CODE NOIR : Edit du Roy, règlement et articles…

lOUIS, par la grâce de Dieu, Roy de France & de Navarre: A tous présents & à venir: S A L U T, comme nous devons également nos soins à tous les Peuples que la Divine Providence a mis sous notre obéissance, Nous avons bien voulu faire examiner en notre présence les mémoires qui nous ont été envoyé par nos Officiers de nos Iles de l’Amérique, par lesquels ayant été informé du besoin qu’ils sont de notre Autorité & de notre Justice pour y maintenir la discipline de l’Église Catholique, Apostolique & Romaine, pour y régler ce qui concerne l’État & la qualité des Esclaves dans  nos dites Iles, & désirant y pourvoir & leur faire connaître qu’encore qu’ils habitent des climats infiniment éloignés de notre séjour ordinaire, nous leur sommes toujours présent, non seulement par l’étendue de notre puissance, mais encore par la promptitude de notre application à les secourir dans leurs nécessités.

A  C E S  C A U S E S, de l’avis de notre Conseil, & de notre certaine science, pleine puissance & autorité Royale, nous avons dit, statué & ordonné, disons, statuons & ordonnons, voulons & nous plaît ce qui ensuit.

Code noir One

ARTICLE PREMIER. Tous les esclaves qui se trouvent dans les Isles Bourbon, de France et autres établissements voisins, seront instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine, et baptisés ; ordonnons aux habitants qui achèteront des nègres nouvellement arrivés, de les faire instruire et baptiser dans le temps convenable à peine d’amende arbitraire ; enjoignons aux conseils établis dans lesdites îles, ou directeurs pour ladite compagnie d’y tenir exactement la main.

ART. 2. Interdisons tout exercice d’autre religion que de la catholique, apostolique et romaine ; voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements ; défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine, qui aura lieu même contre les maîtres qui les permettront ou souffriront à l’égard de leurs esclaves.

ART. 3. Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qu’ils ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscations desdits nègres contre les maîtres qui les auront préposés, et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction.

ART. 4. Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer régulièrement les jours de dimanche et de fêtes ; leur défendons de travailler leurs esclaves aux dits jours, depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit, à la culture de la terre et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres, et de confiscation des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail, pourront néanmoins envoyer leurs esclaves aux marchés.

ART. 5. Défendons à tous nos sujets blancs, de l’un et de l’autre sexe, de contracter mariage avec les Noirs, à peine de punition et d’amende arbitraire, et à tous curés, prêtes ou missionnaires séculiers ou réguliers, et même aux aumôniers des vaisseaux de les marier ! Défendons aussi à nos dits sujets blancs, même aux Noirs affranchis ou nés libres, de vivre en concubinage avec des esclaves ; voulons que ceux qui auront eu un ou plusieurs enfants d’une pareille conjonction, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, soient condamnés chacun en une amende de trois cent livres ; et s’ils sont maîtres de l’esclave avec laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons qu’outre une amende ils soient privés tant de l’esclave que des enfants, et qu’ils soient adjugés à l’hôpital des lieux, sans pouvoir jamais être affranchis ; n’entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l’homme noir affranchi ou libre, qui n’était pas marié durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes prescrites par l’église, ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen, et les enfants rendus libres légitimes.

ART. 6. Les solennités prescrites par l’ordonnance de Blois et par la déclaration de 1639, pour les mariages seront observées, tant à l’égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement du père et de la mère de l’esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.

ART. 7. Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages d’esclaves, s’ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres ; défendons aussi aux maîtres d’user d’aucune contrainte sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

ART 8. Les enfants qui naîtront des mariages entre les esclaves, seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à ceux de leurs maris, si les maris et les femmes ont des maîtres différents.

ART. 9. Voulons que si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants tant mâles que filles suivent la condition de leur mère, et soient libres comme elle, nonobstant la servitude du père ; et que si le père est libre et la mère est esclave, les enfants soient esclaves pareillement.

ART. 10. Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés ; et à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

ART. 11. Défendons aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons, à peine du fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l’exception seulement de ceux qui seront envoyés à la chasse par leurs maîtres, ou qui seront porteurs de leurs billets ou marques connues.

