduction sera ramenée à 75%. On ne le dit pas assez,  Le gouvernement a introduit une taxe sur les transactions financières, en vigueur depuis Août 2012.

4. Impôt sur le revenuL’impôt sur le revenu est prélevé annuellement selon un barème progressif. Le nouveau taux marginal le plus élevé est de 45% (applicable au-dessus de 150 000 euros par unité). Le système prend en compte la situation particulière de chaque ménage en appliquant un quotient familial. Une caractéristique remarquable note l’UE ? C’est le nombre élevé des seuils et des exemptions utilisées en France.

5. Les revenus du capital: A partir de 2013, le revenu du capital, tels que les dividendes, intérêts bancaires et d’obligations, et les gains du capital seront imposés selon un barème progressif. Cependant, une déduction progressive s’appliquera en fonction de la durée de la période de détention des actions. Il faut le préciser. Sous certaines conditions, les plus values ​​peuvent être soumises à un taux forfaitaire de 19%.

6. Les plus-values immobilières: Les plus-values immobilières sont taxées à un taux de 19% aussi bien les revenus du capital que les gains réels immobiliers réalisés par les particuliers.  Les revenus de placement sont également soumis à la CSG, CRDS, au taux global de 15,5% depuis juillet 2012. Le taux était auparavant 13,5%.

7. Fiscalité des entreprises (L’impôt sur les sociétés). En France,  la norme taux est de 33,33%. Les PME bénéficie d’un taux réduit de 15% sur le premier 38 120 euros de bénéfices. Les grandes entreprises (Chiffre d’affaires de plus de 7 630 000 euros et le bénéfice imposable supérieur à 2 289 000 EUR) sont soumis à un supplément de 3,3% prélevée sur la partie de l’impôt des sociétés total qui dépasse 763 000 euros. Par conséquent, l’imposition effectif taux est de 34,43%. A noter que la surtaxe de l’impôt sur le revenu des sociétés temporaire de 5% instituée en 2011 pour les deux exercices (Entre le 31 Décembre 2011 et le 30 Décembre 2013) a été prolongé de deux ans jusqu’au 30 Décembre 2015. Cette majoration s’applique à l’impôt sur le revenu des sociétés des grandes entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 250 millions d’euros. C’est normal.

Depuis 2011, de nombreuses réformes ont touché la base imposable des sociétés. Le report en arrière des déficits a été réduite de trois à un an et le report des pertes limitées à 60%, et finalement à 50% à partir de 2012.

Je dédie ce billet à Nicolas Bouzou « économiste du matin » sur Canal+ qui, ce matin nous a expliqué que François Hollande a lancé la BPI (Banque publique d’investissement  parce qu’il s’était rendu compte que « taxer les entreprises », c’est mal et qu’il a retropédaler avec cette brillante idée BPI. Faux! Se dire économiste et raconter pareille connerie, faut le faire, c’est prendre les français pour des cons. La BPI fait partie des 60 propositions du candidat #FH2012 comme tous nous le savons.

Si un économiste ne sait pas plus que ça… d’où l’utilité de ce billet. De rien.

 Source

Évasion fiscale: Vers la fin du secret bancaire Suisse ?…

Evasion fiscale _SuisseD’ici quelques temps, le légendaire secret bancaire suisse ne sera peut être plus qu’un lointain souvenir. Enfin si l’on croit les dernières propositions helvétiques en matière de lutte contre l’évasion fiscale. Difficile de le croire

Peut être le premier effet international de l’affaire Jérôme Cahuzac. Les pays du G7, réunis à Aylesbury (près de Londres) ce week-end, ont réaffirmé leur détermination contre l’évasion fiscale via l’échange automatique d’informations fiscales entre pays.

La Suisse se prépare à l’ouverture automatique de renseignements fiscaux titre le magazine suisse LeTemps.ch ce matin. Eveline Widmer-Schlumpf, Conseillère fédérale chargée des finances, et Sergio Ermotti, patron d’UBS, admettent, qu’il faudra, d’une manière ou d’une autre, s’ouvrir vers l’échange automatique de renseignements fiscaux. On avance.

La décision est imminente mais la Suisse indique qu’elle ne participera que sous certaines conditions strictes, à l’échange automatique de renseignements fiscaux. Ah! Lesquelles?

Evasion fiscale

1. Uniquement dans le cadre élargi de l’OCDE. La Suisse considère l’OCDE comme le seul lieu où peut être discuté le passage à la norme de l’échange automatique de renseignements fiscaux. Une façon de contraindre les autres places financières importantes (Singapour ou Hong­kong) à y adhérer. Bonne idée.

