Les «News du barrage»: Le #FN au Gouvt, son pgm est #EnMarche et déjà bien à l’Intérieur…

C’est le JDD qui vend la mèche et dévoile « les nouvelles du barrage ». Loin de l’Autriche où l’extrême-droite hérite de trois ministères clefs (l’Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères), en France, discrétion légendaire oblige, c’est le programme FN qui s’installe au cœur du pouvoir. Les idées mais pas les hommes. Deux news à la UNE et une image (by me) pour bien résumer la chose …

Loi immigration Macron Collomb JDD

« Autrichisation de la France », on peut le dire, l’extrême-Droite entre au Gouvernement via son programme déjà en marche. Une politique de l’autruche, mon avis. Déjà sous Nicolas Sarkozy avec le « Ministère de l’intégration et de l’identité nationale«  en passant par Manuel Valls (cf. identité nationale & Déchéance de nationalité) cette nouvelle «alliance extrême» prendra corps dans la future « Loi Asile – immigration » de Gérard Collomb Ministre de Macron & à l’Intérieur du Gouvernement. Un texte ultra répressif nous dit Le Journal du Dimanche.

Au Pays des Lumières les plombs ont sauté depuis des lustres, maintenant on sait pourquoi: le « barrage » a explosé!…

Bref, Chambordisation (politique) & MakeLesiDéesduFNGreatAgain, le glissement des plaques s’accélère pour ne pas laisser à Laurent Wauquiez, nouveau Président de LR, le bénéfice de tout ce pactole FHaine évalué à plus de 33% des électeurs . Le catalogue des idées du FN est libre de droit, pourquoi se gêner. Exemple? Le Gouvernement peut tranquillement, organiser une non #mixité dans à SciencoPo Lille sans que cela ne choque la morale collective….

Reunion en Mixité organiser par l'Eatat Science Po Lille

Le « merci de respecter cette restriction » est un bel aveu. La raison? La « sensibilité de la thématique » (sic). Et je le répète, « la discrimination s’habille toujours chez « très bonne intention ». Ne surtout pas évoquer le « Racisme d’État », y a beaucoup trop des gens qui regardent et cela peut nuire à l’image de la France à l’international. En parler peut vous coûter votre place au Conseil National du Numérique de la République EnMarche. Rokhaya Diallo vient d’en faire les frais. Faire barrage qu’ils disaient…

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Le Fouquet’s de #Chambord: Au festin de #Jupiter le #Patrimoine est Roi, noblesse oblige

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Billet « Du Gouv’ et du goût des millionnaires », prolégomènes. Autour de Jupiter le Masopolitique, une bonne tablée dans le millésime patrimoine de l’An 17 bien avant la Libération

Patrimoine des Ministres

Aussi, pour cette période Frimaire qui annonce l’arrivée de la Nivôse et pour célébrer avec faste la fin souhaitée de sa crise de la quarantaine, le Jeune Roi de France et de Navarre décida de s’offrir le Château de Chambord. Un beau cadre fastueux pour recevoir – comme il se doit- tous ses amis du « Club des Millionnaires » à la campagne, loin des sujets du Royaume. Exit les sans-dents. Oui, et qu’on se le dise, le patrimoine est une noblesse qui vous oblige. Entrer en quarantaine, ça se respecte…

Emmanuel Macron est attendu à Chambord pour y fêter son 40e anniversaire ce week-end.FRANCE-TOURISM-MONUMENT-HERITAGE

Longtemps évoquée par Dame Brigitte de Trogneux, l’option Château de Vaux-le-Comte – le 1er Versailles  n’a pas été retenue par Sir Stéphane Bern de l’Écran, c’est dommage. Très certainement pour éviter la référence à Nicolas Fouquet, propriétaire 1er du Nom de cette noble référence tombée en disgrâce depuis un certain soir de 06 mai de l’An 07 à Paris. L’Histoire ne dit pas si une chasse à courre sera organisée le dimanche après la messe. A suivre, dans les dépêches critiques de la Cour

Au festin de #Jupiter, le Patrimoine est Roi. Et Vive la République!

