Jean Castex, 1er Ministre …

Plus d’info dans l’Édito de Sarkofrance/Macronistan, la suite. Bref, on n’est pas «déconfiné» . C’est tout.

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Bref, j’ai reçu une lettre de Gérard Collomb & voici ma réponse: Cher Gérard… #Municipales

Ce midi à l’heure de ma pause télétravail, je descends relever mon courrier et là: surprise! Une lettre de Gérard Collomb, ex Ministre de l’intérieur et ancien Maire de Lyon balayé au 1er tour des élections municipales. Donc, le Macroniste 1er du nom m’envoie un courrier. Ne pas y répondre serait une entorse à la Politesse légendaire qui me singularise. Un renvoi avec la mention « N’habite plus l’adresse barrée » est une inélégance que je vais m’épargner.  Disons donc les choses au mieux, avec humanité & fermeté

Cher Gérard, je vais dire Gérard car on se connait de longue date n’est-ce pas? Mais oui Gérard, je suis celui qui avait reçu, à Radio Sun FM101.5 Mhz,  ton équipe de campagne menée par Jean-Louis Touraine, ton ancien 1er Adjoint quand tu voulais devenir Maire de Lyon, le bon vieux temps. Oui,  je suis celui qui t’avait filé un p’tit coup de main lors des Municipales2014 sous la bannière «EvidemmentLyon» avec Sylvie Trublyonne, les Romain Blachier, etc. Ah le bon vieux temps de la Gauche Lyonnaise. Sauf que, par ta faute, certains ont viré Macronistes pour ne pas dire autre chose. Et que dire de cette folie qui t’avait poussé à livrer la Région Rhône-Alpes à l’autre-là … (là je cherche| Ayé j’ai trouvé! Laurent Wauquiez. Pourquoi? Juste parce que le candidat de la Gauche n’avait pas placé ta compagne en NumberTwo sur sa liste. Cette trahison-là, personne ne l’a oublié. Relire l’excellent papier de Toniolibero pour t’en souvenir.

Cher Gérard, non je ne te parlerai pas de ton passage Place Beauvau pour ne pas me couper l’appétit. Oui je suis en pause je te l’avais pas dit? Prends des notes Gérard, ça m’évitera de me répéter ok? Merci. Et aujourd’hui, t’as l’outrecuidance de m’écrire, ok. Certaines mauvaises langues diront que « c’est la vieillerie », mais je dirai, – politesse oblige – que tu nous prends pour des cons Gérard. Aussi, je vais écourter ma réponse, elle est toute simple: Non Gérard, t’es viré, déboulonné!. N’insiste pas. Et pour t’éviter de te perdre en arguties – à propos de l’utilisation de mes coordonnées personnelles -, je te conseille de bien lire les recommandations de la CNIL destinées aux candidats pour le 2nd tour, les règles à respecter avant le second tour des municipales ‬.

Allez, je te laisse Gérard, mon plat de Bobosse m’attend. Si tu veux, on se rappelle après les municipales et on se fait une bonne bouffe ok ? Avoir du temps libre est un luxe tu verras. Ah, pour mon 06, demande à Jean-Marie (Girier), il l’a toujours je suppose. Non je n’ai rien changé, moi, ni mes valeurs «GauchePropre» ni mon numéro de téléphone. Fallait passer en « Mode avion »...  (Réponse-billet dispo dès 17heures ici et via Twitter, ça m’évitera de paumer un timbre-poste pour toi. PS: ce n’était pas utile d’apposer ton adresse sur l’enveloppe, je dis ça je dis rien).

Bien cordialement, smileys toussa. @Bembelly

Envoyé via smartphone. Rédigé sur Notes/iPhone. Édition Appli WordPress.

L’appel du #18Juin |L’image, ici #RadioLondres.

Ici RadioLondres, les Français parlent aux Français, je répète…

Message disponible sur le répondeur | J’y vais.

