Justin Bieber au mariage de Kate et William! Va t-il chanter?

William, Kate & Justin Bieber

People. Mariage par ci, Royal par là. Et, Ségolène nulle part. C’est le buzz de la semaine semble t-il. Toute la presse en France en parle avec une telle frénésie qu’on oublierait presque que la France est toujours en guerre en Libye. La presse anglaise a levé le pied, peut être à cause de la facture qui va suivre…

C’est donc une info de Entrevue.fr que je post ici. Justin Bieber aura bientôt le privilège de rencontrer la famille royale britannique et le panel de stars sélectionné pour assister au mariage princier du siècle. La baby-star aura l’honneur de s’asseoir non loin de Barack Obama, Guy Ritchie, Rowan Atkinson, les autres stars du showbiz et les princes et princesses du monde. Jean Sarkozy n’est pas invité. Voila une info qui réjouira le taulier de Bicètre qui pense qu’un billet sur Justin Bieber génère du trafic. Alors, j’expérimente…

Ah, il y aura du beau monde de l’autre côté de la manche! Notre jeunot devrait ne pas s’ennuyer aux côtés de la belle Blake Lively de Gossip Girl, tout droit sortie d’Hollywood et adorée des jeunes filles, qui a aussi reçu le précieux carton d’invitation. La question qui ébranle le Royaume est: Justin Bieber va t-il chanter?  Vu les prévisions météo (temps pluvieux, ciel couvert), alors il pleut!

Et de là dire qu’un couple va se former…

Sources : Entrevue.fr

L’ART, Œuvres d’art: Matérialité ou produit de l’imaginaire? …

-Femme se coiffant- 2006

L’art, on en parle de plus en plus dans cette période printanière: Exposition d’art, vernissage, Piss Christ etc… Dans une conversation café-philo avec des amis, nous avons noyé nos soucis dans un délirium intéressant sur l’art, sur les artistes et les œuvres d’art.

En cherchant dans Wikipedia, on peut lire que l’art (du latin Ars, artis – habileté, métier, connaissance technique-  est une activité humaine dont le produit -ou l’idée que l’on s’en fait- consiste à arranger divers éléments en s’adressant délibérément aux sens, aux émotions et à l’intellect. Aussi, il n’y a pas de définition universelle de l’art car sa perception varie diversement selon les cultures, les auteurs et l’époque etc.

Pour mon ami Serge, l’art est le produit artistique sortie du subconscient d’un être que l’on peut appelé artiste. C’est le fruit d’un imaginaire retranscrit par des mots, par des gestes, ou façonné dans la matière. Ceci englobe donc les domaines aussi divers que la sculpture, la peinture, la musique, la danse et la poésie (et donc la littérature). On peut inclure la cuisine, le cinéma, la gravure, le théâtre, la photographie, la bande dessinée, la télévision, voire l’art numérique, etc. Arrêtons nous sur l’aspect matériel de l’art, sur la matérialité…

Cette expression artistique retranscrit des valeurs, matérialise des émotions. Notre perception de l’art est à géométrie variable. Nos sens, notre culture et nos capacités intellectuelles affectent notre regard sur l’œuvre, on fait vivre l’art en fonction des émotions que cela nous procure, on est objet contemplant l’art et sujet de valorisation de l’œuvre. « L’art est », car soumis à notre appréciation. Être, c’est être perçu ou percevoir écrivait Georges Berkeley. Et, on peut l’appliquer à l’art.

C’est là une interprétation qui peut faire penser que l’artiste est dépossédé de son œuvre. Il en reste cependant le concepteur, l’artiste. La valorisation de l’œuvre est du domaine de la subjectivité collective. C’est Ce que je pense

Continuons ce délirium. En restant sur l’aspect matériel de l’art, je pense que l’art, c’est le domaine de l’immatériel, je m’explique. L’œuvre d’art, ou le produit artistique est immatériel en soi, c’est le cas de la musique, de la danse entre autres aspects artistiques perceptibles par l’ouïe, l’odorat, voir le visuel. Mais pour l’art matérialisé sur une toile, faisant appel au toucher et à la vue -entre autres sensations procurées par l’œuvre- les choses peuvent paraître complexes.

