F. Hollande: Financer la croissance en Europe, ça, c’est fait…

Et, les éditocrates se taisent. Croissance, Relance économique et Convergence européenne s’inscrivent désormais dans le nouveau calendrier de sortie de crise. On pouvait s’attendre à des critiques positives de la presse spécialisée (économie, politique), mais non. Curieux…

Il y a pourtant de quoi se réjouir. Le Président de la République, François Hollande a déjà réussi son double pari:

1. Mettre de la croissance dans l’agenda européen. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et, les autres partenaires convergent de plus en plus vers cette solution.

2. Financer la croissance pour une relance économique. C’est fait depuis ce vendredi 23 juin. L’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie – en projection du Conseil européen de la semaine prochaine, décisif en pleine crise de la dette – se sont mis d’accord sur ce point.

Accord sur la mise en œuvre d’une relance à l’échelle européenne à hauteur de 130 milliards d’euros. Un accord (une victoire!) de la France, nouveau moteur de la nouvelle dynamique en Europe. Ce n’est qu’une étape.

« Avec les quatre, et bientôt au Conseil européen, nous aurons d’ici peu un paquet de croissance qui représentera 130 milliards d’euros. Certains diront c’est beaucoup, d’autres diront c’est trop peu, mais c’est déjà une première étape », a déclaré François Hollande.

Cette nouvelle donne est encore plus savoureuse lorsqu’on entend Angela Merkel nous dire: « Le message important, aujourd’hui, est que croissance et finances solides sont les deux faces d’une même médaille. La stabilité financière est nécessaire mais elle ne suffit pas sans la croissance et les emplois qui sont nos deux plus grands problèmes en Europe».

La Rédaction du  »Figaro économie » doit s’étrangler. La croissance et son financement, nous y sommes. Il faut cependant se donner du temps. F. Hollande n’a pas (que) Monti l’italien. il a aussi, Angela Merkel et Mariano Rajoy l’espagnol.

Cette analyse est valable pour la croissance interne à la France. Attendre l’état des lieux sortant de Nicolas Sarkozy: Évaluation des trous financiers de Sarkozy-Fillon, apporter des ajustements et, certainement quelques hausses d’impôts, héritage de la gestion Sarkozy des finances publiques (voir ce graphique).

La crise, on va se la faire

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