2. Ne négociera pas directement avec l’Union européenne, dont elle ne fait pas partie. Il y a de fortes divergences au sein du G20 sur ce que recouvre exactement l’échange automatique de renseignements fiscaux

3. Exigera la réciprocité totale. Ce que n’accordent par exemple pas les États-Unis via l’accord Fatca –, et pour finir…

4. la mise à disposition des noms de tous les ayants droit économiques d’une relation bancaire. Cela équivaut à obtenir la transparence de trusts et d’autres structures fiscales mises en place par des entreprises. On attend la réponse du Médef.

Ce dernier point est très important, un coup très dur pour le «Secret bancaire». Enfin, on va l’espérer. Dans un récent sondage Tribune de Genève, il est établi que les Suisses sont très critiques face à l’évasion fiscale. Près d’un Suisse sur deux se dit favorable à ce que les banques envoient les relevés bancaires annuels directement aux autorités fiscales.

Nul doute que la finance et ses ayants vont entrer dans la danse pour infléchir la chose. Mais, l’idée avance, et il sera difficile de dire que la France n’est pour rien dans ce changement de mentalité.

TIME nous pose une question: « Can Christine Lagarde save Europe? Répondre…

« Time » nous pose une question: « Can this Woman save Europe? »

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NON.

On paie encore aujourd’hui les déficits de son passage au Ministère de l’économie, des Finances et de l’industrie [de juin 2007 à juin 2011]. La gestion des déficits, c’était elle! Un bon point pour Christine Lagarde, elle a sauvé Bernard Tapie, oui.

L’Europe, c’est autre chose.

Baisse de la taxe 75%, Mais que fait le Front de Gauche?..

FUITE: Bien avant tout le monde, le Figaro a pris connaissance des recommandations du Conseil d’État concernant la taxation des hauts revenus. Lisons…

Taxe 75 Figaro

Le Conseil d’État & associés proposent une baisse de 8,34% de la Taxe75%. Une information qui devrait intéresser Jean-Luc Melenchon et le Front de Gauche. Mon avis? Laissons aux blogueurs de la Gauche-honteuse, de la Gauche-de-front-bas le plaisir de la première riposte.

Allez, au boulot! Tirez! Ah! Si vous trouvez la taupe-Figaro au Conseil d’État, nous informer. Aussi, je lance officiellement le hashtag #MaisQueFaitleFdG. Merci

[Screen]

Réforme des frais bancaires: l’Assemblée a adopté… #plafonnementpourtous

General view of the hemicycle during the questions to the government session at the National Assembly in ParisAprès le #Mariagepourtous, le « Plafonnement pour tous ». A l’Assemblée nationale, les députés ont adopté ce 14 février un amendement pour le plafonnement des frais bancaires, et plus particulièrement des commissions d’intervention des banques c’est à dire, tous ces frais forfaitaires qu’on nous facture en plus des frais de découvert, lors des incidents de paiement.

Actuellement entre 5 et 15 euros avec une moyenne de 8,5 euros, le coût total mensuel est plafonné selon les établissements entre 130 euros et 220 euros. Le montant du plafond sera désormais fixé par décret, par le ministre de l’Économie, après concertation avec les banques et les associations de consommateurs.

Ce « bouclier bancaire » dit #plafonnementpourtous, en ce jour de la St Valentin, s’inscrit dans la cadre du projet de loi sur la réforme bancaire. Une promesse du candidat Hollande qui s’était engagé, au Bourget (Janvier 2012), de faire voter une loi séparant les activités de dépôt et d’investissement des banques, à encadrer les bonus et à mettre fin aux stock-options.

Loi reforme bancaire

Objectif: Contraindre les banques à cantonner dans des structures juridiques distinctes leurs activités les plus « spéculatives ». Il faut dire que notre système bancaire n’a pas bougé depuis (et malgré) le choc de la crise de 2008. Nicolas Sarkozy, malgré ses promesses et discours, n’avait pas fait le job. Il nous avait vendu le sauvetage public de plusieurs banques européennes dans les mois suivants, avec l’argent du contribuable. Et, on avait payé. La régulation c’est donc maintenant

Ce qui va changer. Qui va payer en cas de nouvelle crise?

D’abord les actionnaires, les créanciers et les banques elles-mêmes, à travers un fond de garantie qu’elles financeront et qui sera mis à contribution en cas de faillite. C’est ce que prévoit le projet de loi.

On peut se réjouir de l’adoption de l’amendement «le plafonnement des frais bancaires» qui s’attaque aux abus dans le domaine des frais financiers et des assurances sur les prêts. C’est une nouvelle étape pour la régulation de la finance folle qui est en marche.