Et le feu d’artifice sera grandiose. Joyeux Jupitérien!

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Le Rap de #Johnny avec les «Jeunes de banlieue». Feat Doc Gyneco, Passi, Stomy Bugsy. Clip «Le temps passe», rappel et #Désintox…

Johnny Hallyday Stomy Bugsy Doc Gyneco Passi

Pour mieux vous aider à comprendre ce que certains découvrent et au risque de vous coller des coliques néphrétiques, le Grand Johnny Hallyday était copain comme cochon avec «les Jeunes de Banlieue». Et bah ouais. En 2006, Doc Gyneco, Passi & Stomy Bygsy / Ministère Amer réalisaient un rêve: taper la rime et la frime avec l’idole des jeunes, de tous les jeunes, de « Porte de la Chapelle » jusqu’en Seine Saint Denis style…

Oui, il avait traversé le Périph’ pour chanter les hommes et leurs désirs, les destins fragiles et l’amour. Sans regrets, pour un destin qui lui ressemble bien. Et deux ans +tard, le Parisien Jean Philippe Smet que vous connaissez plus sous le nom de Johnny, avait remis le couvert avec Bruno Beausir connu sous le nom de Doc_Gy (pour les intimes) pour célébrer l’ Art de Rue...

Et comme l’écrit si justement Romain Piginel (lire)...

« Il (Johnny Hallyday) était cette bande-son nationale incontournable que l’on subissait malgré soi, quand on se passionnait pour le rock indé, le rap, la techno, un peu comme ces réunions de famille auxquelles on est traîné de force par ses parents. Il était ce totem à tête d’indien (sur la Harley) contre lequel on aimait se révolter, avec la morgue de la jeunesse — mais il était donc, aussi, un repère structurant, insensible au temps qui passe« .

«Le temps passe » et Johnny Hallyday restera l’idole des tous les jeunes jusqu’en banlieue! Que cela vous plaise ou pas. [Bande de cons!]

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#Johnny: C’était donc un complot «non-mixte»…

Conversation imaginaire, ou presque, dès l’annonce par BFMTV de la mort de Johnny Hallyday suite à son décès à 74 ans (c’est dans l’image), deux amis effondrés sur le Zinc discutent pour l’organisation des obsèques de leur idole

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« Alors Dédé, comment qu’on fait pour faire pareil que pour les obsèques de Victor Hugo et réunir tous les gens de la France » demande JeanMi (On a tous un JeanMi dans nos tas d’ami.es). Et Daniel dit Dédé-l’embrouille de répondre: « Bah.. c’est simple ducon. On fait comme pour France98 quand on avait gagné la Coupe Mondiale de Foot, un truc bien français avec la Motardie en tête de cortège comme la patrouille de France du 14 juillet. Mettre de l’émotion partout qu’on diffusera en live à la télé, avec la musique qui fait bien triste pour faire pleurer jusque dans les chaumières de Belley! »

JeanMi: « Et tu crois que les gens ils vont « viendre »? Tu sais, Johnny, c’était il y a longtemps, et les gens ils ont beaucoup changé, en plus il n’habitait même plus en France ». Dédé: Ben non idiot! Johnny, c’est « l’idole des jeunes » à Que Coucou! C’est écrit dans « Salut les copains » patate, tu ne sais donc pas lire? JeanMi: Euh… c’est plus les mêmes jeunes je te signale. Paris c’est grand, avec le RER, on a des jeunes de partout jusqu’en banlieue! Et c’est « Maitre Gims » leur idole. Dédé: M’en fiche de ce gars! Jauni était beaucoup +grand, c’était  un kiloMètre! D’ailleurs, qui t’a dit que je voulais qu’ils viennent hein? Ça sera un truc « non-mixte », que nous, comme pour ses concerts aux States quand on prenait l’avion pour chanter sans ces américains qui ne savaient même pas qu’une Star était chez eux, les cons. Mais attention, on ne va pas le dire à la radio pour pas que les gens « ils savent », je t’explique (…On mettra des flics partout avec contrôle au faciès systématique, ouais. Avec le plan Vigipirate qu’on a, l’État d’urgence qu’on a glissé en loucedé dans le droit commun, sans oublier les risques d’attentats, les dissuader de « viendre » est un jeu d’enfants. Et on fera une grande messe bien chrétienne à l’Église. Non, pas à Saint-Denis, ils sont capables de venir et nous demander de leur mettre du Rap pendant l’Homélie de Père Jean – non pas ton père-, Mon dieu du Rap pour les obsèques de notre Jauni tu te rends compte? Non pas ça.

