Vie « extime » et réseaux sociaux: Finalement …

Juste une note. Lecture  (ou réflexion) …

Finalement, c’est très con les réseaux sociaux. La vie extime s’expose, nouvelle norme et nouveau paradigme. En même temps, faire sans, c’est très compliqué, presqu’anti-social. Reste à bien choisir son psychiatre et son psychologue. Pour les flics, pas la peine de s’inquiéter, ils frapperont à votre porte le moment venu, et c’est gratuit – prise en charge de l’État hors trou de la Sécu-.

Demain j’arrête.

Extrait/@helviala

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#06Mai2012 : C’était le jour #ÇaVaMieux, et #RadioLondres savait …

FH2012 O6MAIPutain déjà 4 ans, et comment l’oublier ? Dans la vie comme en politique, le premier jour, ça va toujours mieux – ou bien-, c’est après que ça se complique. En amour c’est pareil, et il est fortement conseillé de ne garder que les bons souvenirs.

Et le 06 Mai 2012 reste un très bon souvenir, c’était le jour #ÇaVaMieux, le seul. Après une matinée dans le bureau de vote – j’étais assesseur volontaire FH2012 -, retour à la maison pour préparer la suite, le soleil était au beau fixe. Il me faut vous dire que je savais, disons, qu’on savait grâce à #RadioLondres, ce hashtag de folie qui nous alertait sur les tendances heure après heure. J’aurais pu dire « Mon RadioLondres » car –petit rappel à toutes fins utiles-, ce joyeux web qui révolutionné le Com’(politique), c’est moi! Et oui, colleur de tweet avec la complicité de l’ami Marc Vasseur et de Rémi Sabau  – J’en parle là – Non, il n’ y a pas de royalties en la matière – je ne serais pas là sinon-, mais bon,  je garde le souvenir d’une très belle -et large- citation dans un ouvrage de communication politique. Et quand j’imagine la tête des jeunes –et moins jeunes- qui s’en réfèrent aujourd’hui, des fois j’en rigole. Bref, revenons à l’Anniv’ des 4 ans de la Gauche au pouvoir car c’est de ça dont il est question même si certains préfèrent éviter le sujet, à tort, on peut en parler sans faire de bilan –pour l’instant-. Je disais (Ah zut! je viens de perdre le fil de mes idées)… Allez, direction la Salle du Transbordeur (Lyon) ou se tenait la fête de la Rose genre « on va gagner!». Avec les enfants, les tatas, les cousins et cousines, etc, en famille, on ne voulait rien rater du décompte final sur grand écran. Il était 19h59 et des poussières…

L’Élysée venait de tomber! Ouf! Après des mois, des années de compagne -numérique- avec les copains & copines de la Team FH2012, on venait de virer Sarko! Comme c’était bien, toute cette émotion, des frissons partout. Rien que pour ça aucun regret! Non, un très bon souvenir quoiqu’il advienne. La suite n’était pas mal non plus – je cause journée du 06 mai bien entendu-. Finir dans un bon resto pour fêter l’anniversaire de «Maman», c’était une très belle soirée, la victoire de François Hollande en cadeau d’anniversaire, c’était top!

Joyeux anniversaire !

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Khonnerie des Blogs #KDB: Non, le Groupe n’est pas mort, il remue toujours 1 peu la paupière, la droite…

Le temps de revenir de Kinshasa, je dresse la table …

KDB Blogs de Gauche

« Je me souviens. Le groupe était nombreux. Trèèès nombreux. Et puis un nouveau est arrivé. Je résume un peu: le nouveau a pris de la place. Puis, plus de place. Puis le nouveau est devenu chef alors qu’avant y’avait pas de chef. Et puis, sans faire de bruit, quelques filles sont parties. Et quelques gars aussi. L’ambiance était pas terrible terrible…

