Tintin au Congo, Le prince William d’Angleterre a osé…

Oh My God! Cela m’avait échappé Il a osé? Faire son Tintin au Congo?. Ah! ça vous revient? Si? Tintin au Congo de Hergé a trouvé son héritier.. Sur Twitter (@Mogadishow) circule cette image du Prince William d’Angleterre lors de sa visite officielle à Tuvalu le 18 septembre 2012, dernière escale de sa Royale tournée avec Kate dans le Pacifique…

Oh Mon Dieu! Liberté d’expression ou Liberté de se faire porter? Cliché? Choqué? Non? juste un peu? Une nouvelle caricature? Je sais, je vois déjà quelques uns me dire: Tintin au Congo c’était un autre temps, une autre époque etc. Et le Prince MachinTruc n’a-t-il pas à disposition des citoyens de sa royale majesté pour le porter? Trop occupés dans les bistrots de Londres à éponger les excédents de bière?

Atteinte à l’image des noirs de France et de Navarre en plus de ceux d’Afrique et du Pacifique? Oui, c’est moins grave que les seins nus de Kate dans Closer (pas terrible selon Jegoun). Et Môssieur s’autorise une plainte contre notre Liberté d’édition en France, personne ne crie au scandale, rien. Et cela après s’être fait porter par des gens pacifiques! C’est normal me diront certains.

Si Closer veut bien me refiler les ruchs du shooting de Kate Middleton, je ferai avec plaisir mon Charlie Hebdo, je vais me gêner…

Édit: 12 heures après l’édition de ce billet, je le complète juste pour vous dire que, cette nuit, j’ai fait un cauchemar. Le Président du Congo, en visite à Londres s’est laissé porter dans les rues de Brixton, le quartier Black . Scandale pour the SUN  avec ce titre à la UNE : Nigger king on tipoye in London! Article très vite repris par LeFigaro: Scandale à Londres: Le Roi Nègre et son Tipoye ‘’.

De plateau télé en invité spécial, Tipoye bashing à tous les étages (tipoye=chaise à porteurs au Congo), avec les images INA de ‘‘Bokassa 1er’’Un vrai cauchemar. Pour finir, j’aurai compris si c’était le Pape par exemple, il vieux, très vieux, et certainement avec des problèmes d’Arthrite (si la PapaMobile en panne, Dieu vous le rendra toussa, Amen, etc), On peut. Mais, un ‘’jeune’’, à l’ère du tout numérique et d’internet?

C’est peut être juste une nouvelle tendance en Europe, faire son ‘’belge’’

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N. Sarkozy- JF. Copé et le nouveau concept du con-vaincu…

Jean François Copé s’est lancé dans l’éloge emphatique et exagéré de Nicolas Sarkozy dans sa quête du Graal: La Présidence de L’UMP. Essayons ensemble de trouver des éléments constitutifs de ce nouveau concept politique du con-vaincu.

D’abord, le con-vaincu (en deux mots) excelle dans le discours d’apparat, son lyrisme loue et célèbre avec faste les actions et vertus du «vaincu», son modèle. Il en exalte les valeurs avec onction pour que la gloire de ce dernier rejaillisse sur lui.

En se référant à la définition de Panégyrisme (notre «référence» théorique), on peut affirmer que le con-vaincu est adepte de la brosse à reluire, il peut, sans difficulté, se glisser dans les habits de sa référence spirituelle non sans rappeler  tout ce qu’il a pu accomplir de louable (selon lui), au cours de sa carrière. C’est l’exercice délicat auquel s’est prêté Jean François Copé,  notre désigné-volontaire dans son clip de campagne

Dans l’exercice de l’éloge, le con-vaincu flatte le sujet-vaincu (par F. Hollande), amplifie la caricature, ne cultive plus ses  »réflexes d’impertinences », pourtant sa marque de fabrique. Au risque de paraître comme une pâle copie de son modèle (V.Pecresse), il arbore sans complexe les oripeaux du vaincu (Drapeaux, Discours –Villepinte TrocadéroConcorde) dans l’espoir de réussir à nouveau un bon coup: «Sarkozy me voulait beaucoup de mal, mais il m’a donné un réseau de parlementaires, alors que je n’en avais pas. Maintenant, il me donne un réseau de militants, alors que je n’en avais pas non plus»[JF Copé, Novembre 2010, Prise de l’UMP].

C’est une filiation qu’on pourrait qualifier d’incestueuse (même famille politique), fait de haut et des bas. L’un redoutant l’autre sur l’air d’un «je t’aime moi non plus». Fayotage  réciproque, Modus vivendi car con-vaincu l’un et l’autre…

Le con-vaincu ne s’embarrasse donc pas de la morale. C’est le prototype même de la personne qui, avec trois fois rien, peut transformer un hectare de forêt en véritable jardin potager. Non, il n’est pas écologiste. Lorsqu’il fait preuve d’humour, la référence à sa propre personne s’inscrit toujours en filigrane: « Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand; tu devrais en garder un double ». Prix de l’humour politique, 2009. Excellent…

A son image, le con-vaincu n’existe que par le prisme d’une référence tutélaire. Ils sont miroirs l’un de l’autre. La surexposition des actes, images, éléments de langage, posture etc,  cache en réalité une sordide volonté de filiation-dénonciation. Plagiat, détroussage…

«Présenter les échecs de son modèle en simulant l’éloge, c’est pour mieux «tuer le père» . Échecs qu’il promet d’éviter. C’est toujours lui le meilleur, il en est con-vaincu convaincu».

Il n’est donc que reflet d’un autre con-vaincu (Chirac-Sarkozy, VGE-Chirac, Le Pen-Bruno Megret etc) et peut se définir comme un troll politique à droite de l’échiquier politique, adepte du  »détroussage politique‘. Il n’a pas les facultés d’un bon collaborateur. Pour finir, Le seul défaut du con-vaincu, c’est qu’il l’est et s’en félicite. Heureusement pour la société, le dernier mot revient au militant-électeur…

Le con-vaincra t-il?