ART. 12. Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s’attrouper, le jour ou la nuit, sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur-de-lys, et en cas de fréquentes récidives et d’autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l’arbitrage des juges ; enjoignons à tous nos sujets de courre aux contrevenants, et de les arrêter et conduire en prison, bien qu’ils ne soient officiers et qu’il n’y ait encore contre lesdits contrevenant aucun décret.

ART. 13. Les maîtres qui seront convaincus d’avoir permis ou toléré des pareilles assemblées, composées d’autres esclaves que de ceux qui leur appartiennent, seront condamnés, en leur propre et privé nom, de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins à l’occasion desdites assemblées, et en dix piastres d’amende pour la première fois et au double en cas de récidive.

ART. 14. Défendons aux esclaves d’exposer en vente au marché, ni de porter dans les maisons particulières pour vendre, aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler, herbes ou fourrages pour la nourriture des bestiaux, ni aucune espèce de grains ou autres marchandises, sans permission expresse de leurs maîtres, par billet ou par des marques connues, à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restitution du prix par les maîtres, et de six livres d’amendes à leur profit contre les acheteurs.

ART. 15. Voulons à cet effet, que deux personnes soient préposées dans chaque marché par les officiers desdits conseils, chacun dans son district, ou par les directeurs pour ladite compagnie, pour examiner les denrées et marchandises qui y seront apportées par les esclaves, ensemble les billets ou marques de leurs maîtres, dont ils seront porteurs.

ART. 16. Permettons à tous nos sujets, habitants desdits pays, de se saisir de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu’ils n’auront pas de billet de leurs maîtres, ni de marques connues, pour être rendues incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est voisine du leu où les esclaves auront été surpris en délit ; sinon elles seront incessamment envoyées au magasin de la compagnie le plus proche pour y être en dépôt, jusqu’à ce que les maîtres en aient été avertis.

ART. 17. Voulons que les officiers desdits conseils supérieurs, chacun en ce qui le concerne, ou les directeurs pour ladite compagnie, nous envoient leurs avis sur la quantité des vivres et la qualité de l’habillement qu’il convient que les maîtres fournissent à leurs esclaves ; lesquels vivres doivent leur être fournis par chacune semaine, et l’habillement par chaque année, pour y être statué par nous ; et cependant permettront auxdits officiers ou directeurs de régler par provision lesdits vivres et lesdits habillements : défendons aux maîtres desdits esclaves de donner aucune sorte d’eau-de-vie ou guildive, pour tenir de ladite subsistance et de l’habillement.

ART. 18. Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance de leurs esclaves, en leur permettant de travailler certains jours de la semaine pour leur compte particulier.

ART. 19. Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, pourront en donner avis au procureur général desdits conseils, procureur pour nous, et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels, et même d’office si les avis lui viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais ; ce que nous voulons être observé pour les crimes et pour les traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

ART. 20. Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement soit que la maladie sont incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres ; et en cas qu’ils les eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l’hôpital le plus proche, auquel les maîtres seront condamnés de payer quatre sols par chaque jour pour la nourriture et entretien de chacun esclave, pour le paiement de laquelle somme ledit hôpital aura privilège sur les habitations des maîtres, en quelques mains qu’elles passent.

ART. 21 Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres, et tout ce qui leur vient par leur industrie ou par la libéralité d’autres personnes ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres, sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents ou tous autres, libres ou esclaves, y puissent rien prétendre par succession, dispositions entre-vifs ou à cause de mort, lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu’ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef.

ART. 22. Voulons néanmoins que les maîtres soient tenus de ce que leurs esclaves auront fait par leur commandement, ensemble de ce qu’ils auront géré et négocié dans les boutiques et pour l’espèce particulière de commerce à laquelle leurs maîtres les auront préposés ; et en cas que leurs maîtres n’aient donné aucun ordre et ne les aient pas préposés, ils seront tenus seulement jusqu’à concurrence de ce qui aura tourné à leur profit ; et si rien n’a tourné au profit des maîtres, le pécule desdits esclaves que les maîtres leur auront permis d’avoir, en sera tenu après que leurs maîtres en auront déduit par préférence ce qui pourra leur en être dû, sinon que le pécule consistât, en tout ou partie, en marchandises dont les esclaves auraient permission de faire trafic à part, sur lesquelles leurs maîtres viendront seulement par contribution au sol la livre avec les autres créanciers.

