♪ #Manitoumani, sur un air de #Kora ♪: « Puis un jour, « M » débarqua au Pays Mandingue »…

KOra M ManitomaniPour apaiser vos âmes endolories, le doux son de la Kora. Oui la kora, – aucun lien avec la chorale – est un instrument de musique à cordes d’Afrique de l’Ouest. (Sénégal, Mali, Mauritanie, Gambie, Guinée…). Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une «femme-génie» qui vivait dans les grottes de Missirikoro au Mali.

Impressionné et ému par la musique de l’instrument, un grand chef de guerre décida d’en déposséder la femme-génie. Aidé de ses compagnons de chasse, il récupéra l’instrument qui échut à Djelimaly le griot du groupe. « Djelimaly la transmit à son fils Kamba. Et ainsi la kora passa de père en fils jusqu’à Tilimaghan Diabaté qui l’introduisit au Mali. Puis un jour, Toumani Diabate, Sidiki Diabaté et Fatoumata Diawara décidèrent d’inviter leur ami toubab, un certain « M », natif des contrées lointaines au-delà des mers ». Il devait être malheureux pour avoir fait un si long chemin jusqu’au pays Mandingue. Tradition d’accueil oblige,  ils décidèrent de l’aider à retrouver son nom en entier qu’il avait perdu en chemin. Et tout le village en chœur chanta Manitoumani pour invoquer en l’esprit des anciens et bénir le visiteur égaré. Oui, pour entendre dans la kora la colère du cœur qui bat, pour entendre l’orage s’éloigner. Et pour l’ivresse apaisée d’une vie partagée car, au-dessus des murailles des fausses vies, ils placèrent la Kora

Ok j’ai un peu arrangé la fin de l’histoire mais ça se tient. Quand on « M » Manitoumani, on peut. Autre chose (pour bien finir l’histoire), Non, la «femme-génie» n’a jamais récupéré sa Kora. Nul besoin car elle est Kora, son esprit accompagne la douce sonorité de cet instrument de musique, typiquement africain que j’aime tant. Et vous aussi désormais.

./…

Publicités

Manu Dibango: Wonderful Jazz à #Lyon…

Ce samedi 25 mai 2013 c’est Wonderful Jazz à Lyon!. Oui, il pleut, une bonne raison d’aller au concert-jazz de Manu Dibango et Cheick Tidiane Seck à la Sucrière. Comme le fait remarquer LyonCityCrunch« Comment ça? Vous ne connaissez pas Manu Dibango ? Et si je vous dit « Ma Masse, Ma Massa, Ma Makossa»… On peut rajouter, Allô? non mais allô quoi!….

C’est décidé, nous irons prendre une bonne dose de world music entre jazz, funk et rumba. Avec le vieux Manu, 79 ans,  the One

Manu Dibango, Soul Makossa Gang, Concert de jazz
Le 25 mai 2013, La Sucrière, Confluence
47/49, Quai Rambaud – 69002 Lyon.
A 19h30, prix: 30€

Entracte> Pause politique aux Folies Bergères…

Non, DSK n’a pas fait un tour aux folies bergères. J’ose ce titre pour vous proposer une pause politique sur ce blog, le temps d’un billet, à quelques jours de la fin de cette longue campagne présidentielle2012.

Direction les folies bergères (Paris) pour un menu plaisir,  une pause orientale venue des states, avec les BellyDance SuperStars, vous connaissez? Entrez…

Auto-présentation in french à la fin du spectacle (12 »51)

Elles seront à Lyon le 08 Mai 2012 (détails). Devinez quoi…

(Bellydance)

Le Chevalier de Saint-George: « un noir à la cour », par « effraction »…

Bembelly photo de profil réseaux sociaux
Joseph Bologne de Saint-George  ./… 

[La petite histoire de ma photo de profil sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instag, etc). Le concept politique de cette semaine ‘’par effraction‘’ lancé par François Baroin (Édit, en novembre 2011) m’a fait penser à la plus belle « effraction » de l’histoire de France: la présence à la cour du Roi, d’un homme libre et de bonnes mœurs, le Chevalier de Saint-George [1745-1799].

Il était noir, le saviez-vous ?

