[Le Résistant inconnu] Addi Bâ dit « le terroriste noir », mort pour la France …

Charismatique et séducteur, Addi Bâ est mort pour la France. Dans «Nos patriotes», le cinéaste français, Gabriel Le Bomin, revient sur son parcours exceptionnel.

Nous sommes dans les années 40. La France est attaquée. Elle est sous le joug hitlérien. Un homme, Addi Bâ, adopté en Touraine et originaire de la Guinée, souhaite la défendre, comme engagé volontaire dans le 12erégiment des Tirailleurs sénégalais. Il sera fait prisonnier dans la Meuse par l’armée allemande.

Pas pour longtemps, car il parvient à s’échapper. Se réfugie dans la forêt vosgienne. Et c’est par le truchement de l’institutrice du village de Romaincourt que viendra son salut. Entre-temps, la Résistance voit le jour. Addi Bâ la rejoint et prend la tête d’un groupe de maquisards. Grâce à son charisme et à sa bravoure, il se révèle en mettant sur pied des stratégies fortes et efficaces. Pour vaincre l’ennemi allemand. Malheureusement, il sera dénoncé, arrêté, torturé, exécuté par les soldats d’Hitler. A qui il refusa de communiquer la moindre information sur ses frères d’armes.

Le « terroriste noir »

C’est ce parcours exceptionnel, cette histoire vraie que le cinéaste français Gabriel Le Bomin tente de camper dans son dernier long métrage, Nos patriotes. Comme l’avait fait auparavant le Prix Renaudot, Tierno Monénembo, dans Terroriste noir, surnom que les Allemands avaient donné à Addi Bâ. Un résistant qui a déjà été honoré par la République française en 2003 mais aussi par les villes de Tollaincourt et Langeais.

[Par Guillaune Camara (in AfricainsMag)]

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#EnMarche les affaires : Chez François #Bayrou aussi! Bref, le #Modem a fait « bip bip! » …

En politique, le contrôle anti-dopage continue. Du Maréchal Ferrand à Brest (et à l’assemblée nationale) en passant par Lyon Villeurbanne avec Bruno Bonnell de Delaware (Ultra pro-#Macron, domiciliation dans un Paradis fiscal pour échapper à l’ISF), sans oublier Jean Paul Delevoye, la liste des affaires En Marche s’allonge. Pas le temps de s’attarder, on résume…

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C’est à lire dans Le Parisien. Mon avis: Cette « histoire en Marche » va finir en mode UMP, l’immoralité absolue n’est pas bien loin. Même Jean-Luc Benhamias? Mon Dieu. On pense bien connaitre les gens, mais finalement, bref. C’est François Bayou – Ministre de la justice -porteur de la Loi sur la moralisation et la transparence de la vie publique– qui doit être bien content.

Macronnerie (politique), to be continued. [Au suivant!]

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#Macron & la #Presse: Jusqu’ici, seul le #FN sélectionnait « ses journalistes », jusqu’ici …

Je pose ça là, avec envie, pour résumer ce qu’on n’ose pas dire très clairement.

Jusqu’ici, c’était «l’entente cordiale», disons, «ma bobine à la UNE partout». Puis, après le «barrage» l’imitation du FN. Choqués?  Moi aussi, et on ne désespère pas qu’il change vite d’avis. Bref. Ce qui est drôle (ou pas), c’est ce «réveil de la presse», sur le nouveau Résident de l’Élysée, une histoire qui ressemble à une fable (si vous la connaissez). Et j’exagère à peine.

La presse ayant chanté «Avé #Macron» tout l’hiver se trouva fort dépourvue quand le printemps fut venue. Pas un seul morceau de liberté ou de vermisseau. Elle alla crier famine chez Élysée sa voisine. ..

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Jusqu’ici.