ART. 23. Ne pourront les esclaves être pourvus d’office ni de commission ayant quelque fonction publique ; ni être constitués agents pour autres que par leurs maîtres, pour régler et administrer aucun négoce, ni être arbitres ou experts, à moins qu’ils ne soient témoins nécessairement et seulement à défaut de Blancs ; mais dans aucun cas ils ne pourront servir de témoins pour ou contre leurs maîtres.

ART. 24. Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être en jugement en matière civile, tant en demandant qu’en défendant, ni être parties civiles en matières criminelles, sauf à leur maître d’agir et défendre en matière civile, et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été commis contre leurs esclaves.

ART. 25. Pourront être esclaves poursuivis criminellement, sans qu’il soit besoin de rendre leurs maîtres parties, si ce n’est en cas de complicité ; et seront les esclaves accusés, jugés en première instance par les juges ordinaires, s’il y en a, et par appel au conseil, sur la même instruction et avec les mêmes formalités que les personnes libres.

Code noir Deux

ART. 26. L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse, le mari de sa maîtresse ou leurs enfants, avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

ART. 27. Et quand aux excès et voies de fait qui seront commis par les esclaves contre les personnes libres, voulons qu’ils soient sévèrement punis, même de mort s’il y échoit.

ART. 28. Les vols qualifiés, même ceux des chevaux, cavales, mulets, bœufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis, seront punis de peine afflictive, même de mort si le cas le requiert.

ART. 29. Les vols de moutons, chèvres, volailles, grains, fourrages, pois, fèves ou autres légumes et denrées, faits par les esclaves, seront punis selon la qualité du vol, par les juges, qui pourront s’il y échoit, les condamner d’être battus de verges par l’exécuteur de la haute justice, et marqué d’une fleur-de-lys.

ART. 30. Seront tenus, les maîtres, en cas de vols ou d’autres dommages causés par leurs esclaves, outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom, s’ils n’aiment mieux abandonner l’esclave à celui auquel le tort aura été fait, ce qu’ils seront d’opter dans trois jours, à compter de celui de la condamnation ; autrement ils en seront déchus.

ART. 31. L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé à la justice, aura les oreilles coupées, et sera marqué d’une fleur-de-lys sur une épaule ; et s’il récidive pendant un autre mois, à compter pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé et il sera marqué d’une fleur-de-lys sur l’épaule, et la troisième il sera puni de mort.

ART. 32. Voulons que les esclaves qui auront encouru les peines du fouet, de la fleur-de-lys et des oreilles coupées, soient jugés en dernier ressort par les juges ordinaires, et exécutés sans qu’il soit nécessaire que tel jugement soit confirmé par le conseil supérieur, nonobstant le contenu en l’art. XXV des présentes, qui n’aura lieu que pour les jugements portant condamnation de mort ou de jarret coupé.

ART. 33. Les affranchis ou nègres libres qui auront donné retraite dans leurs maisons aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps, envers le maître, en une amende de dix piastres par chacun jour de rétention ; et les autres personnes libres qui leur auront donné pareillement retraite, en trois piastres d’amende aussi pour chacun jour de rétention ; et faute par lesdites nègres, affranchis ou libres, de pouvoir payer l’amende, ils seront réduits à la condition d’esclaves et vendus ; et si le prix de la vente passe l’amende, le surplus sera délivré à l’hôpital.

ART. 34. Permettons à nos sujets dudit pays qui auront des esclaves fugitifs, en quelque lieu que ce soit, d’en faire la recherche par telles personnes et à telles conditions qu’ils jugeront à propos, ou de le faire eux-mêmes, ainsi que bon leur semblera.

ART. 35. L’esclave condamné à mort sur la dénonciation de son maître, lequel ne sera pas complice du crime, sera estimé avant l’exécution, par deux des principaux habitants, qui seront nommés d’office par le juge, et le prix de l’estimation en sera payé, pour à quoi satisfaire il sera imposé par les conseils, chacun dans son ressort, ou par les directeurs pour ladite compagnie, sur chaque tête d’esclave, la somme portée par l’estimation, laquelle sera réglée sur chacun desdits nègres, et levée par ceux qui seront commis à cet effet.

ART. 36. Défendons à tous officiers des conseils et autres officiers de justice établis auxdits pays, de prendre aucune taxe dans les procès criminels contre les esclaves, à peine de concussion.