Amendement #plafonnementpourtous, Adopté!

J’approuve.

Ah! Standard and Poor’s va perdre son triple A…

20130206-190046.jpgEt, ce n’est pas une blague. Je sens déjà votre excitation. Oui, les agences de notation, ces juges de nos performances économiques, ces faiseurs de « AAA«  (l’alpha et l’oméga des marchés financiers) risquent de perdre leur « AAA« .

Retournement de situation…

La justice américaine pointe du doigt la responsabilité des agences de notation dans la crise. Obama demande des comptes. L’explication tient dans cette question-réponse que je vous invite à lire.

Le Point.fr : Quelle est la portée des poursuites engagées par le département américain de la Justice contre Standard and Poor’s (S&P) ?

Norbert Gaillard (spécialiste des agences de notation): » Elle est historique. Six ans après la crise des subprimes, il y a une volonté des législateurs américains et du monde politique de trouver les coupables et peut-être même des boucs émissaires. On avait bien assisté au cours de ces dernières années à des procès opposant des agences de notation à des fonds d’investissements américains, essentiellement Moody’s et Standard and Poor’s en Californie, à New York et dans l’Ohio notamment. Mais le plus souvent, les agences avaient obtenu gain de cause en faisant valoir que leurs notes étaient de simples opinions, protégées à ce titre par le premier amendement de la Constitution américaine.

Le fait que le département américain de la Justice soit cette fois en première ligne pour mener l’attaque, c’est vraiment significatif. Là, ce ne sont plus de simples procureurs d’États fédérés. Cela vient de très haut, ce qui marque une nouvelle phase. D’autant que la loi Dodd-Franck de 2010 a mis fin à une protection particulière dont bénéficiaient les agences depuis 1933. Cette exemption, comme disent les Américains, en faisait non seulement l’alpha et l’oméga des marchés financiers en intégrant une référence à leurs notes dans la réglementation financière, mais les protégeait aussi contre des poursuites éventuelles devant les tribunaux, contrairement aux auditeurs et aux commissaires aux comptes.

Il y a donc eu une sorte de normalisation du statut des agences. Clairement, un verrou a sauté, même si les agences peuvent toujours se prévaloir du premier amendement de la Constitution américaine ». SourceLePoint.fr

C’est génial. Le TripleA, ne plus pouvoir le distribuer, c’est le perdre. Voila une info qui devrait occuper nos amis du Front de Gauche, un p’tit moment.

Mario Draghi et la BCE: Les dix points à retenir…

Un billet « matières premières » qui résume en 10 points l’essentiel de la conférence de presse tenue ce jeudi par Mario Draghi, le président de la BCE (Banque centrale européenne).  (Reuters)

Draghi Conférence de presse BCE

1. CHÔMAGE
Le chômage est « un facteur très important de notre évaluation de la stabilité des prix ». La BCE doit analyser « dans quelle mesure il est structurel et dans quelle mesure il est cyclique ». « Il y a très peu de mobilité dans ce chômage. » « La politique monétaire ne peut pas y faire grand-chose. »

2. PRINCIPAUX RISQUES PESANT SUR LES PRÉVISIONS
« Nous sommes revenus à une situation normale du point de vue financier (Il pourrait y avoir) de l’exubérance dans des domaines spécifiques du système financier » que la BCE continue de surveiller. (Mario Draghi a cité en exemple la valorisation de certaines opérations de capital-investissement, sans plus de précision).

3. MESURES NON CONVENTIONNELLES
« Nous ne réfléchissons pas pour l’instant à une sortie mais nous prévoyons que le système, que l’économie en sortiront lorsqu’ils seront prêts. Nous constatons que le bilan se réduit, que les soldes Target 2 diminuent, mais nous continuons d’observer des signes de fragmentation importante dans la zone euro. Ainsi, pour fixer un point d’inflexion, il faut disposer de bien plus de signes que la stabilisation des marchés financiers. Il faut aussi observer des signes de reprise, que nous prévoyons, mais plus tard dans l’année. »

4. UNANIMITÉ DE LA DÉCISION SUR LES TAUX
« L’économie réelle continue d’évoluer conformément à nos prévisions du mois dernier. Il n’y avait donc aucune raison réelle de modifier nos perspectives à moyen terme de stabilité des prix et c’est la principale raison pour laquelle notre discussion a été unanime. »

5. MARCHÉS FINANCIERS
« Les rendements obligataires et les CDS souverains ont beaucoup baissé, nettement baissé. Les marchés actions se sont redressés. La volatilité est à un plus bas historique (…) Nous observons des afflux de capitaux soutenus vers la zone euro. »

