Attaque chimique: L’aveu de Bachar El-Assad?…

Je résume: « Oui, il y a eu attaque chimique », « Oui mais, je n’étais pas d’accord avec les autres..« . En clair, C’est pas moi, c’est les autres…

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J’aimerais bien savoir ce qu’en pense Vladimir Poutine. Édit (18h00). Il faut croire les russes lisent ce blog. Tenez, pour éviter les frappes occidentales, la Russie a appelé la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique: « Nous appelons les dirigeants syriens non seulement à accepter de placer sous contrôle international leur stock d’armes chimiques, et ensuite à le détruire », [Sergueï Lavrov, Ministre russe des affaires étrangères] (AFP).

Trop facile.

Lire sur L’Express.

Syrie: calcul diplomatique, 1+1+11 égal beaucoup…

547802-us-president-barack-obama-meets-french-president-francois-hollande-at-the-g20-in-st-petersburg-russiLe sommet du G20 de SaintPétersbourg a permis de clarifier les positions sur la crise syrienne. Au sortir de ce sommet, la question des preuves de l’utilisation des armes chimiques par le régime de Bachar El-Assad ne se pose plus, la certitude l’emporte sur les doutes à Vladimir Poutine près. Les points de divergence portent désormais sur les moyens d’action contre le régime de Bachar el-Assad.

Calcul diplomatique. Le temps semble être suspendu à la décision du Congrès américain de ce lundi,  sur la participation (ou pas) des États Unis dans une opération opération armée contre le régime de Damas. La Commission des affaires étrangères du Sénat américain a adopté ce mercredi un projet de résolution autorisant l’usage de la force armée en Syrie. Barack Obama s’adressera à la Nation américaine  (et au monde) ce mardi depuis la Maison Blanche.

L’isolement supposé de François Hollande est une interprétation erronée de la situation diplomatique. En plus des États-Unis, La France peut compter sur le soutien des pays du G20 qui appellent à une «réponse internationale forte» contre Damas (L’Australie, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Espagne (invité permanent du G20), la Turquie et le Royaume-Uni) au terme du sommet de Saint-Pétersbourg.

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«Nous condamnons dans les termes les plus fermes l’horrible attaque par des armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août, qui a coûté la vie à tant d’hommes, de femmes et d’enfants (…) Les preuves mettent clairement en évidence la responsabilité du gouvernement syrien dans cette attaque (…) Nous appelons à une réponse internationale forte à cette grave violation des règles et des valeurs en vigueur dans le monde, afin d’envoyer un message clair pour que ce genre d’atrocité ne se répète pas. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en porter la responsabilité.»

Un message sans ambiguïté du Club des 11, bientôt 12, 13 etc, pour une réponse forte sous le sceau du Conseil de sécurité des Nations-Unies, bloquée par la Russie. Il faut être naïf, voire stupide, pour croire que Barack Obama pourrait «offrir gracieusement» à Vladimir Poutine une victoire diplomatique après le feu-vert annoncé du Congrès américain, pour vice de blocage.

Les manœuvres militaires. L’actuel « statu quo » sera de courte durée car sur le terrain, les manœuvres militaires ont déjà lieu au large des eaux territoriales syriennes depuis plusieurs semaines. Les bases militaires sont en état d’alerte maximun (américaine Incirlik en Turquie, britannique Akrotiri à Chypre, Russe-Syrie Tartous).

BAtaille navale Syrie

A première vue, on s’oriente vers une intervention militaire inspirée du scénario Kosovar, c’est à dire, sans l’aval du Conseil de Sécurité paralysé en 1999 par le véto russe et chinois. À défaut d’être légale, faire valoir le caractère légitime de l’intervention, au nom du droit d’ingérence lié à la protection des populations civiles, avec une coalition de volontaires.

François Hollande n’est donc pas seul comme semble l’espérer LeFigaro dans une «exclusivité exclusive» déjà publiée par LeParisien la semaine dernière. Le « sujet Syrie » est devenu un filon pour une critique politique partisane. « on ne remerciera jamais assez le Figaro pour son sens civique que d’avoir permis à l’opinion française d’être éclairée par l’interview de ce dictateur.» (F. Hollande).

En «calcul diplomatique»1+1+11 égal beaucoupselon le théorème de bombe.li (voir commentaire 2). Petit à petit…

Édit(18h00): L’Allemagne signe à son tour (+1), ainsi que L’Union Européenne (+1) pour une «riposte forte» contre le régime syrien.