ART. 37. Défendons aussi à tous nos sujets desdits pays, de quelque qualité et condition qu’ils soient, de donner ou faire donner, de leur autorité privée, la question ou torture à leurs esclaves, sous quelque prétexte que ce soit, ni de leur faire ou faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves, et d’être procédé contre eux extraordinairement, leur permettons seulement, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité, de les faire enchaîner et battre de verges ou cordes.

ART. 38. Enjoignons aux officiers de justice dans lesdits pays, de procéder criminellement contre les maîtres et les commandeurs qui auront tué ou mutilé les membres des esclaves étant sous leur puissance ou sous leur direction, et de les punir de mort, selon les circonstances ; et en cas qu’il y ait lieu à l’absolution, leur permettons de renvoyer, tant les maîtres que les commandeurs, absous, sans qu’ils aient besoin d’obtenir de nous des lettres de grâce

ART. 39. Voulons que les esclaves soient réputés meubles, et comme tels, qu’ils entrent dans la communauté, qu’il n’y ait point de suite par hypothèque sur eux ; qu’ils se partagent également entre les cohéritiers, sans réciput et droit d’aînesse, et qu’ils soient point sujet au douaire coutumier, ou retrait lignager et féodal, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort ou testamentaires

ART. 40. N’entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs, de leur côté et ligne, ainsi qu’il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobilières

ART. 41. Les formalités prescrites par nos ordonnances et par la coutume de Paris, pour les saisies des choses mobilières, seront observées dans les saisies des esclaves ; voulons que les derniers en provenant soient distribués par ordre des saisies ; en cas de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes privilégiées auront été payées, et généralement que la condition des esclaves soit réglée en toutes affaires comme celles des autres choses mobilières.

ART. 42. Voulons néanmoins que le mari, sa femme et leurs enfants impubères, ne puissent être saisis et vendus séparément, s’ils sont sous la puissance d’un même maître ; déclarons nulles les saisies et ventes séparées qui pourraient en être faites, ce que nous voulons aussi avoir lieu dans les ventes volontaire, à peine, contre ceux qui feront lesdites ventes, d’être privés de celui ou de ceux qu’ils auront gardés, qui seront adjugés aux acquéreurs, sans qu’ils soient tenus de faire aucun supplément de prix.

ART. 43. Voulons aussi que les esclaves âgés de quatorze ans et au-dessus, jusqu’à souxante ans, attaché à des fonds ou habitations, et y travaillant actuellement, ne puissent être saisis pour autres dettes que pour ce qui sera dû du prix de leur achat, à moins que lesdits fonds ou habitations fussent saisis réellement ; auquel cas nous enjoignons de les comprendre dans la saisie réelle, et défendons à peine de nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par décrets, sur des fonds ou habitations, sans y comprendre les esclaves de l’âge susdit y travaillant actuellement

ART. 44. Le fermier judiciaire des fonds ou habitations saisies réellement, conjointement avec les esclaves sera tenu de payer le prix de son bail, sans qu’il puisse compter parmi les fruits qu’il perçoit, les enfants qui sont nés des esclaves pendant son dit bail.

ART. 45. Voulons, nonobstant toutes conventions contraires, que nous déclarons nulles, que lesdits enfants appartiennent à la partie saisie, si les créanciers sont satisfait d’ailleurs, ou à l’adjudicataire, s’il intervient un décret. A cet effet, il sera fait la mention, dans la dernière affiche de l’interposition dudit décret, des enfants nés des esclaves depuis ladite saisie réelle, comme aussi des esclaves décédés depuis ladite saisie réelle, dans laquelle ils étaient compris

ART. 46. Pour éviter aux frais et aux longueurs des procédures, voulons que la distribution du prix entier de l’adjudication conjointe des fonds et prix des esclaves, et de ce qui proviendra du prix des baux judiciaires, soit faite entre les créanciers selon l’ordre de leurs privilèges et hypothèques, sans distinguer ce qui est pour le prix des esclaves, et néanmoins les droits féodaux et seigneuriaux ne seront payé qu’à proportion des fonds.

ART. 47. Ne seront reçus les lignagers et les seigneurs féodaux à retirer les fonds décrétés, licités ou vendus volontairement, s’ils ne retirent aussi les esclaves vendus conjointement avec les fonds où ils travaillaient actuellement, ni l’adjudicataire ou l’acquéreur à retenir les esclaves sans les fonds.

