#Castaner & #Salvini | Non rien …

Juste deux tweets et une image recomposée du « G7 des Ministres de la Police » pour résumer.

Christophe Castaner assure – au cas où vous auriez des doutes – que son entretien avec Salvini en marge du G7 a été un «échange cordial et *pacifié* ». *Pacifié*, avec l’identitaire néofasciste italien. Et comme Matéo Salvini un jour avant au Parlement Europeen, Christophe Castaner accuse à son tour les « humanitaires – c-à-d ceux qui sauvent des vies-, de complicité  -réelle collusion- avec les passeurs.

Interrogé sur cette proximité d’arguments avec le controversé ministre de l’Intérieur italien, Christophe Castaner – 1er hic de France –  l’a dédouané en déclarant: «c’est la majorité précédente en Italie – en juillet 2017 a-t-il daté, donc avant Salvini – qui avait établi que (…) certains bateaux d’ONG avaient des liens particuliers avec des réseaux de passeurs (sic!)». Et Matteo Salvini d’ajouter: «France et Italie ont une position commune […] pour défendre les frontières [de l’Europe] et pour une intervention commune [..] ». C’est dit, on note? Et pour la «photo de classe», sourires et «on regarde bien la caméra pour bien afficher il cordiale accordo» …

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Bref,    le «Progressisme-de-Macron» est  synchrone avec l’Extrême-Droite si ce n’est la même chose. Ils sont «copains comme cochons», par la pensée et dans les actes. La Ligue est #EnMarche comme le notait le FinancialTimes dans un récent éditorial

Heureusement qu’on avait « fait barrage » contre l’extrême-droite n’est-ce pas?

Fin du post-it. Édit 08-04-2019: Castaner décoré par Génération Identitaire.

Membre honoris causa pour convergence d’idées, « Membre d’Honneur (des fachos-identitaires) ». On n’a que ce que l’on mérite n’est-ce pas?

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La #LigueChristChurch: Voilà voilà que ça recommence, partout ils avancent …

Voilà que ça recommence, partout sur la douce France, ils avancent, les gens de la #LigueChristChurch. La leçon n’a pas suffi, faut dire qu’à la mémoire ils ont choisi l’oubli. Partout, les discours sont les mêmes: « Etranger, tu es la cause de nos problèmes ». On croyait que c’était fini, ce n’était qu’un répit
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La leçon n’a pas suffi, à la mémoire ils ont choisi l’oubli, le remède des (…) « hommes civilisés«  de la #LigueChristChurch (concept, à définir si besoin) …
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|Voila pour la « chanson du dimanche« , si on veut (texte de Rachid Taha) …
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« Emmanuel #Macron sur la pente glissante du « #despotisme démocratique » | Et c’est le @FinancialTimes qui le dit…‬

Et si on ajoute à cela le désaveu d’Angela Markel sur l’Europe, la condamnation de l’ONU au sujet des répressions ultraviolentes des manifestations en France depuis 4 mois, ça fait beaucoup. Aussi, ce titre «Despotisme démocratique» pour l’action de «Madurolito» se justifie n’est-ce pas?

À lire dans le très libéral Financial Times. (Signalé par Ervé @Croisepattes)

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«Lettre à l’Europe»: #Macron félicité par le nationaliste Victor #Orbán de Hongrie…

La lettre d’Emmanuel Macron à l’Europe vient d’obtenir un «avis favorable» de la part de Victor Orbán, leader d’Extrême-Droite de Hongrie. Le Salvini Hongrois vient de saluer l’initiative dans son homologue français Emmanuel Macron. Ce «blanc-seing» va bien au delà de la simple politesse après la Légion d’honneur française attribuée à Katalin Novák, membre du Gouvernement d’extrême-droite de Victor Orbán de Hongrie, secrétaire d’État à la famille, à la jeunesse et aux affaires internationales. Cette «convergence Macron -Orban», inavouée à Paris mais bien réelle dans les faits, porte essentiellement sur les questions migratoires (mais pas que). Résumé ès-titres de presse …

