​Que faire des statues des #négriers et #suprémacistes blancs de France? Question…

635px-Mascaron_nantais_02C’est bien de regarder vers les Amériques et de se réjouir du démantèlement des statues des suprémacistes blancs, il serait peut-être temps de se poser la même question pour nos suprémacistes & négriers Bleu-blanc-rouge. Oui, il y en a, beaucoup.

À toutes fins utiles, je rappelle aux uns et aux autres – comme ça- que notre belle république est truffée « d’objets du même calibre », résultat de plus de 400 ans de participation, aux premières loges, dans le  « commerce triangulaire » lors de la traite négrière. Il suffit de se promener en levant les yeux devant les riches bâtisses à Nantes par exemple – le principal port négrier français-, pour découvrir ce « vernissage d’un autre temps ».  Et pour ne pas faire de jaloux, on va citer La Rochelle, Le Havre, Bordeaux, Saint-Malo, Lorient, Honfleur, Marseille, Dunkerque, Rochefort, Vannes, Bayonne, Brest, Paris, etc. Dans les artères de ces villes, en plus des statues négriers, on trouve aujourd’hui encore, les marques de «l’Art Nègre Panthéonisé» sur les frontons de riches et belles demeures, des œuvres gravées du sceau de cette «belle époque» où le «bois d’ébène» avait une très grande valeur marchande. Aussi, Slate pose  la question: « Que faire des statues des négriers français »?  Extrait du beau papier de Slate.fr.

Le « débat sur la Mémoire de l’esclavage » est posé. Certains proposent de «Débaptiser les collèges et les lycées Colbert», ministre de Louis XIV et acteur de la légalisation de l’esclavage. Le retirer de l’espace public. Mon avis: les virer, mais ne pas les détruire, les garder dans « le Musée de l’esclavage » – À construire, dans Paris par exemple (une idée). L’option « Musée des horreurs » n’est pas à exclure. En plus – c’est dimanche et j’ai le temps, -, je propose de les remplacer par les statues des « gens propres » et qui ont fait la grandeur de la France, dans le droit fil de l’identité française, ce patrimoine commun.  A ce propos …

Pour la journée du patrimoine, Emmanuel Macron était à Villers-Cotterêts pour un retour sur un acte fondateur de notre identité: l’ordonnance de 1539 par François Ier, « qui fait du français la langue officielle », [Macron]. « Si nous parlons tous le français, c’est grâce à l’ordonnance de Villers-Cotterêts », [Stéphane Bern]. Au delà de la polémique autour de cette approximation historique,  je vais m’attarder sur le très peu cité personnage central au cœur de cet Édit: Alexandre Dumas, l’un des plus écrivains français, le plus lu dans le monde, un personnage haut en couleur qui, comme tout le monde le sait très bien, était … noir. Disons … « pas blanc » bien qu’interprété au cinéma par Gérard de Depardieu.

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C’est lui. Puisque l’Édit de Villers-Cotterêts – On va dire « ordonnance Alexandre Dumas » – est l’acte fondateur de notre identité, – ce qui me propulse de facto dans « notre identité (Youpi!) – je propose de remplacer les statues des suprémacistes français par celle d’Alexandre Dumas, par exemple. Une statue Joseph Bologne dit Chevalier de Saint-Georges à Versailles ne serait pas mal je crois. Voila pour ces deux français « victimes des négriers suprémacistes blancs de France ». Dans ce « Grand Remplacement », je propose qu’on érige une statue d’honneur à Robert Badinter, Père de l’abolition de la peine de mort en France. Le manuscrit de son discours devant l’Assemblée nationale est à lire. Et une statue pour Simone Weil – loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG)». Les gens biens, ce n’est pas ce qui manque en France. Alors, Kékonfait des statues de nos suprémacistes français? Vous avez 4 heures – et pas 400 ans-.

[PS: Dans l’hypothèse « c’est une idée insupportable! Mais pourquoi donc tu nous stigmatises? », dans cette hypothèse, je propose qu’on les naturalise citoyens américains pour commencer, puis on les déboulonne, ça passera mieux je crois. Sans oublier l’option déchéance de nationalité. De rien]

À vous.