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Et JeanMi relance: « Mais toute la musique que que qu’on aime, elle vient de la … de la musique noire américaine, elle vient du blues non?». La chose à ne pas dire à Dédé. « Keuwa? Mais t’es con ma parole! Quand ta femme t’avait quitté pour l’épicier du coin, t’avais pas le blues toi? Voilà! Toute la musique que qu’on aime, elle vient de là, elle vient du blues quand on a mal, il chantait pour nous Johnny, que pour nous ok? Ah au fait, pour la messe et les Amen et le requiem, on fera ça à la Madeleine en plein Paname, avec des invités triés sur le côté, on dira que c’est pour la sécurité du Président de la République toussa, déjà que ces cons n’aiment pas les Églises, y en aura donc beaucoup moins et Paris c’est pas la banlieue bordel! Mais qu’est ce qu’ils « croivent » les gens »? Parenthèse (on causera Jean d’Ormesson une autre fois, il faisait des bouquins sans images-dedans et on ne comprenait rien à ce qu’il disait, alors que Jauni c’était le stade de France putain!) ».

Et JeanMi de remettre une pièce dans le Jukebox: «Mais dis Dédé, le 09 décembre c’est pas le jour qu’on fête l’anniversaire de la laïcité? Tu sais, le truc de la séparation de l’Eglise et de l’Etat toussa» ... Grosse colère de Dédé. «Laïcité-laïcité-laïcité! mais on s’en tamponne de ta laïcité! J’ai une gueule de laïciste moi?» Et l’autre de le regarder fixement pour vérifier sa tronche, puis lui: «Koi ma gueule, qu’est ce qu’elle a ma gueule? Quelque chose qui t’va pas?» Et de poursuivre dans sa lancée pour bien donner envie de ne pas avoir envie de venir perturber leur «non-mixité» intime. « Et puis ces cons qui nous pompent l’air avec leur laïcité à deux balles, on va leur filer nos copains activistes de … «Hiver Républicain» entre les pattes pour encore bien les embrouiller».

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Toujours sceptique, notre JeanMi, Pat Hibulaire mais presque, insiste: «hum Dédé … les gens, ils ont les internets dans leurs telephone, ils découvrir sur les rézosocios que c’est un complot racialiste, sont pas bêtes les gens, tiens demande à Romain, il te dira …» Excédé par si peu d’emphatie, Dédé-bille-en-tête reprend, « Y verront que du feu je te dis! On va allumer-le-feu!, euh.. les enfumer. Tiens, pour te dire combien je suis une lumière que tu sais même pas, on va leur foutre ça sur le dos je te dis. On dira «Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny. Il était nombreux et il était seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence» en direct à la radio! Par un philosophe en plus, voir deux si possible. Ok, ça va un peu couiner sur Twitter comme d’hab’, y aura deux trois cons pour dire que c’est du racisme ou pour crier au complot, mais on s’en fiche, depuis le temps qu’on est décomplexé, on va se gêner. C’est de leur faute à ces gens, c’est toujours de leur faute épicétout! Tiens, Jeanne d’Arc, c’était déjà les gens de la banlieue! Bah oui, l’Angleterre c’est bien la banlieue de la France n’est ce pas? Et le réchauffement climatique et la catastrophe nucléaire de Tchernobyl hein? la  faute à la banlieue de l’Europe! Toujours les mêmes. Si ça se trouve, ils sont aussi responsables de la crise de subprimes et des déficits de la France. D’ailleurs, Notre Johnny national, on va l’enterrer loin de la banlieue, à Saint Barth, et s’il leur venait à l’idée d’aller sur sa tombe, ça leur coûtera un bras. #TasVu? En parfaite « non-mixité » ni vu ni connu et vas y que je t’embrouille! Avec en prime, tiens-toi bien mon pote, des « indigénistes (sic!) » qu’on va faire passer pour des coupables les doigts dans le nez, et ça marchera je te dis ! Pas belle la vie? »

À peu près, presque. À trop vouloir prendre les vrais gens pour des cons, ils finissent par écrire des billets à la con. À Que oui.

