Pulvar-Tapie: Psychanalyse politique et clash…

Sur le plateau de itélé, Bernard Tapie n’était pas dans un cabinet de psychanalyse et Audrey Pulvar n’était pas là pour écouter ses confidences. Ça donne…

C’était musclé. Pourquoi une telle attitude de la part de Bernard Tapie? Entre autres raisons, il faut peut-être replonger dans la genèse de Bernard Tapie patron de presse et se souvenir de son différent avec Arnaud Montebourg, l’ex-compagnon d’Audrey Pulvar, c’était en 2012Le Ministre du Redressement productif était opposé à l’offre Tapie pour la reprise du Groupe Hersant (La Provence, Nice Matin, Var Matin, Corse Matin, France-Antilles et les Nouvelles de Calédonie). Arnaud Montebourg et François Villeroy de Galhau (BNP Paribas), avaient formulé une de dernière minute émanant du groupe belge Rossel. Au final, c’est l’offre Tapie qui a été retenue, moins quelques titres (Nice Matin etc…).

(…)

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Clash Pulvar_Wauquiez: La Droite et le « fantasme de l’écran plat »… #ARS

[Relire, édit. 18déc. 2011]. Audrey Pulvar, chroniqueuse chez Ruquier s’est payé Laurent Wauquiez dans l’émission ‘’On n’est pas couché’. Elle reproche à ce dernier, le fantasme de l’écran plat

« Vous parlez des pauvres comme des assistés, des drogués, des alcooliques, qu’on ne pense qu’à eux… », (…)  « En quoi était-il utile de nous expliquer que parmi ces gens, il y a des problèmes d’alcool, de drogue? », « vous êtes dans le fantasme de l’écran plat: à chaque rentrée scolaire, la droite dit que les allocations de rentrée servent à acheter des écrans plats et des Playstations et que ce n’est pas bien du tout », « ce fantasme de l’écran plat, il est là » – Audrey Pulvar (vers 4’30)

Le fantasme de l’écran plat, une nouvelle fragrance

A retenir.

[MAJ] Nouvelle Fragrance : ‘Honte’ de Guerlain … à rebrousse poil…

D’abord cette vidéo en guise d’introduction

Puis, cette réponse d’Audrey PULVAR. article que j’aurais aimé écrire. Lecture.

A rebrousse poil… [Nègre je suis, nègre je resterai*]…

Par Audrey Pulvar, France inter…

Audrey Pulvar

L’arabe menteur, l’arabe voleur, le chinois travailleur mais sale, le juif cupide, la française sexuellement libre, le latino chaud lapin, la négresse panthère, la négresse lascive, le nègre danseur, le nègre rieur, le nègre footballeur, le nègre paresseux… strike ! En cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres, des idées à fournir à monsieur Jean-Paul Guerlain pour son petit précis de clichés racistes. C’est donc celui du nègre fainéant, bon à rien, qu’il aura choisi de nous servir, dans un silence sidérant, sur le plateau du 13 heures de France 2 vendredi dernier.

« J’ai travaillé comme un nègre, je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… ». C’est la deuxième partie de la phrase, 13 mots, qui lui valent… quoi au juste ? On a bien cherché, on a bien attendu pendant tout le week-end, dans la bouche de tous ces responsables politiques, un début de condamnation, d’émoi, d’indignation. Seule Christine Lagarde a réagi. Pour les autres, on attend encore. En France, on peut donc prononcer des paroles racistes à une heure de grande écoute, sur un média national sans qu’aucune grande voix, politique, intellectuelle ou artistique ne s’en émeuve. Oh, les associations font leur job, qui menacent de porter plainte. Mais qui parle de racaille ? De scandale ? De honte ? D’obscénité ? De crachat ? Le crachat, que ce très distingué Monsieur Guerlain a jeté non seulement à la figure de tous les Noirs d’aujourd’hui, mais surtout, cher Monsieur Guerlain, sur la dépouille des millions de morts, à fond de cale, à fonds d’océan, déportés de leur terre natale vers le nouveau monde. Ces millions de personnes asservies, avilies, déshumanisées, pendant quatre siècles, réduites au rang de bras et de mains destinées aux champs de coton, aux champs de canne, à la morsure du fouet ou celle du molosse, tous ces esclaves, vendus comme une force de… travail ! Pas des hommes, non, ni des pères, ni des mères à qui l’on arrachait leurs enfants pour en faire d’autres bêtes de sommes, pas des humains, mais des outils, du matériel. Des marchandises.

Cher monsieur Guerlain, vous dont l’un des parfums suffisait, à lui seul, à rassurer l’enfant que j’étais quand sa mère s’absentait, vous dont le nom m’a accompagnée, de mère en fille, de sœur en sœur, aussi loin que remontent mes souvenirs et dont je ne pourrai plus, jamais, porter la moindre fragrance, moi négresse, je vous relis, je vous dédie ces quelques lignes, signées Aimé Césaire : « Vibre… vibre essence même de l’ombre, en aile en gosier, c’est à forces de périr, le mot nègre, sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse, le mot nègre, tout pouacre de parasites… le mot nègre, tout plein de brigands qui rôdent, de mères qui crient, d’enfants qui pleurent, le mot nègre, un grésillement de chairs qui brûlent, âcre et de corne, le mot nègre, comme le soleil qui saigne de la griffe, sur le trottoir des nuages, le mot nègre, comme le dernier rire vêlé de l’innocence, entre les crocs du tigre, et comme le mot soleil est un claquement de balle, et comme le mot nuit, un taffetas qu’on déchire… le mot nègre, dru savez-vous, du tonnerre d’un été que s’arrogent des libertés incrédules ».

© Audrey Pulvar lundi 18 octobre 2010

Aimé Césaire qui, à l’insulte, répondit aussi un jour : « Eh bien le nègre, il t’emmerde ! ». Moi aussi (@bembelly).

Extraits du poême « Mots », du recueil Cadastres, d’Aimé Césaire. *Nègre je suis, nègre je resterai, Aimé Césaire, entretiens avec Françoise Vergès, éditions Albin Michel, 2005.

Mise à jour 22 octobre 2010…

Le silence pesant des politiques et autres journalistes n’a pas découragé les acteurs des réseaux sociaux. La nouvelle s’est répandue sur Twitter et Facebook au point que Guerlain propose une réponse officielle, sous forme de lettre sur la page facebook de la marque. Propos sincères ? Simple communication commerciale ? On partagera certes la condamnation mais, pas sûr qu’on devienne  » FAN » de la page Facebook de la marque  »Guerlain »… Trop facile…

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