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CODE NOIR : Edit du Roy, règlement & articles…

lOUIS, par la grâce de Dieu, Roy de France & de Navarre: A tous présents & à venir: S A L U T, comme nous devons également nos soins à tous les Peuples que la Divine Providence a mis sous notre obéissance, Nous avons bien voulu faire examiner en notre présence les mémoires qui nous ont été envoyé par nos Officiers de nos Iles de l’Amérique, par lesquels ayant été informé du besoin qu’ils sont de notre Autorité & de notre Justice pour y maintenir la discipline de l’Église Catholique, Apostolique & Romaine, pour y régler ce qui concerne l’État & la qualité des Esclaves dans  nos dites Iles, & désirant y pourvoir & leur faire connaître qu’encore qu’ils habitent des climats infiniment éloignés de notre séjour ordinaire, nous leur sommes toujours présent, non seulement par l’étendue de notre puissance, mais encore par la promptitude de notre application à les secourir dans leurs nécessités.

A  C E S  C A U S E S, de l’avis de notre Conseil, & de notre certaine science, pleine puissance & autorité Royale, nous avons dit, statué & ordonné, disons, statuons & ordonnons, voulons & nous plaît ce qui ensuit.

Code noir One

ARTICLE PREMIER. Tous les esclaves qui se trouvent dans les Isles Bourbon, de France et autres établissements voisins, seront instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine, et baptisés ; ordonnons aux habitants qui achèteront des nègres nouvellement arrivés, de les faire instruire et baptiser dans le temps convenable à peine d’amende arbitraire ; enjoignons aux conseils établis dans lesdites îles, ou directeurs pour ladite compagnie d’y tenir exactement la main.

ART. 2. Interdisons tout exercice d’autre religion que de la catholique, apostolique et romaine ; voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements ; défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine, qui aura lieu même contre les maîtres qui les permettront ou souffriront à l’égard de leurs esclaves.

ART. 3. Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qu’ils ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscations desdits nègres contre les maîtres qui les auront préposés, et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction.

ART. 4. Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer régulièrement les jours de dimanche et de fêtes ; leur défendons de travailler leurs esclaves aux dits jours, depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit, à la culture de la terre et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres, et de confiscation des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail, pourront néanmoins envoyer leurs esclaves aux marchés.

ART. 5. Défendons à tous nos sujets blancs, de l’un et de l’autre sexe, de contracter mariage avec les Noirs, à peine de punition et d’amende arbitraire, et à tous curés, prêtes ou missionnaires séculiers ou réguliers, et même aux aumôniers des vaisseaux de les marier ! Défendons aussi à nos dits sujets blancs, même aux Noirs affranchis ou nés libres, de vivre en concubinage avec des esclaves ; voulons que ceux qui auront eu un ou plusieurs enfants d’une pareille conjonction, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, soient condamnés chacun en une amende de trois cent livres ; et s’ils sont maîtres de l’esclave avec laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons qu’outre une amende ils soient privés tant de l’esclave que des enfants, et qu’ils soient adjugés à l’hôpital des lieux, sans pouvoir jamais être affranchis ; n’entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l’homme noir affranchi ou libre, qui n’était pas marié durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes prescrites par l’église, ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen, et les enfants rendus libres légitimes.

ART. 6. Les solennités prescrites par l’ordonnance de Blois et par la déclaration de 1639, pour les mariages seront observées, tant à l’égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement du père et de la mère de l’esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.

ART. 7. Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages d’esclaves, s’ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres ; défendons aussi aux maîtres d’user d’aucune contrainte sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

ART 8. Les enfants qui naîtront des mariages entre les esclaves, seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à ceux de leurs maris, si les maris et les femmes ont des maîtres différents.

ART. 9. Voulons que si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants tant mâles que filles suivent la condition de leur mère, et soient libres comme elle, nonobstant la servitude du père ; et que si le père est libre et la mère est esclave, les enfants soient esclaves pareillement.

ART. 10. Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés ; et à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

ART. 11. Défendons aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons, à peine du fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l’exception seulement de ceux qui seront envoyés à la chasse par leurs maîtres, ou qui seront porteurs de leurs billets ou marques connues.

ART. 12. Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s’attrouper, le jour ou la nuit, sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur-de-lys, et en cas de fréquentes récidives et d’autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l’arbitrage des juges ; enjoignons à tous nos sujets de courre aux contrevenants, et de les arrêter et conduire en prison, bien qu’ils ne soient officiers et qu’il n’y ait encore contre lesdits contrevenant aucun décret.