Comme l’écrivait Le Monde en septembre dernier, Macron et Orban ont deux visions de l’Europe pas toujours opposées, c’est à dire convergente et particulièrement sur l’immigration. Et les quatre derniers mois ont fait voler en éclat ce qui restait du distinguo «État de droit» évoqué dans l’article cité ci-dessus, ceci, après les exactions à répétition et la répression des manifestants Gilets Jaunes. Une violence inouïe condamnée tour à tour par l‘organisation des Nations Unies et par le Conseil de l’Europe. En Europe, la montée des Populistes est un fait et certaines de ses alliances restent honteuses. Disons, pour simplifier les choses, en Europe il y a une extrême-droite qui s’assume pleinement, sans masque, et une autre cachée et bien Macronne qui se révèle chaque jour un peu plus avec le satisfecit de ses pairs. Après Salvini sur la politique migratoire de Macron, le nouvel avis de Victor Orban sur l’Europe en témoigne.
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Le « Progressisme en France » est un nationalisme qui ne dit pas son nom. En Europe, les populistes s’affichent en adversaire pour masquer une convergence désormais évidente.

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Sur le modèle de l’ancien , la nouvelle icône de l’Extrême-Droite est en marche
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Marlène Schiappa & ValeursActuelles, c’est du sérieux | Convergences de vue…

Les mêmes Valeurs (Actuelles), ce qui a eu le mérite de désarçonner le journal tendance extrême-droite qui ne s’y attendait pas, des journalistes « déroutés par certaines des réponses de Marlène Schiappa (secrétaire d’État du Gouvernement Macron chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes) » comme l’écrit l’OBs. Des convergences de vue sur de nombreux sujets: Sur la Banlieue et les questions identitaires, sur ces « inquiétudes des lecteurs de « ValeursActuelles » ne sont pas contradictoires avec certaines préoccupations féministes » nous celle désormais sur la même longueur d’onde que « Valeurs actuelles« . Oui, Marlène Schiappa. Extraits…

Non, il n’est pas question de Nadine Morano si vous avez encore – à ce stade –  des doutes sur l’identité de la personne à la Une chez les proManifPourTous, il est bien question de Marlène Schiappa avec qui, décidément,  nous n’avons plus les mêmes valeurs

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L’#ExtrêmeDroite, «la nouvelle confrérie de #ManuelValls», désormais copains comme cochons | RIP «l’Exigence» …

Que dire de plus sur le Coming Out (politique) de M.Valls? Rien, ce résumé devrait suffire …

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Décomplexé et sans aucun dilemme, comme on n’est pas surpris! Et dire qu’il se disait Socialiste l’ex-Premier Ministre de France, le voila «copain comme cochon» avec l’extrême-droite de son pays d’origine. RIP «L’Exigence en politique». PS: On trouvera toujours deux trois cons pour venir nous dire «Hé Ho PasDamalgam! c’est même pas vrai! Faut remettre les propos de Manuel Valls dans son contexte, c’est un républicain! il a tweeté en hispanique et d’ailleurs, t’as fait Español en classe de 4ème toi? Non? Ben voila! Faut arrêter avec cette haine envers celui qui n’a pas démérité et qui se bat – on ne sait plus pourquoi d’ailleurs– contre les affreuxGôchistes et toujours dans un intérêt complétement désintéressé. – Quoi? Comme le Front National? – Et Alors? D’ailleurs, il a apporté son soutien aux #GiletsJaunes! Oui et toujours en Espagnol! etc.» Attendre, ils ne vont pas tarder à se manifester, vers les 19h00 sur Twitter, vous verrez …

Moralité: «l’ExtrêmeDroite, ce sont les pseudo-progressistes qui font mine de la combattre qui s’en rapprochent le plus. Hier déjà et aujourd’hui encore dans cette nouvelle république EnMarche»

