De la « pudibonderie » de #Macron: nouvelle arôme d’une métachimie religieuse..

Devant la communauté catholique de Rome et dans une nouvelle liturgie œcuménique, Emmanuel Macron a enchanté son auditoire, rappelant que « la laïcité n’est pas la lutte contre la religion », que celle ci est « liberté de croire et ne pas croire ». Jusque là tout allait bien, puis, notre désormais chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran nous a livré une nouvelle fausse pudibonderie sur la religion

MAcron Rome Réligion Latran

Il a (je précise) « anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement besoin de la religion ». Arôme d’une « méta-chimie religieuse », disons, d’une « métaligion«  s’il faut nous aussi faire preuve de pruderie sur la question. De ce voyage au Vatican où la question de la pédophilie dans l’Église n’a pas été évoquée, Emmanuel Macron a reçu un présent de la part du Saint-Père: un médaillon de Saint Martin de Tours qui divise son manteau et le donne à un pauvre, symbole de solidarité et d’altruisme. Un message codé qui peut se traduire par (…)

«Moi, Pape François 1er, je t’ordonne d’avoir anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement de la compassion pour les #Migrants que t’a assigné à la mer »

Cadeau « cum patior» pour réveiller chez l’impétrant cette noble vertu à percevoir la souffrance d’autrui.

Amen.

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Bref, E. #Macron se démarque de Manuel #Valls et dénonce une « radicalisation de la laïcité »…

Dans son « forfait Président de la République», Emmanuel Macron recevait à l’Élysée les chefs religieux de France juste avant Noël, l’occasion pour Jupiter de passer un message aux « radicalisés de la république» qui sous prétexte de laïcité installent un climat de haine d’une violence inouïe

Macron Valls radicalisation laïcité

Et comme l’a dit si justement un ami sur Facebook, il faut dénoncer « cette fausse alternative dans laquelle une petite tendance politique très identifiée voudrait aujourd’hui nous coincer: le néoconservatisme ou l’islamisme sur fond de société de la peur», une bande organisée chez qui la tolérance a cédé la place à l’insulte et à la mythomanie. D’autres voix vont se lever pour épingler ces « sensationnalistes et leur stratégie de clivage et de tension», disons, des activistes « extension de l’extrême-droite » qui n’ont plus besoin de se grimer en con pour en avoir l’air mais qui le font quand même, la « Bande-À-Valls», une brochette de joyeux identitaires qui nous les brise matin, midi, soir, week-end & jours fériés...

Oui, « juger quelqu’un en fonction de ses origines ça s’appelle du racisme». Dans l’attente d’une déclaration officielle et d’une politique affichée sur la question, ce « bon point » sur la laïcité n’efface rien, mais on le note, à suivre …

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#Présidentielle : À chacun sa vision de la #laïcité! Les programmes au scanner…

Oui, il m’arrive encore de lire le Journal format papier. Petit extrait du Progrès de #Lyon. Pour mieux comprendre la vision de la laïcité des principaux candidats à la présidentielle . La #Gauche est à droite de l’image et la #Droite à gauche. Le Milieu (le Centre), disons,  la « Tour de Pise » penche plus à #Droite sur cette question (de société). Faut suivre.

Laïcoyé présidentielle 2017 programmes des candidatsjpg

Deux bonnes réponses: 1. « La loi de 1905 est complète, l’une des plus belles de la République », [Benoit Hamon] 2. « L’Église chez elle, et L’État chez lui!«  [De Victor Hugo cité par Mélenchon]. Pas mieux. Et je ne résiste pas au plaisir de vous donner à lire le magistral discours de Victor Hugo du 15 janvier 1850 contre le projet de loi Falloux, lorsque la bourgeoisie et les lois antidémocratiques et, parmi elles, la loi Falloux soutenue par M. Thiers et par Mgr Dupanloup, livrait la jeunesse à la hiérarchie catholique après les élections d’avril 1848 et l’arrivée au pouvoir du « Parti de l’Ordre«  qui, aux élections de 1849, emporte les deux tiers des sièges de l’Assemblée. C’est au cours des débats acharnés qui durèrent trois mois que Victor Hugo….

victorhugoJ’aborde immédiatement la question dans sa réalité positive actuelle. Je la prends où elle en est aujourd’hui, au point relatif de maturité où les événements, d’une part, et, d’autre part, la raison publique, l’ont amenée. A ce point de vue restreint, mais pratique, de la situation actuelle, je veux, je le déclare, la liberté de l’enseignement; mais je veux la surveillance de l’État, et comme je veux cette surveillance, effective, je veux l’État laïque, purement laïque, exclusivement laïque. L’honorable M. Guizot l’a dit avant moi; en matière d’enseignement, l’État n’est pas et ne peut être autre chose que laïque.