ART. 13. Les maîtres qui seront convaincus d’avoir permis ou toléré des pareilles assemblées, composées d’autres esclaves que de ceux qui leur appartiennent, seront condamnés, en leur propre et privé nom, de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins à l’occasion desdites assemblées, et en dix piastres d’amende pour la première fois et au double en cas de récidive.

ART. 14. Défendons aux esclaves d’exposer en vente au marché, ni de porter dans les maisons particulières pour vendre, aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler, herbes ou fourrages pour la nourriture des bestiaux, ni aucune espèce de grains ou autres marchandises, sans permission expresse de leurs maîtres, par billet ou par des marques connues, à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restitution du prix par les maîtres, et de six livres d’amendes à leur profit contre les acheteurs.

ART. 15. Voulons à cet effet, que deux personnes soient préposées dans chaque marché par les officiers desdits conseils, chacun dans son district, ou par les directeurs pour ladite compagnie, pour examiner les denrées et marchandises qui y seront apportées par les esclaves, ensemble les billets ou marques de leurs maîtres, dont ils seront porteurs.

ART. 16. Permettons à tous nos sujets, habitants desdits pays, de se saisir de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu’ils n’auront pas de billet de leurs maîtres, ni de marques connues, pour être rendues incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est voisine du leu où les esclaves auront été surpris en délit ; sinon elles seront incessamment envoyées au magasin de la compagnie le plus proche pour y être en dépôt, jusqu’à ce que les maîtres en aient été avertis.

ART. 17. Voulons que les officiers desdits conseils supérieurs, chacun en ce qui le concerne, ou les directeurs pour ladite compagnie, nous envoient leurs avis sur la quantité des vivres et la qualité de l’habillement qu’il convient que les maîtres fournissent à leurs esclaves ; lesquels vivres doivent leur être fournis par chacune semaine, et l’habillement par chaque année, pour y être statué par nous ; et cependant permettront auxdits officiers ou directeurs de régler par provision lesdits vivres et lesdits habillements : défendons aux maîtres desdits esclaves de donner aucune sorte d’eau-de-vie ou guildive, pour tenir de ladite subsistance et de l’habillement.

ART. 18. Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance de leurs esclaves, en leur permettant de travailler certains jours de la semaine pour leur compte particulier.

ART. 19. Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, pourront en donner avis au procureur général desdits conseils, procureur pour nous, et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels, et même d’office si les avis lui viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais ; ce que nous voulons être observé pour les crimes et pour les traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

ART. 20. Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement soit que la maladie sont incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres ; et en cas qu’ils les eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l’hôpital le plus proche, auquel les maîtres seront condamnés de payer quatre sols par chaque jour pour la nourriture et entretien de chacun esclave, pour le paiement de laquelle somme ledit hôpital aura privilège sur les habitations des maîtres, en quelques mains qu’elles passent.

ART. 21 Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres, et tout ce qui leur vient par leur industrie ou par la libéralité d’autres personnes ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres, sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents ou tous autres, libres ou esclaves, y puissent rien prétendre par succession, dispositions entre-vifs ou à cause de mort, lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu’ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef.

ART. 22. Voulons néanmoins que les maîtres soient tenus de ce que leurs esclaves auront fait par leur commandement, ensemble de ce qu’ils auront géré et négocié dans les boutiques et pour l’espèce particulière de commerce à laquelle leurs maîtres les auront préposés ; et en cas que leurs maîtres n’aient donné aucun ordre et ne les aient pas préposés, ils seront tenus seulement jusqu’à concurrence de ce qui aura tourné à leur profit ; et si rien n’a tourné au profit des maîtres, le pécule desdits esclaves que les maîtres leur auront permis d’avoir, en sera tenu après que leurs maîtres en auront déduit par préférence ce qui pourra leur en être dû, sinon que le pécule consistât, en tout ou partie, en marchandises dont les esclaves auraient permission de faire trafic à part, sur lesquelles leurs maîtres viendront seulement par contribution au sol la livre avec les autres créanciers.

ART. 23. Ne pourront les esclaves être pourvus d’office ni de commission ayant quelque fonction publique ; ni être constitués agents pour autres que par leurs maîtres, pour régler et administrer aucun négoce, ni être arbitres ou experts, à moins qu’ils ne soient témoins nécessairement et seulement à défaut de Blancs ; mais dans aucun cas ils ne pourront servir de témoins pour ou contre leurs maîtres.