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Quand la France #Macron décore de la Légion d’honneur un membre du Gouvernement d’#extrêmedroite de Victor Orbán (Hongrie)…

«Mon ennemi c’est l’extrêmedroite!» chante Jupiter Macron à qui veut l’entendre. Après la loi Asile-immigration, le traitement des migrants de Calais, le refus d’accueillir l’Aquarius en France avec les félicitations du Rassemblement National ex FN, le voilà qui se lance dans la distribution de la plus haute distinction française à une membre de l’exécutif d’extrême-droite de la Hongrie de Victor Orbãn| Mediapart.

And (…) la Légion d’honneur de la République Française est attribuée à (…) Katalin Novák, Membre du Gouvernement d’extrême-droite de Victor Orbán de Hongrie, secrétaire d’État à la famille, à la jeunesse et aux affaires internationales!

Étonnant? Non, plus maintenant, surtout pas depuis son hommage à Pétain. Donc, une Légion d’honneur pour l’extrême-droite européenne, et le tout en pleine installation de la loi anti-casseurs  avec le concours du FN et de la Droite extrême. Alors, comprendĕre ou besoin qu’on vous fasse un dessin?

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Macron ou comment «offrir l’immigré en festin pour que le peuple affamé se gave» … #GrandDébatNational

XIR164723Tout avait commencé par la question fiscale: Suppression de l’impôt sur la fortune ISF des 1ers de cordée. Puis vint la hausse du prix du carburant et la grosse colère des gueux, «les gilets jaunes».

Semaine après semaine, malgré les intimidations (une manifestation non déclarée? c’est illégal!), en dépit de la trêve des confiseurs et les scènes de tabassage sans oublier les victimes des violences policières par Flash-ball, la colère de la « foule haineuse«  resta intacte: neuf semaines à battre le pavé, de Paris à Marseille en passant par Lille, Lyon, Bourges, etc, partout dans l’hexagone, le peuple était jaune-colère et le gouvernement vert de rage. Puis, tout à coup d’un coup soudain, Emmanuel Macron invita le peuple affamé pour un grand festin d’hiver, une grande galette des Rois. Objectif: trouver la fève du bonheur, une pièce cousue d’or fabriquée dans la petite commune de Grand Bourgtheroulde-dans-la-farine– (c’est un euh, dans l’Eure) qu’on appelle « l’immigration« .

« Offrir l’immigré en festin pour que le peuple affamé se gave jusqu’à satiété », il l’a fait. Un bon mets réjouit un estomac affamé n’est ce pas? « 

Soit. Une carabistouille déjà observée chez Nicolas Duc de Neuilly (Cf. « Le débat sur l’identité Nationale »), et chez Sir Manuel DeBeauvau, ex Bourgmestre d’Evry (Essonne) aujourd’hui en cavale en Catalogne. Une vieille recette du Royaume.

Quelques papyrus sur cette tendance et l’appétence du Roi pour les thèses de Montretout, le laboratoire du Royaume, la « finalité politique« , un point de repère avant la levée du Pont-levis: « Oyez! Oyez! Oyez! les gens! Faut qu’on fasse barrage! les eaux, ça montent! » – Les gens: « Encore? Ah merde! On vient! (ou, « Pas cette fois! Zavez qu’à ne pas jouer avec le robinet bande de cons! On a Piscine et l’eau qui monte ça nous va très bien, débrouillez-Vous! »)

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Il y a 6 mois, les enfants d’immigrés étaient Champions du Monde de Football, pour la France, simple rappel. Dans ce tableau politique, ne pas parler du rôle des « crieurs publics«  serait une omission, une faute. (La légende dit que plus tard, en 2019, ils furent baptisé « la Presse », drôle de nom). Oui les crieurs publics, disons, « celle ORTF qui distille en continu ses Oyez! Oyez! Oyez! reçus par pigeon voyageur, en toute indépendance, carte (de presse) de crieurs sur le cœur et la main droite levé en disant  » je le jure!  » en signe d’allégeance au Roi...