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« Résidence de la République »: Fin des vacances des (in)visibles ce dimanche. Que c’était bien …

J’aime bien les vacances, c’est cool, deux semaines tous les 5 ans, je n’en demandais pas tant. Une chance. En vacances sans être parti, toujours là, mais désormais « invisibles », peinard dans les logements du fond du jardin de la « Résidence de la République ». Dans la Zone-Est, non loin du Periph‘ qui jouxte la copropriété, au calme, ça change. Nos voisins & colocataires du 1er étage, et ceux des pavillons avec piscine s’affairent, ils ont un « barrage à construire » à la frontière de la ville, pour l’alimentation électrique, les plombs ont sauté dans la Cité des Lumières, faut réparer. La peur du noir. Et je les découvre maçons, artisans, le cœur à l’ouvrage, déterminés, enfin au boulot. Occupés ils sont. À nous les vacances, youpi!

J’aime bien les vacances, ce trou noir dans l’espace temps où « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » et vas y que je te tape la bise! « Tiens je te prête ma caisse avec le plein d’essence dedans, c’est cadeau », « Quoi? vous excuser pour vos gosses qui joue dans le hall d’entrée de la résidence jusqu’à pas d’heure? Ben voyons, faut bien qu’ils s’amusent quelque part ces pauvres mioches, non? » etc. Que du bonheur. Oui, j’habite la « résidence des Gens-heureux » depuis 15 jours, la même qu’avant sans déménager. Dans les jardins de la Zone-Ouest, le feu du barbecue qui occupait leur temps libre a laissé place à l’arrosage automatique, le feu ça brûle. Des résidents pompiers involontaires, par inadvertance, voire par obligation. D’autres, les vrais l’étaient déjà avant, volontaires par conviction; Romain LeDandy, Jeff de Montebourgeois, Isabelle iBoux, Cycee Bah Si!, Elooooody d’Yerres, Le Vieux Yann le Breton, Juan le Semainier, Ervé SansH, Pierre, Paul  Jacques, etc beaucoup d’autres, sans oublier l’affreux Gédécé, il habite le barrage, en vacances aussi et souvent avec nous dans la Résidence pour boire des canons, pas que.

Dans la « Résidence de la république », les  » (in)visibles » sont en vacances...

Putain 15 jours! On n’y croyait plus, tous ces longs moments de silence jour après jour et sans aucune notification Google. Les voisins? Non, ils ne sont pas dans leur maison de campagne au bord de la mer, mais près d’ici. – Une « histoire de succession » à régler, des trucs de famille, ça les occupe et ça nous fait des vacances –. Toujours là mais plus là, et c’est tant mieux. Deux semaines d’invisibilité, toute une éternité. Tenez, mon cousin Mamadou a même fait une dépression. – quand t’es pas habitué à l’absence d’amalgame, ça te déprime sec -. Et Fatoumata se moque. Tang Lung le fils de Chang L. s’occupe à déverrouiller les smartphones bloqués sur compte Cloud ou Google, « C’est illégal, ouais mais je m’en bas les nouilles! » qu’il dit. Il est Geek. Pour Rachid et ses potes, c’est le foot sur fond de (…) « Gros, c’est la puissance, c’est la puissance, la puissance (Paw Paw)! ».

En « mode avion ». Et on a dansé tradi, on a mangé poisson braisé avec piment, on a bu vin de palme, on a chanté fort, on a zouké jusqu’à matin bonheur et personne n’a rien dit. Ils ne sont vraiment pas là je vous dis. Enfin, la première semaine seulement car vendredi dernier, la Police du Commissariat de la Maison de la Chimie a débarqué vers les minuit-moins-le-quart: « hé oh la communauté! Y a des gens au barrage que ça dérange ces tam-tam, sans compter le bruit & les odeurs, non mais … Au lieu de rester là à pavoiser comme d’hab, venez plutôt nous aider à faire (le) barrage! A quoi ça sert que Ducros il se décarcasse? Oui, vous serez les premières victimes si la digue elle saute, au boulot! » Faut dire qu’on leur avait (pas) dit qu’il y avait déjà des trous bien visibles dans le barrage, l’œuvre des ragondins, ils ont bien infiltré la résidence partout en passant par les égouts, les canalisations infectés. Mais chuut! On aime bien jouer aux cons nous, ne pas gâcher, pour une fois qu’ils s’inquiètent vraiment, en vacances on est! « 🔊Les jolies colonies des vacanes!🎶 Merci voisins quand t’es pas làa! 🎼🎵 ». On s’est bien baladé partout dans la résidence à faire des selfies, pour immortaliser l’instant magique, même pas quelqu’un qui vous demande: « Hé mon gros, t’as tes papiers? ». Rien, ça fait bizarre je vous confirme.