L’œuvre de l’artiste est une transcription de son imaginaire, de son intellect, noircir une toile, tailler la pierre, c’est comme graver ses propres pulsions ou sensations, on les nomme œuvres d’art, objets artistiques, toiles de maître etc…

-Les demoiselles d’Abidjan- 1999.

Ce qui est ici frappant, c’est la non-qualité d’œuvre d’art pour les réalisations naturelles que l’on trouve dans la nature, des oeuvres façonnées par le temps et par les saisons etc.. La pierre sculpté, façonnée par la nature n’est pas une œuvre artistique, les stalactites ou stalagmites non plus. Qu’importe donc la beauté de l’œuvre proposé par la nature et le temps, ce n’est plus de l’art. C’est peut être pour cela que Raoul Dufy a écrit: « Regardez la nature … et tournez lui le dos. »

Dans le cas de ces œuvres comparées à celles des artistes, ce n’est plus la qualité artistique qui compte, on se ne base point sur l’œuvre mais sur les moyens de sa réalisation. On met donc en avant l’homme, sa capacité à réfléchir, à concevoir et à réaliser par soi -ou par délégation- une œuvre. Donc, cette œuvre matérialisée n’existe que par le truchement de l’intellect humain. Delacroix disait: « La nouveauté est dans l’esprit qui crée et non pas dans la nature qui est peinte. »

L’art est donc conçu en nous, dans notre imaginaire et il n’a de valeur que le talent de l’imaginaire qui l’a conçu. L’imaginaire témoigne de la subjectivité de l’homme. C’est en cela que l’art est immatériel. C’est ma vision des choses en ce weekend pascal.

Ce billet n’est pas une œuvre d’art car « n’existe pas », c’est juste le fruit de mon imaginaire et de votre appréciation, il n’a de valeur que les sensations que cela peut engendrer en vous. Commenter un billet par exemple, c’est signifier ses émotions de lecture -appréciations, contradictions, négation des thèses évoquées, rester sans voix, faire l’éloge du silence, etc.-. C’est  un… vernissage

Sont vernis: Melclalex, emanu, jujusete, Cycee, Nicolas, Romain, Rumin, Fabien, Yann, Sylvie, iconoclaste, Juan, DomyDom, Gildan, Seb, 1raleur, Guy, Arnauddespasp, David, Cerise

Pour vous, c’est quoi l’ART? Le délirium est ouvert…

[illustrations] (par moi).

1: Femme se coiffant, peinture de la sculpture de Julio Gonzáles (1876-1942) – Femme se coiffant I, 1931.
2: Les demoiselles d’Abidjan, Adaptation libre d’une partie de   » Les demoiselles d’Avignon’‘ de Picasso 1907.

Du miroir…

Alain Fouti BEMBELLY
Alain Fouti BEMBELLY

Depuis toujours, le miroir est au centre des préoccupations humaines. Voici ce que j’en pense …

A la lumière de mon expérience et en toute modestie, je vais présenter dans ce papier une typologie du miroir sous le prisme de ma cabindalité, Ensuite, j’envisage l’analyse du miroir en tant que reflet social, reflet d’un parcours, c’est-à-dire, une rétrospection imagée de mon évolution, une tentative d’analyse de mon image sociale telle que je l’ai perçu ou, telle que j’ai dû la percevoir. Cette juxtaposition (Miroir -Société) répond à un souci : la connaissance de soi.

La première utilisation des miroirs fut sans doute pour se regarder soi-même, objet de coquetterie. La contemplation devant le miroir nous projette face à l’inconnu que nous sommes.

Quelques questions : Comment vivait l’homme avant d’avoir inventé le miroir et, avant de s’être penché sur un plan d’eau ? Il devait certainement procéder par analogie en regardant ce qu’il pensait être ses semblables. Je suis (où plutôt j’étais) dans cette situation. Se connaître afin de mieux se construire dans un univers différent de ses bases culturelles et morales, tel est mon quotidien.

Dans le miroir social, lorsque l’on ne sait pas lire les perceptions de l’image flou que vous projette celui-ci, on adopte des habitudes nouvelles. S’en suit une longue période de mutation mentale et culturelle, voir cultuelle, pour adopter, s’adapter dans son nouvel espace de vie.

