L’arme anti-vote du Parlement: M. Valls s’équipe du calibre 49.3 …

«Effet frondeurs» et passage en force. Le gouvernement Valls2 n’est plus majoritaire au parlement, c’est ce qui laisse penser ce communiqué du dernier Conseil des Ministres (03 sept.): Manuel Valls anticipe la fronde des députés PS et s’équipe légalement de l’article 49 de la Constitution…

Valls Article 49-3 2

L’Article 49 de la Constitution permet au Gouvernement (généralement à un 1er Ministre contesté dans sa propre majorité) d’engager devant l’assemblée nationale la responsabilité de son Gouvernement sur un programme. Conséquence : l’examen du texte s’arrête, il est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure (art. 49.2) est déposée et adoptée par la majorité absolue des députés.

source

Le dernier 1er Ministre de Gauche qui a eu recours à ce coup de force, c’était Michel Rocard, le parrain (politique) de Manuel Valls (tiens donc). En clair, « je fais comme je veux les gars, votre contestation je m’en branle! Le dire à vos électeurs dans vos circonscriptions, c’est moi Valls-tout-puissant et je sors l’artillerie lourde !». C’est légal, mais c’est mal…

Brandir l’article 49-3, c’est refuser le débat dans sa propre majorité.

CQFD.

(…)

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L’option « dissolution  » évoquée?…

Y parait que Pépère (twitter).

F Hollande Dissolution

Non, pas Copé, pitié, c’est pas le moment. Sinon, j’ai deux bonnes idées pour sauver les meubles (et faire voter la confiance):

1. Garder sous le coude les postes de Secrétaire d’État jusqu’au vote de confiance tout en laissant croire aux députés Écologistes, communistes, et Front de Gauche qu’ils sont prioritaires. Gérard Dahan négociera avec JV Placé (EELV) et JL Mélenchon (FdG)

2. Comme sous Michel Rocard, sortir le canon « 49-3 », engager la responsabilité du Gouvernement Pépère II. « Lorsqu’il y a consensus, on fait avec, lorsqu’il y a pas, on fait sans, mais on fait quand même » (M. Rocard, de mémoire).

Sinon, ressortir son « avatar de combat ».

[Récit] A l’intérieur-de-Matignon: F. Hollande et son « Michel Rocard » (1ère partie)…

elysee[Fiction(politique)-presque– 02.04.2014]

Depuis l’arrivée de Manuel Valls à l’intérieur-de-Matignon, (on va utiliser cette expression qui sonne juste), depuis ce hold-Up politique interne à la gauche, on peut légitimement penser que la dernière municipale était une « législative gouvernementale », une seconde primaire citoyenne de la majorité présidentielle pour définir la nouvelle ligne politique à mi-mandat. La surprise du choix Valls appelle une question: Pourquoi François Hollande a t-il nommé Valls à Matignon? Quelle serait donc cette mystérieuse stratégie politique qui justifierait un si grand écart, loin de sa base électorale et de ses alliés écologistes?

C’est à cette question qu’on va essayer de répondre au delà du prisme de la surprise et de la colère, pour tenter de percer le mystère de ce choix à priori « anachronique« . François Hollande a t-il une idée derrière la tête? Il faut dire que cette « cohabitation » rappelle les passes d’armes Giscard-Chirac, ou plus récent Chirac-Sarkozy [« je décide, il exécute« ]. C’est peut être à gauche qu‘il faut chercher l’explication stratégique de François Hollande, chez un autre Président socialiste, François Mitterrand et son « Manuel Valls » de l’époque: Michel Rocard. Ce dernier était le mentor politique de l’actuel Ministre à l’intérieur-de-Matignon, Manuel Valls.

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Dans un papier du Novembre 2009 intitulé « Le martyre de Rocard«  écrit par Eric Branca, on peut trouver quelques explications sur « l’avenir politique de Manuel Valls« . Cela reste une hypothèse plausible. En effet, Valls populaire et à l’intérieur-de-Matignon, au service d’un Président « impopulaire » me fait penser à une « concurrence asymétrique entre un tueur florentin habité par l’histoire et les rapports de force (F. Hollande Mitterrand), et un idéologue procrastinateur contraint de forcer sa nature pour engager le combat (M. Valls Rocard) ». C’est ce récit politique de la guerre Rocard-Mitterrand qui m’inspire ce billet « actualisé ». Anticipons ce qui peut se passer, Billet Minority Report pour essayer de comprendre le choix Valls par François Hollande. Je garde à l’esprit des faits Rocard-Mitterrand, avec néanmoins de nombreuses retouches, pour une nouvelle lecture. Entrez…

Partie 1. Les fils (politiques) de…

Entre le fils d’un artiste catalan, naturalisé français en 1982, entré en politique à 17 ans au MJS (Mouvement des jeunes socialistes) auprès de Michel Rocard, et l’ancien Conseiller pour les questions économiques de François Mitterrand en 1981 (F. Hollande), rien décidément, ne pouvait être «Normal». Ambitieux, c’est Manuel Valls qui le premier se rapprocha de François Hollande, lequel ne lui demandait rien. Au soir de sa défaite à la primaire socialiste de 2011, et à défaut de se reconnaître dans la ligne du candidat-Hollande (vainqueur), Manuel Valls le soutien, mais reste convaincu que c’est à droite que réside l’avenir de la gauche.

Et le voici qui, à peine au ministère de l’intérieur après la victoire socialiste de mai 2012, s’oppose à JM Ayrault le 1er Ministre, et se dresse contre l’idée même d’un programme politique de gauche avec les écologistes et le Parti de Gauche, perspective sur laquelle François Hollande compte pour sa réélection en 2017. Mais, au lendemain d’une raclée aux élections municipales de mars 2014, Manuel Valls, Ministre de l’intérieur en charge des élections, estime que les faits, plus précisément les statistiques du Ministère dont il a la charge (intérieur) lui donnent raison, et que son heure est venue. Plaidant pour une ouverture vers l’électorat de droite, aidé par son fidèle ami Aquilo Morelle, un ami de toujours (dans le cabinet de Lionel Jospin à Matignon), actuellement Conseiller spécial de F. Hollande à l’Élysée,  il réussi à faire entendre que cet échec est à mettre sur le compte de la vieille morale de gauche, il explique que c’est la défaite de «l’archaïsme». Ce mot, François Hollande ne l’oubliera jamais.

(A suivre)

(2ème partie) > A l’intérieur-de-Matignon: F. Hollande et son

Bonne lecture.

./…

Travailler moins pour sortir de la crise? (L’avis de M. Rocard)…

Un entretien de Michel Rocard dans teknikart mérite qu’on s’y intéresse un tout p’tit peu. L’ancien 1er Ministre propose deux recettes inattendues pour sortir de la crise. On s’accroche…

1. Ne travailler que quatre jours par semaine. Il pense qu’il faut travailler moins pour sortir de la crise.
2. Partir plus tard à la retraite, à 65 ans. Michel Rocard a 83 ans.

Extrait de l’entretien Technikart realisé par Raphael Turcat.

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On a pas fini d’en parler. Out of politique depuis peu, je sollicite l’avis de Juan(SarkoFrance) de Jegoun et de Slovar (les nouvelles)

LIRE sur Technikart

Gouvernement: Copains et tronches d’avant, promo « rocard »…

Un gouvernement de la république, c’est aussi une histoire des « Copains d’avant ». Aujourd’hui, la promotion « Michel Rocard », 10 Mai 1988.

[Vidéo visible sur Youtube, mais ça vaut le coup].

Lionel Jospin, Ministre des sports. Ah ces tronches…