Quand M. Le Pen (FN) s’offre à Poutine pour une Crimée de pain: Dessous du financement russe…

Mediapart nous informe que des hackers russes ont mis la main sur des textos échangés entre des responsables du Kremlin proche de Poutine. Révélations sur les dessous du prêt accordé au Front national par les russes….

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Pour vous éviter des lectures alambiquées, voire en russe, je résume…

Poutine (seul) réfléchit: «il faut que j’achète des gens pour cautionner mes deux grands projets (Annexion de la Crimée et déstabilisation de l’Ukraine). Timur Prokopenko, par ici! Tu prendras contact avec nos valets de France, la fille-chef des p’tits gars du FN, ok? Allez, au boulot! ». Quelques jours plus tard, le 10 mars 2014, Timur Prokopenko a l’idée de faire venir Marine Le Pen en Crimée «comme observatrice» pour le référendum-magouille qui doit se tenir six jours plus tard. Il prend son smartphone et contacte le Front national (France).

Timur Prokopenko: Coucou Marina! (Marine en Russe), on a extrêmement besoin de toi, j’ai dit à Valdimir que ça sera chouette que tu cautionne notre annexion de la Crimée, en échange, plus de problème d’argent pour financer tes élections, on s’occupera de tout!

Marine Le Pen: Pas de problème! Juste que j’ai des élections en cours, les Municipales (d’ailleurs, on a de gros soucis financiers…), mais t’inquiète, je t’envoie Aymeric Chauprade, notre député européen FN, il sera en Crimée «à titre personnel» lors du référendum, c’est ce que Florian Philippot dira chez ces cons de BFMTV qui nous invitent tout le temps…

Timur Prokopenko: Ya, Ya.. Hum… Sinon, pour les élections fantoches qu’on organise en novembre pour aider nos amis séparatistes prorusses dans le Dombass en Ukraine, là aussi, il nous faut des voix occidentales, des cautions françaises pour faire genre «c’est légitime», tu penses que…

Marine Le Pen: Ya Tim’, Ya! J’ai un autre eurodéputé FN sous le coude (ça passe bien «Eurodéputé» à l’international), Jean-Luc Schaffhauser se rendra dans le Donbass en tant qu’«observateur», et ces cons ne verront que du feu, il dira: «Tout s’est bien passé, la Russie n’y est pour rien», ça te va?

Timur Prokopenko: Da Da! C’est Vladimir qui va être content! Tiens, n’oublie pas de dire dans tes meetings, tu notes? «les résultats du référendum de la Crimée sur un rattachement à la Russie sont « sans contestation possible », ok? Et moi je dirais au Kremlin, «Vladimir, il faut remercier les Français». De vrais collabos…

Marine Le Pen: Merci Timi mon ami, merci beaucoup pour tout ce que la Mère Russie fait pour le Front national, спасибо (spasibo)…

Et elle le fit. C’est ainsi que le Front national reçu ses millions d’euros de financement via une société chypriote alimentée par des fonds russes (2 millions d’euros ), puis en septembre dernier, 9 millions d’euros supplémentaires par la First Czech Russian Bank (FCRB). S’offrir à Poutine pour une Crimée de pain, c’est aussi ça le Front national.

(LeMonde)

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Poutine: « The Fascist in the Kremlin » écrit Politico, un média Américain…

Politico, un media politique non partisan basé à Washington n’y va pas par quatre chemins dans l’analyse des velléités expansionnistes de Vladimir Poutine. C’est à la UNE : The Fascist in the Kremlin. Pas besoin de traduction…

Poutine The Fascist in the Kremlin

Un papier intéressant sur une réflexion: «Comment Poutine élimine ses ennemis de l’intérieur (les opposants) tout en créant de nouveaux alliés à l’étranger» s’interroge Politico.com, l’assassinat de Boris Nemtsov témoigne de cette offensive interne. Sur le plan international le dictateur russe cherche des alliées sur le front occidental, dans les pays voisins, et cela malgré les sanctions économiques, le message de Poutine est clair écrit Politico: «Nous sommes prêts à soutenir tout pays européen qui a des griefs à Bruxelles ou Washington». Un an après l’annexion de la Crimée, la Russie de Poutine est décrite comme un État fasciste expansionniste. «Poutine a apporté le nazisme en politique», déclarait Nemtsov avant son assassinat devant le Kremlin. Destruction de la pensée critique, propagande et lynchage médiatique à la télévision fédérale, incitation au crime par l’État russe etc., ça ne vous rappelle rien?…

Politico va plus loin et évoque l’idée d’une guerre européenne dans les dessins de Poutine. «Le Kremlin a toujours des amis en Europe. Poutine a besoin de leur aide pour démembrer l’Ukraine et d’empêcher que la démocratie n’atteigne les frontières russes. Le dirigeant russe cherche du soutien pour réaliser sa vision dans laquelle n’importe quel pays qui était autrefois sous le régime soviétique ou russe devrait servir Moscou. (…) Maintenant que la Russie est en confrontation avec l’Occident et son économie une bombe à retardement, Poutine veut diviser l’UE en créant des groupes de pression pro-Moscou à Bruxelles. Il ne vise pas seulement les partis d’extrême-droite pour le soutenir mais courtise aussi des élites politiques traditionnelles». Rappelons que Vladimir Poutine a récemment financé le Front National à hauteur 9 millions d’euros via la First Czech Russian Bank (FCRB), ses amitiés avec Nicolas Sarkozy (Président de l’UMP) ne sont plus à démontrer

Pour y parvenir, Poutine exploite les failles au cœur même de l’Union européenne, c’est à dire auprès de ces pays qui ont des liens étroits avec la Russie tout en bénéficiant de la protection de la sécurité de l’OTAN (la Hongrie de «Viktor Orban le petit Poutine de Budapest», les gouvernements tchèque et slovaque par exemple), des états à même d’influencer Bruxelles dans l’intérêt de Poutine. Adversaires ou complices de Poutine? C’est le choix qui s’offre aux chefs d’États européens face à cette vraie menace qui vient de Moscou.

« The Fascist in The Kremlin », sonnette d’alarme…

[Source: Politico.com (Anglais)]. Merci à LadyAp.