Au rythme de la #Rumba (Kongo) …

Natif d’un paradis absurdement raté, j’habite une vaste pensée, oui j’habite une merveille entre Rhône et Saône et le plus souvent, quand tout m’effraie, j’habite le rythme de la Rumba. Entrez, c’est open …

Au cœur de ce qui enchante ma vie, ces airs (Césaire) joyeux

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#BlackPanther ou l’exaltation critique du monde noir: De l’Afrique, des «racines & des ailes»

DT3EuO_UQAA4RjiCe dimanche 11h 00, pour me voir en « héros » comme le chante Kendric Lamar dans la bande annonce de BlackPanther, je suis allé au Ciné et j’ai vu. Dans l’obscurité de cette salle du Pathé Vaise et juste après le générique de ce blockbuster, j’ai traversé le grand écran pour une immersion totale dans ce «merveilleux pays imaginaire et imagé» qu’est le Wakanda. MarvelStudios m’a livré, pour 8,20 euros la séance, une réflexion que je vous propose. Viens chez moi, j’habite un culte désaffecté

Une fois passée le prisme de la référence « clin d’œil au mouvement des BlackPanthers » pour les droits civiques des noirs américains, le film installe progressivement une réflexion inclusive sur l’Afrique, il détaille ce qu’elle est, disons, ce qu’elle aurait dû être sans la traître négrière et la colonisation. Dans l’obscurité de la salle, les imperfections sur l’Afrique s’estompent progressivement, et le film de nous interroger sur la relation de l’Afrique avec elle-même, c’est à dire, sa capacité à devenir matrice d’une diaspora éparpillée à travers le monde. De l’Exode, « à l’insu de son plein gré » d’abord, désormais pour bien d’autres raisons mais toujours «à l’insu de son gré» du partant. Passons. Le « Wakanda », cette Afrique « des racines et des ailes » où il est «difficile pour un homme bon d’être Roi», celle dotée de richesses infinies n’est pas que le fruit d’une imagination hollywoodienne, elle est et peut être  un acteur majeur de sa propre émancipation.

S’opposent je disais, deux «Afrique»: 1. Celle déportée vers les Amériques et incarnée avec talent par KillMonger, fils de l’exilé qui, dans sa déchéance et sa quête d’identité, griffonne au fil de sa vie un « cahier d’un retour au Pays Wakanda », celle de son père mort aux USA et au cœur d’un terrible secret de famille. Pour ce fils Kunta Kinté, toute une vie de discrimination et de rancœur, et une seule envie: Rentrer chez lui pour admirer les plus beaux couchers du soleil du monde, assouvir cette soif de vengeance et réaliser le rêve du Père, à savoir, mettre à disposition de ses «frères Toby» toute la puissance Wakanda pour sortir du cycle infernal, en finir avec l’éternelle humiliation. Sa philosophie de vie: « Plutôt mourir que d’accepter de porter les chaines de la servitude » comme le clamaient jadis les « esclaves NegMarrons » dans les Caraïbes.

 

 

 

2. L’autre Afrique, le « Wakanda », puissante et insoumise (ne pas voir une référence à l’Ethiopie le seul territoire du continent qui a résisté aux invasions occidentales serait une maladresse), une Afrique riche et prospère grâce à sa matière première (le vibranium), une Afrique loin des tribulations du monde et nullement interventionniste, avec ses rites et coutumes, ses clans et tribus, ses scarifications Toposa des tribus Éthiopiennes ou du Sud Soudan (visibles sur le visage de W’Kabi, ou adroitement juxtaposés tels des trophées de chasse sur le corps guerrier KillMonger), une Afrique Bantoue ou Zulu dans ses intonations Xhosas (langue à clic « click Song« , Cf « les Dieux sont tombés sur la tête« ), une Afrique BaouléMalinké, Dogon ou Soninké. Bref, un film patchwork sur une démocratie très codifiée où l’on découvre des rites de successions musclées, une Afrique guerrière, Kidjo, amazone et cœur du pouvoir. Autre allégorie et non des moindres, une « Afrique Shuri« , Mwasi, innovante, celle des fractales et du code binaire en mathématiques (ce qui a donné naissance à l’ordinateur numérique d’aujourd’hui. Mauritanie, 10ème siècle -source), sans oublier celle du savoir. Une « Afrique Suisse », neutre, fictive et non violente. Oui cette Afrique-là, ce camp d’été décolonnial et non-mixte (coucou!), celle qui s’offre aux regards des spectateurs sur les 2h15 mn du film existe encore, mais elle ne le sait pas.  Elle s’ignore…