Je veux, dis-je la liberté de l’enseignement sous la surveillance de l’État, et je n’admets, pour personnifier l’État dans cette surveillance si délicate et si difficile qui exige le concours de toutes les forces vives du pays, que des hommes appartenant sans doute aux carrières les plus graves mais n’ayant aucun intérêt, soit de conscience, soit de politique, distinct de l’unité nationale. C’est vous dire que je n’introduis, soit dans le conseil supérieur de surveillance, soit dans les conseils secondaires, ni évêques ni délégués d’évêques. J’entends maintenir, quant à moi, et au besoin faire plus profonde que jamais, cette antique et salutaire séparation de l’Église et de l’État, qui était la sagesse de nos pères, et cela dans l’intérêt de l’Église comme dans l’intérêt de l’État.

Je viens de vous dire ce que je voudrais Maintenant, voici ce que je ne veux pas :Je ne veux pas de la loi qu’on vous apporte. Pourquoi? Messieurs, cette loi est une arme. Une arme n’est rien par elle-même ; elle n’existe que par la main qui la saisit. Or, quelle est la main qui se saisira de cette loi? Là est toute la question. Messieurs, c’est la main du parti clérical. Messieurs, je redoute cette main ; je veux briser l’arme, je repousse le projet. Cela dit, j’entre dans la discussion. J’aborde tout de suite, et de front, une objection qu’on fait aux opposants placés à mon point de vue, la seule objection qui ait une apparence de gravité. On nous dit: « Vous excluez le clergé du conseil de surveillance de l’État, vous voulez donc proscrire l’enseignement religieux? »

Messieurs, je m’explique. Jamais on ne se méprendra, par ma faute, ni sur ce que je dis ni sur ce que je pense. Loin que je veuille proscrire l’enseignement religieux, entendez-vous bien? Il est, selon moi, plus nécessaire aujourd’hui que jamais. Plus l’homme grandit, plus il doit croire. Plus il approche de Dieu, mieux il doit voir Dieu.

Je veux donc, je veux sincèrement, fermement, ardemment, l’enseignement religieux, mais je veux l’enseignement de l’Église et non l’enseignement religieux d’un parti. Je le veux sincère et non hypocrite. Je le veux ayant pour but le ciel et non la terre;

je ne veux pas qu’une chaire envahisse l’autre; je ne veux pas mêler le prêtre au professeur. Ou, si je consens à ce mélange, moi législateur, je le surveille, j’ouvre sur les séminaires et sur les congrégations enseignantes l’œil de l’État, et, j’y insiste, de l’État laïque, jaloux uniquement de sa grandeur et de son unité. Jusqu’au jour, que j’appelle de tous mes vœux, où la liberté complète d’enseignement pourra être proclamée, et en commençant je vous ait dit à quelles conditions, jusqu’à ce jour-là,

je veux l’enseignement de l’Église en dedans de l’Église et non au dehors. Surtout je considère comme une dérision de faire surveiller, au nom de l’État, par le clergé l’enseignement du clergé. En un mot, je veux, je le répète, ce que voulaient nos. pères, l’Église chez elle et l’État chez lui.

L’Assemblée voit déjà clairement pourquoi je repousse le projet de loi ; mais j’achève de m’expliquer. Messieurs, comme je vous l’indiquais tout à l’heure, ce projet est quelque chose de plus, de pire, si vous voulez, qu’une loi politique, c’est une loi stratégique. Je m’adresse, non, certes, au vénérable évêque de Langres, non à quelque personne que ce soit dans cette enceinte, mais au parti qui a, sinon rédigé, du moins inspiré le projet de loi, à ce parti à la fois éteint et ardent, au parti clérical. Je ne sais pas s’il est dans le gouvernement, je ne sais pas s’il est dans l’assemblée; mais je le sens un peu partout. Il a l’oreille fine, il m’entendra. Je m’adresse donc au parti clérical et je lui dis Cette loi est votre loi. Tenez, franchement, je me défie de vous. Instruire, c’est construire. Je me défie de ce que vous construisez.

Je ne veux pas vous confier l’enseignement de la jeunesse, l’âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui s’ouvrent à la vie, l’esprit des générations nouvelles, c’est-à-dire l’avenir de la France,

parce que vous le confier ce serait vous le livrer. Il ne me suffit pas que les générations nouvelles nous succèdent, j’entends qu’elles nous continuent. Voilà pourquoi je ne veux ni de votre main ni de votre souffle sur elles. Je ne veux pas que ce qui a été fait par nos pères soit défait par vous.

Votre loi est une loi qui a un masque.