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A la UNE du #NewYorker: un visage, des visages, une longue histoire… | #BlackLivesMatter

Dans ce «Georges Floyd» – signé @KadirNelSon-, des visages et les traces d’une douloureuse histoire. Un Cover qui en rappelle d’autres. Une histoire Américaine? Pas que. Une longue histoire qui trouve ses racines en Europe (Espagne, Portugal, Royaume-uni, France. etc). Pays actifs dans la codification de la Traite NégrièreCommerce des esclaves» vers les Amériques. Oui, une histoire bien visible chez nous, dans les Manifs de la GénérationAdama, une histoire qui aujourd’hui encore pavoise devant le Palais Bourbon.

Le présent n’est que conséquence de ce passé. La cause précède toujours les conséquences. Se le dire.

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Les «#cons-finis» by Pierre Perret. La Macronie a pris cher là (Paf!). #Déboulonnage…

Pierrot is back avec sa chanson du confinement. Je vous pose ça là, avec les sous-titres qui vont bien.

Partageons l’avis de Pierre Perret, ça m’évitera de vous parler de ce racisme qui traîne sur les plateaux télé (pas que), ou de ces statues d’esclavagistes & suprémacistes blancs qu’on déboulonne – à juste titre – partout dans le monde. Et que dire de l’immonde Colbert, rédacteur-en-chef de l’odieux Code Noir (lire) qui toujours pavoise devant l’Assemblée Nationale? Bref, oublions ces cons finis qui ont confiné mon humanité dans la traitre négrière et l’esclavage des siècles et des siècles

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Le Policier & l’enfant noir…

Prolégomènes: Pour ne pas se perdre en arguties, précisons les choses: Toute ressemblance avec les #ViolencesPolicières à la UNE de l’Info ici ou ailleurs ne saurait être fortuite et encore moins «à l’insu de mon plein gré»

Texte d’origine: «What do you want to be when you grow up? » ▪️ «Alive»

Récemment encore (en 2016) des artistes (Pharrell Williams, Bono, Beyoncé, Pink, Chris Rock, Alicia Keys, Rihanna, Jennifer Hudson, etc) listaient dans un clip «les 23 façons de mourir étant noir aux USA», désormais il faut ajouter ceci: « être noir, c’est avoir pour seul privilège celui de mourir étouffé entre le genou d’un flic et le bitume ». Pas que.

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Le terrible « Contrat de l’institutrice », 1923…

« Document de la province du Québec » nous dit quelqu’un en commentaire sur le fil Facebook de Soraya Lescot qui publie cette archive parlante sur les droits des femmes.

Contrat institutrice .jpg

Un véritable « Code Noir » de l’institutrice en somme, ceteris paribus bien entendu. Un vrai confinement, celui des infirmières devrait être du même acabit je crois. Manque, comme en France: « Ne pas ouvrir de compte bancaire sans l’autorisation de son frère ou son père ». et le décalogue sera complet, presque. Cet archive est l’Édit d’un certain Maurice Le Noblet Duplessis, homme politique catholique intégriste Québécois (1890-1959). Aujourd’hui encore, il fait partie du décor des origines culturelles du Québec (« Places Duplessis », Statues, etc.) Humanité, maternité, foyer, absurdité!

En France, c’est dans l’ordonnance du 21 avril 1944 que le Général De Gaulle, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité: Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. Les Françaises obtiennent enfin le droit de vote et celui d’être élues. Elles voteront pour la première fois en 1945 et entreront au Sénat en 194.

Bref, ici ou ailleurs, les femmes reviennent de loin. Et la date du déconfinement n’est toujours pas annoncée….

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Et le Monde d’Après inventa les « frais CoVid19 » dans la facturation …

Quelque part en France, sur cette facture – entre la coupe, le shampoing, la lotion et les remerciements-, on peut lire ceci: « frais sanitaires CoVid».