 

 

 

Dans cette invitation au voyage, s’affiche aussi une dichotomie qui n’est pas sans rappeler l’antinomie existante entre El Shabbaz Malcon X et Martin Lutter King , c’est à dire, un « Je t’aime moi non plus » entre le « nègre des champs«  et l’apôtre de la non-violence. Deux #BlackPanthers là aussi, déjà, pour deux mondes opposés sur la forme  et en même temps fusionnels sur le fond. Dans le combat de titans qui devance le générique de fin, le «méchant» est tout aussi BlackPanther que le «gentil», voire plus. La question posée dans le film est celle de savoir qui endosse quel costume. Le film reste quoi qu’il en soit, un enchantement visuel où se côtoient plusieurs univers, celui du fabuleux destin raté de l’Afrique et celui de l’« Afrique-Wakanda », celle d’aujourd’hui, toujours riche en « vibranium ( en cobalt indispensable pour les smartphones du monde) mais toujours aussi pauvre. Un vieux paradoxe…

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Et qu’on se le dise, #BlackPanther révèle avec talent et beaucoup d’approximations, la complexité du monde noir. C’est une critique exaltée de l’Afrique sans dédain ni à priori, un film qui « l’héroïse », l’interpelle et la rend belle sans pour autant masquer ses imperfections & aspérités. C’est un miroir, un beau miroir, faudrait encore que « la valorisée  Afrique » accepte de se  refaire une beauté…

[Post Scriptum: Oubliez mon avis et filez au cinéma, vous verrez un autre « #BlackPanther », le vôtre et c’est tout ce qui compte. Sauf si vous avez peur du « noir »]. Oui, « Boma mwinda, misso étiko’yoka soni ».

Black Pantherfilm de : Ryan Coogler (USA), avec: Avec: Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong’o, Danai Gurira, Daniel Kaluuya, Letitia Wright, Forrest Whitaker, Angela Bisset, Issac de BankoléGenre : Action, Science-Fiction, Aventure, Fantastique. Durée : 2h14

PS: Je vous mets mon billet que ça va faire un carton en Afrique, grave. Et du coup j’y retourne, au Ciné. À voir et à revoir.

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Afrika Obota ou « Mère Afrique » de Pierre Claver #Akendengue. Billet [@Zgur_ Music] …

Dans le casque «Extimités (musicales)» l’émouvante « Africa Obota » ou «Mère Afrique» du Grand Pierre Claver Akendengue, l’encyclopédie de la musique africaine. L’ami @Zgur_ ne jure que par lui. Il connait #AfricaObota, ce sublime chant en langue Omyènè du Gabon qu’il ne … parle pas – à vérifier-. Et ça l’a marqué, moi aussi d’ailleurs, depuis tout petit au Congo, une mélodie très présente sur le «Grundig Satellit 2000» – la radio de mon Père- toujours connecté sur les ondes courtes d’ «Africa n°1, Boite postale 001 Libreville Gabon» (comme l’annonçait le générique, de mémoire). Au menu, une longue intro symphonique qui sublime la «Mère Afrique» au rythme guitare acoustique et percussions (bongos, congas, goumbis, talking drums, etc). J’avoue, ce beau refrain «🔊Congoooôôôô-ho! Algérie! Nigéria 🎶Zaïre – Ghana🎶 – Éthiopie🎵 – Camerounnn!🎶🎶» à 2’20 m’a beaucoup marqué, une vieille addiction que je vous livre …

Pour la « récitation des pays d’Afrique » y a pas mieux, en musique en plus, je le conseille. Ouvert et très engagé, « plus grand » que Manu Dibango en Afrique mais moins connu à l’international, Pierre Claver Akendengue avait répondu au «discours de Dakar de Sarkozy» en novembre 2008 dans « Vérité d’Afrique », un album vision globale de l’histoire de l’Afrique, à découvrir.

