Retrait pancarte coloniale à Paris: «Au Nègre Joyeux» vous dit d’aller «Moufter» ailleurs …

Enseigne Au nègre joyeux#LeCroyezVous? Aujourd’hui encore au 14 Place de la Contrescarpe au niveau de la rue Mouffetard à Paris (Ve), une enseigne en bois d’une ancienne chocolaterie se visite (coordonnées GPS : latitude: 48.844483, longitude: 2.349445). «Au Nègre Joyeux», un passé-présent où l’on voit un Noir servir du chocolat à sa maitresse – Non c’est pas ce que vous croyez, ça se disait à l’époque. « Maitresse« , cette expression liée à la servitude n’a rien à voir avec sa « joyeuse » déclinaison de notre temps-. Passons.

Ce « tableau » protégé par une vitre, daterait du dix-huitième siècle et vantait ce qui (…), disons, – je reprends-, Ce «tableau» valorisait une comique joyeuseté, le « bon temps des colonies». Ce vestige esclavagiste ne choquera plus les passants. En effet, le Conseil de Paris a décidé ce lundi de retirer l’enseigne de l’espace public. Ce « vernissage urbain » n’avait que trop duré, il était temps.

Au Nègre Joyeux Paris C'est fini

Que les esprits chagrins se rassurent. Comme ici suggéré pour l’ensemble des ces œuvres encore visibles dans notre espace public, ce témoignage de la France coloniale ne tombera pas dans les oubliettes, l’enseigne sera restaurée et conservée au musée Carnavalet (IIIe). Oui, on n’efface rien, on garde! Un « patrimoine », témoignage du passé de cette belle France que nous avons en partage. Et « vous irez Moufter ailleurs, en privé», seuls avec l’archivé, si besoin. Et comme le disait si justement Christiane Taubira

« Le seul moyen de se débarrasser du passé, c’est de le prendre en compte ».

Christiane Taubira « Le seul moyen de se débarrasser du passé, c'est de le prendre en compte ».

Ça c’est fait. Next? Les statues esclavagistes des suprémacistes Français. Oui il y en a, beaucoup, pas qu’en Amérique, en France aussi, les « prendre en compte et s’en débarrasser » une bonne fois pour toute.

Désormais, vous irez moufter ailleurs, loin de la rue Mouffetard

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​Que faire des statues des #négriers et #suprémacistes blancs de France? Question…

635px-Mascaron_nantais_02C’est bien de regarder vers les Amériques et de se réjouir du démantèlement des statues des suprémacistes blancs, il serait peut-être temps de se poser la même question pour nos suprémacistes & négriers Bleu-blanc-rouge. Oui, il y en a, beaucoup.

À toutes fins utiles, je rappelle aux uns et aux autres – comme ça- que notre belle république est truffée « d’objets du même calibre », résultat de plus de 400 ans de participation, aux premières loges, dans le  « commerce triangulaire » lors de la traite négrière. Il suffit de se promener en levant les yeux devant les riches bâtisses à Nantes par exemple – le principal port négrier français-, pour découvrir ce « vernissage d’un autre temps ».  Et pour ne pas faire de jaloux, on va citer La Rochelle, Le Havre, Bordeaux, Saint-Malo, Lorient, Honfleur, Marseille, Dunkerque, Rochefort, Vannes, Bayonne, Brest, Paris, etc. Dans les artères de ces villes, en plus des statues négriers, on trouve aujourd’hui encore, les marques de «l’Art Nègre Panthéonisé» sur les frontons de riches et belles demeures, des œuvres gravées du sceau de cette «belle époque» où le «bois d’ébène» avait une très grande valeur marchande. Aussi, Slate pose  la question: « Que faire des statues des négriers français »?  Extrait du beau papier de Slate.fr.

