De Montauban à Toulouse > Le poids des mots…

Non, ce n’est pas la faute aux jeux vidéo comme le pense Laure Manaudou. Le Mal est plus profond. Panser les maux de la société, penser les mots justes pour les familles endeuillées, les mots pour expliquer ce qui ne doit pas être.

Se taire, respecter le silence
La mettre en veilleuse, se recueillir
Puis, dénoncer le Mal
Chercher les coupables
Le dire.

C’est la faute à personne? Je ne pense pas non…

1. D’abord à Montauban, trois militaires lâchement assassinés. Leur particularité? Maréchal des Logis Chef Imad Ibn Ziatem, Caporal Abel Chennouf, Le Para Mohamed Legouad, tous trois d’origine musulmane, …
2. Le quatrième militaire, blessé, Loic Liber d’origine antillaise.
3. Aujourd’hui, ce matin, devant cette école de Toulouse, l’innommable: des enfants tués (Areyh 3 ans, Gabriel 5 ans, Myriam 7 ans, un jeune adulte (Rabbi Jonathan Sandler, le père de Areyh et Gabriel) dans son devoir de père au nombre des victimes. Particularité? De confession israélite. (source).

Des victimes, avec une particularité commune en plus de la nationalité. Pas besoin de faire un dessin, ni de mot pour le dire…

Les coupables? Semble t-il d’anciens militaires, des « branquignols » proches des mouvements « néonazis« , de l’extrême droite selon lepoint.fr. La similitude des origines des victimes devrait nous pousser à réfléchir sur la société, sur notre modèle de société. Insinuations à répétitions, invectives affichées contre certaines catégories de la population, allusions affichées sur les rites et coutumes des uns des autres etc… Tel devient le flot d’un certain langage dit décomplexé. La faute à personne? Peut être pas…

Certains pèseront le poids de leurs mots, ils réfléchiront sur les conséquences implicites de leur récréation verbale et, sur la responsabilité de leurs mots sur les maux de notre société. Tout n’est plus possible...

Éprouvons.

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