ART. 48. Enjoignons aux gardiens, nobles et bourgeois, usufruitiers, amodiateurs et autres, jouissant de fonds auxquels sont attachés des esclaves qui y travaillent, de gouverner lesdits esclaves en bons pères de famille ; au moyen de quoi, ils ne seront pas tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de ceux qui seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse ou autrement, sans leur faute ; et aussi ils ne pourront retenir, comme fruits à leurs profits, les enfants nés desdits esclaves durant leur administration, lesquels nous voulons être conservés et rendus à ceux qui en sont les maîtres et les propriétaires.

Code noir 3

ART. 49. Les maîtres âgés de vingt-cinq ans pourront affranchir leurs esclaves par tous entes entre-vifs ou à cause de mort ; et cependant, comme il se peut trouver des maîtres assez mercenaires pour mettre la liberté de leurs esclaves à prix, ce qui porte lesdits esclaves au vol et au brigandage, défendons à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient, d’affranchir leurs esclaves, sans en avoir obtenu la permission par arrêt du conseil supérieur ou provincial de l’île où ils résideront, laquelle permission sera accordée sans frais, lorsque les motifs qui auront été exposés par les maîtres paraîtront légitimes. Voulons que les affranchissements qui seront faits à l’avenir sans cette permission, soient nuls, et que les affranchis n’en puissent jouir, ni être reconnus pour tels ; ordonnons, au contraire, qu’ils soient tenus, censés et réputés esclaves, que les maîtres en soient privés, et qu’ils soient confisqués au profit de la compagnie des Indes.

ART. 50. Voulons néanmoins que les esclaves qui auront été nommés par leurs maîtres tuteurs de leurs enfants, soient tenus et réputés, comme nous les tenons et réputons, pour affranchis.

ART. 51. Déclarons les affranchissements faits dans les formes ci-devant prescrites, tenir lieu de naissance dans nos dites îles, et les affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels dans notre royaume, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers ; déclarons cependant lesdits affranchis, ensemble les nègres libres, incapables de recevoir des Blancs aucune donation entre vifs à cause de mort, ou autrement ; voulons, qu’en cas qu’il leur en soit fait aucune, elle demeure nulle a leur égard, et soit appliquée au profit de l’hôpital le plus prochain

ART. 52. Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en sorte que l’injure qu’ils leur auront faite soit punie plus gravement que si elle était faite à une autre personne, les déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes autres charge, services et droits utiles, que leurs anciens maîtres voudraient prétendre tant sur leurs personnes que sur leurs biens et successions, en qualités de patrons.

ART. 53. Octroyons  aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités, dont jouissent les personnes nées libres ; voulons que le mérite d’une liberté acquise produise sur eux, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle cause à nos sujets, le tout cependant aux exceptions portées par l’art LI des présents.

ART. 54. Déclarons les confiscations et les amendes qui n’ont pas de destination particulière par ces présentes, appartenir à ladite compagnie des Indes, pour être payées à ceux qui sont préposés à la recette de ses droits et revenus ; voulons néanmoins que la déduction soit faite du tiers desdites confiscation et amendes, au profit de l’hôpital du lieu le plus proche où elles auront été adjugées. Si donnons en mandement à nos amés et fléaux les gens tenant nos conseils supérieures de l’île de Bourbon, et provincial de l’île de France, que ces présentes ils aient à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en icelles garder et observer, selon leur forme et teneur, nonobstant tous édits, déclarations, arrêts, règlements et usages à ce contraires, auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces dites présentes : car tel est notre plaisir ; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre scel.

Code noir Au nom de Jésus

Au Nom de Jésus.

[Billet archive, mis en ligne par Angélique, 16 ans, ma fille].

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«Pas avant le deuxième tour», ce livre que je n’ai pas reçu | Partageons mon avis …

Pas avant le deuxième Tour Nicolas GregroireMon programme du week-end était verrouillé:

1. Rencontrer la RokhGirl au Forum-la-Fnac pour la présentation de son bouquin samedi après-midi. Fait.

2. Me taper une bonne bière sur les pentes de la Croix-Rousse pour clore la journée Acte26 des #GiletsJaunes. Fait. –[ PS : J’ai vécu la charge des CRS avec inhalation de gaz-police à l’insu de mon plein gré, je dois vous dire que ça pique et le piment d’Afrique à coté c’est … de l’Espelette. Mais tout va bien…

3. Suivre la soirée de l’Eurovision dans l’espoir de voir Bilal ramener la coupe à la maison. Fait aussi, mais c’est raté. L’Eurovision c’est comme Roland Garros, à la fin c’est toujours le dernier vainqueur qui garde la fève. Marie Myriam et Yannick Noah même destin.