Et puis le chef a viré en loucedé quelques personnes. Sans réaction notable. Alors il a encore viré d’autres personnes. Des gens pas dans la ligne. Enfin, je veux dire dans sa ligne, au chef. D’autres sont partis. Le grand chef blanc sait si tellement bien mieux que les petits négros ce qu’est le racisme. Le grand chef cadre sait si tellement que les ouvriers ce qu’est un salaire de merde. Le grand chef manager sait si tellement que les soutiers ce qu’est une stratégie gagnante. Bon, pour gagner, c’était pas ça et les branlées ont succédé aux roustes, aux torgnoles, aux raclées. Y’a des soutiers qui se sont fâchés et d’autres qui sont partis sans esclandre. Tu sais, comme le croyant qui cesse d’abord d’aller à l’église avant de s’éloigner toujours plus des idées religieuses et des croyances jusqu’au moment où il est devenu athée. Le chef est devenu très très chef : c’est lui qui savait. Bon, finalement le grand groupe est devenu petitissime. Et encore, faudrait dire qu’il y avait des gens qui ignoraient qu’ils étaient toujours affiliés au groupe, c’est dire à quel point ils s’en tamponnaient du groupe du grand chef. Et de ses deux acolytes. Il n’y a pas de groupe sans acolytes à côté du chef. Le groupe n’est pas mort. Du moins au yeux de l’équipe médicale. Il paraît qu’il remue toujours un peu la paupière. La paupière droite. »

Signé, «Un Partageux». Merci à lui, ça m’évitera de faire un billet, pour l’instant.

(re)lire: Il était deux fois, dans la Sainte-Église des blogs …

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#Net influence: Pourquoi Nicolas ne blogue plus ses stats…

240_F_52967877_HXMzXrLuWkYxrgC3nLc3laibI2uqZzzhLe Web change, les blogs évoluent, une mutation perpétuelle dans ses relations humaines et dans ses outils. Certains se posent la difficile question: « Pourquoi je blogue« . L’ami Gauche2Combat y répond avec intelligence dans un billet qui mérite votre attention. D’autres, perdus dans les grandes valeurs actuelles de la Droite et des extrêmes tentent de nous expliquer pourquoi ils ne bloguent pas ou si peu au lieu de nous dire pourquoi ils ne publient plus leurs stats…. Ah les stats! Ce bon vieux reflet de l’influence d’un blogueur z’influent! L’alpha et l’Oméga des idées, des courants d’idées. les stats, c’était le pavois…

On assiste -semble t-il- à la fin d’une époque, d’une tradition, celle de publication des stats, longtemps au coeur de la stratégie de blogage chez certains.  Aujourd’hui, c’est de ce silence statistique qu’il faut débattre. Comment l’analyser, comment l’interpréter?

Il n’est nullement question d’invectiver, ni de se moquer -juste un peu-, il est surtout question de savoir où en sont les «blogueurs de gouvernement», c’est-à-dire ceux qui soutiennent encore les «idées Valls» et, quel est leur poids -ou z’influence– sur ce qu’on appelle la «Blogosphere de Gauche». Ce billet est une interrogation, appelle à une réflexion sur le bouleversement politique qui s’observe aussi sur les blogs (politiques), un constat symptomatique de la déchéance des idées portées par l’exécutif actuel.

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Bref, je me demande: Pourquoi Nicolas ne blogue plus ses stats? Oui, pourquoi l’addict renonce à son marronnier du mois-de-l’année. Derrière cette interrogation style je me moque un peu -beaucoup-passionement-à la folie- , se cache une vraie interrogation sur l’importance supposée de certaines références sur les blogrolls de Gauche, je m’interroge sur certaines fréquentations (blogs racistes, Facho-vichystes et antisémites) que certains valorisaient, -je cite-: « Ma consœur Elooooody connait l’honneur suprême. Didier Goux a ajouté son blog dans sa blogroll. Selon les mois, ça va lui valoir des milliers de visiteurs supplémentaires et elle sera canonisée. –Jejoun, Fév.2013-« , et valorisent encore pour leur capacité -nous disait-on à alimenter nos blogs en lecteurs. Canonisée, rien que ça.

Des questions. A quand le retour des «stats-youplaboums» chez Nicolas? Pourquoi il ne blogue plus ses stats? Pourquoi ne pavoise t-il plus? Effet @b? Je pose la question.