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Wauquiez, FN, Finkielkraut ou l’extension de la «Souchienne». Les sonates en «Ouaf ouaf»…

Laurent Wauquiez a été élu « Président du parti les Républicains ex-UMP » ce dimanche. Et déjà cette question « Où va Laurent Wauquiez? », une étonnante interrogation. En effet, pour les observateurs de la vie politique,  il est admis que L.Wauquiez n’est que l’extension de la Droite extrême. #CroisonsLes

« Où va la France? » c’est la question à poser, et je la pose, là. A propos de l’alliance Wauquiez-FN, réponse de Virginie Calmes (Numéro bis LR), je la cite: « pour le moment, nous la refusons nous ». Oui « Pour le moment » et tout est dit n’est ce pas? Se souvenir que c’est grâce au « copier-coller FN » que Laurent Wauquiez avait gagné les Régionales en Auvergne Rhone-Aples comme l’atteste « son programme » étalé dans ce trac de campagne

Bref, en France les idées du Front national s’installent encore un peu plus, à droite on le savaitLaurent Wauquiez avait déjà franchi le Rubiconmais aussi dans une certaine Gauche dite « Finkielkraut » autour de Manuel Valls, portée par les activistes du Printemps républicain.

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L’actuelle majorité n’est pas en reste non plus (lire). Oui, la belle « Souchienne » n’arrête plus de faire « Ouaf Ouaf »

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De « Salut les copains! » de Johnny à « Merci les copains! » de M.Valls: une semaine en France …  

En une semaine, la France est passée de « Salut les copains » avec la disparition de JohnnyHallyday le « PapaWemba de France » à « Merci les copains » avec la validation de l’élection de Manuel Valls par le Conseil Constitutionnel. Malgré le constat d’une triche avérée sur 66 bulletins de vote, il reste député de l’Essonne, une décision qui étonne certains, c’est pourtant une issue attendue si l’on se réfère à la pensée du grand philosophe Coluche qui disait en son temps « Il y a deux sortes de justice: vous avez l’avocat qui connaît bien la loi, et l’avocat qui connaît bien le juge ! ».


Et tout de suite « le procès et la théorie du complot » comme on peut le lire ça et là ou dans le visuel ci dessus d’Olivier Berruyer. Prenons la défense de Manuel Valls un instant, pour changer, essayons..

Manuel Valls Conseil Constitutionnel

Il est vrai que le Conseil Constitutionnel peut faire penser au «Radeau de la Méduse», vous savez, ce bateau ivre qui fait office de refuge pour les «échoués de la politique» qu’on croyait disparus … ça fait penser aussi au chantre des Pèr’peinard où l’on recase les «copains d’abord», c’est -presque- vrai, mais c’est comme ça épicétout, n’en déplaise aux jeteurs de sort! Les institutions de la République ça se respecte, point. Non, son capitaine Laurent (Père de la Cop21, please) et ses mat’lots Lionel (Conseillé par Valls à Matignon), Michel Charas (que j’avais croisé à Biarritz 1992, Conseiller de F. Mitterrand), etc ne sont pas des enfants d’salauds, ils sont juste un peu copains de Manuel Valls, des amis franco de port ou de luxe style « Castor et Pollux». Et alors? Aussi, les traiter de «complices» est une honte. Bon, ok, ils ont bossé ensemble, ce ne sont pas des anges non plus, ils n’ont pas lu l’Évangile («séparation de l’Église et de l’État » oblige) et filer un coup de main à un pote était une évidence. Qui aurait fait le contraire ? Personne. Donc, pour Jean, Pierre, Paul, Laurent, et compagnie, aider « un copain d’abord » c’est être au rendez-vous de l’amitié. Et qu’on se le dise, poser un lapin à un ami n’est pas une chose glorieuse. On a tous des copains et quand l’un d’entre eux manque à bord ou est en détresse, ne jamais, au grand jamais le laisser en rade, c’est dans le code d’honneur de l’Amitié-en-politique. Au moindre coup de Trafalgar, c’est l’amitié qui toujours prend l’quart d’abord. S’avoir s’aimer tout’s voil’s dehors, c’est un credo, un confiteor que je vous conseille…