ART. 24. Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être en jugement en matière civile, tant en demandant qu’en défendant, ni être parties civiles en matières criminelles, sauf à leur maître d’agir et défendre en matière civile, et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été commis contre leurs esclaves.

ART. 25. Pourront être esclaves poursuivis criminellement, sans qu’il soit besoin de rendre leurs maîtres parties, si ce n’est en cas de complicité ; et seront les esclaves accusés, jugés en première instance par les juges ordinaires, s’il y en a, et par appel au conseil, sur la même instruction et avec les mêmes formalités que les personnes libres.

Code noir Deux

ART. 26. L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse, le mari de sa maîtresse ou leurs enfants, avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

ART. 27. Et quand aux excès et voies de fait qui seront commis par les esclaves contre les personnes libres, voulons qu’ils soient sévèrement punis, même de mort s’il y échoit.

ART. 28. Les vols qualifiés, même ceux des chevaux, cavales, mulets, bœufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis, seront punis de peine afflictive, même de mort si le cas le requiert.

ART. 29. Les vols de moutons, chèvres, volailles, grains, fourrages, pois, fèves ou autres légumes et denrées, faits par les esclaves, seront punis selon la qualité du vol, par les juges, qui pourront s’il y échoit, les condamner d’être battus de verges par l’exécuteur de la haute justice, et marqué d’une fleur-de-lys.

ART. 30. Seront tenus, les maîtres, en cas de vols ou d’autres dommages causés par leurs esclaves, outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom, s’ils n’aiment mieux abandonner l’esclave à celui auquel le tort aura été fait, ce qu’ils seront d’opter dans trois jours, à compter de celui de la condamnation ; autrement ils en seront déchus.

ART. 31. L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé à la justice, aura les oreilles coupées, et sera marqué d’une fleur-de-lys sur une épaule ; et s’il récidive pendant un autre mois, à compter pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé et il sera marqué d’une fleur-de-lys sur l’épaule, et la troisième il sera puni de mort.

ART. 32. Voulons que les esclaves qui auront encouru les peines du fouet, de la fleur-de-lys et des oreilles coupées, soient jugés en dernier ressort par les juges ordinaires, et exécutés sans qu’il soit nécessaire que tel jugement soit confirmé par le conseil supérieur, nonobstant le contenu en l’art. XXV des présentes, qui n’aura lieu que pour les jugements portant condamnation de mort ou de jarret coupé.

ART. 33. Les affranchis ou nègres libres qui auront donné retraite dans leurs maisons aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps, envers le maître, en une amende de dix piastres par chacun jour de rétention ; et les autres personnes libres qui leur auront donné pareillement retraite, en trois piastres d’amende aussi pour chacun jour de rétention ; et faute par lesdites nègres, affranchis ou libres, de pouvoir payer l’amende, ils seront réduits à la condition d’esclaves et vendus ; et si le prix de la vente passe l’amende, le surplus sera délivré à l’hôpital.

ART. 34. Permettons à nos sujets dudit pays qui auront des esclaves fugitifs, en quelque lieu que ce soit, d’en faire la recherche par telles personnes et à telles conditions qu’ils jugeront à propos, ou de le faire eux-mêmes, ainsi que bon leur semblera.

ART. 35. L’esclave condamné à mort sur la dénonciation de son maître, lequel ne sera pas complice du crime, sera estimé avant l’exécution, par deux des principaux habitants, qui seront nommés d’office par le juge, et le prix de l’estimation en sera payé, pour à quoi satisfaire il sera imposé par les conseils, chacun dans son ressort, ou par les directeurs pour ladite compagnie, sur chaque tête d’esclave, la somme portée par l’estimation, laquelle sera réglée sur chacun desdits nègres, et levée par ceux qui seront commis à cet effet.

ART. 36. Défendons à tous officiers des conseils et autres officiers de justice établis auxdits pays, de prendre aucune taxe dans les procès criminels contre les esclaves, à peine de concussion.

ART. 37. Défendons aussi à tous nos sujets desdits pays, de quelque qualité et condition qu’ils soient, de donner ou faire donner, de leur autorité privée, la question ou torture à leurs esclaves, sous quelque prétexte que ce soit, ni de leur faire ou faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves, et d’être procédé contre eux extraordinairement, leur permettons seulement, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité, de les faire enchaîner et battre de verges ou cordes.