Ma lecture du miroir ne peut donc se comprendre qu’à travers mon parcours. Sans en faire l’exégèse, ma mobilité est un déplacement loin des valeurs certaines acquises, dans ce décor nouveau, fait de glace, de miroirs de différentes formes, reflétant une image différente de tous les côtés. Ce mariage culturel ne se fait pas toujours dans un palais de glace.

Le miroir renvoi toujours une image inversée. Comment alors se connaître dans une perception inversé de soi ?

Pour s’y retrouver, il faut faire preuve de sagesse, faire la part des choses entre l’image projetée et l’image réelle, c’est-à-dire dépasser le stade de la contemplation, de la spéculation. Je pense que le miroir est du domaine de l’immatériel, de l’abstrait. Il faut donc voir au-delà du miroir, le traverser en pensée, tenter d’y lire la vérité masquée et, juxtaposer plusieurs valeurs convergentes.

Pour expliquer la symbolique du miroir, prenant l’exemple de la société en tant que miroir

La société est composée de plusieurs personnes de toutes origines, conditions et croyances religieuses. Dans le vie de tous les jours, au gré des rencontres sociales, culturelles, professionnelles, chacun d’entre nous fait état de ses réflexions sur un sujet donné.

Les médias, les réseaux sociaux et autres supports de communication, tous participent au développement du sujet par des commentaires, des questions ou, en offrant des informations complémentaires. Ces interventions, et suggestions concourent au développement collectif certes, mais aussi à un enrichissement personnel. La lecture des principes de la société et l’effet cumulé de ces axes de travail constitue un vecteur de croissance personnel que chacun doit viser.

En cela, je pense que la société (dans ce qu’elle à de positif) peut être pour chacun de nous un miroir. Cette vie est en soi une naissance. Pour le psychanalyste Jacques Lacan: le « stade du miroir comme celui où l’enfant a conscience qu’il se voit lui-même. Cette connaissance de soi intervient entre 18 et 24 mois en général. Elle participe de la mise en place de différents sentiments, tel que l’empathie, la fierté, la honte.

Le miroir fût essentiellement un objet féminin, il était par exemple interdit aux hommes de se regarder dans les miroirs d’airain. Dans l’Univers, on peut considérer la lune comme étant le miroir du soleil. Ils sont à la fois objet et reflet de l’autre. L’objet et le reflet sont liés et indissociables.

Le miroir, c’est aussi le symbole d’une limite vers un autre monde. Dans les traditions africaines, l’arbre à palabre peut être considéré comme le miroir de nos sociétés modernes – toutes choses égales par ailleurs bien entendu – . Le conseil des sages, des aînés, maîtres et initiés perpétue la tradition orale. Le rituel d’initiation sous l’ombre de l’arbre à palabre, ouvre les portes de la connaissance, de l’instruction et donc, la transmission des valeurs morales universelles.

Pour revenir aux différents aspects sociaux du miroir.

Se connaître, c’est aussi lire à posteriori son parcours social. Le long de ce mur sont accrochés des images, des tranches de vies qui sont autant de miroirs à revisiter. L’image que l’on a de soi est une variante du contexte social.

Construire une relation d’appartenance apaisée dans une nouvelle Cité, c’est surtout faire preuve de patience devant la bêtise d’autrui, assurer la saine gestion de sa colère et, essayer de maintenir la pondération dans ses propos.

Explication imagée

Prenons un arbre tropical (le Baobab par exemple, arbre tropical qui peut atteindre 20m de circonférence). Son déracinement et enracinement dans un climat froid ne sont pas sans conséquence, il perd de sa substance. En hiver, il est méconnaissable, perd son feuillage, voir son ramage. Au printemps, il espère refleurir avec la remontée des températures. Peine perdue, il passe l’été dans l’indifférence générale, car pas suffisamment ombragé et, subit les affres de l’élagation à l’automne.

