#Tuto: Savoir prononcer les #Noms #africains, toujours sans « Aime » ni « haine » bordel! …

Depuis le temps que j’assiste au massacre dans la prononciation des noms d’origine africaine, s’il fallait instaurer une taxe d’un centime à chaque mauvaise prononciation, il y a longtemps que la dette africaine serait remboursée. Plus efficace que la taxe sur les transactions financières…

Le très bon reportage de Yann Barthès (Le Petit Journal à Kinshasa) a fini par m’obliger à faire un billet linguistico-phonétique et vous expliquer ce qui cloche. C’est très simple.

1. Exemple. MBoma se dit en français de France Em- boma: Une connerie linguistique! Les noms africains commençant par « M » se prononcent en englobant le « M » avec la consonne qui suit, on ne l’isole pas. Dire Em-Tartanpion est une hérésie, une faute, voire une insulte à l’identité de la personne nommée. Au Congo, « Mboté »  (Bonjour) ne se prononce pas Em-boté comme l’ami Yann l’a fait dans son émission croyant bien faire. C’est très simple à prononcer et en plus, on gagne du temps.

2. Essayons de prononcer ensemble le mot français « tombe ». Allez! A voix haute! J’ose même pas le décomposer. Sa prononciation (2ème partie) est la même que notre sympathique « Bonjour » Mboté. C’est une sonorité bien inscrite dans la langue française. Tenez, Zlatan, personne ne dit Zed-Latan! Et je ne vous parle même pas du mot Eyjafjallajökull (prononcé : /ˈɛɪjaˌfjadlaˌjœːkʏtl̥/ Clic/Son) que tout le monde – ou presque- prononce sans faute. Mais pour les noms d’Afrique, ça donne sa langue au chat

3. Autre exemple, le mot « bombe »! facile à prononcer n’est ce pas? La phonétique de ce mot est sonorité usuelle de la langue française. Deux consonnes qui se suivent, c’est pas sorcier à prononcer! C’est dans la langue française! On a bien des noms avec des « C », des « V », des « Z » et des « Y » voir des « W » qui se suivent, non? Tous ces noms qui comptent triple au scrable ne nous posent aucun problème! Merde! Alors arrêtons avec ce blasphème identitaire, bordel Je m’excuse, mais à force de voir les gens se faire baptiser à tout va, ça me gonfle.

Pour vous aider à respecter vos amis africains (oubliez votre paresse morale un instant), au lieu de Em-mbami, ne pas ajouter le « Em », juste la deuxième partie mbami comme vous savez déjà le faire. Le « M », il faut l‘englober dans la deuxième consonne et les prononcer ensemble! Ne pas les séparer car unis par les liens sacrés de l’identité! Et, que dire de ces enfants qui, à force de se l’entendre dire à l’école, toute leur vie, finissent par l’adopter comme leur vraie identité…

4. Le même problème se pose avec les noms commençant par « N ». Exemple: Jean Marc NGuimbi. Quand j’entends « haine-Guimbi » au 20heures de TF1, ça me… Paresse ou  haine? Quand je pense à la facilité avec laquelle les journalistes entre autres médias, prononcent des noms à triple consonnes (Football européens, jeux olympiques, etc..), je garde l’espoir que les Mbimi, Mbami, Mbadanka et autres français d’origine africaine seront bientôt reconnu dans leur véritable identité. Tiens je vais peut être dispenser des cours payants dans les écoles de journalisme: Module, prononciation et phonétique des noms d’origine africaine  et me faire du blé sur vos conneries. [Mise à jour,  6ans +tard, Coupe du Monde #Russia2018] Kylian Mbappé & Ngolo Kanté (de l’équipe de France) massacrés à la télé, c’est d’un pénible

Mbappé CDM2018

Un nom africain, l’aimer c’est toujours sans « M (aime) » & sans « N » (haine) ok?

Bien identifier quelqu’un c’est lui témoigner du respect. La politesse, ça commence toujours par le nom, la condescendance et le reste aussi …

Ah, j’oubliais, Mboté na bino!

(De rien, si je peux aider).

./…

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Touche pas à ma kippa…

Après le prétexte de la  »liberté d’expression » par Charlie Hebdo (C’est mon avis), l’intolérante Marine nous livre l‘excuse de la laïcité pour une offensive médiatique. Non…

Extrait du film  »Coco » avec Gad ElMaleh et le brillant  Ary Abittan. Aussi, ma pensée en moins de 140 caractères…

L’excuse de la laïcité ne peut être prétexte à l’irrespect…

Faut pas exagérer …

Élisabeth BADINTER: ‘’Politiques, éditorialistes et féministes‘’: Taisez-vous!…

Plaidoyer. ‘’La question du genre masculin/féminin ne cesse de diviser. Entre passions et incompréhensions, il demeure difficile de comprendre les rapports entre les hommes et les femmes, en dépit des évolutions culturelles et sociétales modernes‘’, écrivaient Karine Lambert et Pierre Antoine Aster dans ‘’Pour en finir avec le conflit des sexes‘’. L’actualité des ces derniers jours a encore déplacé un peu plus les frontières, cristallisant de facto les positions des uns et des autres.

Conséquences? A la lecture des évolutions de l’affaire du Sofitel à New-York, Il sera désormais très difficile aux victimes d’abus sexuels de faire valoir ce que de droit. Les zones d’ombre du volet français de l’autre affaire ne facilitent rien en la matière. Quelles conséquences pour les victimes d’aujourd’hui et de demain? En parler? Est ce que cela sera toujours possible sans être traité de ‘’menteuse‘’? Qui demain ira porter plainte pour abus sexuel sans peur? A qui la faute? Politiques, éditorialistes et féministes en prennent pour leur grade. Écoutons ce qu’en pense  la philosophie Élisabeth Badinter dans une vidéo France-inter.

Faire l’éloge du silence face à une certaine actualité permet de prendre du recul sur certaines choses. Tel semble être le conseil d’Élisabeth  Badinter. Prenons quelques jours de vacances.....

Citation à retenir.

‘’ On ne se sert pas d’une possible injustice pour faire avancer une cause ‘’

Élisabeth BADINTER, Paris, 06 juillet 2011.