Carnet des runes: Des adieux…

«Dans les carnets intimes du messager des runes (*), l’écriture est en transe & clignote à la une des mystères des amants & de leurs infortunes. [Des adieux …] Et des mains maladroites & moites au soir trop chaud raturent les fantaisies de Schuman au piano. Les cris des martinets sur les toits de Soho. [Des adieux …] Et les noires sentinelles drapées dans leurs guérites n’ont plus besoin d’antennes-paraboles-satellites pour capter le chagrin à son extrême limite. [Des adieux …] Après de vagues lueurs, d‘ultimes prolongations on repart à genoux, le cœur sous perfusion au bord de la faillite mentale mais sans passion» [Des adieux …] Déjà le vieux veilleur mélancolique nous guette annonçant des avis d’orage & de tempête | Mais bientôt le silence nous fait mal à la tête [Des adieux …] Mais on finit toujours par noyer son cafard dans un taxi-dancing ou dans un topless-bar, on finit toujours sur l’éternel quai de gare»

Dans les premières paroles de cette mélodie de Tiéfaine, partagée par Ervé qui fait ses adieux au Sud pour Paname, j’ai cru entendre «Dans les carnets intimes du messager des rues» comme écrit dans son tweet. Il est ici question de «Runes», un mot que je ne connaissais pas j’avoue (et Tiéfaine c’est pas Tabu Ley non plus). Et c’est là que mon esprit torturé – quand je ne comprends pas – s’est mis en branle pour (le) savoir. Oui, une chanson s’écoute toujours avec traduction et les paroles de la mélodie cachent souvent de beaux trésors. J’ai trouvé, je résume…

Runes. Étymologiquement ce mot signifie secret, chuchotement ou murmure. Les runes c’était un art sacré issue d’un vieil alphabet germanique appelé Futhark (composé des 6 premières lettres de l’alphabet runique: Fehu, Uruz, Thurisaz, Ansuz, Raidho et Kenaz , donc Futhark). Pour faire simple, Rune c’est l’écriture secrète du parcours initiatique de l’être humain tout au long d’une vie terrestre (et certainement la préparation à une autre).

«Des adieux», que nous allons faire au confinement. Sortir et s’en sortir, pas facile. Demain dans la Rue, des Runes, des Ruines? Il nous faut respirer «l’R» du temps, « il est facile d’arriver et difficile de partir » m’a soufflé une copine sur Twitter. Elle a raison. La vie n’est que confinement-déconfinement, un voyage, une marche sans fin. À lundi («Alain a dit»|vous l’avez?»).

♬ Dans les carnets intimes du messager des runes, des adieux ♪….

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Réflexions inachevées, des certitudes envolées…

Le confinement n’est que suite de journées singulières et je n’ai pas tenu un « journal de confinement». Par principe, je voulais garder la liberté de ne point me fixer de contraintes. Écrire au gré de mes envies et de mes passions, une règle. Prendre des notes éphémères si nécessaire, les partager si besoin de vos remarques & observations. Égoïste? On peut le penser mais, faire l’éloge de la paresse présente quelques avantages. J’ai néanmoins pris des notes – que je vous ai épargnées -, des bouts de rien, certaines ont fait l’objet de paragraphes dans de récents billets, d’autres notes n’avaient pour seul intérêt que la description de l’ennui. Du confinement j’ai préféré lire le silence. Partageons l’inachevé…

Confinement reflexion Bembelly

Que retenir de ces singulières journées?

Beaucoup de choses, peut-être rien d’intéressant au final. Le temps fera son tri et du débriefing qui suivra il en sortira quelque chose. Peut-être. Comme Notre Dame de Paris, le monde s’est arrêté, notre vie est … «déserte, vide, inanimée, on sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide; c’est un squelette; l’esprit l’a quitté» [Victor Hugo, 1831].

Un arrêt relatif car les aiguilles du cadran ont tourné en rond, moi aussi. Oui l’horloge du temps, quand celle biologique battait la chamade avec la peur pour compagnon et l’incertitude pour maître des émotions. J’ai voyagé dans ma pensée, une joyeuse chevauchée dans mes souvenirs. Demain se dessinera au fusain? Avec des crayons de couleurs? Qui sait. Seuls ses contours sont connus, tracés à l’encre de Chine [vous l’avez ?].