Le « débat sur la Mémoire de l’esclavage » est posé. Certains proposent de «Débaptiser les collèges et les lycées Colbert», ministre de Louis XIV et acteur de la légalisation de l’esclavage. Le retirer de l’espace public. Mon avis: les virer, mais ne pas les détruire, les garder dans « le Musée de l’esclavage » – À construire, dans Paris par exemple (une idée). L’option « Musée des horreurs » n’est pas à exclure. En plus – c’est dimanche et j’ai le temps, -, je propose de les remplacer par les statues des « gens propres » et qui ont fait la grandeur de la France, dans le droit fil de l’identité française, ce patrimoine commun.  A ce propos …

Pour la journée du patrimoine, Emmanuel Macron était à Villers-Cotterêts pour un retour sur un acte fondateur de notre identité: l’ordonnance de 1539 par François Ier, « qui fait du français la langue officielle », [Macron]. « Si nous parlons tous le français, c’est grâce à l’ordonnance de Villers-Cotterêts », [Stéphane Bern]. Au delà de la polémique autour de cette approximation historique,  je vais m’attarder sur le très peu cité personnage central au cœur de cet Édit: Alexandre Dumas, l’un des plus écrivains français, le plus lu dans le monde, un personnage haut en couleur qui, comme tout le monde le sait très bien, était … noir. Disons … « pas blanc » bien qu’interprété au cinéma par Gérard de Depardieu.

Alexandre Dumas.jpg_large

C’est lui. Puisque l’Édit de Villers-Cotterêts – On va dire « ordonnance Alexandre Dumas » – est l’acte fondateur de notre identité, – ce qui me propulse de facto dans « notre identité (Youpi!) – je propose de remplacer les statues des suprémacistes français par celui Alexandre Dumas, par exemple. Une statue Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-Georges à Versailles ne serait pas mal je crois. Voila pour ces deux français « victimes des négriers suprémacistes blancs de France ». Dans ce « Grand Remplacement », je propose qu’on érige une statue d’honneur à Robert Badinter, Père de l’abolition de la peine de mort en France. Le manuscrit de son discours devant l’Assemblée nationale est à lire. Et une statue pour Simone Weil – loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG)». Les gens biens, ce n’est pas ce qui manque en France. Alors, Kékonfait des statues de nos suprémacistes français? Vous avez 4 heures – et pas 400 ans-.

[PS: Dans l’hypothèse « c’est une idée insupportable! Mais pourquoi donc tu nous stigmatises? », dans cette hypothèse, je propose qu’on les naturalise citoyens américains pour commencer, puis on les déboulonne, ça passera mieux je crois. Sans oublier l’option déchéance de nationalité. De rien]

À vous.

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Indépendance « chacha » du #Congo: Et la pirogue «Les Jours heureux» toujours pas là…

Congo Indépendance Brazzaville KinshasaEn Afrique dans « le Pays Bantou», il y a deux Congo, deux capitales: Brazzaville et Kinshasa. Le Kongo, pour l’écrire à l’ancienne, est un « pays 2-en-1 » traversé par le majestueux fleuve du même nom, avec deux dates d’indépendance: le 30 juin 1960 pour le Congo-Kinshasa [RDC, Ex Congo-Belge, ex-Zaïre], et le 15 Août de la même année pour le Congo-Brazzaville (Ex Congo Français), le pays du #MadeinSape, chez bisso-na-bisso. On parlera du Cabinda (3ème Congo, ex Portugais) une autre fois.

Et pour sceller dans le marbre la liberté enfin retrouvée, André Malraux avait fait le déplacement à Brazzaville, le Roi Baudoin de Belgique avait rencontré nos cousins d’en face. « Cérémonie remise des clés », le proprio reprenait enfin son bien après des centaines d’années d’esclavage et de colonisation. L’année 1960 marquait la fin du bail en Afrique, mais dans l’euphorie, on avait oublié de vérifier « l’état des lieux sortant ». On ne savait pas …

Et depuis, comme des cons, on n’arrête pas de rembourser cette caution longue comme un bras késapélério « la dette« , plus les intérêts. Bref, passons. Ah l’indépendance! Une bien «belle époque», celle de l’espérance et du « kimpwanza », symbolisée par une mélodie mythique, « Indépendance Chacha » de Joseph Kabasselé dit Grand Kallé, une chanson référence des indépendances africaines, dans le patrimoine culturel de tout un continent – pour l’Unesco, il faut vérifier-. C’est cette agréable sonorité que je partage en ce jour 1er de la liberté de cette terre ancestrale qui m’a vu naître et grandir. Nostalgie perso, en musique, via un clip complainte de la «nouvelle génération», une vraie réussite visuelle et musicale. Chantons! «Indépendance cha-cha to zoui hé! Ô kimpwanza cha-cha to bakiri !