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L’affaire «DSK et les blogueurs»: les turfistes du web, la presse et l’info équestre …

blogueurs Elysée #Cop21Hébétée, la presse découvre avec effroi qu’elle n’a plus le monopole de l’info. Hier matin sur Franceinfo on pouvait lire: «DSK a rencontré des blogueurs dans un bar-PMU», via un article marqué du sceau de « l’exclu ». Dès les premières lignes de cette info équestre, il fallait s’attendre à l’emballement médiatique, la presse tenait son «scandale du jour», la machine était en marche….

Non, le scoop n’était pas scoop, puisque tout le monde savait, la rencontre «DSK et les blogueurs» du 07 septembre dernier était connu de «tous» dans ce milieu des blogs (politiques) au moins deux semaines avant. Si,  l’info circule très bien sur le net et beaucoup plus vite que l’on ne l’imagine, c’était un «off», disons, un «chuut» c.-à-d. un secret connu par tous mais «le 1er qui le dit a perdu». Bref, un secret de polichinelle pour des agapes à «la Comète» que voici.

L’affaire «DSK et les blogueurs»: les turfistes du web, la presse et l’info équestre

Les «sachants» savaient, ils n’ont pas dépassé le local poubelle, à l’extérieur du bistro. Tout a été dit ou presque, la riposte-blog a apporté des précisions poussant certains journalistes à des correctifs (édits), mais le mal était fait comme on pouvait le lire hier sur Libération en cache: « Il a connu les soirées au Sofitel et au Carlton, mais c’est dans un bar-PMU du Kremlin-Bicêtre qu’il a passé la soirée du 7 septembre. Changement de décor pour Dominique Strauss-Kahn qui … ». Non, le «repère» des blogueurs de Gauche n’est pas un «Bar-PMU» même si la vie des blogs (politiques) ressemble parfois à un sport équestre. Non, Dominique Strauss Khan n’a pas rencontré de simples turfistes et l’angle d’édition de la presse appelle quelques explications…

  • Sur le respect du «off ». Contrairement aux journalistes, les blogueurs ont une éthique, disons, une éthique à Nicomaque, et c’est peut-être là le problème. Dans l’hypothèse d’une rencontre «DSK-Journalistes» par exemple, l’info aurait fuité et cela bien avant la rencontre, les quelques «piques» de DSK contre le gouvernement auraient fait les choux gras des éditorialistes dès le lever du jour, ce ne fut pas le cas pour cette rencontre entre DSK & les «Burkinabé du Web»j’explique, le Burkina-Faso, pays d’Afrique, ex Haute-Volta, se traduit par «pays des hommes intègres»). La naïveté des respectables trublions du Web explique en partie le respect stricto sensu du «off» imposé par DSK. Il faut croire que DSK a été «surpris» lui aussi, par ce Amen et par le peu d’audience sur cette rencontre après les comptes rendus sur les blogs …
  • De l’intérêt des « bonnes feuilles» de DSK sur le Gouvernement. Là, on touche le cœur du sujet. D’abord une chose, «Que celui a brisé le secret du off sur les propos polémiques se dénonce!» [Message de service]. S’attarder sur les seules «indiscrétions» sans mettre en avant l’avis de DSK sur les vrais sujets, c’est l’angle choisi par la presse dans ses éditions. Bonne ou mauvaise chose? Finalement, après réflexion, il est aisé de dire cela arrange bien tout le monde: 1. La presse d’abord, la polémique intéresse les lecteurs et fait vendre 2. Les blogs ensuite, de nouveau au cœur de l’actualité malgré l’attaque ad hominem de grande-sœur-la-presse jalouse de se voir remplacer par de simples amateurs, et 3. DSK, oui, «Jack is back», encore…
  • Sur le supposé « off » brillamment respecté par les blogueurs. Chez les hommes et femmes politiques, la «stratégie carte postale» a horreur du silence médiatique, et on peut penser que la discrétion imposée  par DSK ne l’était pas, ce qui fait dire à Elie Arié, présent lors de ce rendez-vous (je le cite): « pour ma part, je n’exclus pas l’hypothèse (…) que la « fuite » vienne de DSK lui-même, constatant que, une semaine plus tard, les grands médias  ne parlaient toujours pas de cette «soirée historique». Possible, la carte postale de DSK n’avait pas trouvé preneur et l’hypothèse de la fuite organisée devient plausible. Autre hypothèse: «il y avait une taupe dans la salle!». Et si ça se trouve, des photos circulent déjà sur le Darknet, et pourquoi pas des vidéos, ou de simples bande-son vu le nombre de web-addicts présents ce jour là, smartphones à la main.