Oui ça calme, il était noir, un beau gabarit diront certain-e-s, Chevalier à la cour du Roi dans les années « révolution française », seul dans un monde en friche, comme le web de nos jours. Non, ce n’est point par le biais d’un quelconque parachutage électoral que Joseph Boulogne dit Chevalier de Saint George a conquis ses lettres de noblesse, c’était dans les années 1700, s’il vous plait.

« Voltaire de la musique« , Compositeur émérite, escrimeur et bel esprit des lumières oublié des livres d’histoire,  il est le fils de Guillaume-Pierre Tavernier de Boulogne, émigré en Guadeloupe. De sa liaison avec une esclave de l’île naîtra sur le lieu-dit Saint-George, le 25 décembre 1739, Joseph. Condamné par sa naissance à devenir esclave car fils d’une esclave et du péché, Joseph dit ‘’de Saint-George‘’ échappe à ce sort grâce à l’amour de ce père qui, fortune faite, amène à Paris le fils et la mère. Devenu par l’achat de charges l’un des puissants du royaume, Mr Boulogne Père impose son fils noir à la société blanche et lui confie les plus grands précepteurs. Travailleur, le jeune métis va vite devenir le meilleur escrimeur de France. Mais l’arme avec laquelle il part à la conquête du Paris des Lumières est le violon. Tendre attention.

A ceux qui lui ôte toute capacité de création car mulâtre (l’étymologie vient de mulet), Saint-George répond en musique.  Sa réputation va bientôt courir jusqu’à Versailles. En 1774, Marie-Antoinette décide de lui confier la direction de l’Académie royale de musique qui lui confère un droit de regard sur toute la musique jouée en France. Mais la bonne société se cabre,  refuse la tutelle d’un Noir. Les journaux s’emparent de cette affaire, Marie-Antoinette finit par renoncer. Pour Saint-George, le coup est terrible. Sur conseils du Duc d’Orléans, il fréquente la Société des amis des Noirs, puis va devenir le premier franc-maçon à la peau noire. Avec le Duc d’Orléans, Saint-George participe aussi à la création du club des Jacobins en compagnie de Danton et Robespierre.

À l’été 1789 quand la Révolution éclate, il séjourne à Londres où Philippe Égalité en fait son ambassadeur et fait la une du Times du 4 décembre 1789. Au début de 1790, il rentre en France et s’installe à Lille. Le 11 juillet, il s’engage dans la garde nationale et reçoit le grade de capitaine. Le 25 juillet 1793, le duc de Brunswick menace de détruire Paris, une délégation d’originaires des Antilles conduite par le député de Saint-Domingue Julien Raymond est reçue à l’Assemblée et propose la création d’une «légion» de volontaires noirs et métis qui combattront pour cette «Patrie» qui le 24 mars précédent, a accordé le droit de vote aux «libres de couleur». Dans l’émotion générale, le président Hérault de Séchelles déclare :

‘’ La vertu dans l’homme est indépendante de la couleur et du climat. Vos efforts seront d’autant plus précieux que l’amour de la liberté et de l’égalité doit être une passion terrible et invincible dans les enfants de ceux qui, sous un ciel brûlant, ont gémi dans les fers de la servitude. »

Et d’ajouter ,

 (…) grâce à eux, Paris deviendra bientôt «la capitale du monde libre ‘’.

C’est beau. Ainsi naît le 13e régiment de hussards composé de fils d’esclaves ou d’esclaves affranchis, surnommé la « Légion de Saint-George », du nom de son premier colonel. Avant de s’éteindre le 10 juin 1799, il reprend une baguette de chef d’orchestre et nous laissa une œuvre magistrale (à découvrir).

Extrait. – Symphony Op. 11 No. 1 in D major (L’amant anonyme’) Chevalier de Saint-Georges.

 

D’autres extraits sur chevaliersaintgeorge.com .  Lire aussi : Monsieur de Saint-George, A Guede. Les commentaires (par effraction…) sont autorisés 😉

Et, pour m’identifier sur les réseaux sociaux, je ne pouvais trouver mieux. Alors, What’s My Name? Maintenant vous savez. /[Édit 26.06.16, Màj]

./…