RIP Mama #WinnieMandela, to léla …

Mama Winnie Mandikizela Mandela n’est plus, l’Afrique en deuil, to léla

Winnie Mandela

Winnie? L’Ourson pour les uns (les iciciens), Mandela pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec les aventures de la courageuse Nomzamo Winifred Zanyiwe Madikizela (Winnie Mandela). Une femme forte, une vraie mère courage, une résistante. Une femme africaine. Elle a fait montre d’une détermination qui suscite l’admiration. Oui, la lutte de la libération de l’Afrique du Sud c’est elle

Winnie Mandela

Merci Mama Mandela …

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Steve #Biko,«l’autre Mandela»: Une mort qui changea le cours de l’#Apartheid …

Il y a 30 ans mourrait Stephen Bantu Biko dit Steve Biko, l’autre «l’autre Mandela».  Interrogé sur les circonstances du décès de ce militant acharné de la lutte contre l’apartheid en prison, le ministre de la justice sud-africain livra au monde cette réplique cinglante: « la mort de Steve Biko me laisse froid ». Il avait tort. La mort de l’initiateur du Black consciousness movement (Mouvement de conscience noire) fut un tournant dans l’intensification de la mobilisation sur « la question sud-africaine ».

steve-biko

Arrêté par la police le 18 Août 1977 puis torturé, Steve Biko meurt le 12 septembre en détention, officiellement des suites d’une grève de la faim (sic). Le prêche lors de ses funérailles est assuré par Desmond Tutu, futur Prix Nobel de la paix. Une mort dans d’horribles souffrances et d’éffroyables conditions de détention, objet d’une polémique internationale qui déboucha sur la condamnation du régime sud-africain. À l’ONU, le conseil de sécurité vote coup sur coup les résolutions 417 (31 octobre 1977) et 418 (4 novembre 1977) imposant un embargo sur les ventes d’armes à destination de l’Afrique du Sud. La suite de l’Histoire s’écrira avec la libération de Nelson Mandela des années plus tard.

Il a eté porté à l’écran en 1987 par Denzel Washington dans « Cry Freedom«  (ou « le Cri de la Liberté »), un film qui retrace son meurtre et l’enquête entreprise par le journaliste Donald Woods. Non, l’Apartheid n’était pas un simple fait divers ou une révolte de banlieues. Utiliser ce mot à d’autres fins, c’est méconnaitre l’immense souffrance qui le définit: le crime de l’homme contre l’homme.

Bantu Stephen Biko./ Because ...

./Nadège, Merci

C l’Afrique: Mama Miriam Makeba, the « Click Song »…

Dans la famille «Afrique» pour ce dimanche de la fête des grands-mères, je vous présente Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama [1932-2008], la «Mama Afrika».

Myriam Makéba

Dans un court entretien de 1966, Miriam Makeba interprète « Khawuleza Mama » et termine par « Oxygam » dit « click song » pour sa singularité phonique (Qongqthwane), pour ces « clicotements » dans la voix qu’on  trouve dans la tribu des Xhosas en Afrique du Sud (se souvenir du personnage fantasque du film « les Dieux sont tombés sur la tête« ). Mama Afrika, c’est maintenant..

Commandeur des Arts et Lettres en 1985 et Citoyenne d’Honneur en 1990 (France), Miriam Makeba (Mme Stokely Carmichael, leader des Black Panters) rentrera en Afrique du Sud en 1990 (31 ans d’exil aux USA, Guinée, Europe, etc.) après la libération de Nelson Mandela qui la persuade de rentrer enfin chez elle, libre, avec un passeport français.

Oui, Khawuleza Mama Makéba.

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‎À part Ted, Manuel Valls émoi…

«Alors Monsieur @bembelly! On ne vous a pas entendu sur la déclaration «Apartheid social» de Manuel Valls, allô?». C’était il y a deux jours lors de ses vœux à la presse. Manuel Valls avait déclaré : «Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever. A cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions (…), la relégation périurbaine, les ghettos (…) un apartheid territorial, social, ethnique, qui s’est imposé à notre pays».

Déjà de nombreuses réactions, de lindignation à droite (pas que), des justifications à gauche, et déjà des rétropédalages. Je vais néanmoins donner mon avis puisque l’ami Ted me le demande avec ce «Monsieur @bembelly» qui me donne plus d’importance que j’en ai. Oui, émoi….

Valls aparthed Social

Il faut se garder d’utiliser des expressions «marqueurs d’une souffrance» pour en expliquer d’autres. L’apartheid, appliquée dès 1948 en Afrique du Sud par les Boers (nationalistes Néerlandais) est une politique dite de «développement séparé» affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place en Afrique du Sud par les nationalistes (Parti national, blancs) et aboli le 30 juin 1991 après la libération de Nelson Mandela.