Et le miroir dans tout ça ? Son implantation dans  un nouvel environnement permet de répondre à cette interrogation. Son reflet dans ce miroir urbain est en soi un déchirement, un déracinement. L’instinct de survit le pousse à chercher dans sa nature profonde les ressources vitales. Comme tout arbre il cherche dans sa terre d’accueil son ferment de survie nécessaire. Ses racines se nourrissent des substances de son emplacement, s’y accrochent. Cette image met en évidence la recherche de valeurs universelles, c’est-à-dire ce que nous avons en commun au-delà de la différence.

Cette terre nourricière permet à notre arbre d’avoir une vision coquette de soi face au miroir. Il revit, avec un feuillage adapté aux saisons, à même de proposer à nouveau son ombrage et ses fruits comme autrefois. Cependant, il sera toujours un arbre différent, suscitant la curiosité souvent, l’admiration des fois, l’indifférence parfois.

Cet exemple nous renvoi aux aspects de contradiction du miroir. Sur un jeu d’échec, si l’on place un miroir entre chaque carré, on découvre que le carré noir est le reflet du blanc et le blanc, le reflet du noir.

Au delà de l’aspect physique du miroir, de sa structure, il est utile de décrire un autre aspect du miroir lorsque l’on veut analyser l’image qui s’y reflète : l’arrière plan. Le reflet de l’image varie aussi en fonction du décor de contemplation.

Certains aspects de la personnalité sont fortement contrastés dans un miroir. Cela s’explique en partie par les couleurs de l’arrière plan. La société est à la fois, miroir, cadre et décor du miroir. C’est l’effet grossissant du miroir. Le reflet est saisissant dans un décor immaculé. Dans mon exemple, la lumière écarlate d’arrière plan n’est plus celle des reflets du sable fin des tropiques. Se connaître revêt alors une dimension nouvelle.

Il faut donc concevoir le miroir social comme un miroir de réciprocité et d’ouverture (ouverture sur soi-même, ouverture sur les autres). Pour moi, la renaissance ne peut se comprendre que par l’ouverture à autrui, par l’amour des autres et, par une grande dose de fraternité. C’est, comme dans toute société d’accueil, s’insérer dans une chaîne sociale, dans un cadre collectif.

L’autosatisfaction, l’égocentrisme, le narcissisme génèrent d’autres aspects du miroir : Ténèbres, obscurantisme, absence de lumière.

Et, dans l’obscurité, dans les ténèbres, le miroir meurt, ne reflète rien. Disons plutôt que l’on a plus la perception du réel. Le miroir se voile et ne peut rien dévoiler.

En conclusion

J’ai retenu que le miroir, dans tous ses aspects nous renvoi la perception que nous avons de nous, à notre conscience. Le miroir n’est pas que reflet visuel, il suggère aussi une écoute, celle de l’intérieur de soi. Face au miroir, il faut aussi faire voeux de silence, écouter et, s’écouter. Les émotions que nous apprenons à refouler avec plus ou moins de succès sont notre langage intérieur. Les laisser se révéler pour les voir vivre, pour mettre en lumière leur source, est une base du travail sur soi.

Le miroir nous met aussi face à une dualité : Devant le miroir on est à la fois sujet travaillant l’objet et qui, au cours de ce travail apprend à le connaître, apprend ses réactions dans le but de se réaliser.

Il n’est pas seulement un instrument pour se regarder, encore moins pour regarder. L’étymologie du mot insiste sur ‘’ regarder avec attention’’ car, les miroirs ne réfléchissent pas avant de réfléchir. Mais, pour qui sait lire, déchiffrer et comprendre, le miroir donne les clefs d’une introspection réfléchie. Il facilite donc une prise de conscience.

La conscience est le seul miroir qui jamais ne ment ni ne trompe. Surtout, il nous permet, de réfléchir après l’avoir été par le miroir, de penser, c’est à dire de douter car comme l’avait dit René Descartes « Nul ne peut douter qu’il doute, or douter c’est penser, c’est la condition sine qua none de l’existence du Moi. » Je pense – avoir des doutes-, donc je suis »

Guy Alain Fouti BEMBELLY

‘’Soit clair et brillant et reflète ce qu’il y a dans ton cœur’’ Inscription sur un miroir chinois du musée d’Hanoi.