J’aime bien ma résidence dans l’entre-deux-tours. Y vivre, c’est beaucoup bon …

Être associé à la (sur)vie de la résidence, encore? Comme en 39-45. Certains ont dit « Ok je viens! *Barrager*, je connais depuis tout petit.. ». D’autres, « Ah ben non hein! C’est à vous de bosser maintenant »  ou,  » Euh … je peux pas, j’ai piscine, chez les voisins! ils ne sont pas là, raté! ». « Ben, Yaka mettre des panneaux solaires bande d’anti-écolos! #ZavezVu? «  etc. Le bordel, juste quand on commençait à s’habituer. De toute façon, dimanche soir, fini les vacances. C’est pénible. Mon voisin dit souvent: « Je déteste le lundi! », maintenant je sais. Ce lundi, coup de bol, on célèbrera « la fin du chantier-le-barrage », personne n’ira bosser, la fête des Lumières! Et c’est le nouveau Responsable du Syndic de la coprop’ qu’on désignera ce dimanche qui régale. Et dès mardi en journée, de la fumée s’échappera  vers les 17h 30 des cheminées de la zone pavillonnaire pour annoncer la reprise de la saison « barbecue quinquennal ». Comme avant. Ouais, encore dastreinte au barrage nous serons, seuls, avec les « vrais ». Mais que c’était bien les vacances! Vivement les prochaines, dans 5/10 ans, voire plus.

Et ça va être long, très

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« Discours sur le racisme » ou « la peur du Front national moi non plus » [Aimé Césaire revisité]…

Discours sur le racisme (colonialisme Aimé Cesaire FN Présidentielle 2nd tourEt puisqu’il m’est autorisé de parler de la menace Front national et donc du racisme, allons droit au mensonge principal à partir duquel prolifèrent tous les autres.  «Une société qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une société décadente» écrivait un grand poète noir, Aimé Césaire, le «nègre fondamental», dans son «Discours sur le colonialisme, 1950» de 1950, 1ère Édition. Un texte fondateur, un réquisitoire, un pamphlet poétique retiré des programmes scolaires en 1995 par François Bayrou alors Ministre de l’Éducation nationale. Soit. Je vais ici le reprendre, l’actualiser et le déstructurer au nom de la raison critique dans la « France de l’entre deux tours», pour comprendre et saisir avec fruit, les dessous de cette société moribonde qui s’effondre et qui dans sa chute se répète sans cesse: « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici (..)».

Le fait est que, notre société telle que l’ont façonné des siècles de Lumières refuse de résoudre les problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance: le problème de sa pluralité et de ses influences multiples; que, déférée à la barre de la «raison» comme à la barre de la «conscience», cette France-là est impuissante à se justifier; et que, de plus en plus, se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins la chance de tromper son monde. Et aujourd’hui, il se trouve que ce ne sont plus les masses venues d’ailleurs qui la menacent, ou qu’on incrimine sur la place publique, aujourd’hui, l’acte d’accusation proféré sur fond de racisme accepté, est un aveu de culpabilité de ceux qui osent encore s’ériger en parangon de vertu. Une société de bonne foi certes, mais d’une hypocrisie collective où l’on pose malhabilement les problèmes pour mieux légitimer les odieuses solutions qu’on leur apporte. Et elle s’obstine à éviter l’innocente question initiale:

Qu’est-ce qu’en son principe que le racisme ?