Au delà de la «polémique», il serait intéressant de s’interroger sur le choix numérique de DSK. Après le « Hello twitter! Jack is back« , puis ses deux billets sur la Grèce via linkedin (Slideshare) (1.#Grèce: «Apprendre de ses erreurs» près de 3.500.000.vues, 2. To my german friends (1.700.000 vues)), DSK confirme sa nouvelle stratégie de communication, l’ancien Boss du FMI fait encore une fois l’impasse sur les anciens moyens de communication. Exit donc l’interview télé, la vieille bonne tribune dans un grand quotidien, ou, un aparté avec un journaliste. C’est donc vers les blogueurs, de simples anonymes que s’est tourné le « presque candidat » de Gauche à la présidentielle 2012. Oui, n’en déplaise à l’institution, les blogs (politiques) font l’actualité, y participe très activement, et cela malgré les « faibles audiences ». Les paramètres de l’influence sont à redéfinir.

Lire: De l’interactivité et des contenus (presse, blogs, réseaux...)

La mutation numérique à laquelle nous assistons change nos moyens d’accès à l’info, et les blogs concourent à l’émergence de ces nouveaux supports d’information, le développement de l’interactivité et des contenus participe à la nouvelle visibilité (des politiques, mais pas que), changement de paradigme. Et une certaine presse découvre l’influence insoupçonnée des blogs, s’étonne et factorise ce qui l’échappe. La blogosphère vit certes de la presse, mais elle la commente, l’alimente souvent et la fait vivre. Non, les blogs ne sont pas morts, quant à la presse …

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Romain Pigenel: la touche « crédible » de la com’ politique…

Notre ami Romain Pigenel joue les inrockuptibles dans ce papier à lire.

Oui, Romain Piginel is the new face de la com'(politique). L’occasion d’adresser une requête au Président de la République, p’tit message à Pépère.

« Monsieur le Président de la République, cher Pépère, si Romain revient à l’Elysée, j’annule tout! Non, il ne m’a rien demandé et je ne connais pas ses réelles intentions et surtout, j’ai dépassé l’âge de demander son avis aux gens pour dire ce que je pense (ça c’est fait). Monsieur le Président, je pense -et je ne suis pas le seul- qu’en matière de communication (politique), s’en priver est une erreur -si je peux me permettre bien sûr-, le garder avec vous devient un impératif surtout à quelques mois de la présidentielle 2017. Monsieur le Président, Pourquoi? 1. Pas seulement pour son look qui nous change du marouflage vestimentaire de l’actuelle jeune garde de l’Élysée, -je n’ai rien contre eux mais bon, c’est pas terrible-, 2. parce qu’il est « sous-utilisé » comme le dit si bien Julien Dray dans ce papier des Inrocks,  3. Pour son expérience, se souvenir de la compagne numérique FH2012 et de toute la bande de joyeux blogueurs et des militants numériques autour de lui, c’était quelque chose, un vrai maitre de cérémonie avec la complicité de l’efficace MedhiYanis, de la discrète Claire Heuze etc., le bon vieux temps. Monsieur le Président, dans ce mercato de la communication politique, « Ecce homo! », en même temps, je dis ça je dis rien. Cordialement…« .

Romain Pigenel, l’homme qui révolutionne la com’ du gouvernement

La photo version papier de l’article explique pas mal de choses, les détails…

Romain Pigenel communication politique les inrocks

Voila (Gloire à lui!)

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C l’Afrique: Juliana Rotich (JR), la reine des geeks d’Afrique…. #08Mars

Pour cette journée du 08 Mars 2015, Le Monde-Afrique a dressé le portrait neuf femmes qui font avancer l’Afrique, un choix subjectif basé non pas sur leur fortune, ni sur leur influence, mais parce qu’elles impressionnent par leurs talents et engagements. Et parmi ces femmes d’exception, la reine des Geeks d’Afrique, Juliana Rotich dit JR. Portrait.