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Oui. « Liberté de la presse? Mieux vaut entendre ça que d’être sourd » titrait Charlie hebdo à la UNE de son numéro du 23 janvier 1970 | Oui, c’est moyenâgeux mais toujours d’actualité n’est ce pas, passons. Le Royaume #EnMarche sur les pas de la Marine, c’est pas nouveau..

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Bref, l’immigré est assujetti à l’ISF (impôt sur la France) qu’il paiera de sa personne, de génération en génération. Alors, DesBatons!

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« Lettre d’Emmanuel Macron aux Français » Tribune libre | Et en même temps, Je …

Pour cette année 2019 et par respect pour « le sens de l’effort » qui nous fait tant défaut, le blog Extimités (politiques) ouvre ses colonnes à Emmanuel Macron pour sa tribune libre. Pour sa première, il nous présente sa « Lettre de … » Oups (pardon), sa « Lettre aux Français ». Lecture | Attention, ce papier n’engage que son auteur.

Letrre aux Français Macron Gilets Jaunes.jpgChers Gaulois réfractaires, chère Foule haineuse, Sieurs et Gentes Dames, citoyennes & citoyens, Mes simples contributeurs, je vous présente ma ….

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte (et en même temps je fais ce que je veux).

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous (Et en même temps j’ai supprimé l’ISF pour les riches d’entre nous).

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère.

Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste (Et même temps je ferme les yeux sur la hausse des inégalités en France (Lire)

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait ! (Et même temps, Alexandre Benalla continue de jouir d’une insolente impunité (lire)

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens. Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit. Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé. Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées (Et en même temps, Pétain (lire).

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer. Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations. (Et en même temps, sur les fonctionnaires, moi, vous savez)

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin. (Et en même temps, « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises »)

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale. Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique

et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. (Et en même temps, ma politique sur l’écologie c’est l’inverse).

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause (et en même temps sur les migrants de Calais…). Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur: c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite (et en même temps je mégote sur des quotas d’accueil de réfugiés dans une arithmétique glaciale qui fait zizir au Front national). Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des quotas objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République? (Et en même temps sur les religions, moi vous savez…)

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance, On est ensemble

Emmanuel MACRON, (Blogueur associé)

Rappel: Ce papier n’engage que lui.

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Femme noire, la cible: Du #racisme Made in France et du « silence des bons »…

Des femmes, des prénoms : Christiane (Taubira), Danielle (Obono), Rokhaya (Diallo), Ramatoulaye (Yade), Hapsatou (Sy). Des femmes, noires, une identité, un trait commun, et une même appartenance à la République. Des femmes qui cristallisent et bien malgré elles, une nouvelle-ancienne phobie, une récurrence qui toujours s’installe lorsqu’elles deviennent enfin visibles.

Oui, la femme noire, enfant de la stigmatisée « femme africaine » est devenue la cible privilégiée des racistes de France et Navarre. Et comme le faisait remarquer Christiane Taubira en son temps (c’était hier), les « hautes et belles voix de la République » sont aux abonnées absents. Encore et toujours, silence de cathédrale sur une cabale avérée..

Le « silence des bons » blesse beaucoup plus que la haine raciste.

Les « bons »? C’est un euphémisme. Entendre par là, ceux de vos ami.e.s qui le sont pendant les campagnes électorales (ou juste avant). Et une fois le bulletin dans l’urne, ils vous font « faux bon » en rase campagne, voire pavoisent avec les « assassins d’aube ». Oui j’ai les noms, des « vrais bons », ils sont de moins en moins nombreux (tant mieux!), ça fera moins de gens à remercier au bistrot, à la Libération. Pour les autres, du goudron et des plumes et « Salut les racistes! »

Femmes noires, la cible, elles s’expriment

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