ART. 38. Enjoignons aux officiers de justice dans lesdits pays, de procéder criminellement contre les maîtres et les commandeurs qui auront tué ou mutilé les membres des esclaves étant sous leur puissance ou sous leur direction, et de les punir de mort, selon les circonstances ; et en cas qu’il y ait lieu à l’absolution, leur permettons de renvoyer, tant les maîtres que les commandeurs, absous, sans qu’ils aient besoin d’obtenir de nous des lettres de grâce

ART. 39. Voulons que les esclaves soient réputés meubles, et comme tels, qu’ils entrent dans la communauté, qu’il n’y ait point de suite par hypothèque sur eux ; qu’ils se partagent également entre les cohéritiers, sans réciput et droit d’aînesse, et qu’ils soient point sujet au douaire coutumier, ou retrait lignager et féodal, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort ou testamentaires

ART. 40. N’entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs, de leur côté et ligne, ainsi qu’il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobilières

ART. 41. Les formalités prescrites par nos ordonnances et par la coutume de Paris, pour les saisies des choses mobilières, seront observées dans les saisies des esclaves ; voulons que les derniers en provenant soient distribués par ordre des saisies ; en cas de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes privilégiées auront été payées, et généralement que la condition des esclaves soit réglée en toutes affaires comme celles des autres choses mobilières.

ART. 42. Voulons néanmoins que le mari, sa femme et leurs enfants impubères, ne puissent être saisis et vendus séparément, s’ils sont sous la puissance d’un même maître ; déclarons nulles les saisies et ventes séparées qui pourraient en être faites, ce que nous voulons aussi avoir lieu dans les ventes volontaire, à peine, contre ceux qui feront lesdites ventes, d’être privés de celui ou de ceux qu’ils auront gardés, qui seront adjugés aux acquéreurs, sans qu’ils soient tenus de faire aucun supplément de prix.

ART. 43. Voulons aussi que les esclaves âgés de quatorze ans et au-dessus, jusqu’à souxante ans, attaché à des fonds ou habitations, et y travaillant actuellement, ne puissent être saisis pour autres dettes que pour ce qui sera dû du prix de leur achat, à moins que lesdits fonds ou habitations fussent saisis réellement ; auquel cas nous enjoignons de les comprendre dans la saisie réelle, et défendons à peine de nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par décrets, sur des fonds ou habitations, sans y comprendre les esclaves de l’âge susdit y travaillant actuellement

ART. 44. Le fermier judiciaire des fonds ou habitations saisies réellement, conjointement avec les esclaves sera tenu de payer le prix de son bail, sans qu’il puisse compter parmi les fruits qu’il perçoit, les enfants qui sont nés des esclaves pendant son dit bail.

ART. 45. Voulons, nonobstant toutes conventions contraires, que nous déclarons nulles, que lesdits enfants appartiennent à la partie saisie, si les créanciers sont satisfait d’ailleurs, ou à l’adjudicataire, s’il intervient un décret. A cet effet, il sera fait la mention, dans la dernière affiche de l’interposition dudit décret, des enfants nés des esclaves depuis ladite saisie réelle, comme aussi des esclaves décédés depuis ladite saisie réelle, dans laquelle ils étaient compris

ART. 46. Pour éviter aux frais et aux longueurs des procédures, voulons que la distribution du prix entier de l’adjudication conjointe des fonds et prix des esclaves, et de ce qui proviendra du prix des baux judiciaires, soit faite entre les créanciers selon l’ordre de leurs privilèges et hypothèques, sans distinguer ce qui est pour le prix des esclaves, et néanmoins les droits féodaux et seigneuriaux ne seront payé qu’à proportion des fonds.

ART. 47. Ne seront reçus les lignagers et les seigneurs féodaux à retirer les fonds décrétés, licités ou vendus volontairement, s’ils ne retirent aussi les esclaves vendus conjointement avec les fonds où ils travaillaient actuellement, ni l’adjudicataire ou l’acquéreur à retenir les esclaves sans les fonds.

ART. 48. Enjoignons aux gardiens, nobles et bourgeois, usufruitiers, amodiateurs et autres, jouissant de fonds auxquels sont attachés des esclaves qui y travaillent, de gouverner lesdits esclaves en bons pères de famille ; au moyen de quoi, ils ne seront pas tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de ceux qui seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse ou autrement, sans leur faute ; et aussi ils ne pourront retenir, comme fruits à leurs profits, les enfants nés desdits esclaves durant leur administration, lesquels nous voulons être conservés et rendus à ceux qui en sont les maîtres et les propriétaires.