Non, je n’ai pas connu ce « bon vieux temps », je suis de «la génération d’après», celle qui attend toujours que la pirogue « les Jours heureux » remonte ce putain de fleuve pour accoster au Beach Ngobila (Brazza) et sur l’autre rive du Pool Malébo (Kinshasa), avant d’emprunter les «routes imaginaires» de ce grand territoire de l’Afrique centrale pour enfin déverser les bienfaits de la liberté toujours attendue comme le rappelle Alain Mabanckou. Mais bon, mieux vaut être pauvre et libre que  …  sous tutelle, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras n’est ce pas?.

Indépendance bla-bla  (version originale ici)

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« Ils ont fait la France »: Robert Badinter, Simone Veil, Christiane Taubira …

Ce tweet-rappel de Michel Monpontet mérite toute notre attention, et une illustration (c’est fait). Billet!

Je confirme, «Ils ont changé la société et personne n’a été plus insulté à l’assemblée nationale que ces trois là», 1. Robert Badinter pour «l’abolition de la peine de mort, 18 septembre 1981», 2. Simone Veil pour «le droit à l’avortement, loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG)», et 3. Christiane Taubira pour le «loi du 23 avril 2013 sur l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe», également appelé « MariagePourTous« .

Ils ont fait la France.

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Après la bataille (de Solférino), billet politique [Texte de Victor Hugo]…

[Prolégomènes]. Les personnages et les situations de ce court récit  de Victor Hugo étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes politiques – d’origine ibérique par exemple – ou des situations existantesdans l’Essonne par exemple,– ou ayant existé, n’est ni fortuite ni involontaire! Idem pour le « Caramba » dans le texte, «Toute ressemblance -blablabla-..» avec un éventuel « Premier secrétaire démissionnaire d’un parti politique » bla-bla-bla. Ce texte est antérieur aux faits présents n’est ce pas? Voila pour les avertissements. Lisons.

Après la bataille législatives au PS

La Légende des Siècles, recueil de poèmes écrits entre 1855 et 1876), résume tout l’art de Victor Hugo. Ce billet est à lire comme une peinture, un miroir observé par l’électeur de Gauche, l’Être égaré dans ce labyrinthe (politique) qui entremêle des visions éparses, reflet de l’affreux-gauchiste plongé un long cheminement qui l’éloigne de la lumière. Il erre, sur les traces de Sisyphe, dans les ruines effrayantes de l’édifice désormais en ruine.

Après la bataille. Et il a soif.

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De l’allégorie (en politique): #Sisyphe et le « rocher de #Solférino ». Petite analyse, à suivre

aisa56893Allégorie, (du grec ἄλλον / állon, «autre chose», et ἀγορεύειν / agoreúein, «parler en public») est « une forme de représentation indirecte qui emploie une chose – une personne, un être animé ou inanimé, une action, – comme signe d’une autre chose «  [Wikipedia]

Souvent utilisé à hue et à dia sur les réseaux sociauxmoi, par exemple -, en littérature comme en politique, l’allégorie est une figure rhétorique qui consiste à exprimer une idée en utilisant une histoire ou une représentation qui doit servir de support comparatif. Une «une autre manière de dire», au moyen d’une image figurative ou figurée.

C’est la formule retenue –avec intelligence, le dire- par Benoit Hamon (PS) – décortiquée par le Lab-, et par Jean Jacques Urvoas, pro #Valls, tous deux battus au 1er tour. Deux analyses allégoriques pour une petite synthèse législative.

Allegorie Benoit Hamon Jean Jacques Urvoas

A défaut de l’allégorie de la caverne (Platon), restons sur Sysiphe et « le rocher de Solférino », cette tâche qui n’en finit pas de durer ». Oui, après avoir porté ses valeurs jusqu’au sommet de la montagne en mai 2012, la Gauche toute entière se retrouve contrainte de répéter de manière ingrate la même tache face à la même montagne pour les années à venir. Des erreurs, une orientation politique aux antipodes des attentes de la grande armée des fourmis de mai 2012. Passons. D’autres explications sont possibles, celle d’Albert Camus (1942) par exemple, pour rester dans ce cycle de l’absurde

Sisyphe ( ou Benoit Hamon) est le héros ultime de l’absurde. Il a été condamné pour avoir défié les dieux (F. Hollande et Manuel Valls) et combattu la mort (La loi travail). Les dieux ont pensé qu’ils avaient trouvé une forme parfaite de torture pour Sisyphe, qui attendrait l’impossible, que la pierre reste au sommet de la montagne. Les dieux pensaient générer une frustration permanente, fondé sur l’espoir sans cesse renouvelé de Sisyphe (c’est le cas). Pourtant, défiant à nouveau les dieux, Sisyphe est sans espoir. Il abandonne toute illusion de réussite, et ….