De singulières journées je disais, sans cesse à l’identique et différentes à chaque fois. Des « journées rewind » en somme, la même, celle d’un monde qui découvre avec effroi qu’il s’apprêtait à sauter dans le précipice puis rattrapé de justesse par un harnais. Ouf ! Notre monde vient de se rendre compte que son « parachute » était défectueux, le choc. Je suis ce monde-là, et nous le sommes collectivement dans cette parenthèse machiavélique où « celui qui contrôle la peur des gens devient le Maître de leurs âmes». Les nôtres le sont. Peur de sortir le temps de la liberté autorisée, peur de ne plus être là, de partir avec certes la consolation de retrouver ceux qui nous ont précédés mais avec la douleur de quitter les présents. Oui j’ai pensé à mon épitaphe: «Ne pas déranger, il se repose». Ça m’ira très bien. Pendant le confinement, il nous fallait contrôler nos peurs, apaiser nos phobies pour être à nouveau maître de nous, c’est à dire, libres. C’est l’un des enseignements que je tire de cette parenthèse ou le mot confinement peut se définir par «faire le deuil de ses habitus». Le paradigme est devenu obsolète, un virus s’est installé, une mise à jour s’impose pour que demain soit sans venin ni stratagème. Bref, une période de rémission. Je ne sais pas ce qu’il y a de spécial chez l’humain, ce que je sais – me concernant – c’est de m’être jamais autant éloigné de celui qui ne m’a jamais quitté.

Accepter la solitude ou la refuser? Ici, entendre par solitude, ce moment où l’on est seul avec soi entouré ou isolé. Le refus de la solitude peut se lire comme acte de sociabilité, une volonté d’ouverture à autrui, «d’intégration» comme diront certains. J’en doute. Il n’est peut-être que simple refus de soi et besoin des autres, désir de compenser un manque, une dépendance. En effet, offrir à autrui ce que l’on se refuse à soi est un paradoxe. Aimer les autres c’est d’abord vaincre la phobie de sa propre personne, c’est pouvoir lire son reflet et s’assurer qu’il est conforme à celui perçu par les autres. Ce paragraphe est sans intérêt car chacun vit l’introspection avec sa boite à outils. Certains malgré eux, d’autres avec joie, voire avec délectation.

Des certitudes envolées. Dans ce temps suspendu, j’ai porté le parfum de mes peurs avec élégance – enfin, je suppose. Contraint et comme chacun d’entre nous, j’ai érigé l’égoïsme en norme sociale – distanciation sociale –, je me suis isolé pour sentir la fragrance de mes certitudes, et j’ai découvert l’aigreur de l’incertitude. Un vie goût pomme, cerise, framboise? Je dirais plutôt mangue, canne à sucre ou noix de coco. Un peu de chaque. Ma vie est un cocktail d’essences multiples, un mélange incertain. Il me faut ajuster les doses pour une alchimie parfaite mais je ne suis pas barman. Ma vie est ivresse je pense, elle est révulsion quand j’exaspère – ou quand je m’exaspère-, elle est vénéneuse dans l’adversité. Faite d’actes manqués, de doutes certifiés, de rendez-vous avortés, des certitudes envolées, elle est exaltation des passions. Une vie simple, douloureusement joyeuse, exubérante, ennuyeuse et excessive.

Elle est à mon image, une réflexion inachevée

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#Déconfinement | Infographie (ce qu’il faut savoir…)

À toutes fins utiles, je vous pose ça là (et dites pas merci). Ce qu’il faut savoir de A à Z ..

Déconfinement Infographie ce qu'il faut savoir Mésures.jpg

Bref, «sortez couverts!». De rien.

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Après le #11Mai? Je quitte la France, #JourdAprès oblige, vivre là-bas…

Jourd'Après Confinement Afrique RumbaOui j’y pense, de plus en plus ces derniers temps, en vrai.

Comme je l’expliquais à l’ami Ervé sur Twitter, entre celui qui insulte à la #télé et ceux de la #rue sans oublier ceux & celles qui ont piscine quand l’#insulté insulte et ceux qui s’insurgent au nom de l’insultant-insulté, ou l’inverse, et ceux qui vos insultent à l’apéro sans raison, c’est … comment dire, faut suivre. Oui c’est à perdre la raison, de quoi devenir complétement fou. Bref, le #JourdAprès je connais, c’est celui qui jamais ne change (la preuve ⇲ )

Partir, vivre au pays de la #Rumba où  dans les bars à la tombée du jour, avec les copains, on parle de filles et d’amour un verre de vin de palme à la main, pour perdre la notion des choses comme le vieux Charles. En plus, le CoVid est moins pénible au soleil semble t-il. Alors … | #EffetConfinement? Possible, oui mais pas que. Fatigue.

(À suivre).

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