Alexandre Dumas, Chevalier de St George, Guillaume Guillon Lethière, voici leur #Histoire (de #France) …

De Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie (dit Général Dumas) sous Napoléon, au Chevalier de St George, violoniste virtuose à la cour du Roi et qui posa dans les tableaux du peintre Guillaume Guillon Lethière, deuxième prix de Rome et premier antillais à entrer à l’Académie Française, ce documentaire de 26 minutes nous éclaire sur la vie flamboyante de ces trois héros de l’Histoire de France

Au XVIIIème, dans le « Paris empoudré », leur « singularité » était un pari et ce ne fût pas un handicap dans leur ascension sociale. « Le rêve Français » (ce soir sur France 2) était une réalité, enfin presque

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Quand le Figaro plébiscite le clip de François Hollande…

Il y a des signes qui ne trompent pas. C’est assez rare de la part du Figaro pour le signaler. Ce journal, pas très de  gauche, voir même très Sarkozyste,  plébiscite le clip officiel de campagne du candidat socialiste François Hollande. Et, ce n’est pas une blague.

Dans un papier de Laura Raim, Le Figaro, support sarkozyste par définition fait un 180 degré qui mérite une notification sur ce blog. Tous les clips sont passés en revue avec constat d’homogénéité du Figaro, pas surpris par la qualité et contenu, même pas par celui de Nicolas Sarkozy…

Sur le même fond bleu de son affiche, le président sortant défend son bilan, et énumère, face caméra, les valeurs qu’il défend. Une petite musique de film d’aventure ajoute cependant ce qu’il faut d’intensité dramatique, tandis que de courts extraits de son meeting de Villepinte permettent de clore le spot avec des images de partisans euphoriques.

Le Figaro

Pour le Fig’, la palme de l’innovation revient à François Hollande. Cette description élogieuse est étonnante…

Mais c’est à François Hollande que revient la palme de l’innovation. L’équipe du candidat PS s’est en effet lancé dans la réalisation d’un clip moderne et punchy. Avec en fond sonore le discours du Bourget, la clameur de la foule et une musique hollywoodienne, un montage dynamique enchaîne des archives retraçant les grandes victoires populaires de l’histoire de France. Apparaissent ainsi, entre autres, des peintures de la Révolution française, des photos en noir et blanc du Front populaire, des vidéos de Mitterrand et enfin des images en couleurs du présent, censées évoquer la modernité et le progrès, tels qu’un avion ou une chercheuse scientifique.

Le Figaro

Là, je m’apprête à  applaudir, puis, cette dernière ligne dans ce tableau élogieux…

Avec ce tourbillon d’images, le PS ne cherche pas à raisonner l’électeur indécis, mais à l’émouvoir.

Raté! Il faut dire que j’avais comme un doute. Ouf! j’ai eu peur… Moi qui voulait faire des compliments pour ce début de courage. Tant pis.

La question subsidiaire est la suivante: C’est le clip de Sarkozy que le Figaro n’a pas aimé ou son programme? (son clip, c’est son programme). Au Figaro aussi, le changement, c’est Maintenant?

Le Chevalier de Saint-George: « un noir à la cour », par « effraction »…

Bembelly photo de profil réseaux sociaux
Joseph Bologne de Saint-George  ./… 

[La petite histoire de ma photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instag, etc). Le concept politique de cette semaine ‘’par effraction‘’ lancé par François Baroin (Édit, en novembre 2011) m’a fait penser à la plus belle « effraction » de l’histoire de France: la présence à la cour du Roi, d’un homme libre et de bonnes mœurs, le Chevalier de Saint-George [1745-1799].

Il était noir, le saviez-vous ?

Oui ça calme, il était noir, un beau gabarit diront certain-e-s, Chevalier à la cour du Roi dans les années « révolution française », seul dans un monde en friche, comme le web de nos jours. Non, ce n’est point par le biais d’un quelconque parachutage électoral que Joseph Boulogne dit Chevalier de Saint George a conquis ses lettres de noblesse, c’était dans les années 1700, s’il vous plait.