… c’est à ce moment de désillusion qu’Albert Camus considère Sisyphe – ici Benoit Hamon- comme un héros. Avoir la capacité à continuer et à supporter le châtiment est une forme de victoire. Analyse confirmée par cette déclaration du 03 juin dernier …

Hamon Valls Législatives Essone Sisyphe

« Perdre debout, plutôt que qu’être élu couché ». Ou être battu couché, à suivre dimanche 18 juin au soir du deuxième tour.. Pour le tweet de Jean Jacques Urvoas, l’explication se trouve peut-être dans les résultats du 1er tour du côté de l’Essonne. A faire. Dans son billet du jour, Juan Sarkofrance a écrit: « La république des patrons est en Marche ». Là, ce n’est pas une allégorie.

Billet « de l’allégorie en politique« , fait.

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[Docu.] « Je ne suis pas votre Nègre », je répète.., « I Am Not Your Negro!» ici #TéléArte -…

Textes de James Baldwin (1924-1987), réalisation du cinéaste haïtien Raoul Peck, et immersion totale dans les années sombres de la lutte des noirs pour les droits civiques. Et ce n’est pas une fiction. A travers les assassinats de Martin Luther King Jr., Medgar Evres, Malcom X entre autres, un éblouissant réquisitoire sur la question raciale, d’utilité publique dans la France d’aujourd’hui, celle «de l’entre deux tours de la présidentielle», c’est à dire, de ces deux semaines sur 5 ans où l’on se souvient qu’il faut « combattre les idées racistes et le Front national». D’abord un extrait (…).

Dès ce soir sur Arte (France, 2015, 1h27mn), de nombreuses archives, un film qui interroge (avec la voix off de JoeyStarr en VF) en 1h30, un fascinant flot d’images au cœur de l’identité américaine, occidentale et française, sur ses cruautés et ses faux-semblants.

Contre le FN, oui mais tout le temps! – pour ne pas livrer la France aux assassins d’aube -, pas à la carte, «I Am Not Your Negro». (…). Si vous croyez que je suis un nègre, cela veut dire que vous en avez besoin, alors vous devez vous demander – et comprendre- pourquoi (et vous avez le temps)» …

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Eugene James Bullard, «l’hirondelle noire» du printemps de l’aviation française en 14-18.

L’ami Romain P. nous fait découvrir « la vie dingue d’un engagé volontaire » dans l’armée française lors de la 1ère guerre mondiale, et demande: « Un producteur pour en faire un film?». Oui, sur une vie au service de la France, à retracer dans un film, ou dans ce billet de blog pour commencer. Aussi, Lady & Gentleman, Monsieur Eugene James Bullard dit «l’hirondelle noire» !

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Tadam! Oui, c’est à nouveau l’histoire d’un mec, normal, enfin presque. Fils d’un martiniquais né esclave, il est originaire de Columbus en Géorgie. Nous sommes dans les années 1890.  Enfant, il est témoin du lynchage de son père, quitte le foyer familial vers l’âge de huit ans pour échapper aux discriminations raciales avec l’intention de partir loin de cette Amérique ségrégationniste.  Son père lui avait dit un jour: « En France, un homme est jugé pour son mérite et non pas pour la couleur de sa peau». Une phrase qui le marquera. Après 2 années d’errance avec des gens du voyage avec lesquels il apprend l’équitation, il embarque depuis Norfolk en Virginie à bord d’un bateau à vapeur allemand pour l’Écosse en Europe, en 1912. Au Royaume-Uni, il travaille comme «cible vivante» dans une foire à Liverpool, prend des cours de boxe, puis fait le voyage à Paris en 1913 pour disputer un match à l’Élysée Montmartre. Il décide d’y vivre, dans son futur désirable, – sans allocs-, là où son père voulait qu’il soit, c-à-d, dans « un pays où un homme était jugé pour son mérite et non pas pour la couleur de sa peau». mais ça, c’était avant! Passons.