Elle dit une chose et elle en ferait une autre. C’est une pensée d’asservissement qui prend les allures de la liberté. C’est une confiscation intitulée donation. Je n’en veux pas. C’est votre habitude. Quand vous forgez une chaîne, vous dites: « Voici une liberté! » Quand vous faites une proscription, vous criez : « Voilà une amnistie ». Et vous voulez être les maîtres de l’enseignement. Et il n’y a pas un poète, pas un écrivain, pas un philosophe, pas un penseur, que vous acceptiez!

Et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, illuminé, imaginé, inventé par les génies, le trésor de la civilisation, l’héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez! Si le cerveau de l’humanité était là devant vos yeux, à votre discrétion, ouvert comme la page d’un livre, vous y ferez des ratures! Convenez-en!

Et vous réclamez la liberté d’enseigner! Tenez, soyons sincères; entendons-nous sur la liberté que vous réclamez c’est la liberté de ne pas enseigner. A qui en voulez-vous donc? Je vais vous le dire vous en voulez à la raison humaine. Pourquoi? Parce qu’elle fait le jour. Oui, voulez-vous que je vous dise ce qui vous importune?

C’est cette énorme quantité de lumière libre que la France dégage depuis trois siècles, lumière toute faite de raison, lumière aujourd’hui plus éclatante que jamais, lumière qui fait de la nation française la nation éclairante, de telle sorte qu’on aperçoit la clarté de la France sur la face de tous les peuples de l’univers.

Eh bien cette clarté de la France, cette lumière libre, cette lumière directe, cette lumière qui ne vient pas de Rome, qui vient de Dieu, voilà ce que vous voulez éteindre, voilà ce que nous voulons conserver!

Je repousse votre loi. Je la repousse parce qu’elle confisque l’enseignement primaire, parce qu’elle dégrade l’enseignement secondaire, parce qu’elle abaisse le niveau de la science, parce qu’elle diminue mon pays.

VICTOR HUGO

Maintenant vous savez. (De rien)

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Laïcité: le « Briand » rappel de Yann Moix sur la loi 1905, Art 2 …

Hier soir sur le plateau de « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier, le pas-gauchiste Yann Moix a lu pour nous -pour vous-, les détails de l’article 2 de la loi de 1905 qui fonde la laïcité en France, avec Aristide Briand dans le texte. Petite leçon d’histoire, c’est gratuit…

Parler de la laïcité, c’est se référer à son texte fondateur, c’est respecter sa substance et l’esprit d’Aristide Briand, rapporteur de la loi. -il porte bien son nom-. Et si cette lecture ne vous convient pas, alors il serait temps de se poser la question suivante: « Êtes vous vraiment laïque? ». Y réfléchir, ça évitera à certains de passer pour des imbéciles bloqués sur la file #Droite d’un #Cenacle insupportable.

Laïcité le Briand rappel de Yann Moix sur la loi 1905 Art 2 …

Yann Moix a été brillant, comme Aristide (grand défenseur de l’idée de la grève générale – comme Philippe Martinez-, député socialiste de Saint-Étienne en 1902, très proche de Jean Jaurès, secrétaire général du Parti socialiste français et Prix Nobel de la paix en 1926). Un homme de Gauche que certains qui s’en réclament aujourd’hui n’hésiteraient pas de qualifier de … (…) – je cherche leur expression fétiche, Ah j’ai trouvé! – « d’islamo-gauchiste », sans aucun doute.

(De rien, « bande de cons! »)

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La laïcité otage des identitaires … [et] de #Valls. Lire, c’est du @B_Roger_Petit …

Affaire du Burkini ou l’exaspération à tous les niveaux. Ce matin, j’ai sucré mon café avec le tweet épinglé de Bruno Roger Petit, et j’ai aimé ce goût du mot juste. Dans son papier sur Challenges. fr – on va dire un Édito-, il égratigne cette bande organisée qui a pris la laïcité en otage, et se demande comment la libérer des identitaires … et de Valls.

Bruno Roger petit Laicité burkini voila

Burkini quand la laïcité est prise en otage

Manuel Valls et les identitaires même combat, c’est pas nouveau et ce n’est pas un complot,  c’est du Bruno Roger Petit: « L’image fait mal à la République. Une femme, voilée, sur la plage de Nice, encerclée de policiers menaçants, appliquant plus que de raison l’arrêté proscrivant le port du Burkini. Qu’a-t-elle fait de mal? Quelle règle a-t-elle enfreint? Quel est son crime? En vérité, rien, hormis venir s’allonger sur une plage, au milieu de gens indifférents. Et cette image fait d’autant plus mal qu’elle est le fruit d’une prétendue défense de la laïcité. Pauvre laïcité ! que de bêtises on commet en ton nom! ».