[screen] (Merci à Melclalex pour le scénario Kosovar)

Syrie: Poutine suspend la livraison des batteries anti-missiles à Damas…

h_50923145.jpg.700x359x1C’est une information « intéressante » car en l’absence de système de défense sol-air par Damas, le projet des frappes ciblées des alliés et l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie deviennent moins risqués.

Dans un entretien à la chaîne publique Pervyi Kanal, Vladimir Poutine a adopté un ton plus ouvert sur la crise syrienne. Il a d’abord livré l’habituel discours des «preuves convaincantes» de l’usage d’armes chimiques, du « feu vert » de l’ONU, avant d’affirmer que la Russie a suspendu ses livraisons de batteries sol-air S300 à La Syrie, c’est à dire, des systèmes de défense antiaérienne et antimissile perfectionnés équivalents du Patriot américain.

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«Nous avons un contrat de livraison de S300, nous avons fourni certains composants, mais nous n’avons pas achevé nos livraisons, nous les avons pour l’instant suspendues». La Syrie est donc privé « pour l’instant » de S-300 pour ne pas «rompre l’équilibre des forces» sur le terrain précise Moscou.

En clair, Poutine désarme Bachar El-Assad, enfin, en partie. En France la droite continue son cirque parlementaire, aux USA, la commission des affaires étrangères du Sénat est parvenue à un accord sur un projet d’autorisation de l’usage de la force armée en Syrie, durée des opérations, 60 joursL’anniversaire de Bachar El-Assad ce 11 septembre s’annonce peu festif.

À suivre.

F. Hollande: « Leader of the Free Monde » [Wall Street Journal]…

« Leader of the Free Monde« ! Le Wall Street Journal a tout compris de l’action française en Syrie. Un qualificatif qui ne devrait pas plaire au Figaro et à certains quotidiens nationaux..

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|Slate.fr|

Mexique: Nicolas Sarkozy va rendre visite à Florence Cassez…

Après trois mois de vacances (Maroc, Canada, Re-Maroc), Nicolas Sarkozy, Ancien Résident de l’Élysée, futur Conseiller du Roi (du Maroc) est sorti de sa réserve via l’épineux dossier Syrien.

Il a semble t-il déclaré sa fermeté contre la régime Syrien de Bachar Al Assad, qu’il avait reçu à l’Élysée en 2008, un 14juillet. Ce retour est une  »bonne chose » car Nicolas Sarkozy n’est pas allé au bout de certains engagements souscrits avec son statut de Président de la République, Chef de la Diplomatie française et surtout Chef des Armées

L’occasion donc de rappeler son Cloud diplomatique: L’affaire Florence Cassez. Il a été excellent dans sa prise de parole, ferme vis-à-vis de Felipe Calderon, le Président mexicain. Rappel des faits, Fév 2011, TF1…

Puis, dans une longue tribune depuis l’Élysée, en compagnie des parents de Florence Cassez, Nicolas Sarkozy avait réaffirmé sa détermination avec force et conviction. Florence (il l’appelait Florence), ne l’a pas oublié, nous non plus…

Nicolas Sarkozy veut s’occuper de la Syrie? C’est très bien. Cependant, Il est difficile de croire qu’il puisse faire ce qu’il n’a pas réussi lorsqu’il avait les pleins pouvoirs. La diplomatie parallèle ne peut être efficace sans porte d’entrée à l’Élysée.

 »La France n’abandonnera pas Florence Cassez »: il avait donné sa parole de Président. Depuis, Florence (Cassez) attend une visite. Elle est toujours condamnée à 60 ans de prison.

Le personnel de l’aéroport de Mexico n’est pas en grève. On peut donc affirmer que Nicolas Sarkozy ira bien au Mexique avant de se rendre à Alep en Syrie, comme nous le savons tous… 😉

Maintenant qu’il a le temps…

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Sort d’Edith Bouvier> le  »couac » de Sarkozy…

Un couac de taille. Le sort d’Edith Bouvier, la journaliste blessée à Homs (Syrie) fait l’objet d’affirmations contradictoires. Exfiltrée ? Toujours en Syrie ? Certains se sont pourtant précipités pour annoncer la bonne nouvelle que nous attendons tous.

Après avoir affirmé qu’elle était saine et sauve au Liban, Nicolas Sarkozy est revenu sur cette déclaration…

J’ai été imprécis tout à l’heure, je m’en excuse auprès de vous (…) Je ne voudrais pas vous dire des choses inexactes. Nous travaillons sur l’exfiltration d’Edith Bouvier de Homs. Mais pour l’instant, c’est imprécis.