Africa Obota Pierre Akendegue

🎶Africa! Africa! Africa! Africa ! [En savoir plus, relire billet Zgur de juin 2009]

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Et #Macron inventa la «#Déchéance de #crime contre l’humanité! La #colonisation? fini! …

#EnMarcheArrière toute! Il croyait «bien faire» en remettant le «sujet colonisation dans le débat présidentiel»- pour capter la sympathie des *issus de l’immigration*. Mais, face à une « petite Manif FN à Toulon», le voila qui « présente ses excuses». On va le traduire et le compléter…

« Pardonnez-moi les gens car j’ai péché, par action et visée électorale pour m’attirer les voix des «opprimés de la colonisation», Pardonnez-moi mes frères de vous avoir fait mal, par le verbe, en reniant mes propos de novembre dernier, Je suis désolé de vous avoir blessés(…), je ne voulais pas vous offenser. Pardon, je ne voulais pas dire ça. Promis, je ne me soumettrai plus à cette tentation, et pour me délivrer de ce mal je propose – ça va vous plaire- la «déchéance de crime contre l’humanité», pour la colonisation, fini! Je vous ai compris, Love mes frères & sœurs. Amen! 🤗

A peu près. Oui, à moins de se renier, on ne s’excuse pas sur « ses convictions », pour l’avéré

Qui imagine la France s’excuser auprès de l’Allemagne pour dénonciation de crime contre l’humanité? Qui imagine le Congo remercier la France pour ses atrocités lors de la construction du chemin de fer Congo- Océan en 1921?

Sans s’excuser, Aimé Césaire disait : « On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. » La colonisation, comme le soulignait le même Césaire est une « négation de la civilisation ». En cela, elle est un crime, une barbarie intolérable.

Tenez, je vous invite chez moi, le long de ce serpent de fer que nous empruntions en famille pour les vacances d’été, de Brazzaville à Pointe-Noire sur la côte –porte de la déportation vers les Amériques lors de la traitre négrière-. Retour sur un «crime contre mon humanité»

«Échange de culture»? Peut-être bien un « consentement » si l’on demande son avis à Laurence Rossignol. Soit, mais vous repasserez une autre fois pour les «les excuses-à-la-Macron Con» si vous voulez bien.

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Juifs Noirs (ou l’inverse): les racines de l’olivier …

Juifs et Noirs (ou l’inverse). Si ça existe, et ils étaient à l’honneur ce matin sur France 2, l’émission « Source de la Vie, aka « Judaïca » de l’excellent Josy Eisenberg. Juifs Noirs d’Afrique en Israël

Non, les Juifs Noirs ne se limitent pas aux Juifs d’Éthiopie, en majorité des Falashas dont la judéité a été reconnue par les autorités israéliennes en 1975. En Afrique, aux États-Unis, en Israël, partout dans le monde, une grande communauté sous l’égide de Capers Funnye, le Grand rabbin noir, chef titulaire de la communauté mondiale des Juifs noirs.  Une communauté installée en Israël – Alyah,- non sans difficultés (les Chrétiens et Musulmans Noirs en France, c’est pas mieux, passons, c’est pas le sujet).

#JuifsNoirs, la racine de l’olivier est en Afrique, aussi.

גלורי להם !

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Missié @FrancoisFillon, « Ma culture te souhaite une bonne année 1904, et l’Afrique t’emmerde! »

Colonisation Fillon France Culture

Signé: @Bembelly, le « colonisé » involontaire. Et si toi pas comprendre, toi lire là.

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Oui, je suis un #Afropolitain (« communautarisme » toi-même!) …

Afropolitain.jpgDans cette « période trouble de notre histoire » où chacun se cherche ou s’enferme, « se trouver » devient tendance, c’est à la mode. L’Etre se dépersonnalise de plus en plus, utilise le « nous » et boude le « Je » dans ce nouveau jeu de société, celui de l’identification à un ensemble ou à un groupe. « Il » s’isole, à tort ou à raison, sur des critères d’appartenance(∈), de revendications, voire d’inclusion(⊂) qui induit l’exclusion(), et pas seulement des autres.

Et le Grand ensemble devient patchwork, un amoncellement de sous-ensembles qui se côtoient, s’épient et s’observent. L’Ensemble devient juxtaposition de sous-ensembles, même les joutes frappées du sceau de l’identité commune (foot, Euro2016 par exemple) se vivent avec asymétrie en fonction des perf’s des entités qui la composent. Selon qu’ils appartiennent à tels ou tels entités, la faute des uns devient sujet d’invectives, et l’exploit des autres, l’occasion d’une appropriation du bien commun. Ainsi va « notre Belle Famille ». Ce matin chez mon buraliste, j’ai croisé deux « Afropolitains », Noella et Ibaka (serge) sur la couverture d’un magazine – que je découvre- Afropolitain -(là)-. Le mot n’est pas nouveau et trouve son racine dans le célèbre « négropolitain » des années 60, 70 voire avant, une expression miroir de African American pour résumer. Bref, j’ai mis un mot sur ma relation d’appartenance à la République  et je découvre – tardivement, c’est une honte– un monde inventif et persévérant dans des domaines variés. Exemple? Madjissem Beringaye, une « Black entrepreneure«  in da  Afrique Méditerranée Business -que je découvre aussi-. Alain Mabanckou? Vous connaissez.