L’Apartheid renvoie donc à l’Afrique du Sud et à son histoire, celle des noirs des townships de Soweto. Aussi, s’y référer est tout aussi imbécile que l’utilisation d’autres marqueurs tels que «esclavage» (plus de 400 ans de traître négriere vers les Amériques) ou, « la ségrégation raciale » des noirs aux USA. Alors, l’utilisation de cette sémantique datée et localisée rouvre certaines blessures, elle est inappropriée. Les souffrances mémorielles se respectent, notre histoire récente celle de la 2ème guerre mondiale par exemple, porte elle aussi la trace d’une blessure éternelle, s’y référer pour autre chose est une profanation, c’est irrespectueux.

Au delà de l’Apartheid, c’est dans l’insidieux «s’est imposé à notre pays» que devrait se porter la polémique. Les mots ont un sens et Manuel Valls le sait,  cette déclaration ne souffre pas d’une absence de préparation. Si l’on réfléchi deux secondes, ce «s’est imposé à notre pays» est lourd de sens, je m’explique. Dire par exemple « mon beauf est très malade, on doit le garder chez nous le temps de sa convalescence, c’est une situation qui s’est imposée à notre foyer» veut dire« on ne l’a pas fait express, nous ne sommes pour rien ma femme et moi! on subit la chose etc.». Or, dans le cas des quartiers populaires, bien malin qui pourra dire que la politique (ou son absence) n’est pas responsable de la chose constatée, une autre explication est donc possible. Les choses s’imposent à nous seulement lorsqu’on a aucune emprise sur elles, ce qui n’est pas le cas pour les « quartiers difficiles« .

Pour finir, la prise de conscience est salutaire (le dire), le mot inapproprié et «l’explication» avancée est incorrecte. La «banlieue» n’est pas rose certes, elle reste néanmoins reflet de la vision qu’on a d’elle, un miroir de notre (in)action. Agir, oui, mais sans se tromper sur les causes réelles d’un tel état des lieux. Peu importe les mots? Non, ils ont un sens, et une politique (ou un dessein) ne peut se construire uniquement sur le verbe et par le biais d’une maladroite juxtaposition de mots. Agir? Oui, mais en silence si possible, c’est plus efficace je crois. Voilà pour ma contribution en Aparté avec un titre «A part TED» (Apartheid) trouvé sur twitter.

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Semainier (politique) [4]: le client africain et la diplomatie économique…

francois-mitterand-en-visite-dans-la-commune-de-khayelitsha-en-afrique-du-sud-au-cote-de-nelson-mandela-pour-un-projet-de-developpement-urbain-(electrification)La semaine politique débute par une visite d’État chez le premier client de la France pour l’Afrique subsaharienne (20% de l’export en Afrique).

Après Tonton (François Mitterrand) en 1994, premier chef d’État étranger reçu par Nelson Mandela en Afrique du Sud, Pépère (François Hollande) est en Afrique du Sud aujourd’hui et demain, dans le cadre d’une visite d’État à l’invitation du Président Jacob ZUMA. Il est accompagné de huit ministres et d’une vingtaine de dirigeants d’entreprises.

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Un déplacement présidentiel avec deux objectifs:

1. Revitaliser un partenariat économique, développer les échanges et les investissements des entreprises françaises et sud- africaines. Il faut savoir que près de 300 entreprises françaises sont implantées en Afrique du Sud, et des contrats sont en bonne voie essentiellement dans les secteurs des transports et de l’énergie. Pour les besoins de la croissance en France…

2. Établir un dialogue régulier franco-sud-africain sur la gestion des crises en Afrique. (L’Afrique du Sud joue un rôle de pompier dans les conflits en Afrique). Cette rencontre permet aussi de préparer le Sommet pour la Paix et la Sécurité en Afrique qui se tiendra début décembre à Paris.

FRançois Hollande en Afrique du Sud

Le reste de la semaine passera par le rituel du Mercredi où JM Ayrault détaillera en avant première les mesures pour le choc de simplification, avant la présentation vendredi, des nouvelles normes pour l’évaluation des politiques publiques et la modernisation de l’action publique.Notons la nième visite de Jean Jacques Baylet à L’Élysée, encore une visite de courtoisie?

Pour vos lettres de doléances, je conseille le vendredi après midi après le choc de simplification de la matinée, sauf si les choses tournent mal.

Bonne semaine.

Mandela, Expo à Paris: « De prisonnier à Président »…

Allez, un peu de culture, c’est la Saison de l’Afrique du Sud en France (première nouvelle), l’occasion de vous rendre à l’Expo Mandela à Paris. « De prisonnier à president », une expo gratuite qui retrace le parcours exceptionnel de Nelson Mandela Madimba. En lumière, sa vie politique et publique, sa sphère privée et intime…

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Plus de 70 ans de l’histoire de l’Afrique du Sud dont plus de 40 ans de ségrégation raciale, en libre accès à l’hôtel de Ville de Paris. Foncez! C’est jusqu’au 06 juillet.

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Nelson Mandela, « De prisonnier à président ».
Hôtel de Ville de Paris, jusqu’au 06 juillet.
du lundi au samedi de 10 à 19h
Métro Hôtel-de-Ville, Entrée par le parvis.
Entrée gratuite.
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