C’est une africaine de la Riaspora comme je l’indiquais dans un précédent billet C l’Afrique. La fée d’Afrique comme on l’appelle dans les hautes sphères du Web (conférences innovantes TED, Forum économique de Davos, le MIT Media Lab, etc), est une brillante informaticienne née dans un village du Kenya, formée à l’université du Missouri (USA), elle est à l’origine du premier logiciel open-source #MadeinAfrica, Ushahidi. (Collecte des données géolocalisation).. Ce logiciel permet (en temps réel) de collecter, de filtrer et vérifier des données provenant de canaux tels que Twitter, SMS, les mails etc, utile pour trier les données par fiabilité non par popularité, pratique pour les organisations de secours et d’urgence. Il a été utilisé lors des violences postélectorales au Kenya (2007-2008), lors du séisme de 2010 à Haïti, par le Département d’État américain lors des TechCamps, lors du séisme de 2010 au Chili, à Washington D.C. lors d’une tempête de neige en février 2010 à l’initiative du Washington Post, ou lors des incendies de forêt en Russie de 2010.

Adoubée par le Patron de Google et quelques mastodontes de la Silicon Valley intéressés par le «potentiel Afrique», Juliana Rotich (JR) est au cœur du iHub (Nairobi, Kenya), un espace communautaire ouvert et moderne qu’elle gère avec son ami blogueur Erik Hersman. «L’Afrique est en passe de dépasser son problème géographique, se connecte au reste du monde et à elle-même». Pour faciliter l’accès à Internet en Afrique, ils ont élaboré un petit boîtier (BRCK,) fonctionnant sur batteries, permet de créer n’importe où une connexion Internet, accessible en Wi-Fi à n’importe quel appareil aux alentours, peut faire office de routeurs pour plusieurs terminaux, sans prise électrique: « If it works in Africa, it will work anywhere ». Présentation de la BRCK, KeynoteStyle, Londres 2013.

Plus d’info sur la Geekette d’Afrique sur son blog: JR (Julian Rotich), ou sur Twitter: @afromusing #FF. Oui,  la BRCK c’est chic, et C l’Afrique!.

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Games of blogs (2): Drapeau noir…

drapeau-noir-patch-a-coudre-9x9cmLe drapeau blanc érigé sur «Extimités (politiques)» depuis quelques jours est la résultante du vent glacial qui s’est abattu sur la blogosphère, à Gauche de l’échiquier politique.

«Un drapeau blanc est une trêve pendant laquelle on peut parlementer. Tu t’en sens capable?» m’a demandé David. N’étant pas Goliath, je vais me borner à répondre aux inquiétudes sincères de ceux qui souffrent de nous voir si mal sur nos blogs…

Ces derniers jours, j’ai relevé ça et là quelques interrogations, des tentatives d’explications avec «quelques regrets», et cette constante: C’était mieux avant. Oui, c’est toujours mieux avant, et qui ne saurait être nostalgique de cette bonne et vieille époque où les victimes de la vindicte des blogs voyaient déferler sur eux toute une horde d’affreux gauchistes-du-web? Être dans l’opposition, une belle époque, celle de la reconquête et de la «Grande École de la riposte en bande organisée». Le novice que j’étais découvrait avec admiration les anciens-des-blogs, ces affreux redoublants de la «session présidentielle 2007», c’était ma période initiatique avant notre réussite collective à l’examen de passage de Mai 2012. Diplôme d’entrée à « l’Université de la Majorité Présidentielle» en poche, la grande Promo #FH2012 est devenue cercle des «blogueurs de gouvernement» et a très vite tourné court, les divergences politiques ont pris le pas sur le reste, difficile de se retrouver dans ce checker (politique).

Des divergences politiques…

Après Mai 2012, «le changement c’est Maintenant» a bien eu lieu, la politique «soc-lib» enrobée dans du papier rose a fortement impacté l’unité des blogs-bataves. Difficile de défendre une ligne politique entachée par des mesures que nous avons combattu sur nos blogs du temps de l’opposition. Certains le font encore, 1. pour des raisons professionnelles (conseillers, assistants parlementaires, Community Manager (CM), etc., 2. par respect des mandats locaux (les élus) ou dans l’attente d’une investiture (les candidats) etc., 3. par adhésion politique, avec de nouvelles affinités parfois bien au delà de la Gauche. Et, les blogueurs pas encartés politiquement défendent en interne leurs convictions, certains sont partis sans laisser d’adresse, blogs fermés.