Un univers Africa-France qu’on a trop souvent tendance à réduire au lifestyle, – moi le premier, j’avoue-, et je vais remettre une couche, saison estivale exige, pour un monde en couleur car, comme le disait si bien F. De la Rochfoucauld que je cite souvent: « Nous gagnerons plus de nous laisser voir tels que nous sommes que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas » .

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Ou l’inverse. Bref, je suis un Afropolitain et j’aime regarder la chaine Afropolitaine « Black Entertainment Television (BETv)« – avec Rokhaya Diallo dedans- et c’est pas agressif, ma case repos. Quoi? « communautarisme« ? Oui et alors? Et puis, « communautarisme toi-même ! » Voila, si ça vous va, ça me va, sinon, c’est pareil!

Billet Root’s My Name, fait.

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Sortir « l’homme Africain» des cours d’#Histoire, ils l’ont fait … #Collège

Nous sommes le 29 juin 2016 et Marion_Sc est très en colère, moi, ça va, plus rien ne me surprend désormais. « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » disait Sarkozy,  et ça ne risque pas de s’améliorer. Et on apprend qu’il est sorti des cours d’Histoire au Collège, le « drame de l’homme Africain » continue, un fabuleux destin …

L'homme africain est sorti des cours d'histoire

Nouveau «Regard sur l’Afrique», ainsi soit-il. Il faut néanmoins reconnaitre à l’Éducation Nationale « le droit d’être communautariste », c’est dans l’air du temps, soit.  Le problème de l’histoire, c’est que ça va ensemble avec la géeographie, et c’est là qu’il y a un problème. Aussi, pour éviter à certains les intelligentes questions des collégiens de demain sur ce grand espace qu’est l’Afrique et qu’ils découvriront via Snapchat, j’ai une idée pour aller encore plus loin, en finir …

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Et hop plus de problèmes! Fini les repentances, les « migrants africains » coupables-responsables du #Brexit, le grand Remplacement, plus rien! Un nouveau monde que l’on tradversera de l’Australie aux States (USA) en Jetski, en ligne droite, et sans boussole en plus ! Oui, le monde « Après l’homme Africain (ap. H. A) ». Avant il y avait JC (av.J.-C), à oublier après ce « Grand Effacement« . L’histoire des Mayas, Incas et Sioux d’Amérique? ça reste au programme, ils ne bougent pas, eux, de vrais autochtones. Amen.

Et si ce « temps livres«  gagné sur Samory-le-Malinké et Chaka Zulu peut permettre aux missionnaires de l’éducation l’identité nationale (les Clovis-du-Web par exemple) de mieux réviser l’Histoire de l’Angleterre et de l’Écosse depuis l’an 1707 « Act of Union », si ça peut aider pour réduire la géographie de l’ignorance, alors « l’Homme Africain », exilé sur la colline de la Croix-Rousse sur les hauteurs de Lyon, pardonnera. C’est toujours amusant de voir comment les gens refont l’histoire assez facilement…

« Sortir l’homme Africain des cours d’Histoire, ils l’ont fait ».

Et quand demain « les gens » mettront en place des cours d’histoire de l’Afrique -dans les banlieues- pour corriger le tir, « ils »  nous ressortiront le fameux discours-amalgame: « Stop le communautarisme! C’est pas bien de faire les choses que entre vous! Et l’intégration-à-la-française bordel! « . Les cons. Bref, « l’Éducation Nationale n’a pas voulu de nous, qu’elle se rassure, c’est pas nous qui allons lui mettre les bâtons dans ses trous ! «  [Parole de l’homme Africain citant Coluche].  Dont acte.