Quand la guerre éclate en octobre 1914, Eugène JamesBullard n’avait pas encore l’âge de s’engager. Volontaire, il se vieillit d’un an tout seul comme un grand, déclarant être né en 1894 pour s’engager dans la Légion étrangère française afin participer à la 1ère Guerre Mondiale. Fallait oser. Matricule 19/33.717, il est aussitôt envoyé dans la zone de combats, dans la Somme. Oui, il y était le mec! Normal (presque), en Champagne et à Verdun! (une pensée pour BlackM en passant, et pour ceux qui ne l’avaient pas soutenu lorsque les fachos & les #identi du Printemps dit «Républicain» l’avaient conjointement chahuté au nom de la France française (sic), ils doivent avoir l’air con en lisant ces lignes). Blessé en mars 1916, en convalescence chez nous à Lyon, il est cité à l’ordre du régiment en 1917 et se voit décerner la croix de Guerre. [Jusque là, ça va les gens ? Je termine].

Blessé et déclaré inapte pour l’infanterie, Eugene Jacques (ex James) Bullard continue le combat. Intégré dans l’aéronautique militaire française en octobre 1916, il est Mitrailleur à Cazaux, élève-pilote à Dijon, Tours, Châteauroux et Avord, puis affecté au 5e groupe de Chasse dans l’armée de l’air française, effectue une vingtaine de missions aériennes et devient, avec l’ottoman Ahmet Ali Celikten [on va dire « un arabe» pour emmerder les fachos»], l’un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l’Histoire de la France. Dans les airs avec sa mascotte -un singe nommé Jimmy – la devise inscrite sur le fuselage de son avion était déjà un « message de service » comme on dit de nos jours. « All blood runs red » Trad. « tout sang coule rouge ».

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Août 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis, l’United States Army Air Service refuse de l’enrôler à cause de sa couleur de peau. – les cons, son père avait raison « la France c’était mieux pour les noirs ». Avant. – depuis, il y a eu l’Amérique d’Obama, un Président noir-. Déclaré médicalement inapte au vol par Edmunds Gros – & frisé-, le médecin américain chargé d’organiser l’aéronautique américaine en liaison avec le général Pershing  – ils ne voulaient pas d’un noir-, il est réaffecté au camp de La Fontaine du Berger en 1918 dans le Puy-de-Dôme jusqu’à l’armistice de 1918. Démobilisé, il se fixe à Paris – pas que pour les gonzesses-. Musicien de Jazz dans des boites de nuits de Pigalle à Paris, il reprend le Cabaret Le Grand Duc, 52 rue Jean-Baptiste-Pigalle,à l’angle des rues Fontaine et Pigalle-, le revend au début des années trente pour ouvrir un bar, L’Escadrille au 15, rue Fontaine. Figure majeure du jazz et des nuits de Paname, il compte Joséphine Baker, Louis Armstrong ou Langston Hughes, parmi ses amis. Il a aussi créé un gymnase 15 rue Emile Mansart, dans le 9è à Paris.

De son mariage avec Marcelle Straumann, il a eu deux filles (Jacqueline et Lolita) et un garçon. Peu après sa démobilisation, Eugène Bullard est en butte aux attaques racistes de la communauté américaine de Paris qui ne lui pardonne pas d’avoir été pilote de chasse. «Quoi? un noir pilote de chasse? Oh My God!» Bref, ils avaient du mal à l’accepter. Agressions verbales ou physiques, il était redevenu «un nègre».

En 1939 commence la Seconde Guerre mondiale, « Herr Bullard » – il parlait allemand-, est recruté par le service de contre-espionnage français pour surveiller les allemands fréquentant son bar parisien, L’Escadrille. Pendant l’invasion de la France par l’Allemagne nazie, il est incorporé comme mitrailleur dans le 51e régiment d’infanterie à Orléans, participe aux combats pour défendre la ville. Blessé, il est évacué à New York pour soigner sa blessure. Étranger dans son pays natal où ses exploits sont ignorés et minimisés, il revit dans la ségrégation raciale. Après la deuxième Guerre Mondiale – donc deux Guerres mondiales à son actif, pour la France, on note?-, il devient vendeur en parfumerie, gardien de sécurité, manutentionnaire, interprète, et tente vainement de remonter un nightclub à Paris – tu parles-. Deviendra plus tard un ardent militant de la France libre à travers l’organisation Gaulliste France Forever, sera invité à Paris pour ranimer la flamme de la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe en 1954.

