L’adversaire d’Angela Merkel est une femme: «Sarha la Rouge» …

Députée du Bundestag, Vice-présidente du parti Die Linke (Gauche), la nouvelle icône Allemande ne l’a pas dans sa poche. «Sarha la Rouge», portrait (L’OBS)…

 Sahra la Rouge, l'icône anti-Merkel

La quarantaine (comme Alexis Tsipras), Sahra Wagenknecht, née à Iéna, la cité des poètes et des philosophes (Goethe, Fichte, Hölderlin, Schiller…), germano-iranienne, elle a voté « non » au second plan d’aide aux Grecs, pas pour les mêmes raisons que ces z’allemands qui ne veulent plus payer pour la Grèce. Elle tire donc à boulets rouges sur «Mutti», surnom d’Angela Merkel, ne pas confondre avec Ornela Muti, surtout pas…

«Vous êtes en train de mettre en place une colonie financière ! (…) le concept de plans d’aide à la Grèce est un énorme mensonge. Les crédits ne sont jamais parvenus au peuple grec. Cela a d’abord servi à sauver les banques allemandes et françaises. Ensuite, on a transféré les dettes, qui étaient déjà très élevées en 2010, aux contribuables européens. (…) Pousser la Grèce à faire plus d’austérité n’a pas de sens. Il faut effacer une partie de la dette car cela ne sert à rien de vouloir résorber des vieux crédits avec des nouveaux crédits. Cela ne fera qu’appauvrir le pays et ne relancera pas son économie».  Dominique Strauss a dit la même chose, à peu près.

On ne sait pas si elle sera à Frangy aux cotés d’Arnaud Montebourg et Yanis Varoufakis, ça risque d’être drôle, très. Bref, Angela Merkel a une adversaire en Allemagne, une vraie, Sarha La Rouge, et c’est pas une Grecque

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Infographie #Grèce: Ce qu’il faut retenir de l’accord…

Pour résumer l’#AccordGrec, une petite infographie.

Des questions? Si oui, c’est dans les commentaires, si non, c’est pareil. Et si vous faites les réponses aussi, ça m’ira très bien! Merci. [Source: VisaActu]

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Le « catalogue des atrocités » de l’EuroGroup (in Spiegel)… #ThisIsACoup

« Catalogue des atrocités ». C’est en ces termes que le journal allemand Spiegel qualifie les dernières recommandations de l’EuroGroup à la Grèce.

Propositions de l'eurogroup grèce catalogue des atrocités

Le Spiegel parle à raison de l’humiliation délibérée de la Grèce avec une série de mesures que le Journal LeMonde résume pour nous :

  • Implication totale du Fonds monétaire internationale, qui a jusque-là refusé de remettre la main à la poche en raison du défaut de paiement grec acté depuis le 1er juillet. Un prérequis à tout nouveau programme d’aide par l’intermédiaire du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le montant de celui-ci est évalué entre 82 et 86 milliards d’euros dans le document.

Ensuite, l’Eurogroupe demande à la Grèce des efforts en trois temps :

  • D’ici au 15 juillet, c’est-à-dire mercredi, Athènes doit adopter une série de mesures prioritaires incluant, entre autres, une réforme de la TVA et du système fiscal ou encore des mesures anticipées préparant une réforme du système des retraites.
  • Ensuite, une nouvelle série de conditions: Durcissement des réformes proposées par Athènes en prenant mieux en compte la situation économique et financière de la Grèce, réforme des retraites, Réforme commerciale incluant des mesures sur le travail du dimanche.., Privatisation de la compagnie d’électricité, une révision du droit du travail (en matière de négociations et de licenciements collectifs…) et, renforcement du secteur financier.
  • Enfin, Modernisation et renforcement de l’administration grecque, amélioration des méthodes de travail avec les institutions européennes. Surtout, une vague de privatisations, ou la mise en place d’un fonds basé au Luxembourg, chargé de la gestion des privatisations et des actifs qui en émaneraient.

Et « Si un accord ne pouvait être trouvé, la Grèce se verrait proposer de rapides négociations sur une sortie temporaire de la zone euro, avec une possibilité de restructuration de sa dette ». Rien que ça. Si même les allemands doutent de la grosse ficelle de l’Eurogroup, on peut parler de «catalogue d’atrocités» comme l’écrit le Spiegel, un coup d’état (P. Krugman), voire d’une annexion, celle de la Crimée par la Russie, c’était le «Club Med!». Bref, le vrai problème de l’Europe, c’est l’EuroGroup, et l’Allemagne.