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«Essentiel du Droit Minier en #Afrique, Congo», Textes et législation, Roland Bembelly …

Un après-midi sous les tropiques, été 2011 à l’ombre du vieux manguier qui nous a vu grandir, j’ai eu une conversation avec un jeune juriste qui a quitté la France pour exercer en Afrique – si,  il y’ en a, de plus en plus -. ‎«Alors, cette installation en Afrique, ça se passe comment?»

«Ya Alain, c’est spécial, malgré mon expérience et ma pratique au Barreau de Paris – et de Bobigny – , l’inscription au Barreau de Pointe n’est pas automatique, j’excerce mon métier d’avocat sans plaider, pour l’instant, je traite des dossiers Droit des Affaires, y a du boulot, cela me change du Droit des étrangers – les Gav, les centres de rétention administratives, le Droit d’asile, etc.-. Tu sais Yaya, en Afrique, tout existe et tout est à (re)faire, peu de textes sont codifiés, et la référence aux codes français souvent le cas, l’adapter aux pratiques locales c’est une galère: Absence de références sur les domaines spécifiques, le Droit minier ou le Droit maritime par exemple, on traite beaucoup de dossiers clients dans ces secteurs, les lois existent mais difficile de trouver des textes de références…» Et là, je lui dis:«Et ben, tu n’a qu’à le faire! T’as la matière, les outils, écrire sur le sujet, recenser les textes et expliquer les mécanismes pour plus de lisibilité». Et, ce grand Monsieur qui n’ a jamais cité mon prénom sans le précéder du «Ya, ou Yaya» par respect pour mon «droit d’ainesse», et ben… il l’a fait! Bref, «L’Essentiel du Droit minier au Congo», ouvrage de référence est disponible dans toutes les bonnes librairies …

Livre de Roland bembelly Droit minier au Congo Afrique

En vente dans toutes les bonnes boutiques – date de parution 30 oct., 226 pages -, 70 euros valeur estimée par l’éditeur, c’est dire l’importance de l’ouvrage, page 4 on peut lire: «une référence pour garantir aux investisseurs une sécurité juridique conforme aux standards régionaux et internationaux sur la gestion des titres miniers, la fiscalité minière, les règles environnementales ainsi que les sanctions applicables au secteur. Cet ouvrage est le premier qui explicite de manière pratique et pédagogique, l’ensemble des règles, parfois complexes, d’un domaine juridique qui déroge souvent au droit commun. Complété de l’ensemble de la réglementation minière applicable à la date de parution, il s’adresse aux professionnels du droit ou du secteur minier, aux étudiants et fonctionnaires de l’administration». C’est dit.

Quatre bonnes raisons d’acheter ce bouquin: 1. C’est une première en la matière, d’ailleurs, des adaptations sont déjà prévus pour d’autres marchés en Afrique – Gabon, l’Ex-Zaïre avec ses diamants, Sénégal, Angola, etc.,  2. Pour en finir avec les «matabissi ou madesso-ya-bana» pour ne pas dire les bakchichs, cette mauvaise pratique de tous les «Bolloré» et «Indiana Jones» qui privent l’Afrique d’une grande partie de ses recettes publiques, donc pour leur dire «Attention! Ce marché a des règles de Droit à respecter, le Safari minier c’est fini!», par exemple.   3. Oui, l’acheter parce ‎c’est mon frère qui l’a écrit, – ça compte – mais pas que,  pour les dédicaces et conseils vous serez prioritaires, c’est important et ça peut rapporter gros. 4. C’est la journée de la gentillesse, en plus, c’est l’anniversaire du frangin! Donc vous n’avez plus le choix.

Dispo en ligne, «Afrique.com, Bibliothèque nationale de France», sur Amazone, en ebook, etc,.  L’acheter, se l’offrir ou pour offrir, à mettre sous le sapin, c’est du #MadeinFamille.

D’avance merci.

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#Congo: Lettre à François Hollande : «Monsieur le Président», fallait pas… #Sassouffit

manifestation-contre-le-referendumAprès la condamnation des propos de Benjamin Netanyahu sur la Shoah par la presse israélienne et par la Chancellerie allemande, on attendait que François Hollande – ou Manuel Valls – s’exprime sur le sujet, mais non, c’est sur le hold-up sur la démocratie au Congo que s’est exprimé le Président de la République.