Gaulliste noir & Patriote (un vrai de vrai), il est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1959 par le Général de Gaulle en personne qui le qualifie de «véritable héros français». #LeSaviezTu? Non. Normal mec, c’est pas dans les livres d’Histoire, ni dans les manuels scolaires. Multi-distingué: Chevalier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Croix du combattant volontaire 1914-1918, Croix de guerre 1939-1945, Médaille des blessés militaires, Médaille commémorative de la guerre 1914-1918, Médaille interalliée 1914-1918, dite de la Victoire, Médaille engagé volontaire, Médaille commémorative de la bataille de Verdun, Médaille commémorative de la bataille de la Somme, Médaille commémorative de la guerre 1939-1945, Médaille commémorative des services volontaires de la France libre, Médaille des volontaires américains avec l’Armée Française (American Volunteer with French Army Medal), etc, Eugene Jacques Bullard passera les dernières années de sa vie dans l’anonymat et dans la pauvreté à New York où il meurt le 12 octobre 1961. Il est enterré dans son uniforme de légionnaire, avec tous les honneurs militaires par des officiers français dans la section des vétérans de la guerre française du cimetière de Flushing, dans le Queens à New York. Trente ans après sa mort, et soixante-quatorze ans après son rejet par l’U.S. Service en 1917, il est promu à titre posthume au grade de sous-lieutenant (second lieutenant) de l’United States Air Force grâce à l’intervention de Colin Powell,  (presque normal lui aussi) alors chef d’état-major des armées américaines. Sa vie est exposé au National Museum of the US Air Force.

En 2012, l’historien et cinéaste Claude Ribbe lui consacre un récit biographique – Eugene Bullard (éd. du Cherche midi) – avec de nombreuses précisions sur cette signature qui mérite de sortir de l’ombre.

Une hirondelle, un oiseau migrateur venu des États-Unis, un héros de guerre qui s’est illustré lors de la 1ère guerre mondiale avant de remettre une couche dans la Deuxième. Mort dans l’anonymat, Eugene Jacques Bullard est un héros de cette douce France qu’il a  protégé sur terre comme dans les airs. Comme le Chevalier de Saint-George [1745-1799] – 1er noir à la cour du Roi-, Raphaël Élizé – noir & Maire de Sablé-sur-Sarthe (1929), ou  encore Severiano de Heredia, Noir et Maire de Paris (1879), leur faire une petite place dans nos manuels d’histoire serait un moindre mal. Et pourquoi pas un film? Pour visualiser en 3D le fait que la France est aussi le fait d’hommes & femmes venus d’ailleurs, d’hirondelles de toutes les couleurs de l’Arc-en-ciel.

Mais ça, si tu ne sais pas, c’est une « autre histoire »….

(Merci Romain)

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« Tajabone » à l’Élysée: Le «Jour de Gloire» des soldats #MadeinAilleurs est arrivé (Woléy!) …

Des soldats #MadeinAilleurs à l’Elysée, c’est Tadjabone. Près de 60 ans après les indépendances africaines, on fête « Tajabone à l’Élysée » , une réception tardive mais officielle par le Président de la république. Pour ces enfants d’Afrique originaires des rives du fleuve Sénégal, de la forêt équatoriale du Congo, des vallées de la Centrafrique ou des contrées ivoiriennes, le «Jour de Gloire» est enfin arrivé

François Hollande va naturaliser 28 anciens tirailleurs africains

Venus d’ailleurs (woléy), désignés volontaires sous les trois couleurs (woléy), les #AdamaTraoré, #BlackM & #Théo d’avant, (woley), ils ont formé et tenu les rangs (woléy) dans différentes opérations militaires entre 1857 et 1960 (woléy). Pour ces valeureux soldats de la «guerre de Navarre» (woléy), aujourd’hui à l’Élysée (woléy) grâce au travail acharné de la génération d’après (woléy), le Griot chantera ces valeureux guerriers qui honorent leurs Pères & Mères (woléy).

Aujourd’hui à l’Élysée, camp #decolonial, c’est «Tajabone », On fête le Tajabone. Oui, Ta..Tajabone, Woléy !

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« #Hitler, la folie d’un homme ». Et toute ressemblance toussa…

Revisitons le passé pour décrire l’actualitéfinjanvier 2017 …

Pour ne pas se perdre en arguties et en couinements de tous genres, précisons les choses:

Toute ressemblance avec une personne ou la situation à la UNE de l’INFO toussa … ne saurait être fortuite, pas du tout. Briser le silence, afin que nul n’oublie.

Mon avis, message à l’attention « des bons ». Quant aux « nationalistes du 4ème Reich » ….

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 (…) et je vous emmerde.

Cordialement.

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