6. BANQUES
« Afin d’assurer une transmission appropriée de la politique monétaire aux conditions de financement dans les pays de la zone euro, il est essentiel de poursuivre le renforcement de la résistance des banques là où cela est nécessaire. La qualité des bilans des banques jouera un rôle clé à la fois pour faciliter une fourniture appropriée de crédits à l’économie et la normalisation de tous les canaux de financement. »

7. SUPERVISION BANCAIRE
« Des mesures décisives visant à établir un cadre financier intégré vont contribuer à atteindre cet objectif. Le futur mécanisme unique de supervision est l’un des principaux éléments. C’est une étape clé vers la réintégration du système bancaire. »

8. SENTIMENT DE MARCHÉ
« Plus récemment, plusieurs indicateurs conjoncturels se sont globalement stabilisés, bien qu’à des niveaux bas, et la confiance des marchés financiers s’est nettement améliorée. »

9. RISQUES
« Les risques entourant les perspectives économiques de la zone euro restent orientés à la baisse. Ils sont principalement liés à la lenteur de la mise en oeuvre des réformes structurelles dans la zone euro, aux problèmes géopolitiques et aux déséquilibres dans les grands pays industrialisés. Ces facteurs sont susceptibles de peser sur le sentiment plus longtemps que prévu jusqu’à présent et de retarder la reprise de l’investissement privé, de l’emploi et de la consommation. »

10. CONJONCTURE DANS LA ZONE EURO
« La faiblesse économique dans la zone euro devrait se prolonger en 2013. En particulier, les ajustements de bilan nécessaires dans les secteurs financiers comme non financiers et l’incertitude persistante continueront de peser sur l’activité économique. Plus tard en 2013, l’activité économique devrait graduellement se reprendre. »

« Les taux d’inflation IPCH ont, comme attendu, reculé au cours des derniers mois et devraient tomber sous 2% cette année. A l’horizon de la prévision, les pressions inflationnistes devraient rester contenues. Le rythme sous-jacent de l’expansion monétaire reste réduit. »

La BCE avait auparavant annoncé, comme attendu, le maintien de ses taux directeurs, dont le taux de refinancement qui reste à 0,75%.

Au boulot!.

La grosse boulette du FMI: L’austérité m’a tueR…

Oh la boulette! Énorme! Vont-ils rembourser? C’est suffisamment grave pour que les pays concernés demandent réparation. Le Fonds Monétaire international (FMI) s’est royalement planté dans ses prévisions et dans l’application des programmes d’austérité dans les pays touchés par la crise. La Grèce, l’Espagne, la France etc… ont été contraints d’appliquer des recommandations économiques basées sur des études économétriques erronées.

Austérité FMI erreur

L’information ne fait pas encore l’effet d’une bombe, c’est curieux. Rue89 en parle, la source (en anglais) est sans équivoque. Y a boulette. Le papier le plus accessible est à lire dans l’humanité qui l’explique assez bien.

 Pardon pour les mortsOui, la Grèce, l’Espagne et les autres victimes peuvent en témoigner. C’est intéressant de (re) lire Paul Krugman (économiste) que je citais dans un billet du 29 juin 2012. Il proposait de soutenir la demande et ne pas empirer la situation par des coupes drastiques dans les dépenses publiques ou de fortes augmentations des taux d’imposition sur les ménages ordinaires. C’est la ligne François Hollande au grand dam du Figaro n’avait pas aimé. La solution « Austérité » de l’Allemagne et de Sarkozy (Le modèle allemand! Réduire les dépenses publiques! etc) n’était pas la bonne.

Au delà de l’erreur économétrique (Forestcast Error), c’est toute une vision (droitière) de l’économie qui aujourd’hui est remise en cause. Les deux piliers de l’argumentaire du FMI 1. »confiance des marchés » (l’austérité permettra d’accroître la confiance et donc favoriser le redémarrage) et 2. argument structurel (la production serait limitée par des déséquilibres structurels, donc pas de relance par la demande) volent en éclat!

Mon ami Krugman disait: les coupes budgétaires retardent la reprise.Les pays qui ont le plus réduit leurs dépenses publiques sont ceux qui ont connu des baisses de la production les plus aiguës. Cela se confirme. les compressions budgétaires n’inspirent pas la confiance des marchés. Les entreprises n’investissent que si elles anticipent un nombre suffisant de clients. Pas Faux.

L’austérité décourage l’investissement, le FMI vient de s’en rendre compte.

Le remboursement, C’est maintenant?