De « Salut les copains » à « Merci les copains », la semaine a été intense. Le Conseil Constitutionnel a sonné la fin de la récréation, « Los Amigos Primero »! On respecte, JE RESPECTE, fallait pas s’attendre à autre chose, faire avec. Si on n’a plus le droit d’attendre un service de ses potes mais où on va? Oui les copains d’abord, quand même…

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Le « Guide du Paris Colonial & des banlieues », invitation au voyage. À découvrir…

Guide du Paris colonial et des banlieuesCe matin, dans un papier de BBC News, je découvre le « Guide du Paris Colonial & des banlieues ». Un livre à paraître en janvier 2018, aux éditions Syleps (pas avant Noël, c’est dommage). Classés par arrondissement, les auteurs (Patrick Silberstein, médecin à la retraite, et son camarade Didier Epsztajn) fournissent des éléments biographiques sur les personnages concernés, particulièrement sur leurs états de service dans les colonies.

Une invitation au voyage dans la mémoire coloniale de Paris, une flânerie bien particulière sur le bitume parisien. Sur les quelques 5 000 artères et places parisiennes, elles sont plus de 200 à « parler colonial ». Qui se cachent derrière ces noms, pour la plupart inconnus de nos contemporains ? C’est ce que révèle ce livre, attentif au fait que ces rues ont été baptisées ainsi pour faire la leçon au peuple de Paris et lui inculquer une certaine mémoire historique.

On n’y retrouve pas uniquement les officiers ayant fait leurs classes « aux colonies », il y a aussi des « explorateurs », souvent officiers de marine en « mission », des bâtisseurs, des ministres et des députés. On croise également des littérateurs, des savants, des industriels, des banquiers, des « aventuriers ». Se laisser guider, par exemple dans le 12e arrondissement, poser son regard sur le bâtiment de la Cité de l’histoire de l’immigration, sur l’ancien Musée des colonies construit en 1931 pour l’Exposition coloniale qui fut l’occasion d’honorer les agents du colonialisme et d’humilier ses victimes. Les alentours portent la marque de l’Empire colonial, rues et voies ont reçu le nom de ces « héros coloniaux » qui ont conquis à la pointe de l’épée des territoires immenses. Les alentours de l’École militaire sont également un lieu de mémoire très particulier, très «imprégné » de la culture coloniale. Dans le 16e, avenue Bugeaud, Maréchal de France, gouverneur de l’Algérie, trône celui pratiquait la terre brûlée et les «enfumades ». Il recommandait…

…d’incendier les villages, de détruire les récoltes et les troupeaux, pour « empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer ». Il faut, ordonnait-t-il, « allez tous les ans leur brûler leurs récoltes », ou les « exterminer jusqu’au dernier ». S’ils se réfugient dans leurs cavernes, « fumez-les à outrance comme des renards ».

Thomas Robert Bugeaud (1784-1849)

Quiconque utiliserait les tactiques de Bugeaud dans le monde d’aujourd’hui serait vraisemblablement jugé pour crimes contre l’humanité n’est ce pas? Et pourtant, son nom orne encore une avenue chic à Paris. Un peu partout, dispersées dans la capitale, on traverse des rues et des avenues dont les noms qui, tout en ayant l’apparence de la neutralité d’un guide touristique, sont autant de points de la cartographie coloniale : rues de Constantine, de Kabylie, de Tahiti, du Tonkin, du Dahomey, de Pondichéry, de la Guadeloupe… Toutes célèbrent des conquêtes et des rapines coloniales que rappellent la nomenclature des rues de Paris.