« Lutter contre » n’est ni entreprise philanthropique, ni volonté de reculer les frontières de l’ignorance. Je trouve que l’hypocrisie n’est pas de date récente, (…) le grand responsable dans ce domaine est le pédantisme collectif, pour avoir posé les équations malhonnêtes: « colonisation civilisatrice », «intégration à la française», «BanlieueStigmatisation des esprits», etc. Et ne pouvaient s’ensuivre que d’abominables conséquences racistes. Il faudrait d’abord étudier comment la France travaille à déresponsabiliser le Français, à l’abrutir au sens propre du mot, à réveiller ses instincts enfouis, (violence verbale, haine raciale, relativisme moral, etc.), et montrer que, …

 » (..) chaque fois qu’il y a un acte raciste et un œil crevé et qu’on accepte, chaque fois qu’il y a une violence policière et qu’en France on accepte, chaque fois qu’il y a une discrimination et qu’on accepte, il y a un acquis de la morale qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend, et qu’au bout de toutes ces valeurs violées, au bout de tous ces mensonges propagés et de toutes ces expéditions punitives tolérées, au bout de cet orgueil encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de la société, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement de la République .

Racisme choic deuxièlme tour Présidentielle 2017Et alors un beau jour, au lendemain d’un dimanche d’élection, elle est réveillée par un formidable choc en retour: La haine suprême est aux portes du pouvoir, les fachos s’affairent et discutent déjà autour des chevalets. On s’étonne, on dit: «Comme c’est curieux! Mais Bah, c’est le nationalisme, on fera barrage, et ça passera  (..)». Et on se tait à soi-même la vérité, que ce racisme déjà installé est une barbarie, celle qui résume la quotidienneté des Barbaries

« Et on attend, on espère, et on oublie qu’avant d’en avoir peur, avant d’en être la victime éventuelle, on en a été le complice; que ce racisme-là, on l’a supporté, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, que ce nazisme-là, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des êtres serviles; que cette sauvagerie hurlante, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la société ».

Oui, il vaudrait la peine d’étudier cliniquement, dans le détail, le laxisme collectif dans la lutte contre les discriminations, et de révéler à la société toute entière, aux très distingués donneurs de leçons, qu’ils portent en eux une intolérance coupable, que la haine nationaliste est son Pétain et le racisme l’habite, que s’ils le vitupèrent aujourd’hui seulement, c’est par manque de logique, …

 (..) et qu’au fond, ce qu’ils ne supportent pas dans ce miroir, ce n’est pas le racisme en soi, ce n’est pas le crime contre l’homme, c’est le crime contre soi, ce qu’ils ne supportent pas par dessus tout, c’est la peur de se voir appliquer des procédés dont ne relevaient jusqu’ici que les « commis de la république » dont ils étaient les Maîtres.

Et c’est là le grand reproche que j’adresse aux pseudos « barragistes de l’entre deux-tours-et-puis-s’en-vont», aux «chiens de garde du colonialisme», aux «macrotteurs politiciens lèche-chèques», aux «académiciens goitreux endollardés de sottises», aux «ethnographes métaphysiciens et dogonneux», aux «intellectuels et hommes politiques convaincus de leur  «supériorité dolicho-blonde»,  à tous ces «Bidault aux airs d’hostie conchiée», etc., je leur reproche d’avoir trop longtemps rapetissé les valeurs de la République, d’en avoir eu, d’en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.

Faut-il pour autant rejeter dans les ténèbres de l’oubli tous les faits d’armes de la lutte contre le racisme ?

Non. Il est des tares qu’il n’est au pouvoir de personne de réparer et des fautes qu’on n’a pas fini d’expier, mais chaque jour qui passe, chaque déni de justice, chaque réclamation noyée, chaque scandale étouffé, nous fait sentir combien notre société est malade, moralement atteinte. Une société qui, irrésistiblement, de reniement en reniement, appelle sa propre haine. À se replier sur elle-même, une société, quel que soit son génie intime, s’étiole, et la grande chance de la France est d’avoir été un carrefour, et que, d’avoir été le lieu géométrique de toutes les idées, le réceptacle de toutes les philosophies, le lieu d’accueil de tous les sentiments en a fait le meilleur redistributeur d’énergie, l’échange est son oxygène. Et le 07 Mai 2017, viendra la nouvelle  «expropriation pour cause d’utilité publique».