Code noir 3

ART. 49. Les maîtres âgés de vingt-cinq ans pourront affranchir leurs esclaves par tous entes entre-vifs ou à cause de mort ; et cependant, comme il se peut trouver des maîtres assez mercenaires pour mettre la liberté de leurs esclaves à prix, ce qui porte lesdits esclaves au vol et au brigandage, défendons à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient, d’affranchir leurs esclaves, sans en avoir obtenu la permission par arrêt du conseil supérieur ou provincial de l’île où ils résideront, laquelle permission sera accordée sans frais, lorsque les motifs qui auront été exposés par les maîtres paraîtront légitimes. Voulons que les affranchissements qui seront faits à l’avenir sans cette permission, soient nuls, et que les affranchis n’en puissent jouir, ni être reconnus pour tels ; ordonnons, au contraire, qu’ils soient tenus, censés et réputés esclaves, que les maîtres en soient privés, et qu’ils soient confisqués au profit de la compagnie des Indes.

ART. 50. Voulons néanmoins que les esclaves qui auront été nommés par leurs maîtres tuteurs de leurs enfants, soient tenus et réputés, comme nous les tenons et réputons, pour affranchis.

ART. 51. Déclarons les affranchissements faits dans les formes ci-devant prescrites, tenir lieu de naissance dans nos dites îles, et les affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels dans notre royaume, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers ; déclarons cependant lesdits affranchis, ensemble les nègres libres, incapables de recevoir des Blancs aucune donation entre vifs à cause de mort, ou autrement ; voulons, qu’en cas qu’il leur en soit fait aucune, elle demeure nulle a leur égard, et soit appliquée au profit de l’hôpital le plus prochain

ART. 52. Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en sorte que l’injure qu’ils leur auront faite soit punie plus gravement que si elle était faite à une autre personne, les déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes autres charge, services et droits utiles, que leurs anciens maîtres voudraient prétendre tant sur leurs personnes que sur leurs biens et successions, en qualités de patrons.

ART. 53. Octroyons  aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités, dont jouissent les personnes nées libres ; voulons que le mérite d’une liberté acquise produise sur eux, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle cause à nos sujets, le tout cependant aux exceptions portées par l’art LI des présents.

ART. 54. Déclarons les confiscations et les amendes qui n’ont pas de destination particulière par ces présentes, appartenir à ladite compagnie des Indes, pour être payées à ceux qui sont préposés à la recette de ses droits et revenus ; voulons néanmoins que la déduction soit faite du tiers desdites confiscation et amendes, au profit de l’hôpital du lieu le plus proche où elles auront été adjugées. Si donnons en mandement à nos amés et fléaux les gens tenant nos conseils supérieures de l’île de Bourbon, et provincial de l’île de France, que ces présentes ils aient à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en icelles garder et observer, selon leur forme et teneur, nonobstant tous édits, déclarations, arrêts, règlements et usages à ce contraires, auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces dites présentes : car tel est notre plaisir ; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre scel.

Code noir Au nom de Jésus

Au Nom de Jésus.

[Billet archive, mis en ligne par Angélique, 16 ans, ma fille].

Jean Castex, 1er Ministre …

Plus d’info dans l’Édito de Sarkofrance/Macronistan, la suite. Bref, on n’est pas «déconfiné» . C’est tout.

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Ce moment hallucinant où Julien Dray (PS) considère que le #CodeNoir de #Colbert était un «progrès», pour les #noirs… WTF?!

Ce matin à l’heure du café, pour m’assurer que je n’avais pas fait un mauvais cauchemar, j’ai demandé sur Twitter si quelqu’un avait l’extrait vidéo du passage de Julien Dray sur CNews où il déclarait (je résume), que « le code noir de Colbert c’était un progrès d’un point de vue historique (sic!)». CNews n’a pas jugé utile de partager l’extrait sur Twitter. Sans réponse, j’ai fini par retrouver l’extrait dans  le replay de Cnews – émission Ça se dispute du samedi 20 juin 2020 (à 46’30) -. Faute de mieux, l’iPhone a fait le reste, en ligne sur Youtube. Respirez un bon coup, préparez votre cachet. (Meilleur affichage sur smartphone)…

Je vous repose ça là, par écrit, et je vais prendre un cachet de doliprane pour dormir. À vous…

«(..) On se focalise sur Colbert, mais la vérité historique, d’un certain point de vue le Code Noir dans l’histoire de l’esclavage c’est un progrès (…)»

Signé Julien Dray, Membre du Bureau politique du Parti Socialiste.