Edith Bouvier et Paul Conroy avaient été blessés lors du bombardement qui a coûté la vie à la journaliste du Sunday Times Marie Colvin et au photographe français Rémi Ochlik le 22 février. Deux autres journalistes, le Français William Daniel et l’Espagnol Javier Espinosa, se trouvaient également à Homs.

Homs, baptisée «capitale de la révolution» par les militants, est pilonnée par l’armée pour le 25ème jour consécutif, pour y réprimer la contestation hostile au régime du président Bachar al-Assad entamée il y a près d’un an. La répression de la révolte populaire a fait plus de 7 600 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Syrie: ‘’Omar, wala Homarr? ‘’ Lettre à un ami perdu de vue…

@Jujusete.

Il y a quelques semaines, un journaliste prénommé Omar a été arrêté en Syrie. On ne sait pas grand chose de plus sur ce gars, si ce n’est qu’il était aussi et surtout activiste et qu’il étudiant à la fac de Damas. Impossible de coller un visage à son nom, même via les réseaux les plus poussés dans le monde arabe.

Ainsi commence ‘’la lettre à Omar‘’ de Julie Gommes (de Sète, Journaliste à Tunis, ex Moyen-Orient, ex Asie du Sud-Est.) pour son ami Omar, journaliste ‘’perdu de vue’’ en Syrie. L’escalade de la répression par Bachar Al-Assad suite à l’aspiration de tout un peuple à plus de liberté n’est plus à présenter.

Les manifestations contre ce régime se multiplient depuis le 15 mars dernier, mais elles sont réprimées dans la violence. Près de 1900 personnes seraient mortes depuis la mi-mars, dont la majorité serait des civils, selon le bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, basé à Londres. En outre, 12 000 personnes auraient été arrêtées par les forces de sécurité du régime. Peut être Omar…

C’est la crainte de Julie Gommes dans cette touchante lettre d’amitié…

Extrait…

C’était la blague, quand je t’ai rencontré. Je voulais tester, la réaction, l’humour, me faire accepter, briser la glace d’une manière facile. La blague est restée et les copains te la balançaient de temps en temps. Si on traduit, ça donne « Omar ou âne ? »

Moi, je me méfiais. Se méfier, c’est survivre, c’est toi qui me l’a appris.
Comme utiliser Tor, déambuler dans les vieilles rues du centre de Damas pour fatiguer les followers… C’est toi qui m’a aidée à supprimer toute trace du blog, toute référence à ma profession sur facebook, sur twitter, à nettoyer les traces. Beaucoup de temps passé, que je pensais perdu à l’époque. C’est toi qui m’a …(…)…

lire la suite sur son blog : Sète’ici: Lettre à Omar by Julie Gommes.

D’autres billets de Julie sur la Syrie:  http://seteici.midiblogs.com/sete-ici-en-syrie/

La suivre sur Twitter: @jujusete

syrie Libre

Et pendant ce temps à l’Élysée, c’est: vacances et ravalement de façade...

14 Juillet, Paris: Le Syrien Bachar Al Assad sur les Champs Elysées….

PARIS – 14 juillet 2008: (première rangée) Le président égyptien Hosni Moubarak, présidente finlandaise Tarja Halonen et le président syrien Bachar al-Assad ont assisté à la cérémonie Bastille’Day le 14 Juillet 2008 à Paris, France. Le président syrien Bachar al-Assad a assisté au défilé militaire des Champs-Élysées, aux côtés d’autres pays européens, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient dirigeants, ce qui a provoqué une controverse en raison des liens de la Syrie à des organisations classées comme terroristes par les différents pays.

La révolte syrienne a déjà plus de cent jours derrière elle, des centaines de morts, des milliers d’arrestations, des dizaines de milliers de réfugiés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pourtant, le régime a tout essayé pour venir à bout des protestations. Il a même tenté au début de suivre le modèle algérien par la recherche d’un équilibre entre promesses de réformes et coercition, mais la réaction démesurée des forces de sécurité contre les civils a poussé une bonne partie du pays dans les rangs des protestataires irréductibles. Le régime a renoué avec ses propres pratiques en vigueur depuis quarante ans…

Actualité sur la crise Syrienne: Lire le JDD.fr, lePoint.fr, leMonde.fr, leNouvelObs

Crédit photo:  life.com