Ce mercredi à l’Élysée, F. Hollande, l’Homme de Tombouctou s’est exprimé sur la Démocratie en Afrique suscitant le courroux de l’Afrique et celui des congolais. Le sujet qui (me) fâche? Au Congo-Brazzaville, le Président Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis 1979, bloqué par la Constitution qui l’empêche de briguer un nième mandat, organise son «RéférendumUnité» pour rester au pouvoir. Et notre bon vieux Pépère estime qu’il en a le «droit»« Nous respectons les choix, toujours, des autorités légitimes. Au Congo, le président Sassou peut consulter son peuple, cela fait partie de son droit et le peuple doit répondre».

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Pas faux, sauf que… les fiches (ou notes) de lecture présentées à François Hollande pour établir «ce discours de vérité» sont à refaire, elles contredisent toutes ses précédentes déclarations – sur le respect de la loi constitutionnelle en Afrique – et fustigent ses propres mises en garde contre «ces présidents qui veulent rester au pouvoir à tout prix», il donne quitus à Sassou-Nguesso, une sorte de «caution politique» dont il n’imagine pas la porté. La répression -déjà en cours à Brazzaville et à Pointe Noire trouve dans ces propos une «légitimité macabre». Il faut croire mon Congo vaut un retournement de veste comme l’écrit Courrier International vu du Burkina Faso, de quoi vous saper le moral. Aussi, Monsieur le Président Cher Pépère, j’ai quelque chose à vous dire, en off.

Monsieur le Président, Cher Pépère…

Je suppose que votre intention était de botter en touche, raté! vous avez fait « but! » contre la Démocratie en Afrique! Et vous savez quoi? Vous n’avez pas idée de la gravité de ces propos sur l’avenir de ce pays qui m’a vu naître et grandir. Oui Monsieur le Président, fallait pas, non, le Congo, c’est compliqué, trop. Personnellement j’évite d’aborder ce sujet (le Congo, politiquement) sur ce blog, à quelques billets près, – sauf quand lUMP y va pour renflouer ses caisses vides – je parle d’autres chosesculture, société, sape, etc-. Et comme je pense vous l’avoir dit en septembre 2012, je suis Congolais de nationalité française – Du Congo je suis, une précision utile pour définir sur ma relation d’appartenance à la République, pour mieux comprendre ce qui suit -. La ville de Pointe-Noire aujourd’hui à feu et à sang, pleurant ses morts et suscitant la colère partout en Afrique, cette ville endeuillée comme Brazza-la-verte, c’est Ma ville – en plus de Lyon naturellement -. Monsieur le Président, j’ai pensé au tutoiement dans ce billet car il est question du Congo, j’y renonce pour ne pas fâcher ma mère déjà savamment énervée par votre déclaration. Permettez donc que je garde cette distance pour vous expliquer les quelques détails que la «cellule Foccart de l’Élysée» ne connaît pas, ou disons, maitrise mal. Oui, le Congo c’est mon rayon et la consultation sera gratuite.

Monsieur le Président, Cher Pépère… Quand le congolais oublie la Sape, l’ambiance, ses études, etc., pour une diatance démocratique dans les rues de Mavula (Brazzaville) et de Ndjindji (Pointe-Noire), en hurlant « Sassouffit!», il ne parle pas petit-nègre et n’exhibe point les pas de je ne sais quelle danse traditionnelle pour fêter le fin de la saison-sèche, mais, exprime un ras-le-bol, «ékoki!» –traduction «ça suffit!»-. Et dans le rayon conneries (politiques), Denis Sassou-Guesso dit Otiombé que je connais depuis toujours, mériterait bien tout un tome dans le Wikipedia. Oui je le connais, je devais avoir 5-6 ans lorsque, ce jeune officier traînait rue Dahomey à Poto-poto Brazzaville, près du Stade Felix-Eboué devant l’Église Sainte-Anne, pas loin de l’Avenue de France, il avait une «vie privée» dans la maison qui faisait l’angle, il y venait souvent, en moto mais sans casque – pas besoin de ça Congo – et le respect des règles c’est pas sa «tasse de cacao». Oui Monsieur le Président, Sassou représente à lui tout seul «l’histoire des drames du Congo» comme on peut le lire dans ce papier de FranceTVinfo, une anthologie coup-d’Etat des années 60 jusqu’à nos jours, des faits, le vécu live de mon enfance à Brazza-la-capitale jusqu’en 1975 avant le retour à Ponton. Pour les responsabilités évoquées dans le récit que je résume, la Cour appréciera