Dans ce foisonnement, le groupe devient aréopage, les tensions se font jour, les clans se (re) forment, les vieilles habitudes refont surface, les avantages d’hier deviennent les inconvénients d’aujourd’hui et la bataille Gauche-Gauche la nouvelle norme, avec les mêmes recettes comme au bon vieux temps, ça nous occupe.

La bataille des blogs (politiques)…

Il faut savoir que les «fraternelles-du-web» ressemblent à une cour de récréation: Il y’ a toujours un gentil teigneux mais sympa dans le groupe, il a l’amitié facile, aime partager son goûter et sa limonade pour plus d’affinité, toujours le premier à souhaiter son anniv’ à tous les potes et souvent taquin avec les filles, un bon copain en gros. N’empêche, il se veut et se croit «chef de groupe», lance des expéditions punitives, distribue les brevets d’anti-ceci et d’anti-cela et pense détenir la règle du jeu, j’exagère à peine.

Sur les blogs (politiques) et sur les réseaux sociaux en général, s’est installée une joyeuse violence où certains pensent détenir «le permis d’insulter », un sésame qu’ils utilisent ad libitum sous le sceau «liberté d’expression» dans des invectives à répétition. Et face à la riposte (l’auto-défense), ils parlent d’agression, un monde merveilleux codifié à façon. N’empêche, ça reste un jeu qui peut devenir très drôle (ou pas)…

Et pour finir…

Les divergences politiques (sur le plan national) précèdent presque toujours les joutes verbales sur les blogs, elles les alimentent souvent, les amplifient parfois, et les billevesées qui s’en suivent ne portent que très rarement sur les contenus incriminés car le «différent» (politiquement parlant) devient «l’ennemi», certains plus que d’autres, sa nature remplace son contenu, ses aspérités ses écrits, il cesse d’être blogueur, il devient l’autre, passe du virtuel au réel et s’adapte.

« Interdépendance réciproque, recevoir un service et pouvoir le rendre, et sans aucune relation de subordination » une définition possible des blogs, c’est du moins ce que j’ai appris dans une autre cour de récréation, avec d’autres règles, c’est ma boite à outils appliquée sur le web, ça aide. Parlementer? «My blog is Pro-friendly, J’aime les blogs», les passerelles sont toujours possibles mais certaines choses ne sont pas négociables comme je l’écrivais dans ce billet, avec un ton peut-être pas adapté, disons que c’est mon humour «avec beaucoup d’affection», aujourd’hui encore et demain si besoin, et comme nous le savons, «rien n’est plus ridicule que de refuser de paraître ridicule surtout lorsque la nécessité l’oblige».

 « cuiusvis hominis est errare, nullius nisi insipientis perseverare in error »

Amitiés.

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Games of Blogs: Drapeau blanc …

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La « théorie sur les cons » appliquée aux réseaux sociaux …

Théorie sciientique sur les cons Slate.frEn cette semaine Zemmour, le magazine Slate édite une sérieuse étude scientifique: «Une théorie sur les cons» et ce n’est pas une blague.

Oui, la connerie a fait l’objet d’un travail très sérieux par Eric Schwitzgebel, Professeur de philosophie de l’Université de Californie, il nous explique que nous avons tous besoin d’une théorie sur les cons («jerks», dans le titre original (modifié) il avait écrit «idiots-guess»). Jerk? Ça n’a rien a avoir avec la danse des années 60-70 (le jerk) de nos aînés dans leur «jerkitude» je précise. Comprendre cliniquement les cons nous permet de rester calme face à cette créature que nous croisons dans la vraie vie, au boulot, et de plus en plus sur les blogs et sur les réseaux sociaux en général.

