#Swissleaks : C’est l’histoire d’un mec qui rêvait d’une banque… #HSBC

C’est l’histoire d’un mec, normal le mec, sympa, (je reprends, pour l’instant il n’y a qu’un seul mec, faut suivre…), le mec, il rêvait d’une banque mais pas n’importe laquelle! «une banque idéale qui soit faite spécialement pour lui. Attention pas une banque qui l’oblige à prendre des trucs qui servent à rien, qu’il ne comprend pas, ça non! Une banque qui penserait à ses intérêts (au mec) avant de penser aux siens!» (…).

Ce mec, avec beaucoup d’autres (là, il y a plusieurs mecs avec le même fantasme!: «rêver d’une banque», dans le tas on compte des politiciens, des icônes du sport, des capitaines d’industrie, des vedettes du showbiz , des rois etc), ils avaient trouvé dans une filiale de la banque britannique HSBC à Genève une grosse et belle combine pour une grande évasion fiscale en bande organisée. C’est ce que révèle le Monde qui dévoile les dessous d’un gigantesque scandale financier. C’est explosif, du lourd! 180,6 milliards d’euros, plus de 100 000 clients dans le monde et de 20 000 sociétés offshore, écrit le journal qui nous explique ce particulier mécanisme …

«Je rêve d’une banque… ». Au fait le mec, il disait quoi déjà en 2009 sur l’évasion fiscale? Le Huffingtonpost a fait les archives, et c’est plutôt pas mal…

Pasdamalgam! Mais si vous avez d’autres noms..

A suivre.

(…)

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Évasion fiscale: Vers la fin du secret bancaire Suisse ?…

Evasion fiscale _SuisseD’ici quelques temps, le légendaire secret bancaire suisse ne sera peut être plus qu’un lointain souvenir. Enfin si l’on croit les dernières propositions helvétiques en matière de lutte contre l’évasion fiscale. Difficile de le croire

Peut être le premier effet international de l’affaire Jérôme Cahuzac. Les pays du G7, réunis à Aylesbury (près de Londres) ce week-end, ont réaffirmé leur détermination contre l’évasion fiscale via l’échange automatique d’informations fiscales entre pays.

La Suisse se prépare à l’ouverture automatique de renseignements fiscaux titre le magazine suisse LeTemps.ch ce matin. Eveline Widmer-Schlumpf, Conseillère fédérale chargée des finances, et Sergio Ermotti, patron d’UBS, admettent, qu’il faudra, d’une manière ou d’une autre, s’ouvrir vers l’échange automatique de renseignements fiscaux. On avance.

La décision est imminente mais la Suisse indique qu’elle ne participera que sous certaines conditions strictes, à l’échange automatique de renseignements fiscaux. Ah! Lesquelles?

Evasion fiscale

1. Uniquement dans le cadre élargi de l’OCDE. La Suisse considère l’OCDE comme le seul lieu où peut être discuté le passage à la norme de l’échange automatique de renseignements fiscaux. Une façon de contraindre les autres places financières importantes (Singapour ou Hong­kong) à y adhérer. Bonne idée.

2. Ne négociera pas directement avec l’Union européenne, dont elle ne fait pas partie. Il y a de fortes divergences au sein du G20 sur ce que recouvre exactement l’échange automatique de renseignements fiscaux

3. Exigera la réciprocité totale. Ce que n’accordent par exemple pas les États-Unis via l’accord Fatca –, et pour finir…

4. la mise à disposition des noms de tous les ayants droit économiques d’une relation bancaire. Cela équivaut à obtenir la transparence de trusts et d’autres structures fiscales mises en place par des entreprises. On attend la réponse du Médef.

Ce dernier point est très important, un coup très dur pour le «Secret bancaire». Enfin, on va l’espérer. Dans un récent sondage Tribune de Genève, il est établi que les Suisses sont très critiques face à l’évasion fiscale. Près d’un Suisse sur deux se dit favorable à ce que les banques envoient les relevés bancaires annuels directement aux autorités fiscales.

Nul doute que la finance et ses ayants vont entrer dans la danse pour infléchir la chose. Mais, l’idée avance, et il sera difficile de dire que la France n’est pour rien dans ce changement de mentalité.