Julien Dray Code Noir PS Colbert Esclavage progès

Pour les amoureux du « fameux contexte« , je vous invite à (re)lire Code Noir  que j’avais édité en 2014, ici, pour vous. Bien lire les articles 31,32 & 39, par exemple. Cela devrait suffire. Ou, lire les 54 articles de ce texte structuré, matrice d’un crime contre l’humanité…

CODE NOIR : Edit du Roy, règlement & articles…

D’avantage serait d’intempérance.

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Bref, j’ai reçu une lettre de Gérard Collomb & voici ma réponse: Cher Gérard… #Municipales

Ce midi à l’heure de ma pause télétravail, je descends relever mon courrier et là: surprise! Une lettre de Gérard Collomb, ex Ministre de l’intérieur et ancien Maire de Lyon balayé au 1er tour des élections municipales. Donc, le Macroniste 1er du nom m’envoie un courrier. Ne pas y répondre serait une entorse à la Politesse légendaire qui me singularise. Un renvoi avec la mention « N’habite plus l’adresse barrée » est une inélégance que je vais m’épargner.  Disons donc les choses au mieux, avec humanité & fermeté

Cher Gérard, je vais dire Gérard car on se connait de longue date n’est-ce pas? Mais oui Gérard, je suis celui qui avait reçu, à Radio Sun FM101.5 Mhz,  ton équipe de campagne menée par Jean-Louis Touraine, ton ancien 1er Adjoint quand tu voulais devenir Maire de Lyon, le bon vieux temps. Oui,  je suis celui qui t’avait filé un p’tit coup de main lors des Municipales2014 sous la bannière «EvidemmentLyon» avec Sylvie Trublyonne, les Romain Blachier, etc. Ah le bon vieux temps de la Gauche Lyonnaise. Sauf que, par ta faute, certains ont viré Macronistes pour ne pas dire autre chose. Et que dire de cette folie qui t’avait poussé à livrer la Région Rhône-Alpes à l’autre-là … (là je cherche| Ayé j’ai trouvé! Laurent Wauquiez. Pourquoi? Juste parce que le candidat de la Gauche n’avait pas placé ta compagne en NumberTwo sur sa liste. Cette trahison-là, personne ne l’a oublié. Relire l’excellent papier de Toniolibero pour t’en souvenir.

Cher Gérard, non je ne te parlerai pas de ton passage Place Beauvau pour ne pas me couper l’appétit. Oui je suis en pause je te l’avais pas dit? Prends des notes Gérard, ça m’évitera de me répéter ok? Merci. Et aujourd’hui, t’as l’outrecuidance de m’écrire, ok. Certaines mauvaises langues diront que « c’est la vieillerie », mais je dirai, – politesse oblige – que tu nous prends pour des cons Gérard. Aussi, je vais écourter ma réponse, elle est toute simple: Non Gérard, t’es viré, déboulonné!. N’insiste pas. Et pour t’éviter de te perdre en arguties – à propos de l’utilisation de mes coordonnées personnelles -, je te conseille de bien lire les recommandations de la CNIL destinées aux candidats pour le 2nd tour, les règles à respecter avant le second tour des municipales ‬.

Allez, je te laisse Gérard, mon plat de Bobosse m’attend. Si tu veux, on se rappelle après les municipales et on se fait une bonne bouffe ok ? Avoir du temps libre est un luxe tu verras. Ah, pour mon 06, demande à Jean-Marie (Girier), il l’a toujours je suppose. Non je n’ai rien changé, moi, ni mes valeurs «GauchePropre» ni mon numéro de téléphone. Fallait passer en « Mode avion »...  (Réponse-billet dispo dès 17heures ici et via Twitter, ça m’évitera de paumer un timbre-poste pour toi. PS: ce n’était pas utile d’apposer ton adresse sur l’enveloppe, je dis ça je dis rien).

Bien cordialement, smileys toussa. @Bembelly

Envoyé via smartphone. Rédigé sur Notes/iPhone. Édition Appli WordPress.