De quoi « s’arracher les cheveux» n’est-ce pas? Ça comme bien …

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Carnet des runes: Des adieux…

«Dans les carnets intimes du messager des runes (*), l’écriture est en transe & clignote à la une des mystères des amants & de leurs infortunes. [Des adieux …] Et des mains maladroites & moites au soir trop chaud raturent les fantaisies de Schuman au piano. Les cris des martinets sur les toits de Soho. [Des adieux …] Et les noires sentinelles drapées dans leurs guérites n’ont plus besoin d’antennes-paraboles-satellites pour capter le chagrin à son extrême limite. [Des adieux …] Après de vagues lueurs, d‘ultimes prolongations on repart à genoux, le cœur sous perfusion au bord de la faillite mentale mais sans passion» [Des adieux …] Déjà le vieux veilleur mélancolique nous guette annonçant des avis d’orage & de tempête | Mais bientôt le silence nous fait mal à la tête [Des adieux …] Mais on finit toujours par noyer son cafard dans un taxi-dancing ou dans un topless-bar, on finit toujours sur l’éternel quai de gare»

Dans les premières paroles de cette mélodie de Tiéfaine, partagée par Ervé qui fait ses adieux au Sud pour Paname, j’ai cru entendre «Dans les carnets intimes du messager des rues» comme écrit dans son tweet. Il est ici question de «Runes», un mot que je ne connaissais pas j’avoue (et Tiéfaine c’est pas Tabu Ley non plus). Et c’est là que mon esprit torturé – quand je ne comprends pas – s’est mis en branle pour (le) savoir. Oui, une chanson s’écoute toujours avec traduction et les paroles de la mélodie cachent souvent de beaux trésors. J’ai trouvé, je résume…

Runes. Étymologiquement ce mot signifie secret, chuchotement ou murmure. Les runes c’était un art sacré issue d’un vieil alphabet germanique appelé Futhark (composé des 6 premières lettres de l’alphabet runique: Fehu, Uruz, Thurisaz, Ansuz, Raidho et Kenaz , donc Futhark). Pour faire simple, Rune c’est l’écriture secrète du parcours initiatique de l’être humain tout au long d’une vie terrestre (et certainement la préparation à une autre).

«Des adieux», que nous allons faire au confinement. Sortir et s’en sortir, pas facile. Demain dans la Rue, des Runes, des Ruines? Il nous faut respirer «l’R» du temps, « il est facile d’arriver et difficile de partir » m’a soufflé une copine sur Twitter. Elle a raison. La vie n’est que confinement-déconfinement, un voyage, une marche sans fin. À lundi («Alain a dit»|vous l’avez?»).

♬ Dans les carnets intimes du messager des runes, des adieux ♪….

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Réflexions inachevées, des certitudes envolées…

Le confinement n’est que suite de journées singulières et je n’ai pas tenu un « journal de confinement». Par principe, je voulais garder la liberté de ne point me fixer de contraintes. Écrire au gré de mes envies et de mes passions, une règle. Prendre des notes éphémères si nécessaire, les partager si besoin de vos remarques & observations. Égoïste? On peut le penser mais, faire l’éloge de la paresse présente quelques avantages. J’ai néanmoins pris des notes – que je vous ai épargnées -, des bouts de rien, certaines ont fait l’objet de paragraphes dans de récents billets, d’autres notes n’avaient pour seul intérêt que la description de l’ennui. Du confinement j’ai préféré lire le silence. Partageons l’inachevé…

Confinement reflexion Bembelly

Que retenir de ces singulières journées?

Beaucoup de choses, peut-être rien d’intéressant au final. Le temps fera son tri et du débriefing qui suivra il en sortira quelque chose. Peut-être. Comme Notre Dame de Paris, le monde s’est arrêté, notre vie est … «déserte, vide, inanimée, on sent qu’il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide; c’est un squelette; l’esprit l’a quitté» [Victor Hugo, 1831].