Monsieur le Président cher Pépère, il faut savoir que Denis Sassou-Nguesso, «s’est fait» deux présidents de la République au Congo et en a destitué deux  autres à lui tout seul. (1). Marien Ngouabi qu’il avait aidé dans un coup d’État le 31 décembre 1968 avec pour lui le poste-clé de «contrôleur local» de Elf (l’actuel Groupe Total), le pétrole et les combines. Il était très actif dans les années 1970 avec une série disparition de dirigeants politiques éliminés (Kiganga, Ange Diawara), puis Marien Ngouabi, éliminé à son tour le 18 mars 1977, et une semaine après, c’était … (2). l’ex-président Massamba-Débat qui « passait« , tué lui aussi. Pierre Anga ayant mis en cause Sassou (son ami) fut assigné à résidence puis tué. Arrivé au pouvoir en 1979 après s’être débarrassé d’un autre Président de la République (3) Joachin Yombi Opango1er destitué -, Sassou restera aux commandes jusqu’aux élections pluralistes de 1992 qu’il perd, mais reviendra 5 ans plus tard en 1997 – à l’issue d’une violente guerre civile, aidé par l’armée Angolaise et par son beauf le Gabonais Omar Bongo – le mari de sa fille, ça aide – avec la bénédiction de Elf France. Exit le président élu (4) Pascal Lissouba, – 2ème destitué et 4ème du nom. Je vous épargne « le massacre du Beach » et ses 350 disparus d’avril 1989, la présidentielle de 2002 où le seul candidat capable de le battre, André Milongo, Ancien 1er ministre fut contraint de retirer sa candidature à deux jours du scrutin, la terrible répression étudiante du 11 nov 1986 avec moi dedans, Aujourd’hui? Bloqué par la constitution qui lui interdit de briguer un autre mandat, atteint par la limite d’âge fixée à 70 ans, Denis Sassou-Nguesso, 72 ans en novembre, propose un «Référendum» pour rester en place comme l’avait rêvé Blaise Compaoré avant le soulèvement populaire #Lwili où comme espère le faire Kabila de l’Autre Congo (Ex-Zaïre) et qui doit très certainement se réjouir de votre prise de position, il vous doit une bière, mieuxun litre de vin de palme!.

C’est pourquoi Monsieur le Président Cher Pépère, dût ma politesse en souffrir, j’attends quelques explications – l’Afrique aussi d’ailleurs- des mots sur ce drôle de «visa politique» qui annule ce que vous avez réussi à faire jusque là, c.-à-d., une vraie rupture avec les combines Foccart où les présidents en Afrique jouaient le rôle de Préfets de Région avec la bienveillance de Paris. « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie» disiez-vous encore récemment lors des événements du Burkina Faso en octobre 2014. Monsieur le Président cher Pépère, pour vos «ratés » en politique intérieure – économie, chômage, etc.-, je vous ai épargné mes coups-de-claviers, Manuel Valls est désigné volontaire, c’est lui qui « ramasse », il est 1er Ministre et c’est dans le forfait « politique libérale d’un gouvernement de Gauche » – Mais sur le Congo, et même si l’on peut penser qu’il vous conseille, on va l’oublier pour cette fois. Monsieur le Président, je (re)viendrais volontiers vous rendre visite à l’Élysée, et promis, cette fois je ne vous ferai pas l’offense d’un refus, comme en avril 2013 lorsque vous m’avez invité – «j’avais famille» comme on dit, un voyage en Grèce, comme vous aujourd’hui, je sais, décliner une invitation à déjeuner Rue du Faubourg Saint-Honoré, il n’y a que moi pour le faire, donc pardon – ça c’est fait -. Pour finir, juste une chose, cette note que je vous adresse Monsieur le Président, et ben, vous savez quoi? Dans le-Congo-de-Sassou, l’écrire, c’est renoncer au plaisir d’entendre le chant du coq lorsque enfin le jour se lève, l’éditer marque la fin des mes instants vacances à Ponton-sur-Mer, m’éloigne de ce soleil qui ne brille plus au Congo. En Afrique, le soleil c’est la vie disait mon Grand-Père, un ancien de l’armée des colonies, grand admirateur du Général de Gaulle qu’il avait croisé en 1944 lors de la Conférence de Brazzaville, il était désigné volontaire

Monsieur le Président, #Sassouffit.

Cordialement, cc Élysée.fr

Lettre au président 1Validation lettre au président 2Lettre président Validée

Et voila.

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