La « théorie sur les cons » appliquée aux réseaux sociaux …

Théorie sciientique sur les cons Slate.frEn cette semaine Zemmour, le magazine Slate édite une sérieuse étude scientifique: «Une théorie sur les cons» et ce n’est pas une blague.

Oui, la connerie a fait l’objet d’un travail très sérieux par Eric Schwitzgebel, Professeur de philosophie de l’Université de Californie, il nous explique que nous avons tous besoin d’une théorie sur les cons («jerks», dans le titre original (modifié) il avait écrit «idiots-guess»). Jerk? Ça n’a rien a avoir avec la danse des années 60-70 (le jerk) de nos aînés dans leur «jerkitude» je précise. Comprendre cliniquement les cons nous permet de rester calme face à cette créature que nous croisons dans la vraie vie, au boulot, et de plus en plus sur les blogs et sur les réseaux sociaux en général.

Une jerkitude, certitude, les cons existent, il suffit de regarder autour de soi, le con, c’est quelqu’un qu’on connaît de près ou de loin: « Être con, c’est être perçu ou percevoir » pour compléter la pensée philosophique de  Francis Bacon, bref. Alors, que nous apprend cette originale Théorie sur les cons? Lecture commentée, pré-bilan de mon observation annuelle. «Les gens disent que j’dis que des conneries, alors là (j’ai une étude scientifique), je vais dire les leur» aurait dit Coluche.

aeon magazine jerk (théorie sur les cons)

D’abord une chose, je partage l’avis de l’auteur sur la définition du con: «le con est incapable de comprendre le point de vue de ceux qui l’entoure et les traite comme des outils à utiliser ou des idiots à gérer plutôt que des semblables sur le plan moral». Le con n’a pas la perception du fait qu’il est con, il pense disposer de droits différents des autres puisqu’il leur est supérieur. Il est l’opposé du «gentil» («sweetheart»), attentionné qui voit les autres comme des personnes distinctes avec des points de vue ayant une valeur. Non, pas de noms, juste quelques exemples sur les blogs et réseaux sociaux.

1. Sur les blogs: le con, souvent dans le voisinage, guette et s’imagine plus intelligent que le taulier du blog, il est donneur de leçon, il aime vous dire ce que vous devez penser ou écrire. Fidèle mais pas troll,  il est souvent 1er commentateur (le 1er commentaire d’un billet influence souvent le fil de discussion, c’est important, il le sait). Conseil: Ne jamais hésiter à sortir la machine à baffes, le con aime les blogowar, le servir, ça le valorise et il reviendra. «un con vaut mieux que deux tu l’auras»

2. Sur les réseaux sociaux (Facebook et twitter en particulier): C’est leur nouveau domaine de définition, ils ont déserté les fils des commentaires des blogs, boudent les forums de discussion et déboulent sur twitter. De plus en plus nombreux, ils nous amusent et nous énervent comme récemment devant la tragique prise d’otage de Sydney, ils ont fait un selfie, heureux comme des

Selfie honte Sydney Prise otages

Conseils: 1. Ne jamais hésiter à faire des copies écrans de leurs œuvres pour les épingler dans un tweet ou post genre: « j’ai trouvé un con« , « le con du jour« , et la sélection du « con de l’année » à l’epiphanie pour la fève est autorisée. Aussi, 2. Pour les cas de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie, d’ homophobie, sexisme etc.. les dénoncer en les citant et appeler sa TL à relayer le signalement sur Twitter pour les bloquer. La connerie oui, l’incitation à la haine ou l’appel au meurtre non.

– Le cas des cons de Gauche. Oublions un instant les cons de droite (plus nombreux au mètre carré) pour n’aborder que le cas des cons de gauche (c’est dans l’image de Slate). Il est désormais admis (j’ai lu sur facebook) que le con de gauche économise son énergie dans la lutte contre les injustices (racisme, antisémitisme, islamophobie etc.) mais décuple d’effort pour t’empêcher de le faire. Son argument type?  » Hé les gens! arrêtez de parler de ce connard, vous lui faites de la pub!». Au fait, le con de gauche n’est ni con ni de Gauche, il défend juste ce qu’il est, c’est à dire, ce que vous dénoncez. Il est presqu’aussi con que celui de droite, plus nocif et imprévisible, un très beau spécimen (non, je ne citerai pas de noms).

– Et quand le con ne fait plus rire: Pour ce dernier paragraphe, on va prendre le bel exemple de Maître Eolas qui s’est enfin décidé de traduire un strip qu’il nous livre avec un petit mot:« (…) C’est pour toi, Éric (Zemmour)».

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En conclusion, comme l’écrit Slate, « Il n’existe pas de con absolu et de gentil absolu (vrai !). Toutes les opinions ne méritent pas un traitement équivalent. Il y en a qui sont répugnantes et détestables. Ne pas être capable d’avoir de l’empathie pour un fanatique n’est pas un signe de connerie. Nous sommes tous d’une façon ou d’une autre et à certains moments des cons (et forcement le con de quelqu’un). Fort heureusement, nous ne sommes pas tout le temps des cons (sauf pendant l’apéro) et nous pouvons essayer de l’être moins ». Maintenant que vous savez (presque) tout, si vous avez des noms…

(…)

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