[…]

Lyon, 30 avril 2017. Guy-Alain B. « Discours sur le racisme », adaptation (très) libre du texte d’Aimé Césaire «Discours sur le colonialisme, Chap. – À l’origine du Nazisme – (1955), Paris Sorbonne, 4ème Édition».

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[Docu.] « Je ne suis pas votre Nègre », je répète.., « I Am Not Your Negro!» ici #TéléArte -…

Textes de James Baldwin (1924-1987), réalisation du cinéaste haïtien Raoul Peck, et immersion totale dans les années sombres de la lutte des noirs pour les droits civiques. Et ce n’est pas une fiction. A travers les assassinats de Martin Luther King Jr., Medgar Evres, Malcom X entre autres, un éblouissant réquisitoire sur la question raciale, d’utilité publique dans la France d’aujourd’hui, celle «de l’entre deux tours de la présidentielle», c’est à dire, de ces deux semaines sur 5 ans où l’on se souvient qu’il faut « combattre les idées racistes et le Front national». D’abord un extrait (…).

Dès ce soir sur Arte (France, 2015, 1h27mn), de nombreuses archives, un film qui interroge (avec la voix off de JoeyStarr en VF) en 1h30, un fascinant flot d’images au cœur de l’identité américaine, occidentale et française, sur ses cruautés et ses faux-semblants.

Contre le FN, oui mais tout le temps! – pour ne pas livrer la France aux assassins d’aube -, pas à la carte, «I Am Not Your Negro». (…). Si vous croyez que je suis un nègre, cela veut dire que vous en avez besoin, alors vous devez vous demander – et comprendre- pourquoi (et vous avez le temps)» …

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2nd tour? Désolé, je bois plus (na za’té !)…

Billet allégorie (ou Allez les gorilles), au choix. Eloko bolukakiYa ngoOyo!

Tour oyo? Bo dondwa, bino na bino, bo suana pé to mona. Je vais traduire: Cette fois ça sera sans moi, désolé, j’ai déjà donné. Oui, depuis le temps que je fais «barrage tout seul» – c’est une image-, j’ai des jours de RTT à récupérer je crois, beaucoup de jours. Si «combattre le Front national» ET (surtout) «les idées du Front national» – déjà bien en place – intéresse encore certains d’entre vous d’ici deux semaines, après la présidentielle par exemple, si ce n’est pas un CDD (combat-à-durée-déterminée), si vraiment c’est un CDI, alors vous saurez où me trouver, ici. Bien! À vous de jouer «les gens», c’est votre responsabilité. Depuis le temps qu’on (…), sous vos yeux …

Bref, Na za’téchui pas là-,  je bois plus...

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Eugene James Bullard, «l’hirondelle noire» du printemps de l’aviation française en 14-18.

L’ami Romain P. nous fait découvrir « la vie dingue d’un engagé volontaire » dans l’armée française lors de la 1ère guerre mondiale, et demande: « Un producteur pour en faire un film?». Oui, sur une vie au service de la France, à retracer dans un film, ou dans ce billet de blog pour commencer. Aussi, Lady & Gentleman, Monsieur Eugene James Bullard dit «l’hirondelle noire» !

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Tadam! Oui, c’est à nouveau l’histoire d’un mec, normal, enfin presque. Fils d’un martiniquais né esclave, il est originaire de Columbus en Géorgie. Nous sommes dans les années 1890.  Enfant, il est témoin du lynchage de son père, quitte le foyer familial vers l’âge de huit ans pour échapper aux discriminations raciales avec l’intention de partir loin de cette Amérique ségrégationniste.  Son père lui avait dit un jour: « En France, un homme est jugé pour son mérite et non pas pour la couleur de sa peau». Une phrase qui le marquera. Après 2 années d’errance avec des gens du voyage avec lesquels il apprend l’équitation, il embarque depuis Norfolk en Virginie à bord d’un bateau à vapeur allemand pour l’Écosse en Europe, en 1912. Au Royaume-Uni, il travaille comme «cible vivante» dans une foire à Liverpool, prend des cours de boxe, puis fait le voyage à Paris en 1913 pour disputer un match à l’Élysée Montmartre. Il décide d’y vivre, dans son futur désirable, – sans allocs-, là où son père voulait qu’il soit, c-à-d, dans « un pays où un homme était jugé pour son mérite et non pas pour la couleur de sa peau». mais ça, c’était avant! Passons.