L’appel du #18Juin |L’image, ici #RadioLondres.

Ici RadioLondres, les Français parlent aux Français, je répète…

Message disponible sur le répondeur | J’y vais.

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A la UNE du #NewYorker: un visage, des visages, une longue histoire… | #BlackLivesMatter

Dans ce «Georges Floyd» – signé @KadirNelSon-, des visages et les traces d’une douloureuse histoire. Un Cover qui en rappelle d’autres. Une histoire Américaine? Pas que. Une longue histoire qui trouve ses racines en Europe (Espagne, Portugal, Royaume-uni, France. etc). Pays actifs dans la codification de la Traite NégrièreCommerce des esclaves» vers les Amériques. Oui, une histoire bien visible chez nous, dans les Manifs de la GénérationAdama, une histoire qui aujourd’hui encore pavoise devant le Palais Bourbon.

Le présent n’est que conséquence de ce passé. La cause précède toujours les conséquences. Se le dire.

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Les «#cons-finis» by Pierre Perret. La Macronie a pris cher là (Paf!). #Déboulonnage…

Pierrot is back avec sa chanson du confinement. Je vous pose ça là, avec les sous-titres qui vont bien.

Partageons l’avis de Pierre Perret, ça m’évitera de vous parler de ce racisme qui traîne sur les plateaux télé (pas que), ou de ces statues d’esclavagistes & suprémacistes blancs qu’on déboulonne – à juste titre – partout dans le monde. Et que dire de l’immonde Colbert, rédacteur-en-chef de l’odieux Code Noir (lire) qui toujours pavoise devant l’Assemblée Nationale? Bref, oublions ces cons finis qui ont confiné mon humanité dans la traitre négrière et l’esclavage des siècles et des siècles

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Le Policier & l’enfant noir…

Prolégomènes: Pour ne pas se perdre en arguties, précisons les choses: Toute ressemblance avec les #ViolencesPolicières à la UNE de l’Info ici ou ailleurs ne saurait être fortuite et encore moins «à l’insu de mon plein gré»

Texte d’origine: «What do you want to be when you grow up? » ▪️ «Alive»

Récemment encore (en 2016) des artistes (Pharrell Williams, Bono, Beyoncé, Pink, Chris Rock, Alicia Keys, Rihanna, Jennifer Hudson, etc) listaient dans un clip «les 23 façons de mourir étant noir aux USA», désormais il faut ajouter ceci: « être noir, c’est avoir pour seul privilège celui de mourir étouffé entre le genou d’un flic et le bitume ». Pas que.

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#CoVidRacism▪️The Greatest #Virus …

À combattre sans « confinement ».| Une Couv’PasTime mais on garde, ça résume assez bien les choses. Pas mieux.

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Le terrible « Contrat de l’institutrice », 1923…

« Document de la province du Québec » nous dit quelqu’un en commentaire sur le fil Facebook de Soraya Lescot qui publie cette archive parlante sur les droits des femmes.

Contrat institutrice .jpg

Un véritable « Code Noir » de l’institutrice en somme, ceteris paribus bien entendu. Un vrai confinement, celui des infirmières devrait être du même acabit je crois. Manque, comme en France: « Ne pas ouvrir de compte bancaire sans l’autorisation de son frère ou son père ». et le décalogue sera complet, presque. Cet archive est l’Édit d’un certain Maurice Le Noblet Duplessis, homme politique catholique intégriste Québécois (1890-1959). Aujourd’hui encore, il fait partie du décor des origines culturelles du Québec (« Places Duplessis », Statues, etc.) Humanité, maternité, foyer, absurdité!

En France, c’est dans l’ordonnance du 21 avril 1944 que le Général De Gaulle, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité: Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. Les Françaises obtiennent enfin le droit de vote et celui d’être élues. Elles voteront pour la première fois en 1945 et entreront au Sénat en 194.

Bref, ici ou ailleurs, les femmes reviennent de loin. Et la date du déconfinement n’est toujours pas annoncée….

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Et le Monde d’Après inventa les « frais CoVid19 » dans la facturation …

Quelque part en France, sur cette facture – entre la coupe, le shampoing, la lotion et les remerciements-, on peut lire ceci: « frais sanitaires CoVid».

De quoi « s’arracher les cheveux» n’est-ce pas? Ça comme bien …

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