Un arrêt relatif car les aiguilles du cadran ont tourné en rond, moi aussi. Oui l’horloge du temps, quand celle biologique battait la chamade avec la peur pour compagnon et l’incertitude pour maître des émotions. J’ai voyagé dans ma pensée, une joyeuse chevauchée dans mes souvenirs. Demain se dessinera au fusain? Avec des crayons de couleurs? Qui sait. Seuls ses contours sont connus, tracés à l’encre de Chine [vous l’avez ?].

De singulières journées je disais, sans cesse à l’identique et différentes à chaque fois. Des « journées rewind » en somme, la même, celle d’un monde qui découvre avec effroi qu’il s’apprêtait à sauter dans le précipice puis rattrapé de justesse par un harnais. Ouf ! Notre monde vient de se rendre compte que son « parachute » était défectueux, le choc. Je suis ce monde-là, et nous le sommes collectivement dans cette parenthèse machiavélique où « celui qui contrôle la peur des gens devient le Maître de leurs âmes». Les nôtres le sont. Peur de sortir le temps de la liberté autorisée, peur de ne plus être là, de partir avec certes la consolation de retrouver ceux qui nous ont précédés mais avec la douleur de quitter les présents. Oui j’ai pensé à mon épitaphe: «Ne pas déranger, il se repose». Ça m’ira très bien. Pendant le confinement, il nous fallait contrôler nos peurs, apaiser nos phobies pour être à nouveau maître de nous, c’est à dire, libres. C’est l’un des enseignements que je tire de cette parenthèse ou le mot confinement peut se définir par «faire le deuil de ses habitus». Le paradigme est devenu obsolète, un virus s’est installé, une mise à jour s’impose pour que demain soit sans venin ni stratagème. Bref, une période de rémission. Je ne sais pas ce qu’il y a de spécial chez l’humain, ce que je sais – me concernant – c’est de m’être jamais autant éloigné de celui qui ne m’a jamais quitté.

Accepter la solitude ou la refuser? Ici, entendre par solitude, ce moment où l’on est seul avec soi entouré ou isolé. Le refus de la solitude peut se lire comme acte de sociabilité, une volonté d’ouverture à autrui, «d’intégration» comme diront certains. J’en doute. Il n’est peut-être que simple refus de soi et besoin des autres, désir de compenser un manque, une dépendance. En effet, offrir à autrui ce que l’on se refuse à soi est un paradoxe. Aimer les autres c’est d’abord vaincre la phobie de sa propre personne, c’est pouvoir lire son reflet et s’assurer qu’il est conforme à celui perçu par les autres. Ce paragraphe est sans intérêt car chacun vit l’introspection avec sa boite à outils. Certains malgré eux, d’autres avec joie, voire avec délectation.

Des certitudes envolées. Dans ce temps suspendu, j’ai porté le parfum de mes peurs avec élégance – enfin, je suppose. Contraint et comme chacun d’entre nous, j’ai érigé l’égoïsme en norme sociale – distanciation sociale –, je me suis isolé pour sentir la fragrance de mes certitudes, et j’ai découvert l’aigreur de l’incertitude. Un vie goût pomme, cerise, framboise? Je dirais plutôt mangue, canne à sucre ou noix de coco. Un peu de chaque. Ma vie est un cocktail d’essences multiples, un mélange incertain. Il me faut ajuster les doses pour une alchimie parfaite mais je ne suis pas barman. Ma vie est ivresse je pense, elle est révulsion quand j’exaspère – ou quand je m’exaspère-, elle est vénéneuse dans l’adversité. Faite d’actes manqués, de doutes certifiés, de rendez-vous avortés, des certitudes envolées, elle est exaltation des passions. Une vie simple, douloureusement joyeuse, exubérante, ennuyeuse et excessive.

Elle est à mon image, une réflexion inachevée

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