De simples « bêtises »? Peut-être bien plus. Plus loin, il pointe l’incohérence, l’absurdité et la violence de cette « politique de Gribouille », et nomme un responsable: Manuel Valls.

Burkini la responsabilité de Manuel Valls

« déshérence politique et morale », depuis le temps qu’on le dit, bienvenue dans la #Vrauche BR_Petit ! Et Bobiyé! Fini les vacances, la France is back.

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Touche pas à ma kippa…

Après le prétexte de la  »liberté d’expression » par Charlie Hebdo (C’est mon avis), l’intolérante Marine nous livre l‘excuse de la laïcité pour une offensive médiatique. Non…

Extrait du film  »Coco » avec Gad ElMaleh et le brillant  Ary Abittan. Aussi, ma pensée en moins de 140 caractères…

L’excuse de la laïcité ne peut être prétexte à l’irrespect…

Faut pas exagérer …

Finalement ce débat sur la laïcité, ça a peut-être du bon!

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Oh Pop po..pOo po pooo pe p… Stop! On se calme! Je suis contre! ça c’est dit. Mais, réfléchissons un peu, Voulez -vous? Merci.

Dans le billet de l’ami Melclalex titré : UMP le crépuscule ses Dieux,  on peut lire:

L’UMP, ce conglomérat d’intérêts particuliers (usines à gaz disent certains) regroupant des centristes (Morin) des Radicaux (Borloo) des UMP mou du genou (Raffarin) des UMP de droite extrême (Ciotti, Guéant, Hortefeux) des UMP aux dents longues (Copé) ne va pas tarder à exploser victime du rejet massif de la politique du gouvernement par les Français.

C’est vrai que l’UMP est au bord du gouffre, je dirais même de l’implosion! Ou plus précisément de l’explosion à croire l’info du Canard enchaîné de mercredi 30 mars. Dans cette feuille de chou (que j’adore), on apprend que le soir du deuxième tour des cantonales, Marine Le Pen avait lancé l’idée d’une nouvelle formation politique: Pôle de rassemblement! un vrai danger: Fin de l’UMP, du FN et, refondation de la droite?

Pour moi, c’est la vraie inquiétude. Cette fille est dangereuse. En effet, vu les divisions au sein de l’UMP, vu les dérives verbales de Claude Guéant, Brice Hortefeux, Chantal Brunel etc… Il est à craindre que le ralliement des UMP (tendance FN ou ex-FN), vers cette nouvelle entité ne devienne le sport olympique de la droite dans les mois à venir. Rien n’est fait, mais comme l’a précisé Marine Le Pen dimanche 26 mars (selon le palmipède): Le plus important, ce n’est pas la forme du pot de yaourt, c’est ce qu’il y a dedans.  On sait ce qu’il y a dedans et ce n’est pas bon pour la République. Revenons au titre de ce billet.

Vous avez (je pense) remarqué que depuis le premier débat sur l’identité nationale, Nicolas Sarkozy ne cesse de baisser dans les sondages d’opinion. Les dérives de  ses sbires, amplifiées par l’horloge parlante Eric Zemour, ont donné les résultats que l’on connaît. Certains sondages le donnent perdant au 1er tour des présidentiels (dans tous les cas) derrière le PS et le FN. Ce ne sont que des sondages, c’est vrai. Les tribulations hégémoniques au sein de l’UMP laissent penser que cela est possible, certains le pensent et refuse de participer à ce dîner de con

Ce désaveu s’explique en partie par la hausse du coût de la vie de ces derniers mois: Électricité (+6.4%, à suivre), Loyer (+12%, à suivre), Train (+2.4%, à suivre), Essence (+13.5% depuis septembre), Gazole (+18%, à suivre).

Amplification dans les jours à venir: Gaz (01 avril, +5%), Farine (de 15% à 20%), le pain (de 5 à 7%), les pâtes (de 5 à 10%), le café (de 10 à 20%), le beurre (de 4 à 8%), le chocolat (de 5% à 8%), l’huile (de 5 à 8%). Même le bon vieux camembert! (de 2 à 4%), les biscuits (de 3 à 10%) etc…[source]. Ils ont épargné la bière

C’est une certitude, à ce rythme la prolophobie (la peur du pauvre) deviendra une réalité pour les élites.

En conclusion, (avant vos brillants commentaires)…

Finalement ce débat sur la laïcité,  c’est peut-être au fond une bonne chose. S’il veut continuer à se tirer une balle dans le pied, pourquoi l’en empêcher? Et si ça se trouve, le meilleur candidat de la gauche, c’est peut être ce débat! Enfin, je crois.

(Tiens ! je vais en faire un billet) C’est fait.

[illustration]