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F. Hollande : le «nouvel homme fort de l’Europe»? in Die Welt (journal Allemand)…. #NoGrexit

«Flanby»? C’est fini, «François Hollande is the new homme fort de l’Europe»  pense le journal allemand DieWelt dans son édition en ligne du 10 juillet dernier:«Wackelpudding » Hollande wird zu Europas neuem starken Mann».

Hollande Die Welt

Un titre qu’on attribuerait facilement au courageux Alexis Tsipras qui n’a pas démérité dans son combat face à l’EuroGroup et qui se bat aux côtés du peuple Grec depuis tant de mois dans un engagement désintéressé. N’empêche, la dernière déclaration de F. Hollande suscite l’admiration, une promesse à tenir.

F Hollande nouvel homme fort de l'Europe

Interférence dans le dossier Grec avec véhémence sur la question de la dette, met tout en œuvre pour que la Grèce reste dans l’Euro, aide la Grèce dans la rédaction de son nouveau programme avec mise à disposition d’une équipe d’experts français, etc. Et Die Welt d’écrire (google traduction): «(…) la France peut sortir de l’ombre de l’Allemagne et prétendre être à juste titre au rôle de nouveau leader en Europe ». Ce leadership va de pair avec la réussite des négociations sur la dette Grec, une issue de plus en plus incertaine face à la mauvaise foi de l’Eurogroup et son « catalogue d’atrocités » selon Spiegel, et des allemands qui proposent une «sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, #Grexit». F. Hollande Homme fort de l’Europe? Possible, à condition de réussir le maintien de la Grèce dans la zone Euro, pas seulement dans l’intérêt des Grecs, mais aussi en prévision de sa réélection en 2017. Oui, cette négociation (toujours en cours ce dimanche soir à Bruxelles) a aussi un enjeu national, ce qui explique peut-être le déplacement de Nicolas Sarkozy aujourd’hui à Bruxelles et sa maladroite prise de parole, il demande à F. Hollande de se rallier à l’Allemagne, encore une connerie (et ça se revendique du Général De Gaulle…).

Relire (billet de 2014) : J’emmerde l’Allemagne!...
Alexis Tsipras), Angela Merkel et François Hollande,: Le Grec Round ...
Donald Tusk, Alexis Tsipras, Euclide Tsakalotos, Angela Merkel et François Hollande

Le « Grec Round » continue. Édit 13 juillet, 08h50: Le jeu de paume est terminé, un accord a été trouvé, «Il fallait réussir» a résumé Hollande.

Accord Grèce F Hollande Merkel Tsipras

Après près de treize heures de discussions, pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique comme évoqué, un projet de compromis entre Angela Merkel, François Hollande, Alexis Tsipras et Donald Tusk, (président du Conseil européen) est en marche, tout va bien.

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Pendant ce temps, Manuel Valls stigmatise la #Grèce …

Fier de ses incroyables taux de croissance et de son taux chômage proche de zéro (c’est le plein emploi en France), résultats obtenus grâce à ses « dynamiques réformes pro-business » que l’Amérique nous envie désormais, l’élu par le peuple Manuel Valls s’offre le luxe de faire la leçon à la Grèce

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Manuel Valls, en bon élève de l’austérité européenne, (c’est l’express qui le dit) exhorte les autorités grecques à présenter « une liste de réformes plus profondes » et à « persévérer dans leurs efforts », si elles veulent obtenir les nouvelles aides européennes. « Il y a des progrès, mais ils sont encore insuffisants. Nous devons donc inviter les autorités grecques à persévérer dans leurs efforts (…) Et les choses sont simples: pour que l’assistance financière européenne puisse jouer normalement, le gouvernement grec doit définir rapidement une liste de réformes plus profondes« .

Depuis le temps qu’il nous cause « reformes profondes » en France, les français ont renoncé à attendre les résultats positifs. A se demander si Manuel Valls, mieux élu que Alexis Tsipras (on va dire ça), sait pourquoi le peuple grec a voté à Gauche, pour Siriza. Après Sarkozy, la stigmatisation continue… Ne pas se plaindre si Poutine rafle la mise

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