« Voltaire de la musique« , Compositeur émérite, escrimeur et bel esprit des lumières oublié des livres d’histoire,  il est le fils de Guillaume-Pierre Tavernier de Boulogne, émigré en Guadeloupe. De sa liaison avec une esclave de l’île naîtra sur le lieu-dit Saint-George, le 25 décembre 1739, Joseph. Condamné par sa naissance à devenir esclave car fils d’une esclave et du péché, Joseph dit ‘’de Saint-George‘’ échappe à ce sort grâce à l’amour de ce père qui, fortune faite, amène à Paris le fils et la mère. Devenu par l’achat de charges l’un des puissants du royaume, Mr Boulogne Père impose son fils noir à la société blanche et lui confie les plus grands précepteurs. Travailleur, le jeune métis va vite devenir le meilleur escrimeur de France. Mais l’arme avec laquelle il part à la conquête du Paris des Lumières est le violon. Tendre attention.

A ceux qui lui ôte toute capacité de création car mulâtre (l’étymologie vient de mulet), Saint-George répond en musique.  Sa réputation va bientôt courir jusqu’à Versailles. En 1774, Marie-Antoinette décide de lui confier la direction de l’Académie royale de musique qui lui confère un droit de regard sur toute la musique jouée en France. Mais la bonne société se cabre,  refuse la tutelle d’un Noir. Les journaux s’emparent de cette affaire, Marie-Antoinette finit par renoncer. Pour Saint-George, le coup est terrible. Sur conseils du Duc d’Orléans, il fréquente la Société des amis des Noirs, puis va devenir le premier franc-maçon à la peau noire. Avec le Duc d’Orléans, Saint-George participe aussi à la création du club des Jacobins en compagnie de Danton et Robespierre.

À l’été 1789 quand la Révolution éclate, il séjourne à Londres où Philippe Égalité en fait son ambassadeur et fait la une du Times du 4 décembre 1789. Au début de 1790, il rentre en France et s’installe à Lille. Le 11 juillet, il s’engage dans la garde nationale et reçoit le grade de capitaine. Le 25 juillet 1793, le duc de Brunswick menace de détruire Paris, une délégation d’originaires des Antilles conduite par le député de Saint-Domingue Julien Raymond est reçue à l’Assemblée et propose la création d’une «légion» de volontaires noirs et métis qui combattront pour cette «Patrie» qui le 24 mars précédent, a accordé le droit de vote aux «libres de couleur». Dans l’émotion générale, le président Hérault de Séchelles déclare :

‘’ La vertu dans l’homme est indépendante de la couleur et du climat. Vos efforts seront d’autant plus précieux que l’amour de la liberté et de l’égalité doit être une passion terrible et invincible dans les enfants de ceux qui, sous un ciel brûlant, ont gémi dans les fers de la servitude. »

Et d’ajouter ,

 (…) grâce à eux, Paris deviendra bientôt «la capitale du monde libre ‘’.

C’est beau. Ainsi naît le 13e régiment de hussards composé de fils d’esclaves ou d’esclaves affranchis, surnommé la « Légion de Saint-George », du nom de son premier colonel. Avant de s’éteindre le 10 juin 1799, il reprend une baguette de chef d’orchestre et nous laissa une œuvre magistrale (à découvrir).

Extrait. – Symphony Op. 11 No. 1 in D major (L’amant anonyme’) Chevalier de Saint-Georges.

 

D’autres extraits sur chevaliersaintgeorge.com .  Lire aussi : Monsieur de Saint-George, A Guede. Les commentaires (par effraction…) sont autorisés 😉

Et, pour m’identifier sur les réseaux sociaux, je ne pouvais trouver mieux. Alors, What’s My Name? Maintenant vous savez. /[Édit 26.06.16, Màj]

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