Quand la guerre éclate en octobre 1914, Eugène JamesBullard n’avait pas encore l’âge de s’engager. Volontaire, il se vieillit d’un an tout seul comme un grand, déclarant être né en 1894 pour s’engager dans la Légion étrangère française afin participer à la 1ère Guerre Mondiale. Fallait oser. Matricule 19/33.717, il est aussitôt envoyé dans la zone de combats, dans la Somme. Oui, il y était le mec! Normal (presque), en Champagne et à Verdun! (une pensée pour BlackM en passant, et pour ceux qui ne l’avaient pas soutenu lorsque les fachos & les #identi du Printemps dit «Républicain» l’avaient conjointement chahuté au nom de la France française (sic), ils doivent avoir l’air con en lisant ces lignes). Blessé en mars 1916, en convalescence chez nous à Lyon, il est cité à l’ordre du régiment en 1917 et se voit décerner la croix de Guerre. [Jusque là, ça va les gens ? Je termine].

Blessé et déclaré inapte pour l’infanterie, Eugene Jacques (ex James) Bullard continue le combat. Intégré dans l’aéronautique militaire française en octobre 1916, il est Mitrailleur à Cazaux, élève-pilote à Dijon, Tours, Châteauroux et Avord, puis affecté au 5e groupe de Chasse dans l’armée de l’air française, effectue une vingtaine de missions aériennes et devient, avec l’ottoman Ahmet Ali Celikten [on va dire « un arabe» pour emmerder les fachos»], l’un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l’Histoire de la France. Dans les airs avec sa mascotte -un singe nommé Jimmy – la devise inscrite sur le fuselage de son avion était déjà un « message de service » comme on dit de nos jours. « All blood runs red » Trad. « tout sang coule rouge ».

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Août 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis, l’United States Army Air Service refuse de l’enrôler à cause de sa couleur de peau. – les cons, son père avait raison « la France c’était mieux pour les noirs ». Avant. – depuis, il y a eu l’Amérique d’Obama, un Président noir-. Déclaré médicalement inapte au vol par Edmunds Gros – & frisé-, le médecin américain chargé d’organiser l’aéronautique américaine en liaison avec le général Pershing  – ils ne voulaient pas d’un noir-, il est réaffecté au camp de La Fontaine du Berger en 1918 dans le Puy-de-Dôme jusqu’à l’armistice de 1918. Démobilisé, il se fixe à Paris – pas que pour les gonzesses-. Musicien de Jazz dans des boites de nuits de Pigalle à Paris, il reprend le Cabaret Le Grand Duc, 52 rue Jean-Baptiste-Pigalle,à l’angle des rues Fontaine et Pigalle-, le revend au début des années trente pour ouvrir un bar, L’Escadrille au 15, rue Fontaine. Figure majeure du jazz et des nuits de Paname, il compte Joséphine Baker, Louis Armstrong ou Langston Hughes, parmi ses amis. Il a aussi créé un gymnase 15 rue Emile Mansart, dans le 9è à Paris.

De son mariage avec Marcelle Straumann, il a eu deux filles (Jacqueline et Lolita) et un garçon. Peu après sa démobilisation, Eugène Bullard est en butte aux attaques racistes de la communauté américaine de Paris qui ne lui pardonne pas d’avoir été pilote de chasse. «Quoi? un noir pilote de chasse? Oh My God!» Bref, ils avaient du mal à l’accepter. Agressions verbales ou physiques, il était redevenu «un nègre».