4. Trouver dans ma boite aux lettres le livre « Pas avant le deuxième tour » de Nicolas Grégoire. Pas fait malgré une commande passée jeudi pour une livraison le samedi comme annoncé sur l’espace «suivre votre colis». J’avoue, « je ne suis pas très Amazon » même si Xena la guerrière reste ma préférée. Je suis plutôt Ebay, ma MarketPlace pour les pièces électroniques, pour PC ou smartphones -que je démonte et remonte ad libitum-, etc. Vous ai-je dit que c’est là une de mes passions d’addict? Non? Maintenant vous savez. Oui, voir de l’intérieur ce que vous admirez de l’extérieur est une agréable curiosité…

Oui « Amazon m’a tueR ». Vendredi après-midi déjà, je me faisais une joie de plonger dans les secrets de la politique et des médias, une immersion attendue dans les arcanes de la vie politique sur les pas de Nicolas Grégoire pour redécouvrir les rouages d’une élection programmée et le vrai visage de la politique. Mais Amazon en a décidé autrement, l’option « Prime » est une supercherie. j’attends la livraison effective avant de la désactiver. Par-delà les thèmes abordés dans ce livre-politique dont j’ai lu quelques pages avant sa mise en ligne, ce brûlot – raconté comme un polar – est une enquête poussée et vécue sur le hold-up des élites et sur les comportements clientélistes de cet univers toujours à la UNE de l’actualité. Avec sincérité, un peu trop je trouve, l’auteur nous livre une contribution intéressante pour comprendre la déconstruction d’un être sans aspérité plongé dans la sphère politique, cette métamorphose sociale qui progressivement vous éloigne de … la vraie vie – comme on dit -. Sans s’épargner, l’auteur est tout à la fois acteur et spectateur de ce qu’il dénonce, dresse le portrait de la déconnexion et le curieux métabolisme qui sévit chez l’être immergé dans le milieu autorisé. « La politique c’est Bagdad », on ne le dit jamais assez. Nul doute que ce bouquin suscitera la controverse si ce n’est déjà le cas, un récit politique où l’on se retrouve à travers pages dans les traits de la victime, un Cold case

La suite -ou deuxième tour– pas avant la livraison by Amazon.

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Quand Emmanuel Macron «refuse» de signer «Liberté-Égalité-Fraternité»|Mais pourquoi? À perdre la foi (et la raison)…

En difficulté dans cette campagne pour les élections Européennes, Emmanuel Macron prend son envol avec Nathalie Loiseau, il s’implique personnellement et signe la profession de foi de sa tête de liste (ex-militante du GUD, Extrême-Droite) avec la mention « Liberté-Protection-Progrès». Une première…

À perdre la foi (et la raison). Faut croire qu’en Macronie, «le pays légal n’a pas fini de rencontrer le pays réel». Ils trouveront très certainement une très «bonne explication» pour justifier cette entorse présidentielle à l’Égalité-Fraternité. Sur la «Protection» évoquée dans ce tract, on se demande «pour quiou «contre qui». Et pas sûr que cette signature soit un «Progrès», la symbolique est importante. Et à cette allure-là, «Emmanuel Macron finira par tenir toutes ses promesses même celles des autres!». Curieuse «Renaissance Européenne». Mon avis:

«L’idéal européen ne peut être incompatible avec la LibertéÉgalité-Fraternité» et même pas par inadvertance». Qu’on se le dise …

Les mots ont un sens.

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🔊 « Les #Noirs doivent-ils remercier #VictorSchœlcher pour l’abolition de l’#Esclavage ? » Réponse | Hum… ⤵️ #10Mai

Pour réduire la géographie de l’ignorance et rendre à César ce qui est aux NegMarrons, quelques extraits de celui qu’on présente comme « l’artisan de l’abolition de l’esclavage »

Victor schoelcher a œuvré dans le sens de l’abolition de l’esclavage, oui, pour garder dans la république, ces terres d’Esclaves animées par un vent de Liberté. Il fallait « éviter l’effet Haïti« , 1er État noir indépendant, libre et sans attendre un « hypothétique Victor Schœlcher » pour les tirer d’affaire…

|Illustration, source Nofi (lire le papier argumenté)