Une jerkitude, certitude, les cons existent, il suffit de regarder autour de soi, le con, c’est quelqu’un qu’on connaît de près ou de loin: « Être con, c’est être perçu ou percevoir » pour compléter la pensée philosophique de  Francis Bacon, bref. Alors, que nous apprend cette originale Théorie sur les cons? Lecture commentée, pré-bilan de mon observation annuelle. «Les gens disent que j’dis que des conneries, alors là (j’ai une étude scientifique), je vais dire les leur» aurait dit Coluche.

aeon magazine jerk (théorie sur les cons)

D’abord une chose, je partage l’avis de l’auteur sur la définition du con: «le con est incapable de comprendre le point de vue de ceux qui l’entoure et les traite comme des outils à utiliser ou des idiots à gérer plutôt que des semblables sur le plan moral». Le con n’a pas la perception du fait qu’il est con, il pense disposer de droits différents des autres puisqu’il leur est supérieur. Il est l’opposé du «gentil» («sweetheart»), attentionné qui voit les autres comme des personnes distinctes avec des points de vue ayant une valeur. Non, pas de noms, juste quelques exemples sur les blogs et réseaux sociaux.

1. Sur les blogs: le con, souvent dans le voisinage, guette et s’imagine plus intelligent que le taulier du blog, il est donneur de leçon, il aime vous dire ce que vous devez penser ou écrire. Fidèle mais pas troll,  il est souvent 1er commentateur (le 1er commentaire d’un billet influence souvent le fil de discussion, c’est important, il le sait). Conseil: Ne jamais hésiter à sortir la machine à baffes, le con aime les blogowar, le servir, ça le valorise et il reviendra. «un con vaut mieux que deux tu l’auras»

2. Sur les réseaux sociaux (Facebook et twitter en particulier): C’est leur nouveau domaine de définition, ils ont déserté les fils des commentaires des blogs, boudent les forums de discussion et déboulent sur twitter. De plus en plus nombreux, ils nous amusent et nous énervent comme récemment devant la tragique prise d’otage de Sydney, ils ont fait un selfie, heureux comme des

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Conseils: 1. Ne jamais hésiter à faire des copies écrans de leurs œuvres pour les épingler dans un tweet ou post genre: « j’ai trouvé un con« , « le con du jour« , et la sélection du « con de l’année » à l’epiphanie pour la fève est autorisée. Aussi, 2. Pour les cas de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, d’ homophobie, sexisme etc.. les dénoncer en les citant et appeler sa TL à relayer le signalement sur Twitter pour les bloquer. La connerie oui, l’incitation à la haine ou l’appel au meurtre non.

– Le cas des cons de Gauche. Oublions un instant les cons de droite (plus nombreux au mètre carré) pour n’aborder que le cas des cons de gauche (c’est dans l’image de Slate). Il est désormais admis (j’ai lu sur facebook) que le con de gauche économise son énergie dans la lutte contre les injustices (racisme, antisémitisme, islamophobie etc.) mais décuple d’effort pour t’empêcher de le faire. Son argument type?  » Hé les gens! arrêtez de parler de ce connard, vous lui faites de la pub!». Au fait, le con de gauche n’est ni con ni de Gauche, il défend juste ce qu’il est, c’est à dire, ce que vous dénoncez. Il est presqu’aussi con que celui de droite, plus nocif et imprévisible, un très beau spécimen (non, je ne citerai pas de noms).

– Et quand le con ne fait plus rire: Pour ce dernier paragraphe, on va prendre le bel exemple de Maître Eolas qui s’est enfin décidé de traduire un strip qu’il nous livre avec un petit mot:« (…) C’est pour toi, Éric (Zemmour)».

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En conclusion, comme l’écrit Slate, « Il n’existe pas de con absolu et de gentil absolu (vrai !). Toutes les opinions ne méritent pas un traitement équivalent. Il y en a qui sont répugnantes et détestables. Ne pas être capable d’avoir de l’empathie pour un fanatique n’est pas un signe de connerie. Nous sommes tous d’une façon ou d’une autre et à certains moments des cons (et forcement le con de quelqu’un). Fort heureusement, nous ne sommes pas tout le temps des cons (sauf pendant l’apéro) et nous pouvons essayer de l’être moins ». Maintenant que vous savez (presque) tout, si vous avez des noms…

(…)