En 1939 commence la Seconde Guerre mondiale, « Herr Bullard » – il parlait allemand-, est recruté par le service de contre-espionnage français pour surveiller les allemands fréquentant son bar parisien, L’Escadrille. Pendant l’invasion de la France par l’Allemagne nazie, il est incorporé comme mitrailleur dans le 51e régiment d’infanterie à Orléans, participe aux combats pour défendre la ville. Blessé, il est évacué à New York pour soigner sa blessure. Étranger dans son pays natal où ses exploits sont ignorés et minimisés, il revit dans la ségrégation raciale. Après la deuxième Guerre Mondiale – donc deux Guerres mondiales à son actif, pour la France, on note?-, il devient vendeur en parfumerie, gardien de sécurité, manutentionnaire, interprète, et tente vainement de remonter un nightclub à Paris – tu parles-. Deviendra plus tard un ardent militant de la France libre à travers l’organisation Gaulliste France Forever, sera invité à Paris pour ranimer la flamme de la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe en 1954.

Gaulliste noir & Patriote (un vrai de vrai), il est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1959 par le Général de Gaulle en personne qui le qualifie de «véritable héros français». #LeSaviezTu? Non. Normal mec, c’est pas dans les livres d’Histoire, ni dans les manuels scolaires. Multi-distingué: Chevalier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Croix du combattant volontaire 1914-1918, Croix de guerre 1939-1945, Médaille des blessés militaires, Médaille commémorative de la guerre 1914-1918, Médaille interalliée 1914-1918, dite de la Victoire, Médaille engagé volontaire, Médaille commémorative de la bataille de Verdun, Médaille commémorative de la bataille de la Somme, Médaille commémorative de la guerre 1939-1945, Médaille commémorative des services volontaires de la France libre, Médaille des volontaires américains avec l’Armée Française (American Volunteer with French Army Medal), etc, Eugene Jacques Bullard passera les dernières années de sa vie dans l’anonymat et dans la pauvreté à New York où il meurt le 12 octobre 1961. Il est enterré dans son uniforme de légionnaire, avec tous les honneurs militaires par des officiers français dans la section des vétérans de la guerre française du cimetière de Flushing, dans le Queens à New York. Trente ans après sa mort, et soixante-quatorze ans après son rejet par l’U.S. Service en 1917, il est promu à titre posthume au grade de sous-lieutenant (second lieutenant) de l’United States Air Force grâce à l’intervention de Colin Powell,  (presque normal lui aussi) alors chef d’état-major des armées américaines. Sa vie est exposé au National Museum of the US Air Force.

En 2012, l’historien et cinéaste Claude Ribbe lui consacre un récit biographique – Eugene Bullard (éd. du Cherche midi) – avec de nombreuses précisions sur cette signature qui mérite de sortir de l’ombre.

Une hirondelle, un oiseau migrateur venu des États-Unis, un héros de guerre qui s’est illustré lors de la 1ère guerre mondiale avant de remettre une couche dans la Deuxième. Mort dans l’anonymat, Eugene Jacques Bullard est un héros de cette douce France qu’il a  protégé sur terre comme dans les airs. Comme le Chevalier de Saint-George [1745-1799] – 1er noir à la cour du Roi-, Raphaël Élizé – noir & Maire de Sablé-sur-Sarthe (1929), ou  encore Severiano de Heredia, Noir et Maire de Paris (1879), leur faire une petite place dans nos manuels d’histoire serait un moindre mal. Et pourquoi pas un film? Pour visualiser en 3D le fait que la France est aussi le fait d’hommes & femmes venus d’ailleurs, d’hirondelles de toutes les couleurs de l’Arc-en-ciel.

Mais ça, si tu ne sais pas, c’est une « autre histoire »….

(Merci Romain)

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#JeffaceLeRacisme: C’est l’histoire d’un mec, « normal », enfin presque …

Bembelly Jefface le racisme

C’est l’histoire d’un mec (…) Vous la connaissez? Non? Me dire parce que après on a l’air con. Je reprends, C’est l’histoire d’un mec (…) normal (..) enfin presque, et qui n’est pas sur le pont de l’Alma. Je sais, c’est plus rigolo quand c’est un mec « normal », mais y’a aucune raison pour que ce soit toujours les mêmes qui dérouillent

