« Moi Président de l’UMP »: l’anaphore de JF Copé …

La séquence où Jean François Copé fait cette anaphore dure 3min21s et intervient en fin de débat pour la présidence de l’UMP. Il commence ainsi sa réponse à la question posée par le journaliste de UMPTV:

« Quel président de l’UMP comptez-vous être?» :

« Je veux être un président de l’UMP qui d’abord respecte les Français de Droite. Un président de l’UMP qui veut être président de tout, chef de tout et en définitive responsable de rien.»

Puis, il enchaîne avec l’anaphore constituée des cinq mots « Moi président de l’UMP », prononcés à quinze reprises :

«Moi président de l’UMP, je serai le chef d’une opposition tonique sans François Fillon et ses amis car c’est l’intérêt de l’UMP, et c’est ce qu’attendent nos militants et les Français. L’unité de notre famille sera ma  première priorité. Tous unis, rassemblés sur une ligne politique claire, la mienne.

Moi président de l’UMP, J’appellerai au rassemblement et à l’apaisement, au nom des militants de l’UMP pour servir la France. j’ouvrirai les bras à F. Fillon et à ses amis [Eric Ciotti, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez], et les invite de me rejoindre dans la grande manifestation que j’organiserai contre le mariage homosexuel et le droit de vote des étrangers.

Moi président de l’UMP, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour les restos du cœur dans un hôtel parisien, car je refuse toutes formes d’assistanat. Je ne serai pas l’homme politique d’un tout petit quartier parisien qui depuis des années veut imposer à toute la France ce qu’elle doit penser. La générosité, ce n’est pas l’assistanat.

Moi président de l’UMP, je ne ferai pas fonctionner la justice de manière indépendante, je nommerai les membres de la cocoe et du conseil national de recours pour les élections du parti. Attention au retour de la « culture de l’excuse », ce serait une régression idéologique majeure pour notre famille

Moi président de l’UMP, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant décomplexé. ‘droitisation’ c’est le mot inventé par la gauche pour essayer de nous interdire de dire clairement les choses. Je ne me laisserai pas influencer par les  électeurs de Mayotte, de Wallis-et-Futuna ou de la Nouvelle-Calédonie.

Moi président de l’UMP, j’aurai aussi à cœur d’avoir un statut pénal du chef de l’UMP; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à mon élection venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions désavouer la cocoe ou m’expliquer devant les seuls militants qui ont voté pour moi.

Moi président de l’UMP, je ne constituerai pas une équipe qui sera paritaire, avec autant de femmes que d’hommes. C’est pas ce qu’attendent nos militants et les français. Il faut dire la vérité aux français.

Moi président de l’UMP, Je mettrai en place un code de déontologie pour les vice-présidents de l’UMP, pour pas qu’ils rentrent en conflit d’intérêts avec mes décisions.

Moi président de l’UMP, les vice-présidents pourront cumuler toutes les fonctions possibles, je considère qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

Moi président de l’UMP, je ferai un pacte avec de toutes les sensibilités de droite de France. L’un des premiers défis que je vais lancer, c’est de retrouver la fierté d’etre de droite, ne plus avoir honte de hisser haut nos couleurs, assumons pleinement et fièrement ce que nous sommes.

Moi président de l’UMP, je ferai en sorte que les partenaires sociaux ne puissent appeler à la grève pour bloquer les français dans leurs déplacements vers le siège de l’UMP. Je  modifierai ce qui relève de la loi.

Moi président de l’UMP, j’engagerai de grands débats sur la viande hallal, sur la burqa. J’ai évoqué  le pain au chocolat et le racisme anti-blanc dans cette compagne, il est légitime qu’on puisse avoir sur ces questions-là de grands débats de société. Oui, aujourd’hui, il y a en France, une droite décomplexée, et à côté une droite qui se sent coupable.

Moi président de l’UMP, je n’organiserai pas de nouvelles élections pour mon parti, car je pense qu’il est normal que l’actuel président de l’UMP soit le candidat de la famille pour la présidentielle de 2017.

Moi président de l’UMP …

Le journaliste arrête enfin Jean François Copé qui termine ainsi cette séquence en justifiant l’un de ses slogans de campagne, « La Droite décomplexée»

|inspiration|

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