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#Blitzkrieg: De quelle «Renaissance» Nathalie Loiseau est-elle le porte étendard? |Question

La Blitzkrieg (Guerre éclair), définition : « Opérations militaires menées par l’Allemagne Nazie et sa Wehrmacht en 1939-1940 pendant la première phase de la Seconde Guerre mondiale en Europe, contre la Pologne (attaquée le 1er septembre 1939), le Danemark (le 9 avril 1940), la Norvège (avril 1940), la Belgique (le 10 mai 1940), les Pays-Bas (mai 1940), le Luxembourg (mai 1940), contre la France (mai 1940), la Yougoslavie (avril 1941) et la Grèce (avril 1941). L’Allemagne Hitlérienne ne parvint cependant pas à vaincre la Grande-Bretagne, protégée contre l’offensive terrestre par la Manche et par la Royal Navy.« 

Nathalie Loiseau Programme Blitzkrieg Européennes

Dessin/Source Allan BARTE. Et c’est dans ce répertoire que Nathalie Loiseau, ex-militante du GUD (Extrême Droite FN) et candidate de Macron aux Européennes a trouvé des « références » pour muscler son discours politique. Et quand on sait que sa liste #EnMarche se nomme «Renaissance Europe (sic)», on peut se poser la question suivante (titre):

De quelle Renaissance Nathalie Loiseau est-elle le porte étendard?

Simple remarque, le Style #GUD est #EnMarche

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#Salpêtrière: « Pitié on vous ment !» | Ce qui s’est réellement passé … #Désintox

Depuis hier soir, le discours sur une soi-disant « attaque de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière en marge des manifs du 01 Mai » fait la UNE des chaines d’info en continu. Une trentaine de personnes ont été placées en garde à vue à la suite d’une intrusion dans l’enceinte de l’établissement, lors de la manifestation qui a réuni 40 000 personnes mercredi à Paris. Que s’est-il réellement passé?

Comme l’écrit LeMonde et selon plusieurs témoignages, les manifestants auraient en fait tenté de se mettre à l’abri des gaz lacrymogènes. Information confirmée par les témoignages recueillis par le journaliste David Dufresne (@DavDuf) sur son fil Twitter : Signalement – 746 «J’ai vu ces manifestants à l’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce que une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard (…)» | Ou encore celui ci-dessous du Dr Gérald KIERZEK, Médecin urgentiste.

Pour finir, cette vidéo nous donne à voir ce qui s’est passé dans cet établissement devenu, vraisemblablement, le dernier refuge d’une population pourchassée par les forces de l’ordre.

On avait bien dit pas de #Fakenews n’est ce pas? Mais visiblement, certains l’alimentent à hue et à dia et cela depuis les hautes sphères de l’État.

C’est une honte.

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Non, Emmanuel Macron n’a pas convaincu Christophe Castaner, les Français encore moins …

Trois mois plus tard et 12 millions de dépenses publiques pour un « GrandDebat » qui a tourné au «Monologue de Jupiter», Emmanuel Macron a livré son homélie (politique) depuis sa Paroisse de Saint-Honoré, celle de Notre-Dame est en travaux suite incendie. Et là aussi, il a bâché les espoirs des GiletsJaunes évitant ainsi le ruissellement vers les classes populaires, reportant aux calendes grecques les vœux exprimés par les Français dans ces cahiers de doléances ouverts dans les Mairies et autres points d’office. Visiblement et comme chacun d’entre nous, Christophe Castaner, le 1er hic de France, n’était pas le seul à rêver d’ailleurs.

«La Politique de Macron est toujours déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu, l’art d’être Français l’a quitté»

Pas «d’effet Waouh», ce fut un «trou noir», un voyage dans le vide inter sidéral avec non pas un Président de la République à son office dans la gestion du quotidien des Français, mais un simple candidat à la Présidentielle pour une échéance à venir. Ennuyeux et «pas convaincu comme un Castaner» sur cette image qui illustre bien l’avis des Français.

