Carlos #Ghosn ou quand l’exil[é] fiscal devient #chouchou de la #Presse française… 

Comme l’écrit Julien Salingue à qui je pique le visuel ci-dessous , on a «rarement vu autant de grands médias se passionner (pour s’en émouvoir) pour les conditions de détention de quelqu’un» qui a fraude avec le fisc. Rappel: Carlos Ghosn, DG du Groupe Renault Nissan, l’homme aux 13 millions d’euros de revenus est aux arrêts au Japon pour fraude fiscale. Et “notre presse” de s’inquiéter, nouvelle éthique, Carlos a ses «Gilets Jaunes»

Le Japon, avec sa « sévérité fiscale » et son « régime au riz blanc et à l’eau pour la fraudeurs fiscaux », est un marché incontournable, la troisième économie mondiale avec une forte présence française. On note la présence de la majorité des Grands groupes et de nombreuses PME française dans 1. Luxe & Mode (Chanel, Baccarat, LVMH, Christian Dior, Clarins, Longchamp, Petit Bateau, Agnès B, etc.), dans l’Agro-alimentaire (Danone, Pernod-Ricard, Fauchon, Pierre Hermé, Valrhona, Groupe Le Duff, etc.) 2. Entreprises industrielles (Air Liquide, Airbus, Eurocopter, Thalès, Alstom, Saint-Gobain, Areva, Total, Renault-Nissan, Peugeot-Citroën, Michelin, Valeo,etc.), et 3. Finance & les Services (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, AXA, Air France, Veolia, etc.). Il faut croire que la « sévérité fiscale » n’est pas incompatible avec l’attractivité d’un territoire». En France, il faut trouver autre chose pour justifier l’actuelle complaisance fiscale du gouvernement et étendre le stage «la fraude fiscale c’est mal » à la presse française.

Bref, selon que vous serez puissant ou misérable, la morale (fiscale) est à géométrie variable, une lutte de classe

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Sexe, Vice et Pouvoir: De l’Éthique à Nicomaque…

Ces derniers temps, l’actualité politique tourne autour des sujets de: Viol, harcèlement sexuel, attouchements, délation, morale,  etc… La morale politique a depuis pris le Ferry sur le thème de la Pédophilie !  Rien que ça.

Le navire politique vogue désormais sur des eaux troubles de la morale. Même le philosophe s’en mêle ‘’Tout le monde savait‘’. Alors réfléchissons. Ce billet n’a pas vocation de juger ce fait, ni les précédents. Quoique.

Éthique, morale, politique, philosophe… Ces mots légitiment la relecture adaptée de ‘’l’Éthique à Nicomaque‘’ d’Aristote. Non, je ne vous entraînerai pas dans de vastes réflexions philosophiques, je ne m’érigerai pas non plus en censeur de la morale publique,  je vous invite juste à traverser le miroir de l’information. Analysons ensemble  ces faits de société sous un prisme nouveau.

Dans l’Éthique à Nicomaque, Aristote nous offre un traité pratique qui peut nous guider vers le bonheur (individuellement et collectivement). On parlera dans ce billet d’homme ou femme de pouvoir (politiques, journalistes influents, acteurs de presse & Médias etc), des citoyens, de la Cité qu’est la France.

Ces hommes de pouvoir devraient véhiculer les vertus de la morale politique, de l’équité sociale, Être des exemples, instruire la Cité, être vertueux. Sauf que ce sont désormais des gens immoraux qui sont censés nous conduire vers la vertu. Problème.

L’Éthique à Nicomaque est pour Aristote un  traité de politique . Il écrit que  ‘’L’homme est un animal politique‘’. ça, on savait. Pour lui,  La vertu désigne une attitude qui s’exprime dans la cohabitation politico-morale avec les autres hommes, elle n’a pas de sens en dehors d’un cadre social qui fonde la République.

Les hommes politiques et de pouvoir ont ils de la vertu? La question se pose avec acuité ces  derniers temps. Le plaisir a pris le pas sur la vertu. La morale est devenue une denrée périssable. La Cité toute entière sombre dans l’irrationnel. Et, l’on s’interroge sur le désormais ‘’Tout le monde savait‘’ Tout le monde savait quoi? Existe t-il donc des sphères de pouvoirs, des strates sociales de connaissances teintées de comportements clientélistes? de concupiscence? Asymétrie d’information? Revenons sur la morale.