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C’est donc l’histoire d’un mec qui avait plein de p’tits noms: « noiraude, bamboula, négro, Guenon, sale noir Nègre! mais c’est pas une insulte hein!-, bougnoule, etc . La cour de récrée à l’école c’était son bagne. Des siècles de scarifications, toute une vie. Dans la famille du mec, son arrière-arrière-arrière-grand-père était déjà lui aussi bien entaché, pas que par des mots, marqué au fer rouge du sceau du roi de France, « la fleur de Lys », celle qui accompagnait invectives et autres joyeusetés. – Ah, ça, si on sait pas, on comprend que dalle hein!– A l’époque de l’ancêtre de notre mec de l’histoire que je vous raconte, ils n’étaient pas libres les mecs, je vous explique: ils voulaient tous se barrer chez eux en Afrique, mais s’évader d’une île ou quitter les Amériques, c’était mission impossible. Une fois rattrapés, on leur disait: « Hé Négro! viens là qu’on te fasse une fleur -de Lys-! Chosifiés, ils étaient « biens meubles » malgré eux, des objets en vente sur les places du marché, des produits d’exportation. Le Roi de France et de Navarre – un mec normal pour de vrai– avait tout bien codifié dans un bouquin de plusieurs pages, « le Code Noir ». C’était pour bien expliquer aux gens dans tout le pays que «l’ancêtre du mec de notre histoire» n’était pas comme eux. Les mecs. Et là, les gens y disent – certains d’entre vous-  « Ah ben, nous, on savait pas que c’est comme ça qu’on vous faisait avant. Et puis nous, vous savez … ». Oui je sais « sans vos lunettes », c’était avant toussa, etc . Passons. Dans la suite de l’histoire (« elle est pas finite» disait Coluche), dans la suite, y a maintenant plusieurs mecs: le mec, ses cousins et cousines  et toute la famille. Ils avaient pris une décision:

« Ok les gens, depuis le temps qu’on se prend des tartes dans la gueule, on va vous résumer la chose, vous mâcher le boulot en gros, pour bien tout visualiser, puis on passera à autre chose. Si ça peut (vous) aider ». Graver dans le marbre ce qui désormais doit s’effacer (...) Porter de façon très visible la marque des mots maux qui accompagnent nos vies. L’écrire sur nous, pas dans une langue nègre mais dans la vôtre, une lecture conseillée, pour enfin l’effacer»

Avec beaucoup de Cran, ils se sont fait des scarifications partout sur le corps pour externaliser le mal.

«Tu crois que ça va marcher? » demande le cousin du mec. « Bah, pas sûr, faut voir… ». Et si ça ne marche pas on fait quoi? « Bin, on passera au « Plan B », option machine à baffes!». Tiens, Hadama Traoré du Val d’Oise est désigné volontaire au cas où, je dis ça je dis rien. Alors? Elle « est rigolote, hein »?

Bref, c’est « l’histoire d’un mec », normal, enfin presque. Moi.

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Emmanuel #Macron, le « candidat Oui-Oui », il est gentil … #LeGrandDébat au Pays des jouets.

« Ni de Gauche ni de Droite », »Oui avec la Gauche », « Oui avec la Droite », « Oui avec les uns », « Oui avec les autres », etc,.  Nos amis de l’institut de sondage Elabe/Bfmtv pensent qu’il a été le plus convaincant, ou le « plus gentil » lors du Grand Débat de la présidentielle d’hier soir.  Difficile en effet de trouver quelqu’un avec qui Emmanuel Macron a été « méchant ». Aussi, pour cette très bonne éducation – qui très certainement doit faire le bonheur de ses parents-, je déclare, Emmanuel Macron vainqueur du Grand Prix « Oui-Oui » 2017. Il est gentil

Macron Candidat Oui-Oui

Que pense t-il de cette honorable distinction? On a demandé son avis, sa réponse est une surprise…

Le candidat Oui-Oui » est d’accord. Quant au Grand Philippe Poutou The Artist, il a endossé, à l’insu de son plein gré, le costume de « vilain-méchant », distinction attribuée par les amis BFMTV d’Emmanuel Macron. Lui pas gentil, et pourtant « ce qu’il a dit, il l’a dit », sans cravate en plus..

Bref, au « Pays des Jouets », #EnMarcheSurLaTête, Oui-Oui. A force de prendre les gens pour des cons (…)

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