#Trump: Time to go… au diable!

The End, pour l’ensemble de son œuvre, et singulièrement pour son putsch manqué au Capitole, à Washington le 6 janvier dernier, par ses sympathisants suprémacistes de l’alt-right américaine, des illuminés qui prévoient – dans leur manifeste – l’enfermement des juifs et des Noirs dans de gigantesques camps de concentration.

Habemus Joe!

./…

Du non-respect des règles et des réactions sur les réseaux sociaux: infographie…

Vous parler du bannissement de Donald Trump sur les réseaux sociaux et des réactions ampoulées sur Twitter? La tentation est grande, je pourrais, en axant mon propos sur le profil suprémaciste de ce dernier. Je pourrais, en évoquant le tristement célèbre Président ivoirien Laurent Gbagbo – qui comme Trump, avait contesté les résultats d’une présidentielle en 2010 avec incitation à la guerre civile | Rappel: 4 envahisseurs morts au Capitole plus un policer suite appel de Trump (Laurent Gbagbo avait fini à la Cour pénale internationale CPI). Oui je pourrais aussi évoquer les racistes et antisémites virés à juste titre des réseaux sociaux pour les mêmes faits, sous nos applaudissements unanimes. Pour ne pas se perdre en arguties tant le bal des hypocrites est énorme, allons à l’essentiel, infographie

Simple, basique. Juste une question – trouvée sur Twitter-: «Comment peut-on, à la fois, demander, tous les jours, que les comptes propulsant la violence, le mensonge et la haine sur les réseaux sociaux soient bannis et s’insurger lorsqu’un compte propulsant la violence, le mensonge et la haine est banni ?». Vous avez 4 heures.

De qui et de quoi parle-t-on à propos de Trump? Dans un thread de 4 tweets Audrey Pulvar apporte une réponse éclairée: «De quoi parle-t-on à propos de #Trump ? De racisme, d’homophobie, de suprémacisme blanc. D’un président officiellement soutenu par le KuKLuxKlan, qui a publiquement appelé les milices d’extrême-droite à tirer sur les manifestants soutenant GeorgeFloyd, d’un supporter des #ProudBoysUSA [.] De quoi parle-t-on à propos de #Trump et de son «expression» ? D’un président qui a soutenu les miliciens armés qui ont envahi le Capitole du Michigan (avril 2020) et prévoyaient d’enlever la gouverneure démocrate de cet État. D’un homme se vantant d’être un «Pussy grabber» [..] D’un président faisant pression publiquement sur le ministère de la justice de son pays pour obtenir des peines allégées pour ses amis ( Affaire R.Stone) … D’un homme qui n’a cessé de répéter que la presse est «l’ennemie du peuple» and so on… [..] Il n’est pas interdit de réfléchir 45 secondes et de se rendre compte que faire aujourd’hui de #Trump le symbole de la liberté d’expression opprimée n’est rien moins que la plus spectaculaire fakenews jamais inventée. Donald Trump n’est pas une victime. C’est un agresseur».

Faut-il tolérer l’intolérance de Trump? Faut croire que, il faut avoir été – ou être – dans le viseur de Trump & de sa clique de suprémacistes pour voir en ce bannissement un souffle d’espoir, un répit, voire une pause dans ce statut de cible  permanente de la haine raciale qui les anime. Faut croire que l’humain ne combat avec justesse que ce qui l’affecte directement. Simple constat, quoique. Il me faut dire qu’il y a des gens de bonne foi parmi ceux qui s’inquiètent du pouvoir des GAFA sur la prise de parole en public. Ce que je leur reproche néanmoins – je vais me gêner -, c’est de prêter leur voix à cette homélie numérique de concert avec les «assassins d’aube» Au fond, et qu’on se le dise, ce que ces derniers ne supportent pas dans ce bannissement, ce n’est pas le bannissement en soi, ce n’est pas une prétendue atteinte à la «Liberté d’expression», c’est «le crime contre soi» comme disait Aimé Césaire. Oui, ce qu’ils ne supportent pas par dessus tout, c’est le fait de voir s’appliquer sur l’un des leurs, des règles dont ne relevaient jusqu’ici que les «coulis des réseaux sociaux» dont ils pensaient être les Maîtres.

Et c’est là le grand reproche que j’adresse aux pseudos «démocrates des réseaux sociaux», aux «chiens de garde du racisme», aux «macronés lèche-chèques», aux «journalistes goitreux endollardés de sottises», aux «pseudos intellectuels convaincus de leur «supériorité numérique», etc. On leur reproche d’avoir trop longtemps rapetissé la liberté d’expression, d’en avoir eu, d’en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale, et tout compte fait, sordidement raciste (Césaire).

(Relire en cliquant sur les liens insérés)

./…