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Du pouvoir, de la richesse et de l’argent…

Le pouvoir est aujourd’hui inféodé par la rentabilité financière. Or, selon Aristote, l’argent ne saurait être un but de la vie, elle ne peut être qu’un moyen. Aristote range la richesse dans la catégorie de l’utile, et non du nécessaire : ‘’la vie de l’homme d’affaires c’est une vie de contrainte, et la richesse n’est évidemment pas le bien que nous cherchons: c’est seulement une chose utile, un moyen en vue d’une autre chose‘’. Faut croire qu’il était de gauche…

La chose politique censée régir la vie de la Cité est devenue une profession libérale. On crée des groupes, des cercles de réflexions entre autres satellites du pouvoir, avec pour objectif la rentabilité financière. Les travers, les affaires, et la disparition de frontières public-privé en témoignent. Puis, vient la question des mœurs. Et, tout le monde était censé savoir…

Le pouvoir a oublié la simple notion de prudence, de justesse. Nul n’est parfait certes et nous, manants de la Cité tolérons le juste milieu, c’est-à-dire ce qui est juste entre l’excès et le défaut. Mais l’on constate l’excès à tous les étages de la Cité, surtout au sommet dans la Régence de la Cité.

La parole du pouvoir s’est fortement dégradée. Elle se dit décomplexée. Désacralisation de la fonction de Régent de la Cité et, l’amphigourique  a  remplacé l’Expressis Verbis. Ajoutons à cela l’irresponsabilité des princes et ambassadeurs entre autres courtisans. L’excuse? C’est la faute des ḥashshāshīn, des malinkés etc.. Déchéance collective et levé des pont-levis.

La Cité exige pour sa pérennité morale, des hommes libres et  de bonnes mœurs – Libres dans les engagements souscrits, justes dans la gestion de la chose publique. ‘’le juste est le bien politique, à savoir l’avantage commun‘’ écrivait Aristote.Et de bonnes mœurs... Tout le contraire donc d’un comportement épicurien! Un ‘’épicurien‘ pour reprendre une définition de Philippe Sollers, ‘’c’est est un individu sensuel, grossier, une sorte de notable bourgeois (…) qui ne pense qu’à manger, boire et baiser‘’. [Depardieu?] C’est donc un matérialiste borné est incapable de voir plus loin que son propre corps. La France vit un scandale épicurien

Pourquoi relire Aristote? Parce que l’on vit aujourd’hui dans la Cité des valeurs perdues. Aristote remet l’homme au cœur de la société: ‘’la vie de l’homme d’affaires c’est une vie de contrainte, et la richesse n’est évidemment pas le bien que nous cherchons: c’est seulement une chose utile, un moyen en vue d’une autre chose‘’.

Ces hommes de pouvoir ont de nos jours des vies fondées sur leur honneur, sur leurs vices. Nous, citoyens devenons de simples reflets de cet honneur perdu, de simples spectateurs de l’arène du vice.  Or, pour notre ami Aristote, le vrai bonheur doit être autonome, il ne doit dépendre que de soi. De plus, l’honneur est éphémère. Certains déchus  peuvent en témoigner. Aristote pense que le Bien (collectivement parlant) est le but suprême de la vie, et le Bien est l’objet de la Politique:

“Et puisque la Politique (…) légifère sur ce qu’il faut faire et sur ce dont il faut s’abstenir, (…) la fin (finalité) de la Politique sera le bien proprement humain Même si, en effet, il y a identité entre le bien de l’individu et celui de la cité, de toute façon c’est une tâche manifestement plus importante et plus parfaite d’appréhender et de sauvegarder le bien de la cité..

La grandeur des hommes ne peut résider dans le pouvoir, ni dans le vice, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de la Cité, de la République. Ce pouvoir de servir ne peut être une nécessité: ‘’La nécessité est un mal, mais il n’y a aucune nécessité de vivre avec la nécessité‘. Paradigme morale.

[Sex and the body Politic] . Voir ici les [Extraits de l’Ethique à Nicomaque]