Pourquoi donc un « Guide du Paris Colonial & des banlieues » ?

Interrogés par le Telegraph – la presse anglaise en parle, pas en France -, les auteurs français du guide « Paris colonial », soucieux de mettre en lumière le passé colonial et esclavagiste de la France, espèrent déclencher le mouvement de style «Rhodes doit tomber ». Alors que le débat fait rage au Royaume-Uni et dans le monde anglophone à propos de la suppression des statues de Cecil Rhodes, du général Lee et d’autres, jugés coupables de méfaits historiques, on n’entend en France guère plus qu’un gémissement. « Nous ne voulons pas réécrire l’histoire, mais présenter une autre version de l’histoire qui est celle de l’anticolonialisme et de la décolonisation », déclare M. Silberstein.

Gambetta

Oublions un instant Jean Baptiste Colbert, le Rédacteur en chef du Code Noir, direction, « Place Gambetta » à Paris, une belle place baptisée, comme d’innombrables autres lieux à travers la France, du nom vénéré de l’homme d’État du XIXe siècle, Léon Gambetta, sans aucun doute mieux connu pour une évasion audacieuse en ballon pendant le siège à la capitale française. Mais M. Gambetta devrait aussi, rappelle M. Silberstein, être connu comme « un fervent partisan de l’expansion coloniale, de la conquête de l’Algérie, de la conquête de l’Indochine et de l’expansion française en Afrique ». Rendre à César. On se contenterait que la place garde son nom, à condition qu’une plaque soit ajoutée pour donner un bref compte rendu des exploits plus sombres de Gambetta.

La campagne pour renommer les rues ou enlever des statues en France est de faible intensité comparée aux mouvements similaires aux États-Unis (à Charlottesville avec la statue du général confédéré Robert E. Lee, symbole du racisme et de l’histoire de l’esclavage de l’Amérique) ou en Grande-Bretagne, avec la campagne pour retirer les noms des colonialistes ou des partisans du commerce des esclaves des bâtiments et des monuments publics (exemple, retirer de l’Université d’Oxford la statue de Cecil Rhodes, l’impérialiste victorien). En France, le mouvement n’a pas réussi à attirer l’attention de l’opinion publique et est largement resté en deçà du radar médiatique. Oui, « La France a un problème avec son histoire », mais il arrive qu’elle se bouge. Ainsi, en 2002 à Paris, la rue Richepanse, du nom d’un général français responsable de la mort de milliers de Noirs rebelles en Guadeloupe, est devenue la rue du Chevalier de Saint-George, lui-même originaire de la même île des Caraïbes françaises dont la musique l’a fait connaître comme le «Mozart noir», ce personnage que je porte comme une image sur le Net, mon avatar

« Le seul moyen de se débarrasser du passé, c’est de le prendre en compte » disait Christiane Taubira. Elle a raison. A défaut de déboulonner, compléter les inscriptions pour « dire la vérité aux français« . Réduire la géographie de l’ignorance pour mieux combattre ce racisme désormais bien installé en France. Mon avis. Tenez, une Avenue, Place avec la statue de Johnny Hallyday in Paris pour remplacer certains suprémacistes bien de chez nous, je veux bien. C’est une idée...

A acheter et à lire: « Guide du Paris Colonial & des banlieues » Collection «Avant-première» Parution, Janvier 2018, 144 pages, Format 115 x 190, ISBN : 978-2-84950-659-2

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#JohnnyHallyday: *l’hommage* de Donald Trump, « Allumer le feu! » …

Pendant que la France pleure « l’idole des jeunes », à l’international, Donald Trump lui rend hommage à sa façon », il a allumé le feu en reconnaissant officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Et comme le disait si bien Johnny, « Il suffira d’une étincelle, d’un rien, d’un geste » . C’est fait. (möto, épéla…)

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« Tourner le temps à l’orage, revenir à l’état sauvage, forcer les portes, les barrages, sortir le loup de sa cage, sentir le vent qui se déchaîne » etc. Rendre hommage c’est bien, parfois s’abstenir c’est mieux. Bref, on a pas fini de pleurer. Désolé, je ne savais pas comment vous le dire. En chanson? Ok…

Bonne Année 2018 (et surtout la santé!). A suivre.