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Au Théâtre de l’#Élysée, le « Monologue de #Macron », chapitre fin, dernière séance…

Quand le 18 janvier dernier j’avais édité le visuel ci-dessous pour schématiser le spectacle «Grand Débat» d’Emmanuel Macron, je ne croyais pas si bien faire avec l’insertion «Théâtre de l’Élysée» dans l’illustration ci dessous. Et nous y sommes. Pour l’épitaphe de sa séquence verbale qui cette fois encore portera sur la forme, Jupiter ouvre grand les portes du Palais pour «conférencer la Presse à Gilets fermés »

Voila pour la forme. Sur le fond et comme pour ses consultations intuitu personae, s’attendre qu’il nous entraine dans « de vastes périodes oratoires où la fleur de la rhétorique permet parfois à d’habiles oratoires d’escamoter le fond d’un débat pour ne présenter qu’un talent patenté fait de mots et de phrases adroitement juxtaposées aussi sonores qu’inutiles ». Et demain à la UNE de la Presse, les Editocrates-SAV-de-la-Macronnerie vous expliqueront ce que vous n’avez -toujours- pas compris et surtout, ce qu’ils pensent que vous devez absolument retenir.

Seul le prononcé fait foi (n’est ce pas?)

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«Notre-Dame est aujourd’hui déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu, l’esprit l’a quitté» Victor Hugo [1831]…

«Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église (…) Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure». […] «Si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière ».

Notre-Dame de Paris Incendie Victor Hugo

«Notre-Dame est aujourd’hui déserte, inanimée, morte. On sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide ; c’est un squelette ; l’esprit l’a quitté, on en voit la place, et voilà tout. C’est comme un crâne où il y a encore des trous pour les yeux, mais plus de regard »

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris [1831] (Version pdf, dispo ici)

Jupiter #Macron, le «trou noir» …

Ce soir 20h00, la France sera plongée dans un cadre spatio-temporel cerclé de jaune, un « trou noir».

Nouvel espace temps, suspendu. Et certains, hystériques, diront, c’est historique!, c’est MagniFake! Bref, ils discuteront sur cette avancée scientifique, l’œuvre d’une femme (jeune, précision) à qui l’on contestera l’ingéniosité et le talent. Et samedi prochain, les dépêches lunaires s’étaleront sur l’effet des ondes gravitationnelles produites par la fusion de ce trou noir avec les attentes toujours réelles  des petits lutins jaunes. Bref, un « trou noir Jupiterien » tourne autour de la France et certains viennent seulement de le découvrir.

#EnMarche dans le trou noir, depuis le 17 novembre 2018.

Si la terre tourne bien autour du Soleil, la Macronie elle, elle tourne, sur elle-même … Édit: Suite incendie de la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris, l’allocution de Macron est annulée

 

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Gémissons

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INFO: #ParcourSup devient payant. Ils ont osé …

Petit à petit, Jean Michel Blanquer, Ministre de Macron chargé de l’Éducation Nationale applique en Macronie les rêves de la Sarkozie. Désormais, pour faire un (bon) vœu d’orientation PostBac faut payer, jusqu’à 150€ le vœu. Ne surtout pas en avoir plusieurs sauf si t’es « gosse de riche »

J’ai vérifié au 08.00.40.00.70, le numéro d’assistance de ParcourSup. Un coup de téléphone, répondeur choix multiples, puis on renseigne son numéro de département suivi de * [Dept*] et quelqu’un répond. En effet, certains vœux sont payants. Raison évoquée «C’est l’intégration de nouvelles options dans @parcoursup_info (c-à-d École d’ingénieurs, etc.), des écoles payantes, etc qui justifie ces frais… ». Question n°2 [Moi]: Donc, c’est le fait de ces nouvelles options qui expliquerait ces frais qu’on avait pas l’année dernière? Réponse du chargé des réponses au bout fil: «Non mais, de toute façon, c’est pas nous qui fixons les prix, ce sont les écoles choisies… » etc. J’ai rien compris.

Faire payer un simple vœu, ils ont osé. En plus – respirez- «ces frais ne seront pas remboursés une fois le vœu validé, quel que soit la réponse de l’établissement. En cas de validation, il faudra en plus s’acquitter des frais de dossier». C’est comme jouer au loto avec une grosse mise mais sans filet. Déjà que c’était le bordel l’année dernière, ça promet. Étape  suivante? Faire payer  les rêves-étudiants  tous les matins via une hotline, voire «le cauchemar des parents en plus, le tout avec une plateforme dédiée 24/7». Suffit d’une appli iOs ou Android, ou une «cagnotte  Leetchi ».

Bref, l’invention de l’école publique-privée  est #EnMarche avec validation d’Emmanuel Macron .

À lire 👈

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