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RIP Johnny Hallyday, le « Papa Wemba » des Français …

Au Congo (Afrique), on avait Papa Wemba le Grand M’Zé « le formateur des idoles -foridole-« , en France (Europe), il y avait Johnny Hallyday « l’idole des jeunes ». Cette nuit, il a rejoint Papa Wemba, Prince, David Bowie, Léonard Cohen, Michel Delpech, George Michael

Le décès de Papa Wemba en Avril 2016 m’avait attristé à un point que je n’imaginais pas, j’avoue. Pourquoi? Peut-être tout simplement pour les souvenirs ancrés dans sa musique, pour le fil de ma vie que je retraçais à travers chants & mélodies. Aujourd’hui, j’imagine la peine de « mes amis Johnny », je les imagine submergé par les souvenirs de leur tendre enfance, ils penseront à eux, à leurs parents, ils referont le voyage dans « le bon vieux temps ». Oui j’imagine. Et cette disparition de Johnny sera l’occasion de se redécouvrir à travers ce fil d’histoire, via cet album photo à parcourir comme ce fût mon cas avec Papa Wemba. Et au delà de la musique qu’on peut ne pas aimer ( je suis plus Eddy Mitchel que..), on redécouvre « la boite à coucou », ce passé toujours présent et qui toujours se ballade à travers rythmes, de génération en génération...

« RIP Johnny Hallyday, le « Papa Wemba » des Français » m’a dit mon cousin Lupemba. (Je le pense aussi)..

« A que coucou » les amis!

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« Être #Charlie » désormais c’est payant, 15 ou 150 € le ticket émotion. Quand les #ProValls privatisent une souffrance collective…

Désormais mon pote, si t’as pas 150 balles alors t’es pas « #Charlie ». Fini la gratuité. Nos #identi du « Printemps dit Républicain«  de Laurent Bouvet (de la bande-à-Manuel Valls) ont privatisé « l’esprit #Charlie » pour le 06 Janvier 2018. C’est à « eux », une propriété privée. Bref, une « folie (Bergère) »

En plus de déverser la haine sur la place publique et de s’attaquer à la « liberté d’expression de Mediapart », les voila qui se lancent dans la rentabilisation d’une « souffrance collective », un « macabre business plan », c’est « génial« , une véritable escroquerie mémorielle. Désormais, Être #Charlie, c’est (…) soit tu paies, soit tu dégages. A toutes fins utiles, je rappelle que nous avions participé à la cagnotte de solidarité après l’attentat du 07 Janvier 2015, des millions d’euros à travers le monde, 16 millions d’euros (12 millions provenant des ventes, 4,3 millions pour les dons). Aussi, contributeur de la dite cagnotte, je me pose la question de savoir à quoi a servi tout ce blé. Simple question.

[Édit. Sur Facebook, Laurent. Bouvet, le lead vocal et « horloge parlante » du Printemps-dit-républicain confirme l’info et s’est lancé dans une tentative d’explication, disons, la plus foireuse qu’il m’ait été donné de lire. Je vais le traduire pour faire simple: « Faut que les gens paient car on n’a pas les moyens de le financer, c’est pour cela qu’on met en place une billetterie pour des raisons de sécurité ». Rappelons que l’équipe Charlie est toujours sous protection policière. Ils auraient pu faire -si besoin- une cagnotte en ligne comme Omar Sy pour les Rohingyas en Birmanie ou organiser tout simplement une Marche gratuite mais non, il leur faut du cash. Et notre «ami» d’insister sur « la qualité des intervenants & artistes qui se produiront le soir du 06 janvier 2018 (sic)». En gros, les « ami.e.s du Printemps-dit-Républicain» sont tellement #Charlie qu’ils ont besoin de blé pour nous dire combien ils sont Charlie ». Dont acte, la cour appréciera…

Désolé, j’ai pas 150 balles… (bande de cons!)

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